L’OAPH 2026-2028 traduit la vision du camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, de transformer les résultats obtenus en une souveraineté alimentaire durable, soutenue par la maîtrise de l’eau, la transformation locale et la création de richesses nationales. Après la conquête de la souveraineté alimentaire, place à sa consolidation. Le cap est donné : produire davantage, transformer localement et renforcer durablement l’indépendance économique du Burkina Faso.
Avec un taux de couverture des besoins céréaliers de 124,6 %, le Burkina Faso a franchi une étape historique dans
sa marche vers la souveraineté alimentaire, grâce à la première phase de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) 2023-2025. Pour
le camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, cette performance constitue toutefois un point de départ, et non un aboutissement.
Il a ainsi instruit la mise en œuvre d’une deuxième phase, dénommée Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (OAPH) 2026-2028, afin de consolider les acquis, d’accroître durablement les productions et de renforcer la maîtrise des ressources en eau. Sous la conduite du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le camarade commandant Ismaël Sombié, cette orientation a été traduite en un cadre opérationnel adopté par le Conseil des ministres le 30 juillet 2026.
Des acquis solides pour franchir un nouveau palier
Entre 2023 et 2025, l’OAPH a permis de dépasser le million de tonnes de riz paddy, d’améliorer la production céréalière et de contribuer à la création de plus de 91 000 emplois, dont 26 000 permanents. Elle a également favorisé la mise en place d’instruments structurants, notamment le Fonds Dumu Ka Fa, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux (SOBIMAP) et les Brigades de mécanisation agricole. La nouvelle phase vise à consolider ces acquis, en cohérence avec les politiques sectorielles nationales et le plan RELANCE 2026-2030.
L’eau, pilier stratégique de la souveraineté alimentaire
L’intégration de l’hydraulique marque une évolution majeure de l’Offensive. A l’horizon 2028, le gouvernement prévoit d’assurer l’accès à l’eau potable à plus de 4,3 millions de personnes supplémentaires, de construire cinq barrages, de réhabiliter 200 barrages dégradés, de réaliser 200 systèmes d’adduction d’eau potable simplifiée et trois centres de production d’eau.
L’ambition englobe également l’amélioration du cadre de vie, avec 4 500 kilomètres de plantations d’alignement, 300 espaces verts, 150 ronds-points aménagés, dix stations de traitement des boues de vidange et deux unités intégrées de gestion des déchets solides.
Produire plus, transformer localement et créer des emplois
L’OAPH 2026-2028 cible les filières stratégiques du riz, du maïs, de la pomme de terre, du blé, du manioc, des oléagineux, du poisson, de la volaille, du bétail-viande, du lait, du karité et de la mangue. Six filières émergentes sont également retenues : l’ananas, le cacao, le palmier à huile, la banane plantain, le tournesol et la cuniculture.
Les objectifs sont ambitieux : couvrir 120 % des besoins en riz et en maïs, 25 % des besoins en blé, 65 % des besoins en poisson, 40 % des besoins en huiles alimentaires et 100 % des besoins en chair de poulet. Le gouvernement vise aussi
l’approvisionnement des abattoirs à hauteur de 300 000 bovins par an.
Huit initiatives et douze opérations pour des résultats concrets
La mise en œuvre repose sur huit initiatives et douze opérations spéciales. Les principales ambitions comprennent la production de
1,5 million de tonnes de riz paddy, grâce à l’aménagement de 100 000 hectares de bas-fonds et de 16 000 hectares de périmètres irrigués, ainsi que la production de trois millions de tonnes de maïs. Dans la filière lait, l’objectif est de transformer 75 millions de litres, avec l’insémination de plus de 100 000 vaches et l’introduction de 1 200 vaches laitières performantes.
Les opérations spéciales prévoient notamment la relance du blé sur 25 000 hectares, le développement du manioc grâce à 179 forages à gros débit et l’opération « Zéro exportation de bovins sur pied ». Celle-ci prévoit la construction de sept abattoirs modernes dotés d’unités de surgélation et la mise aux normes de cinq abattoirs existants. L’opération « Poulet bicyclette » ambitionne, quant à elle, l’autonomie en œufs à couver et en poussins, grâce à l’instal-lation de 1 325 fermes avicoles.
Des réformes et des investissements à la hauteur des ambitions
Pour pérenniser les acquis, des réformes institutionnelles sont prévues, notamment l’évolution de l’Agence Faso Abattoirs vers le statut de société d’Etat, l’encadrement de l’exploitation des zones pastorales et l’élargissement des attributions de la Centrale d’achat de médicaments vétérinaires à la production de vaccins et de médicaments vétérinaires.
Le coût global de l’Offensive est estimé à 839,99 milliards de francs CFA sur trois ans. A ce jour, 719,67 milliards, soit près de 86 % du budget, sont sécurisés. Le financement restant à mobiliser s’élève à 120,31 milliards de francs CFA. A l’horizon 2028, le gouvernement ambitionne une hausse de 40 % des productions agropastorales et halieutiques, la création
d’environ 125 000 emplois, une progression de 14,5 % du PIB agricole et une réduction de 20 % du nombre de ménages pauvres par rapport à 2024.
DCRPP/Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques


