Confédération AES : une offensive diplomatique réussie au siège de l’ONU

La Confédération des Etats du Sahel a été le centre d’intérêt de plusieurs pays et organisations internationales, mobilisés pour prendre part à un évènement parallèle de haut niveau, organisé le 25 septembre par la délégation de l’espace confédéral à la 81e Assemblée générale de l’ONU.

C’est dans une salle pleine à craquer que les partenaires bilatéraux et multilatéraux sont venus s’imprégner de la dynamique en cours dans les trois pays de la Confédération, notamment sur les plans de la sécurité et du développement. L’équipe de la Confédération AES qui a conduit la rencontre était composée du Premier ministre de la République du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine et les ministres des Affaires étrangères des trois pays, avec celui du Burkina Faso à la modération.

Dans une parfaite convergence d’appréciations, les représentants de la Confédération AES ont exposé leur vision, sur la paix durable et le développement économique qui ne sauraient se construire qu’avec les peuples du Sahel et dans le respect strict de leur souveraineté. L’autre objectif majeur de cet évènement était de corriger les narratifs erronés concernant l’espace confédéral, en présentant directement les informations justes sur cette région et faire comprendre qu’au delà de la dimension militaire présentée dans les discours, la Confédération AES est dynamique sur plusieurs autres fronts.

« Nous nous sommes rendu compte qu’il y a beaucoup de partenaires qui ignorent ou sont sous informés sur les efforts que nous consentons et les résultats engrangés. C’était pour nous l’occasion aussi de faire comprendre que désormais tous les partenariats qui doivent être mis en œuvre dans notre espace ne pourront se faire qu’en s’articulant sur la vision de l’AES et sur les politiques nationales définies par nos pays », a déclaré le ministre Karamoko Jean Marie Traoré à l’issue de la réunion.

Cette rencontre a également été le lieu pour les pays de la Confédération AES, de présenter une diplomatie unifiée et dynamique qui porte la voix de l’espace confédéral de façon décomplexée. « L’AES n’a pas été créée pour s’isoler ou s’opposer à une quelconque organisation. Nous restons ouverts aux partenariats qui sont conformes aux principes clés qui gouvernent notre Confédération, à savoir le respect de la souveraineté de nos Etats et la défense des intérêts de nos populations », a laissé entendre le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop.

L’autre point important souligné par le ministre Diop concerne l’Ukraine qui constitue aujourd’hui une préoccupation et même une menace pour la stabilité au Sahel et dans la sous-région, à travers son soutien avoué aux groupes terroristes. « Nous appelons la communauté internationale à ne pas rester silencieuse face à cette attitude irresponsable et inacceptable de l’Ukraine », a martelé le chef de la diplomatie malienne.

A cette réunion, plusieurs pays qui suivent avec admiration la dynamique en cours dans les pays de la Confédération AES ont réaffirmé leur soutien au Burkina Faso, au Mali et au Niger qui mènent le combat de toute la sous-région. « Si le Sahel va mal, les pays côtiers que nous sommes, du Nigéria jusqu’au Sénégal, iront mal. C’est pourquoi il
faut le soutenir de manière inconditionnellle parce que les pays de l’AES constituent une digue pour nous les pays côtiers.

Ils ne mènent pas cette lutte pour eux-mêmes, en vérité ils se battent pour les autres pays de la sous-région», dira le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey. Dans la même veine, le Royaume du Maroc, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a traduit sa fierté concernant l’AES qui se démarque par son approche souveraine, innovante et réaliste.

Pour lui, “cette organisation a fait son choix et on doit l’accompagner, sans donner de leçon”. Le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simão, a également félicité la Confédération AES pour
cette initiative et a renouvelé l’engagement de l’ONU aux côtés des trois pays, tout en encourageant le dialogue entre l’AES et les autres organisations de la sous-région, pour éviter que les tensions ne profitent aux groupes terroristes.

Dans cette même lancée, l’Envoyé spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a salué l’initiative de la Confédération AES en organisant cet évènement et a relevé la nécessité d’un dialogue franc et régulier entre les autres entités et les pays du Sahel qui “n’ont pas besoin de solutions formulées sans eux”. En définitive, cet évènement parallèle de haut niveau aura été une action diplomatique réussie pour la Confédération AES qui marque ainsi d’une pierre blanche l’affirmation de la souveraineté de l’espace confédéral devant la communauté internationale.

