Ministère de la Santé : la carte sanitaire digitalisée au cœur du premier CASEM de 2026

Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, cette transformation constitue désormais un impératif pour une gestion moderne et efficace pour le secteur de la santé.

Le ministère de la Santé a tenu la première session ordinaire de son Conseil d’administration de secteur ministériel (CASEM) de l’année 2026, lundi 21 septembre 2026 à Ouagadougou

Le ministère de la Santé veut faire de la carte sanitaire digitalisée, un outil de transformation du système de santé. C’est pourquoi, il a inscrit au cœur de la première session ordinaire de son Conseil d’administration de secteur ministériel (CASEM) de l’année 2026, la question de la carte digitalisée. Placée sur le thème, « De la donnée stratégique : La carte sanitaire digitalisée, un outil de transformation du système de santé », cette rencontre a permis aux participants d’examiner les principaux résultats du rapport de la carte sanitaire ainsi que les avancées enregistrées dans son processus de digitalisation.

En outre, la session a servi de cadre pour examiner le bilan du premier semestre du plan d’actions du ministère. Cet exercice de redevabilité, selon le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou permet de mesurer le niveau d’exécution des activités programmées, d’identifier les difficultés rencontrées et de dégager les mesures correctives nécessaires pour la suite de l’année. De ce bilan, il se dégage des résultats que le ministre juge encourageants. Pour preuve, a-t-il relevé, sur 8 759 activités programmées au premier semestre, 67,80 % ont été entièrement réalisées ou amorcées.

Parmi les avancées enregistrées, a-t-il cité, figure l’inauguration de 71 infrastructures sanitaires qui vont contribuer à améliorer l’accès aux soins pour plus de 150 000 personnes. Le secteur de la santé, a-t-il poursuivi, a également enregistré la mise en service de quatre nouveaux centres d’hémodialyse à Banfora, Dédougou, Dori et Fada N’Gourma. En outre, il note la réduction de la charge du paludisme, avec 1,4 million de cas évités au cours des deux dernières années.

Malgré ces avancées, interpelle le ministre, des défis restent à relever, notamment dans la mobilisation et l’utilisation des ressources. Car, a-t-il expliqué, le taux d’allocation des ressources s’établit à 41,40 %, ce qui nécessite de poursuivre les efforts afin d’assurer une mise en œuvre optimale des priorités du département.

Relativement à la digitalisation de la carte sanitaire, le ministre Kargougou a indiqué que son département entend renforcer la planification et le pilotage du système de santé à partir de données fiables accessibles et géo-localisées. Cette transformation constitue, pour lui, un impératif pour une gestion moderne et efficace pour le secteur de la santé. « Cette carte sanitaire digitalisée permettra de visualiser en temps réel les disparités géographiques dans l’offre des soins, de faciliter une meilleure répartition des ressources et des infrastructures, le pilotage des ressources humaines, l’approvisionnement en médicaments essentiels ainsi que l’entretien des équipements biomédicaux »,
a-t-il détaillé.

Cette démarche s’inscrit, selon le premier responsable du département de la santé, dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de transformation sanitaire (SNTS) 2026-2030, qui prévoit une gestion rigoureuse des infrastructures sanitaires, des ressources humaines et des plateaux techniques. Elle intervient également après le déploiement de la plateforme e-AGREMENT-MS, une étape précédente de la digitalisation du secteur.

Maria Bénédicte KAHOUN
(Stagiaire)

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