Occuper le palais de Kosyam est désormais l’objectif principal de Kadré Désiré Ouédraogo, futur candidat en 2020.

L’assemblée générale du groupe d’initiative « KDO 2020 » et du mouvement « KDO 2020 » s’est tenue, le samedi 16 février 2019 à Bobo-Dioulasso. Au cours de la cérémonie, l’ancien Premier ministre a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020.

Ce n’est plus un secret de polichinelle. L’ancien Premier ministre et ancien président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo est candidat à l’élection présidentielle de 2020 au Burkina Faso. Il a, en effet, levé le voile sur sa candidature au prochain scrutin présidentiel, le samedi 16 février 2019 à la Maison de la culture Mgr Anselme- Titianma-Sanon de Bobo-Dioulasso. C’était au cours de l’assemblée générale du groupe d’initiative «KDO 2020» et du mouvement «KDO 2020».

Cette assemblée générale a connu la participation de certains cadres de l’ex- parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) notamment Léonce Koné, Boureima Badini, Salia Sanou. Depuis plusieurs mois, des mouvements de soutien au futur candidat l’invitaient à se présenter à l’élection présidentielle. Face aux appels de sympathisants, M. Ouédraogo a finalement dit «oui». Car, d’après lui, ses messages traduisent le désir de changement. «Je suis prêt à être leur porte étendard. Je suis prêt le moment venu, à être leur candidat à l’élection présidentielle de 2020. La raison de mon engagement, c’est mon profond amour et respect pour mon pays», a déclaré le désormais candidat annoncé. Il a exhorté ses sympathisants à se regrouper pour porter le combat. «Ce n’est pas une entreprise égoïste, mais c’est un appel à agir pour le bien commun et l’intérêt supérieur de la nation», a-t-il poursuivi.

A la question de savoir si son annonce ne fragilise pas le CDP, l’ancien Premier ministre a indiqué que sa candidature ne s’inscrit pas dans le cadre partisan. «L’élection présidentielle est un engagement et un contrat entre un homme et son peuple. Je privilégie les idées plutôt que les jeux d’appareils qui sont normaux dans tout parti politique», a-t-il répondu. Même son de cloche pour Boureima Badini, un cadre de l’ex-parti au pouvoir qui trouve que le débat à l’interne est normal. «Nous sommes en politique et chacun essaie de libérer ses opinions. Le peuple jugera à son temps», a soutenu M. Badini. Selon lui, Kadré Désiré Ouédraogo a toutes les valeurs possibles pour gérer le Burkina Faso. Pour sa part Yahya Diallo, membre du groupe «initiative KDO 2020», soutient qu’il n’y a pas meilleur choix que celui de l’ancien président de la commission de la CEDEAO.

Boudayinga J-M THIENON

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