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Journée mondiale du Tourisme: le message du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme

La Journée mondiale du Tourisme a été célébrée hier dimanche 27 septembre 2026 sur le thème « Agenda numérique et intelligence artificielle pour repenser le tourisme ». Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dans ce message, rappelle l’importance du tourisme dans le développement des pays. Pour lui La transformation numérique représente donc une opportunité majeure pour le tourisme burkinabè.

«A l’instar des autres Etats membres d’ONU Tourisme, le Burkina Faso célèbre, ce 27 septembre 2026, la 46ᵉ Journée mondiale du Tourisme. Cette journée constitue un moment privilégié pour rappeler l’importance du tourisme dans le développement des nations et pour réfléchir aux transformations nécessaires afin d’en faire un véritable levier de prospérité, d’innovation, de cohésion sociale et de développement humain. L’édition 2026 est placée sur le thème : « Agenda numérique et intelligence artificielle pour repenser le tourisme ». Ce thème intervient dans un contexte de profondes mutations technologiques qui transforment les économies, les administrations, les entreprises et, plus largement, les modes de vie et les comportements des populations.

Pour le Burkina Faso, cette thématique revêt une importance particulière. Elle nous invite à considérer la transformation numérique au-delà de l’évolution technologique, comme une occasion de repenser notre manière de concevoir, de promouvoir et de gérer le tourisme, d’interagir avec les visiteurs et de valoriser nos territoires. Cette réflexion intervient alors que le tourisme continue d’occuper une place majeure dans l’économie mondiale. En 2025, 1,52 milliard d’arrivées de touristes internationaux ont été enregistrées dans le monde, soit une progression de 4 % par rapport à 2024.

Les recettes du tourisme international sont, quant à elles, estimées à environ 1 900 milliards de dollars américains. Ces chiffres témoignent du poids économique considérable du tourisme. Celui-ci génère des revenus et des emplois et stimule de nombreuses activités connexes, notamment le transport, l’hébergement, la restauration, l’artisanat, le commerce et les industries culturelles.

Au Burkina Faso également, le secteur fait preuve d’une capacité de résilience remarquable. En 2025, 630 379 visiteurs ont été enregistrés dans les établissements touristiques d’hébergement, dont 491 576 résidents et 138 803 non-résidents. Au cours de la même année, les recettes cumulées des établissements touristiques d’hébergement et des opérateurs de voyage et de tourisme ont été estimées à près de 100 milliards de francs CFA.

Ces résultats montrent que, malgré les contraintes auxquelles notre pays est confronté, le tourisme demeure une activité économique réelle, capable de générer des revenus, de soutenir l’emploi et de contribuer au développement socioéconomique. Le tourisme est ainsi appelé à prendre toute sa place parmi les secteurs productifs qui contribuent à la souveraineté économique et au développement endogène de notre pays. Le Burkina Faso dispose d’atouts considérables pour construire une offre touristique diversifiée et ancrée dans ses territoires.

Notre pays possède un patrimoine culturel, naturel et historique riche et diversifié. Il dispose également d’un artisanat créatif, d’une gastronomie riche de ses terroirs, de savoir-faire endogènes et d’une hospitalité qui constitue l’une de nos valeurs essentielles. Ces ressources constituent autant de leviers sur lesquels nous devons nous appuyer pour construire une offre touristique authentique, compétitive, durable et mieux répartie sur l’ensemble de nos territoires. Toutefois, dans un monde où le parcours du voyageur commence de plus en plus souvent sur Internet, la qualité d’une destination doit désormais s’accompagner d’une visibilité numérique à la hauteur de ses potentialités.

La transformation numérique représente donc une opportunité majeure pour le tourisme burkinabè. Dans ce sens, notre pays a engagé d’importants chantiers dans le domaine du numérique, notamment en matière de connectivité, de digitalisation des services publics, de données et d’infrastructures numériques. Ces avancées contribuent progressivement à créer un environnement technologique dont le secteur touristique doit pleinement tirer parti.

L’enjeu est désormais de traduire ces avancées en applications concrètes pour le tourisme. Il nous faut notamment mieux référencer nos destinations, digitaliser l’information touristique, développer des cartes, des contenus et des expériences interactives, faciliter l’accès aux informations relatives aux sites, aux attractions et aux services touristiques, renforcer la visibilité numérique de nos entreprises et faciliter la mise en relation entre les visiteurs, les professionnels et les territoires. L’intelligence artificielle ouvre, à cet égard, de nouvelles perspectives.

