Pour la sixième fois, le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), l’Université Thomas-d’Aquin (USTA) et le Centre d’études et de recherche biomoléculaire Pietro Annigoni (CERBA) organisent le Symposium international sur la science et la technologie (SIST), du 21 au 26 septembre 2026 à Ouagadougou. Le SYST 2026 se tient sur le thème « Sciences, Technologies, Innovations et Savoirs endogènes pour la souveraineté et la transformation durable de l’Afrique ».

Pour le président du comité d’organisation du SYST, le Dr Emmanuel Nanema, ce thème se veut être en adéquation avec la vision actuelle du gouvernement sous l’impulsion du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui prône la souveraineté. Il a annoncé que 585 communications orales dans les domaines des sciences agricoles, des sciences appliquées et technologiques, ainsi que des sciences de l’Homme et des Sociétés vont meubler le symposium. « À cela s’ajoutent quatre panels de haut niveau qui seront animés par d’éminents experts venant du monde politique, de la science et de la culture », a ajouté le Dr Emmanuel Nanema. Quant aux participants, ils sont 941 à s’être enregistrés sur la plateforme créée à l’occasion de la 6e édition du SIST.

Le patron de l’édition 2026 du symposium sur la science et la technologie, le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a salué lui aussi le choix du thème. Pour lui, il s’inscrit dans la volonté du président du Faso d’affranchir le Burkina Faso des maux qui le minent.
Des solutions concrètes aux problèmes du Burkina
Il a estimé que l’organisation de cette manifestation scientifique est une démonstration de la symbiose parfaite entre les acteurs publics et privés pour la promotion de la recherche scientifique au Burkina. « La biennale de cette année entend apporter des solutions concrètes aux problèmes actuels et permettre aux chercheurs de poursuivre une carrière scientifique et académique de haut niveau », a poursuivi le patron du SYST 2026. Le général Simporé a félicité les chercheurs, car pour la deuxième fois consécutive, le Burkina s’est hissé au premier rang du classement des pays membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a estimé que le symposium va contribuer à faire du Burkina une nation forte sur le plan scientifique, mais suffisamment ancrée dans ses valeurs endogènes. « Le défi de la recherche aujourd’hui, c’est d’abord d’être à l’écoute de la société, ensuite de pouvoir mener des travaux de recherche de façon pointue et enfin de rendre ces résultats disponibles et assimilables auprès des populations afin que chacun des Burkinabè puisse s’approprier ces solutions et puisse assurer le développement socio-économique du pays », a-t-il détaillé.
Le parrain de la rencontre, le Trésor humain vivant Konomba Traoré, a affirmé que son choix en tant que co-parrain est un acte patriotique de reconnaissance de l’importance des savoirs endogènes des pays noirs africains.
Wendyam Pascaline KALMOGO
Aissatou DIARRA (Stagiaire)








