Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Bessolé René Bagoro, a échangé, le vendredi 15 février 2019, avec une délégation du Syndicat national de la Garde de sécurité pénitentiaire (SYNAGSP).

Quatre points étaient essentiellement à l’ordre du jour, selon le porte-parole de la délégation, l’assistant de sécurité pénitentiaire, R. Ahmed Zongo : un rappel du mouvement d’humeur lancé du 22 octobre 2018 au 10 février 2019, les actes pris, la plateforme revendicative, les concessions de part et d’autre.

«Concernant les actes, notamment la révocation des dix camarades, la suspension du syndicat, la dissolution de la Brigade d’intervention rapide (BIR), le ministre a précisé que ceux-ci n’ont pas été pris dans l’objectif de porter atteinte aux libertés syndicales. Il dit que ce sont des sanctions intervenues à la suite de débordements», a confié le porte-parole de la délégation.
Le ministre qui était entouré de ses proches collaborateurs a précisé que les retenues sur salaire ne sont pas des sanctions, mais une conséquence de l’exercice du droit de grève.
Sur la plateforme revendicative, R. Ahmed Zongo a indiqué que le point concernant la dotation en matériel spécifique a connu une satisfaction partielle. «Cette dotation est effective, nous avons fait le constat de visu. Pour la dotation en tenues, le marché a été attribué. Des solutions idoines sont envisagées pour que la livraison couvre le besoin», a-t-il précisé.
Sur la question des avancements, «le ministre nous a dit qu’un travail a été réalisé en septembre dernier par un comité conjoint ministère de la Justice- ministère en charge des finances ministère en charge de la fonction publique ; représentants de la Garde de sécurité pénitentiaire. Ce travail est en instance d’être transmis au Conseil des ministres ».
Par ailleurs, le syndicat s’est réjoui des «concessions» du gouvernement, relatives au rétablissement des activités du syndicat et de la BIR sous une autre appellation.
«De notre côté, nous avons repris toutes les activités depuis le 10 février et ce jusqu’au 9 mars pour donner la chance au dialogue», a ajouté le porte-parole.
Le SYNAGSP dit avoir globalement apprécié la rencontre : «Le ministre a eu l’amabilité de renouer le dialogue. C’est à travers le dialogue que nous pouvons lever les divergences. Cependant, nous attendons que le point relatif aux avancements soit réglé, c’est ce pourquoi nous avions observé le mouvement d’humeur ».

Direction
de la Communication et de la presse ministérielle/Ministère
de la Justice

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