Elle peut contribuer à mieux connaitre les visiteurs et leurs comportements, à analyser les données touristiques, à personnaliser l’information et les offres, à produire des contenus multilingues et à améliorer l’expérience des visiteurs. Elle peut également nous permettre de mieux promouvoir notre patrimoine en offrant la possibilité de raconter autrement le Burkina Faso au monde, en mettant d’avantage en lumière la richesse de nos territoires et la diversité de nos savoir-faire endogènes.

Toutefois, cette transformation doit être conduite avec responsabilité. La technologie ne doit pas se substituer à notre identité culturelle ; elle doit nous aider à mieux la valoriser, à mieux la documenter et à mieux la transmettre aux générations futures. Il nous appartient donc de veiller à ce que l’innovation technologique demeure au service de l’humain, des communautés, des professionnels et des territoires.

La Journée mondiale du Tourisme 2026 nous rappelle que nous ne devons pas subir la transformation numérique. Nous devons la saisir, l’orienter et en faire un véritable levier de transformation de notre secteur touristique. Repenser le tourisme burkinabè à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle, c’est mieux valoriser nos territoires, mieux faire connaitre notre patrimoine, renforcer la compétitivité de nos entreprises, ouvrir de nouvelles perspectives à notre jeunesse, stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat et, améliorer l’expérience de nos visiteurs.

Cela suppose une mobilisation collective de l’Etat, des collectivités territoriales, du secteur privé, des communautés, des professionnels du tourisme, des acteurs de la culture, des établissements de formation et de la jeunesse. Nous devons ainsi travailler à faire du numérique un levier au service du développement du tourisme burkinabè, de la promotion de nos territoires et du rayonnement de la destination Burkina Faso.

A toutes celles et à tous ceux qui contribuent quotidiennement à la vitalité de notre secteur touristique, j’adresse mes encouragements, ma reconnaissance et mes vœux de plein succès.

Ensemble, faisons de l’innovation une force pour notre tourisme, du numérique un instrument de valorisation de la destination Burkina Faso et de l’intelligence artificielle un outil au service de l’humain, de nos territoires et du développement.

Bonne Journée mondiale du Tourisme 2026 à toutes et à tous !

Vive le tourisme burkinabè !

Vive le Burkina Faso !

La Patrie où la Mort, nous Vaincrons ».

Confédération AES-Russie: les ministres des Affaires étrangères se concertent en marge de l’Assemblée générale de l’ONU

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel et leur homologue de la Fédération de Russie ont tenu une concertation dans la soirée du 24 septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Il s’agit d’une séance de travail qui s’inscrit dans un mécanisme cyclique de consultations entre les deux parties, conformément au Mémorandum d’entente instituant un cadre de consultations diplomatiques entre les pays de la Confédération et la Fédération de Russie. « Nous nous sommes retrouvés pour faire le point des actions menées et voir comment organiser en synergie la suite de la mise en œuvre des projets mutuellement bénéfiques» explique le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, pays assurant la présidence en exercice de la Confédération des Etats du Sahel.

Selon le chef de la diplomatie russe, Moscou réaffirme son engagement à soutenir les armées de l’AES et à accompagner la mise en place de la force unifiée de la Confédération face à la menace terroriste. Après avoir passé en revue les différents domaines de la coopération entre l’entité AES et la Fédération de Russie, les ministres Sergueï Lavrov, Abdoulaye Diop, Bakary Yaou Sangaré et Karamoko Jean Marie Traoré, ont réitéré leur volonté commune d’œuvrer pour engranger d’autres acquis dans la coopération stratégique et fructueuse qui lie les pays de l’AES et Moscou.

Les deux parties ont par ailleurs renouvelé leur convergence de vues pour un ordre mondial multipolaire, tout en rassurant de la poursuite de leur coordination diplomatique au sein des instances internationales comme l’ONU.
Cette rencontre fait suite à la 2e session des consultations de haut niveau tenue en juillet 2026 à Niamey, marquée par la signature d’un mémorandum instituant un cadre permanent de concertation diplomatique.

