
L’impétrant, Issa Dicko a présenté et soutenu sa thèse de doctorat unique, le lundi 21 septembre 2026 à l’école normale supérieure de Koudougou sur le thème : « Pérennisation des acquis des projets éducatifs au Burkina Faso : configurations Institution-Capacités-Communauté et trajectoires dans la phase post-projet ». Le jury présidé par le professeur, Tindaogo Valléan a reconnu, la qualité des travaux de recherches de l’impétrant qui a décroché la mention « très honorable ».
Le Burkina Faso met en œuvre des projets et programmes dans plusieurs domaines dont celui de l’éducation. Mais la pérennisation de la plupart de ces projets et programmes reste une préoccupation majeure pour les acteurs. C’est en réponse à cette préoccupation que l’impétrant, Issa Dicko, a engagé ses travaux de recherches de thèse sur la question à travers le thème : « Pérennisation des acquis des projets éducatifs au Burkina Faso : configurations Institution-Capacités-Communauté et trajectoires dans la phase post-projet ».
La soutenance a eu lieu, le lundi 21 septembre 2026 à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Koudougou. Le jury présidé par Pr Tindaogo Valléan était composé de 5 membres. Il s’agit du directeur de thèse, Dr Gninneyo Sylvestre-Pierre Niya, les rapporteurs, Dr Adama Kéré et Ibrahima Traoré du Mali et l’examinateur, Tinsakré Konkobo. Après une présentation orale d’une vingtaine de minutes suivie des réponses aux questions des membres du jury, le travail de Issa Dicko a été sanctionné par la mention “très honorable”.
Les membres ont tour à tour salué la qualité du travail et les efforts fournis par celui qui vient ainsi d’accéder au grade de docteur en science de l’éducation option : “politiques éducatives”. Dans son exposé, lssa Dicko a indiqué que le Burkina Faso a, au cours de ces dernières années, opérationnalisé des politiques publiques par le biais des projets qui ont apporté beaucoup de choses, mais force est de constater qu’après la clôture, on ne voit pas forcément les acquis.
« Mon travail a consisté à m’intéresser à ce que deviennent les acquis lorsque les projets arrivent à leur terme et à proposer des plans de sortie assez clairs pour qu’on ne puisse pas être dans l’éternel recommencement », a-t-il fait savoir. De l’avis du nouveau docteur, la pérennisation ne correspond pas à la survie du projet. Elle apparait lorsque les acquis trouvent une place durable dans le fonctionnement ordinaire du système éducatif.
« La pérennisation des projets »
Dans ses travaux, Issa Dicko a fait des propositions opérationnelles quant à la pérennisation des acquis des projets. Pour lui, il faut d’abord identifier les fonctions qui doivent continuer, identifier clairement les responsabilités qui doivent les porter et faire en sorte que les compétences, que les projets forment, se transmettent. Cela afin d’éviter que la rareté des ressources n’amène les acteurs à un éternel recommencement. « En effet, l’on doit faire en sorte que tout ce qu’on investit comme argent dans les projets, puissent vraiment servir et avoir un impact durable », a-t-il ajouté.
Le directeur de thèse, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’école normale supérieure, Dr Gninneyo Sylvestre-Pierre Niya, a félicité l’impétrant pour son dynamisme, son esprit d’écoute et sa maîtrise parfaite du sujet qui ont contribué à aboutir à ses résultats. « La thèse a mis en lumière le défaut des aspects de la gestion des projets au niveau du système éducatif. Le cadre ICC a été le cadre d’analyse de cette thèse, où on essaie de voir la pérennisation des projets dans le domaine de l’éducation au sein des communautés bénéficiaires », a-t-il signifié.
Issa Dicko s’est réjoui d’avoir bénéficié de l’accompagnement de son directeur de thèse à qui il a exprimé toute sa gratitude. Il a aussi remercié les membres du jury pour les différents apports qui vont enrichir davantage le document final. Sans toutefois oublier de souligner les défis de la recherche. « Entreprendre des travaux de recherches dans le cadre d’une thèse de doctorat nécessite beaucoup de moyens que la plupart des étudiants n’arrivent toujours pas à mobiliser. Cela limite parfois la
densité de leur travail », a relevé M. Dicko.
Beyon Romain NEBIE
Didier OUEDRAOGO
(Stagiaire)





