L’ONG CARE International au Burkina Faso et son partenaire, Alliance technique d’assistance au développement (ATAD), ont organisé un atelier national de bilan du projet d’assistance multisectorielle intégrée en santé sexuelle et reproductive, protection et nutrition, le jeudi 29 octobre 2026, à Ouagadougou.
Environ 202 000 personnes ont bénéficié du projet d’assistance multisectorielle intégrée en santé sexuelle et reproductive, protection et nutrition dans les régions des Koulsé, du Liptako et du Soum. Cette information a été donnée par le coordonnateur de CARE Burkina Faso, Jean-Marie Zongo, lors d’un atelier national de bilan organisé le jeudi 29 octobre 2026 à Ouagadougou. Le projet d’assistance multisectorielle intégrée en santé sexuelle et reproductive, protection et nutrition, lancé en janvier 2025 et qui s’achève, le 31 octobre 2026, a couvert les communes de Sabcé, Boulsa et Boala dans la région des Koulsé, ainsi que Dori, Bani et Arbinda dans le Liptako et le Soum, a-t-il précisé.
Sur le plan de la santé sexuelle et reproductive, il a soutenu que neuf formations sanitaires ont été réhabilitées et 12 équipées en matériel médico-technique. Neuf tricycles médicalisés ont été mis à disposition pour faciliter le transport des patients en milieu rural. Les consultations et prestations ont touché 48 364 personnes. « Cela a permis de renforcer l’offre de soins et de réduire la distance que nos mères et nos sœurs traversaient pour atteindre le centre de santé », a souligné Jean-Marie Zongo.
Dans le volet protection, 1 250 kits de dignité et 500 kits d’hygiène ont été distribués aux femmes et filles survivantes de Violences basées sur le genre (VBG) ou vulnérables.
Quatre espaces sûrs ont été réhabilités ou aménagés pour l’accueil, l’écoute et l’autonomisation des femmes. La prise en charge psychosociale a bénéficié à 1 144 personnes, et 116 cas de VBG ont été pris en charge. Les séances de sensibilisation ont touché 18 784 personnes, a assuré le coordonnateur de CARE Burkina Faso. Il a en outre fait savoir qu’en nutrition, 58 922 cas de malnutrition ont été dépistés. Les séances de sensibilisation ont atteint 80 883 personnes, et 421 femmes ont bénéficié de counseling sur les pratiques nutritionnelles.
Préserver les acquis du projet
« Nous ne sommes pas réunis pour présenter le résultat final d’un projet, mais pour comprendre ce qui a fonctionné, identifier ce qui aurait pu être amélioré et transformer l’expérience acquise en connaissances utiles », a insisté Jean-Marie Zongo. Il a plaidé pour que la fin du projet ne signifie pas la fin de l’engagement : « La durabilité d’une intervention ne se décrète pas à la clôture d’un projet. Elle se construit tout au long de la mise en œuvre, à travers la recréation locale, le renforcement des capacités et la qualité des relations institutionnelles ».
L’ambassadeur désigné du Canada au Burkina Faso, Richard Le Bars, a rappelé que le projet est financé à près de deux milliards de francs CFA par Affaires mondiales Canada.
« Les besoins en santé sexuelle et reproductive, en protection et en nutrition sont étroitement liés et nécessitent des réponses coordonnées, inclusives et centrées sur les personnes », a-t-il affirmé. Il a invité les participants à documenter rigoureusement les résultats, à valoriser l’expertise des acteurs locaux et à formuler des recommandations concrètes pour l’avenir.
Le représentant du ministre de la Famille et de la Solidarité, le secrétaire général, Ourobé Eric Coulibaly, a salué une intervention qui place
« la personne humaine au centre de l’action ». « Notre devoir collectif est de faire en sorte que la vulnérabilité ne devienne jamais synonyme d’abandon et que chaque intervention contribue à restaurer l’espoir, la dignité et la capacité d’agir des populations », a-t-il déclaré.
Leila Sylvia SAWADOGO