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Suivi de la campagne agricole humide : plus de 332 000 tonnes de céréales attendues dans le Yaadga

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité, dans la région de Yaadga, le bas-fond rizicole de Yibi dans la province du Passoré et les travaux de construction du barrage du Tougouya-Koko, dans la province du Zandoma, vendredi 25 septembre 2026.

La tournée du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale et halieutique se poursuit. Dans la région de Yaadga il a visité, vendredi 25 septembre 2026, le bas-fond rizicole de 33 ha à Yibi, dans la commune de Arbollé, province du Passoré. Il était accompagné du gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa. Réalisé par la population, en 2026, selon l’approche « Tin taan soani » qui veut dire « en gulmancema, aménageons ensemble », le bas-fond rizicole de Yibi qui comprend 450 parcelles est exploité par 273 producteurs dont 226 femmes.

La variété de riz cultivée est le FKR19 avec un cycle compris entre 110 jours et 120 jours. La production attendue sur ce site est de 99 tonnes. Les exploitants ont remercié le gouvernement pour son appui notamment en intrants, labours, etc. Cependant, la présence signalée d’un fétiche dans le bas-fond crée la psychose au sein des exploitants. A ce propos, le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a d’emblée encouragé les producteurs du site au regard de la bonne physionomie des cultures.

Puis, il a demandé à la population de tout faire pour que la situation soit rétablie, afin que les producteurs puissent mener leur travail dans la sérénité. « Est-ce qu’il est concevable que des gens viennent remettre en cause les efforts des exploitants ? », s’est-il offusqué. Il a rappelé que le gouvernement fait des efforts pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire et toute personne qui veut empêcher cette dynamique va répondre de ces actes.

Des appuis au profit des producteurs

Le directeur régional chargé de l’agriculture de Yaadga, Bernard Sawadogo, a rassuré que si les pluies se poursuivent jusqu’à la 2e décade du mois d’octobre, les prévisions de 332 000 tonnes attendues de la région seront atteintes. « C’est le maïs qui a pris un coup mais nous ne sommes pas en zone productrice de cette spéculation », a-t-il signifié. Bernard Sawadogo a souligné que l’octroi de de cinq tracteurs supplémentaires par le gouvernement a augmenté le nombre à 35 tracteurs et permis de labourer plus de 3 500 ha.

En termes d’intrants, plus de 385 tonnes de semences certifiées toutes spéculations confondues ont été octroyées ainsi que des engrais et la fumure organique à hauteur de 3 145 tonnes. Grace à cette dotation pour un objectif fixé de 696 ha en aménagement sommaire, 1 054 ha ont pu être réalisés. Bernard Sawadogo a aussi notifié que 60 motoculteurs ont été également reçus au profit des personnes retournées. Il a mentionné que la doléance des producteurs, lors du passage du président du Faso à Ouahigouya est effective, ainsi que la boutique témoin des produits de « Faso Kosam ». De plus, la réhabilitation de six barrages est en cours.

Le barrage de Tougouya-Koko réhabilité à 83%

Le commandant Ismaël Sombié, a également constaté les travaux de construction du barrage de Tougouya-Koko, dans la commune de Bassi, dans la province du Zandoma, exécutés à 83%. Il s’agit d’un barrage de plus de 15,5 millions m³ avec une digue d’une longueur de plus 800 m, un déversoir de type radier de 150m, etc. Les travaux de cet ouvrage sont assurés par l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) depuis le 1er avril 2026. « Quand nous prenions le chantier, l’entreprise était à un taux d’exécution de 53 % pour un chantier débuté en avril 2023.

Aujourd’hui nous sommes à 83%. Nous sommes partis pour relever le défi, parce que d’ici à deux mois nous allons achever les travaux », a indiqué le Directeur général (DG) de l’ONBAH, le commandant Yaya Traoré. Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a traduit sa satisfaction à l’ONBAH pour ce bond de 30% en l’espace de cinq mois témoignant le sérieux et la célérité dans l’exécution des travaux.

Pour lui, c’est un signal fort à l’endroit des entreprises qui trainent les pas avec les travaux. Il a souligné que ce barrage est stratégique non seulement en termes d’approvisionnement en eau potable mais aussi en matière de production. Le commandant Ismaël Sombié a souhaité l’engagement des populations pour la suite des travaux. En outre, à Gourcy, il a pu visiter les travaux de renforcement du système d’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouahigouya à partir de Gourcy qui sont exécutés à plus de 50%.

