
Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a inauguré, le lundi 28 septembre 2026, à Tenkodogo, la nouvelle direction régionale de la Police nationale du Nakambé.
Le personnel de la Police nationale de la région du Nakambé dispose d’un nouveau cadre de travail. En effet, le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a inauguré, le lundi 28 septembre 2026, à Tenkodogo, la Direction régionale de la police nationale (DRPN). Située dans la cité du 11-Décembre, cette infrastructure comprend un bâtiment administratif, R+1, d’un poste de police, d’un mur de clôture, muni de barbelés et des toilettes. D’un coût de plus de 813 millions de francs CFA, ce complexe a été entièrement financé par le budget de l’Etat.
Le directeur régional de la police du Nakambé, le commissaire divisionnaire, François Sawadogo, a indiqué que la remise officielle des clés de ce cadre de travail va relever le moral des policiers de la région du Nakambé en ce sens que le joyau va résorber l’insuffisance des locaux. Il a pris l’engagement de veiller à l’entretien de cetteinfrastructure qui va servir de cadre de réflexion, de conception de stratégies sécuritaires, d’encadrement et d’accomplissement de procédures administratives.
Le commissaire divisionnaire Sawadogo a précisé que ce bâtiment va abriter, entre autres, la direction régionale et ses services rattachés, la direction provinciale de la police du Boulgou, la brigade régionale de la protection de l’enfance du Nakambé, l’antenne régionale d’interpol du Nakambé, l’antenne régionale du service anti-drogue, le commissariat central de police de la ville de Tenkodogo.
Il a fait savoir que cette nouvelle infrastructure permet à l’ex-direction régionale d’abriter le service régional de la police judiciaire du Nakambé, celui de la circulation routière et le commissariat de police du secteur 2, nouvellement créé. Il s’est réjoui du nouveau bâtiment acquis et des mobiliers de bureaux et du matériel informatique grâce à des contributions multiformes.
Il a plaidé auprès du ministre de la Sécurité afin de relever d’autres défis d’ordre infrastructurel comme la construction d’un camp du groupement de la compagnie républicaine de sécurité de Tenkodogo, la direction provinciale de la Police nationale du Koulpélogo et des commissariats de police pour plusieurs localités du Nakambé. Il a en outre sollicité la dotation en véhicules quatre roues pour améliorer les
capacités opérationnelles des services de police afin de lutter contre le terrorisme et les autres formes de criminalité.
« Un temple de la sécurité »

Le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police, Thierry Dofizouho Tuina, a, quant à lui, souligné que cette infrastructure permet d’offrir aux policiers un cadre propice de travail et un environnement convivial d’accueil aux usagers des services de police à la hauteur des enjeux. Il a salué l’engagement et le professionnalisme du personnel de la police de la DRPN dans la lutte contre la criminalité et la délinquance. Il leur a rappelé que la confiance des populations est le socle de leur collaboration sans laquelle tout effort de coproduction de la sécurité sera vain.
« Ce lieu est un temple de la sécurité où les citoyens doivent trouver sérénité et paix »,
a-t-il déclaré. Il a exhorté les agents à mettre un accès sur la qualité d’accueil et d’écoute et d’être proactifs afin de répondre à toutes les sollicitations relevant de leurs compétences.
Le directeur général de la police a également saisi l’occasion pour mettre en garde les policiers contre les vices qui ont la peau dure. « Toutes les mauvaises pratiques telles que les rackets, les maltraitances et autres types de déviances sont à bannir de votre lexique, de votre esprit et de votre action », a-t-il averti. Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a rappelé que cette DRPN a été entièrement financée par la population. Pour cela, il a invité le personnel à faire montre d’engagement patriotique, de professionnalisme et d’accueil envers les usagers car, dit-il : « ce sont ces usagers qui ont contribué pour que nous puissions avoir cette infrastructure aujourd’hui ».
Anselme KAMBIRE
Eben-Ezer Bamogo (stagiaire)





