
La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a lancé, lundi 21 septembre 2026, à Gaoua, le programme d’accompagnement intégré des entreprises industrielles. Prévu sur la période 2026-2028, le dispositif, d’un coût de 34,1 milliards francs CFA, vise à accompagner 100 entreprises à travers le pays.
La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) entend renforcer l’accompagnement des entreprises industrielles. C’est dans cette optique qu’elle a lancé, le lundi 21 septembre 2026, à Gaoua, le programme d’accompagnement intégré des entreprises industrielles. D’un coût de 34 106 010 000 F CFA, le programme s’étend sur la période 2026-2028 et couvre les 17 régions du Burkina Faso. Représentant le ministre chargé de l’Industrie à la cérémonie de lancement, le directeur de cabinet, Zakaria Gyengani a expliqué que le programme vise à favoriser l’émergence d’entreprises industrielles « fortes, performantes et compétitives ».
Selon lui, le programme doit contribuer à une meilleure transformation des ressources locales, à la création d’emplois et à la génération de richesses. « Cette initiative s’inscrit pleinement dans la nouvelle dynamique impulsée à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso », a-t-il déclaré. Zakaria Gyengani a précisé que le
programme ambitionne d’accompagner 100 entreprises industrielles à
l’horizon 2028. Il concerne notamment l’agro-industrie, la production pharmaceutique ainsi que la production d’intrants et de consommables industriels.
Selon le directeur de cabinet, son financement repose sur une stratégie de coût partagé entre la CCI-BF et ses partenaires, d’une part, et les entreprises bénéficiaires, d’autre part. Les entreprises retenues, a-t-il poursuivi dans ses explications, vont bénéficier de diagnostics techniques et organisationnels, d’un appui à la structuration financière et du renforcement des compétences du personnel. L’accompagnement va porter également sur l’amélioration des systèmes d’approvisionnement, l’élaboration de stratégies commerciales et marketing ainsi que la recherche de financements.
A en croire M. Gyengani, la sélection des bénéficiaires va se faire à travers des appels à candidatures ouverts aux entreprises existantes et aux promoteurs de nouveaux projets industriels. Par ailleurs, il a précisé que les dossiers vont être évalués sur la base de plusieurs critères, notamment la nature de l’activité industrielle, la viabilité économique et financière, le potentiel de création d’emplois et la capacité à transformer les matières premières locales. L’impact sur le développement régional et les garanties de bonne gouvernance vont être également pris en compte.
Des résultats attendus

Au-delà du nombre d’entreprises accompagnées et des ressources mobilisées, le représentant du ministre a insisté sur les résultats attendus. Parmi les résultats attendus, il a cité, entres autres, la création de nouvelles unités industrielles productives et compétitives dans les régions, la création d’emplois, particulièrement pour les jeunes et les femmes, ainsi que l’accès aux marchés national, sous-régional et international. C’est pourquoi, il a exhorté la CCI-BF, les institutions financières, les partenaires techniques, les structures compétentes de l’Etat et les organisations professionnelles à travailler ensemble pour assurer la réussite du programme.
Aux entreprises et aux promoteurs bénéficiaires, Zakaria Gyengani a rappelé que l’accompagnement doit s’accompagner d’une exigence de responsabilité, de bonne gouvernance et de performance. S’adressant aux porteurs de projets de la région du Djôrô, il les a invités à saisir cette opportunité pour développer des entreprises compétitives, tout en citant l’anacarde, les tubercules et d’autres productions locales comme des ressources à davantage valoriser. Pour le président de la délégation spéciale consulaire régionale de la CCI-BF du Guiriko et représentant du secteur privé, Bachirou Tera, le programme d’accompagnement intégré des entreprises industrielles répond à une attente des opérateurs économiques.
Selon lui, les difficultés d’accès au financement limitaient la capacité des entreprises à passer de l’échelle artisanale à une industrialisation moderne.
Pour Bachirou Tera, l’accompagnement annoncé devrait permettre aux entreprises de mieux valoriser les produits locaux et de renforcer leurs capacités de production. Il a donné l’assurance que la CCI-BF reste disposée à accompagner les opérateurs économiques et les a invités à se rapprocher de ses structures locales pour s’informer sur les services disponibles.
Egalement, Bachirou Tera a salué les autorités et le ministère de tutelle pour cette initiative qu’il considère comme une opportunité de renforcer l’économie nationale et d’accélérer la transformation des productions locales.
Boudayinga THIENON