Aly SAWADOGO

Coopération multilatérale : le ministre Traoré présente la vision du Burkina pour améliorer le partenariat avec les Nations unies

La secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohammed, a reçu le chef de la délégation burkinabè à la 81e Assemblée générale de l’ONU, le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

La rencontre, qui s’est tenue dans la soirée du 26 septembre, a permis à la responsable onusienne et au chef de la diplomatie burkinabè, d’échanger sur la situation réelle qui prévaut au Burkina Faso et les défis à relever dans la collaboration entre notre pays et les Nations unies. Sur la situation nationale au Burkina Faso, le ministre des Affaires étrangères a exposé les actions menées et leurs résultats sur les plans sécuritaire, humanitaire et de développement, grâce à la vision souverainiste portée par les plus hautes autorités qui ont mis l’accent sur les stratégies de mobilisation de ressources endogènes pour financer les programmes publiques.

Grâce à ces stratégies, le Burkina Faso a connu son évolution la plus positive en matière d’aide humanitaire et de développement depuis trois ans, selon le ministre Traoré. En ce qui concerne le partenariat avec les Nations unies, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que le Burkina Faso entretient une collaboration fructueuse avec les agences des Nations unies qui sont actives dans notre pays.

Il a cependant invité le siège à être plus à l’écoute de ces agences qui sont sur le terrain, en contact direct avec les spécificités locales, au lieu de se référer aux rapports qui ne rendent pas toujours compte des réalités. A cela s’ajoute la nécessité de changer le discours sur le Burkina Faso et les pays de la Confédération AES, car le discours actuel présente le Sahel à tort et minimise les efforts fournis par les acteurs de la gouvernance et les populations qui font preuve de résilience et d’engagement autour des initiatives de développement et de sécurisation de leur espace.

Dans la même veine, le ministre des Affaires étrangères a souligné qu’il est important de faire évoluer le discours concernant les systèmes de gouvernance politique, à travers une reconnaissance du leadership local et une redéfinition de la Transition, qui ne doit pas être considérée comme une « parenthèse » en attendant les élections, mais comme un processus visant une véritable participation des citoyens au choix de leurs dirigeants.

Pour les perspectives du partenariat, des hauts responsables des Nations unies effectueront des visites terrain au Burkina Faso et dans les autres pays de la Confédération AES, afin de mieux s’imprégner de la situation réelle et poursuivre les échanges avec les autorités nationales, pour une meilleure collaboration entre les deux parties.

DCRP/MAE

Analyse du discours: les chercheurs africains réaffirment la nécessité d’une approche endogène

Le deuxième colloque international de l’Observatoire de la production et de l’analyse du discours (OPAD) a refermé ses portes, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou.

L’Observatoire de la production et de l’analyse du discours (OPAD) a tenu son deuxième colloque. Réunis pendant deux jours à l’université Joseph-Ki-Zerbo, les enseignants-chercheurs et doctorants ont mené des travaux autour du thème :
« Repenser l’analyse du discours à partir des théories et épistémologies africaines : enjeux endogènes, postcoloniaux et scientifiques ». Les participants ont validé les rapports de synthèse académiques et organisationnels issus des différents ateliers à Ouagadougou, vendredi 25 septembre 2026.

Le président du comité d’organisation, le Dr Boukary Nébié, a confié qu’une centaine de communications de participants venus de neuf pays ont été enregistrés.
Il a relevé la présence des spécialistes en sciences du langage et en analyse du discours du continent. Sur le plan organisationnel, il a salué le climat
des échanges. Pour le président du comité d’organisation, l’indicateur majeur réside dans l’évolution des pratiques de recherche. « Désormais, les chercheurs africains sont engagés à penser les théories et les méthodes qu’ils utilisent pour apprécier leurs corpus », a-t-il conclu.

Le professeur Djédjé Hilaire Bohui de l’université Félix-Houphouët-Boigny
de Côte d’Ivoire, s’exprimant au nom des délégations des pays invités, a
signifié que les axes du colloque se sont adossés à la théorie de « l’avertisseur communicationnel africain », élaborée au cours de ses vingt-cinq années d’enseignement. Le conférencier a illustré son propos par l’analyse de l’évolution historique de locutions telles que les « tirailleurs sénégalais », substituables par « contingents africains », ou les « ruines de Loropéni », requalifiables en « vestiges ».

