
La 9e réunion du Conseil régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest (CORESAN) se tient du 23 au 24 septembre 2026 à Ouagadougou.
Passer de la sécurité alimentaire à la souveraineté alimentaire est l’un des
principaux enjeux de la 9e réunion du Conseil régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest (CORESAN) qui se tient du 23
au 24 septembre 2026 à Ouagadougou. Elle se tient autour du thème « Vers une souveraineté alimentaire régionale durable : consolider la gouvernance des systèmes alimentaires et leur interconnexion avec le dispositif régional de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, sous l’impulsion du CILSS ».
Organisée par le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), cette rencontre ouverte, mercredi 23 septembre 2026, a réuni des représentants de structures étatiques en charge de l’agriculture des pays membres, des organisations régionales et internationales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de producteurs, de la société civile agricole et du secteur privé. Durant deux jours, les participants vont échanger sur les exploitations agricoles familiales, l’anticipation et la prévention des risques, le Nexus Humanitaire-développement-paix (HDP).
Le partage de l’expérience du Burkina Faso, notamment dans la mise en œuvre de l’offensive agropastorale, hydraulique et halieutique constitue l’un des temps forts de la rencontre.
Représentant le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le secrétaire général adjoint, Yassia Kindo, a mis l’accent sur la nécessité pour les participants d’échanger sur les réponses à apporter aux défis auxquels les pays sont confrontés et de renforcer les mécanismes permettant d’anticiper ces difficultés.
« L’avenir alimentaire de nos peuples repose d’abord sur nos
propres ressources, nos institutions et notre volonté politique », a-t-il fait savoir. Pour lui, cette 9e réunion offre l’opportunité au Burkina Faso de présenter les acquis de l’offensive et les mécanismes qui ont permis d’atteindre les niveaux de résultats satisfaisants.
Mettre en commun les acquis
Selon Yassia Kindo, les travaux doivent aller au-delà du simple partage d’expériences. « Les différents pays sont appelés à mettre en commun leurs acquis afin de dégager des recommandations solides et concrètes, susceptibles de contribuer à la réalisation de la souveraineté alimentaire dans la région », a-t-il lancé. Le secrétaire général adjoint a rappelé que la souveraineté alimentaire est loin d’être un slogan politique, mais plutôt une capacité concrète des pays à produire l’essentiel de ce qu’ils consomment, à transformer localement leurs productions, à réguler leurs marchés, à protéger leurs producteurs et à
définir eux-mêmes leurs politiques.
Le directeur général de l’Institut du Sahel (INSAH), basé à Bamako, Hubert N’djafa Ouaga, représentant le secrétaire exécutif du CILSS, a relevé que plusieurs facteurs limitent les efforts engagés dans la région. Il a cité entre autres, les défis climatiques, sécuritaires et socio-économiques. « Il y a matière à travailler pour que nous passions effectivement de la sécurité alimentaire à la souveraineté alimentaire », a-t-il insisté.
Pour lui, les discussions lors de cette réunion doivent permettre d’identifier des modèles adaptés pour mieux sécuriser les systèmes alimentaires. L’expérience du Burkina Faso dans le cadre de son offensive en faveur de la souveraineté alimentaire constitue, selon le directeur général de INSAH, un exemple à partager avec les autres participants. Hubert N’djafa Ouaga a affirmé que le CILSS continuera de jouer sa partition
en accompagnant les Etats membres dans la recherche de solutions durables aux défis de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Samira Alida KAMBOU
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)




