En plénière le mercredi 23 septembre 2026 à l’Assemblée législative du peuple (ALP), les députés ont examiné et adopté à l’unanimité la loi de finance rectificative, exercice 2026.
Au 30 juin 2026, les recettes mobilisées au budget de l’Etat s’élèvent à 1 972,85 milliards F CFA, soit un taux de recouvrement annuel de 55,47 %. A la même période en 2025, elles étaient de 47,70%. Comment donc prendre en charge ces recettes supplémentaires recouvrées ou en cours de recouvrement d’ici à la fin de l’année ? Pour ce faire, le gouvernement a proposé un projet de loi de finance rectificative à l’Assemblé législative du peuple (ALP). Ce 23 septembre 2026, elle a été adoptée par les 71 députés .
Ces recettes additionnelles permettront de financer des dépenses spécifiques, de soutenir la souveraineté alimentaire, la compétitivité de filières nationales et le pouvoir d’achat.
« Pour notre loi de finance rectificative, nous avons fait un recouvrement de 301 376 296 000 F CFA de recettes supplémentaires dont 133 487 086 000 F CFA au titre des recettes fiscales et 167 889 210 000 F CFA pour celles non fiscales.
Un recouvrement qui vient s’ajouter à ce qui avait été prévu initialement et il fallait voir comment les affecter à des dépenses, notamment des dépenses d’investissement structurel. Le vote de cette loi de finance rectificative nous donne quitus de le faire », a souligné le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo. Selon lui, il ressort une amélioration de l’épargne budgétaire de plus de 900 milliards FCFA, soit une hausse de plus de 35 % par rapport à ce qui était prévu initialement.
« C’est une marge qui nous est donnée pour réaliser des investissements structurants. C’est dans ce sens que les investissements importants ont été ouverts, notamment des investissements en termes d’infrastructures (immobilière et routière), l’acquisition de véhicules au profit du parc de l’Etat et la mise en œuvre du
projet « SMART Burkina », lequel projet permet, à travers les caméras, de surveiller la ville.
Satisfait du recouvrement des recettes

toujours le devoir de faire plus », a souligné le ministre de l’Economie
et des Finances, Aboubakar Nacanabo..
C’est dire que cette nouvelle loi va nous permettre de renforcer les investissements prévus dans le cadre du plan Relance. Nous pouvons être satisfaits de ce qui est réalisé », a-t-il relevé.
La loi de finance rectificative comprend également de nouvelles dispositions fiscales visant à alléger certaines contraintes structurelles pesant sur des secteurs économiques stratégiques, à corriger des situations d’insécurité juridique et à soutenir les objectifs nationaux de souveraineté alimentaire et de promotion de la production locale. Il s’agit entre autres, de l’exonération des primes versées aux sociétés d’assurance établies dans les Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA), de la TVA sur les opérations de plaque d’immatriculation, sur les matières premières entrant dans la fabrication des aliments pour animaux et sur les ventes de produits laitiers .
Le ministre chargé des finances à féliciter les régies des recettes pour les bonnes performances réalisées et les contribuables pour leur civisme fiscale. Il a, par ailleurs invité tous les ordonnateurs de budget à exécuter efficacement les dépenses, à faire en sorte que chaque franc investi puisse contribuer à transformer qualitativement la vie des Burkinabè.
Fleur BIRBA
Issouf SANKARA
(Stagiaire)