Le professeur Bohui a invité les chercheurs à concevoir des outils en situation africaine à partir de la circonstance culturelle et du rapport au monde propre au continent.
Le professeur Sidiki Traoré, président du comité scientifique et responsable du laboratoire Langue, discours et pratiques artistiques après la validation des rapports, a orienté les participants vers la suite du programme, qui comprend la tenue d’un « Café scientifique » d’échanges directs ainsi que des visites guidées au Mémorial Thomas Sankara et au Musée national.

Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Burkina Faso : L’AJSB tient son Assemblée générale ordinaire 2026 sous le signe de la responsabilité et de l’unité

La famille de la presse sportive burkinabè s’est réunie ce samedi 26 septembre 2026, à Ouagadougou, à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire de l’Association des Journalistes sportifs du Burkina (AJSB). Présidée par Ibrahima Diallo, président du bureau exécutif, cette rencontre constitue un temps fort de la vie associative de la structure, placé sous le signe de la responsabilité et de l’unité.
Dans son discours d’ouverture, le président Ibrahima Diallo a salué la présence des membres, des doyens et des invités avant de dresser le bilan de l’exercice 2025-2026. L’année écoulée s’est révélée particulièrement dense sur le plan événementiel et institutionnel. Il s’agit notamment de l’organisation réussie de la Nuit des champions, de la Supercoupe AJSB, du trophée du Joueur AJSB du mois et du lancement du Prix d’excellence AJSB. À cela s’ajoutent la célébration de la Journée internationale de la presse sportive, le renforcement des actions de solidarité envers les membres, la consolidation de la présence nationale et internationale, et le développement de nouveaux partenariats. Le bureau exécutif a par ailleurs joué un rôle essentiel de rassemblement et de médiation au sein du mouvement sportif national.
Autocritique et défis d’organisation
Sans détour, le président de l’AJSB a appelé les participants à faire de cette Assemblée générale un « moment de vérité ». Le bureau exécutif a reconnu certaines insuffisances, notamment des difficultés d’anticipation dans certaines activités, une mobilisation des ressources financières toujours exigeante et le besoin d’optimiser l’organisation interne.
Face à ces enjeux, les chantiers futurs restent ambitieux : le renforcement de la formation continue, le projet d’acquisition d’un siège, la diversification des partenaires financiers, la modernisation de la communication et l’amélioration de la protection sociale des membres.
Cap sur la 31e Nuit des champions
Au-delà de l’examen et de l’adoption des bilans moral et financier ainsi que des nouveaux textes statutaires, l’enjeu majeur des travaux de cette journée a été le choix des lauréats et des personnalités distingués lors de la 31ᵉ édition de la Nuit des champions, prévue pour le 23 octobre 2026.
Ibrahima Diallo a rappelé l’exigence de rigueur et d’impartialité guidant ce processus : « La crédibilité de la Nuit des champions dépend de la crédibilité de nos choix. Nos décisions doivent reposer sur la performance, l’équité, des faits vérifiables et l’indépendance de jugement des journalistes sportifs. »
Bilan moral jugé satisfaisant
Sur le plan moral, l’AJSB dresse un bilan riche et dynamique. Elle a célébré l’excellence à travers la Nuit des Champions, le Prix d’excellence AJSB et la remise de sept distinctions du Joueur du Mois.
Sur le terrain, la Supercoupe AJSB à Bobo-Dioulasso a brillé par ses initiatives citoyennes et culturelles, malgré des intempéries et le retrait d’un sponsor. L’association a également renforcé la cohésion sociale via une rupture collective du jeûne, des actions de solidarité à Kaya et la médiation réussie d’un différend judiciaire.
Sur le plan institutionnel, l’AJSB a participé aux congrès de l’AIPS à Banjul et Lausanne, formé 15 journalistes lors d’un Master Class et modernisé sa communication visuelle.
Au demeurant, l’engagement de ses membres s’est illustré dans divers tournois sportifs et une entraide constante lors des événements heureux ou douloureux. L’AJSB se tourne désormais vers son projet prioritaire : la construction de son siège permanent.
A l’ouverture des travaux, le président de l’AJSB a, dans son discours, rendu un hommage ému aux FDS et VDP tombés sur le champ d’honneur, aux familles éprouvées et aux journalistes sportifs disparus au cours de l’année.
#Sidwaya.info

Excellence scolaire : Des élèves et des enseignants des régions de Bankui et du Sourou primés à Dédougou

Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a présidé la journée de l’excellence scolaire organisée par la direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle, le vendredi 25 septembre 2026, à Dédougou et placée sur thème du renforcement de la résilience comme gage de la continuité éducative et de meilleurs résultats scolaires.

Après plus d’une décennie de suspension, les acteurs de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des régions de Bankui et du Sourou ont renoué, cette année, avec la célébration de l’excellence à l’école.

La direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle, avec l’appui du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, a procédé à la relance de cette initiative régionale de magnificence du mérite aussi bien du côté des élèves que du côté des enseignants.

Ils sont plus d’une vingtaine de lauréats à avoir reçu des récompenses pour leurs meilleures performances enregistrées au cours de l’année scolaire 2025-2026. A l’occasion de la cérémonie tenue à Dédougou, chef-lieu de la région de Bankui, le vendredi 25 septembre 2026, un vélo a été offert à chaque meilleur élève du privé comme du public des six provinces des régions de Bankui et du Sourou pour leur excellence prouvée à la dernière session du Certificat d’études primaires (CEP).

Les meilleurs élèves des provinces des Balé et du Sourou dans le volet enseignement privé ont obtenu chacun une tablette de plus. Au niveau de l’enseignement public, ce sont les deux meilleurs élèves des provinces du Nayala et de la Koosin qui sont repartis avec une tablette chacun en plus du vélo. Quant à la meilleure élève des deux régions qui se trouve être celle du Sourou issue de l’enseignement privé, elle a reçu de l’association African women leader, un vélo et un kit solaire.

Les organisateurs ont jugé utile de récompenser les sacrifices des élèves en zones à fort défi sécuritaire. Les communes de Tansila, Barani, Gassan et Toéni respectivement dans les provinces des Banwa, Koosin, Nayala et Sourou ont été à l’honneur. Des élèves de ces localités ont obtenu chacun un vélo plus la somme de 20 000 FCFA.

Le meilleur enseignant de chaque province des régions de Bankui et du Sourou a bénéficié d’un ordinateur portable et sanctionné par un certificat de mérite. En plus de ces cadeaux, la super enseignante régionale, Kayétou Zouri, directrice de l’école de Djibasso A, province de la Koosin, s’est vue octroyée une moto originale de marque Sirius 115.

Elle considère le travail qui a abouti à son sacre comme un don de soi qui a nécessité une synergie d’action. Bien qu’étant une source de motivation, l’enseignante juge son prix comme interpellateur à redoubler d’ardeur au travail. Le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a présidé l’activité alors qu’elle était placée sous le patronage du ministre en charge de l’Enseignement de Base, Jacques Sosthène Dingara. Le PDG de SOFARY, Moctar Dédougou Diakité, et le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, ont coparrainé cette édition de la journée d’excellence scolaire.

L’école reprend du poil de la bête

Le directeur régional en charge de l’éducation primaire, Hyacinthe Fulbert Coulibaly, a avoué que la cérémonie constitue un moment de reconnaissance envers celles et ceux qui, par leur travail, leur discipline, leur persévérance et leur sens du devoir, ont su se distinguer. « Nos acteurs récompensés sont des battants qui ont fait preuve d’effort et de persévérance. Ils démontrent que, malgré les difficultés auxquelles notre système éducatif reste confronté, l’excellence demeure possible lorsque le travail, l’encadrement et la détermination se conjuguent », a-t-il déclaré.

Les performances enregistrées sont le fruit de l’engagement de tous les acteurs intervenant dans le secteur éducatif, foi de M. Coulibaly. Il a précisé qu’à l’issue du CEP 2026, le Bankui et le Sourou ont réalisé 92,68 % de taux global de réussite. Ces résultats s’inscrivent dans la dynamique de relèvement de l’école dans la région, éprouvée par l’insécurité, avec la réouverture de près de 450 établissements d’enseignement primaire tout un peu plus de 125 000 élèves à ce jour, a confié le directeur régional.

Représentant les parrains, Moctar Dédougou Diakité, a souligné que cette initiative appelle à l’engagement au service de la jeunesse et du système éducatif. Et personne ne doit se faire solliciter pour soutenir un tel projet qui permet d’offrir aux enfants les clés de leur avenir. « Nous réaffirmons notre constante disponibilité à accompagner toutes les initiatives qui concourent à l’amélioration de la qualité de l’éducation, à la promotion du mérite et à l’épanouissement de notre jeunesse. Investir dans l’éducation n’est pas seulement un devoir moral, c’est le choix le plus sûr pour bâtir une société forte, juste et prospère », a-t-il laissé entendre. L’école, pour ce parrain, reste un levier de cohésion sociale, de résilience et de développement.

 

Il a invité les lauréats à maintenir le cap de la détermination car, le Burkina Faso a besoin de femmes et d’hommes compétents, intègres, innovants et profondément attachés aux valeurs de travail, de patriotisme et de solidarité, a ajouté celui qui dit partager la vision que le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, se fait de l’école. Laquelle vision « place la formation des ressources humaines, le développement des compétences techniques et professionnelles ainsi que la valorisation des métiers au cœur de la refondation nationale », a relevé M. Diakité.

Le gouverneur a, quant à lui, signifié que cette journée d’excellence scolaire participe d’une quête de stratégie pour améliorer l’apprentissage et susciter l’émulation en milieu scolaire. Il a présenté la cérémonie du jour comme l’expression de la volonté des plus hautes autorités de faire de l’éducation un levier essentiel de développement et de souveraineté nationale. « Elle est le symbole de notre engagement collectif à promouvoir une école performante, inclusive et porteuse d’espérance pour notre jeunesse », a-t-il ajouté.

Yacouba BELEM

Attaques terroristes au Sahel : le Chef de la diplomatie burkinabè déplore une « caution inavouée » de la communauté internationale

Le Camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie TRAORE, a rencontré Monsieur Alexandre ZOUEV, Sous-Secrétaire général par intérim du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, le 25 septembre 2026.
Cette rencontre a été une opportunité pour les deux hommes, de passer en revue le partenariat et de faire des suggestions pour améliorer ce partenariat entre le Burkina Faso et cette entité onusienne, qui apporte un soutien à notre pays dans la lutte contre le terrorisme, à travers notamment le renforcement des capacités opérationnelles des acteurs chargés de cette lutte.
Le responsable onusien a réitéré l’engagement de sa structure à poursuivre l’appui au Burkina Faso, en matière d’enquêtes anti terroristes et d’autres programmes de collaboration.
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que le Burkina Faso apprécie la collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme.
Mais tirant leçon de ce qui n’a pas marché jusque-là, il a souligné la nécessité de mettre l’accent sur le volet prévention pour éviter les recrutements des jeunes dans les rangs des terroristes, et de rallier plusieurs autres acteurs pour aller dans une démarche plus globale dans cette lutte.
A cette audience, le Chef de la diplomatie burkinabè a exprimé son indignation face à la caution non avoué que la communauté internationale accorde aux groupes terroristes, soit à travers le silence soit à travers l’offre d’espaces d’expression à ces groupes.
A titre d’exemple, le ministre des Affaires étrangères est revenu sur la surprise des pays de la Confédération AES, de constater le silence totale de la communauté internationale lorsque le JNIM s’est associé à un groupe séparatiste (le FLA) pour attaquer le Mali en avril dernier.
<< Pour nous c’est une sorte de caution non avoué à un groupe pourtant reconnu mondialement comme un groupe terroriste. Le JNIM a profité d’audiences médiatiques alors que c’est un groupe qui porte sur sa conscience la mort d’enfants de femmes et d’hommes au Burkina Faso au Mali au Niger et dans d’autres pays du monde. Nous lançons un appel à la communauté internationale pour qu’il y ait davantage de responsabilité face à de telles instrumentalisations>>, a déclaré le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE.
DCRP/MAE

Xi Jinping : La Chine espère que les États-Unis traiteront la question de Taiwan avec prudence

Le président chinois Xi Jinping a déclaré jeudi que la Chine espère que les États-Unis adhéreront à la position correcte consistant à s’opposer à « l’indépendance de Taiwan » et géreront la question de Taiwan avec prudence afin de jeter des bases solides pour la coopération stratégique bilatérale et le développement des relations sino-américaines.

Lors de ses entretiens avec le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, M. Xi a également dit que la position de la Chine concernant la sauvegarde de son unité nationale et de son intégrité territoriale est très claire.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français