La patronne de la cérémonie, Sika Kaboré : «Je renouvelle mon engagement à soutenir toutes les actions dans la prévention et la lutte contre le terrorisme».

La commémoration nationale de la 162e Journée internationale de la femme a eu lieu, le vendredi 8 mars 2019, à Koupèla, dans la région du Centre-Est.

Les femmes doivent être des maillons essentiels dans la lutte contre l’insécurité, la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Réunies à Koupèla, dans la région du Centre-Est, à l’occasion de la célébration de la 162e Journée internationale de la femme, placée sous le thème «Contribution de la femme à l’édification d’un Burkina Faso de sécurité, de paix et de cohésion sociale», elles ont réaffirmé ce désir.

Selon la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo, le thème est d’actualité au regard de la situation sécuritaire que vit le Burkina Faso et ses conséquences sur la population et particulièrement sur les femmes. Elle a rappelé que le Burkina Fao est confronté depuis janvier 2016, à des attaques terroristes de plus en plus fréquentes et meurtrières. «Ce phénomène, d’abord localisé dans les régions du Sahel et du Nord, s’est étendu dans d’autres zones à savoir l’Est, la Boucle du Mouhoun et le Centre-Est», a indiqué Mme Ilboudo.

La ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo : «la contribution de chaque citoyen est indispensable dans la lutte contre le terrorisme».

De son avis, cela occasionne des pertes en vies humaines, surtout dans les rangs des Forces de défenses et de sécurité (FDS), des blessés, des dégâts matériels. «L’on note aussi la menace de l’intégrité territoriale, la déstabilisation du système éducatif, le ralentissement des activités économiques dans les zones touchées, le déplacement interne des personnes pour se protéger des représailles», a énuméré la ministre.

Et de poursuivre que cette bataille ne peut être l’affaire du gouvernement seul qui travaille à ramener la paix et la cohésion sociale, gage de développement durable pour toute nation. «Je garde l’espoir que notre détermination permettra de triompher dans cette lutte contre les ennemis du pays des Hommes intègres», a-t-elle laissé entendre. La ministre Ilboudo a interpellé les femmes sur les rôles qu’elles jouent avant de les inviter à s’engager davantage dans la lutte contre le terrorisme.

«Nous sommes des artisanes de la paix au sein de la famille et de la société», a-t-elle lancé. Pour Mme Ilboudo, la femme a également cette onction de pouvoir détecter et corriger au sein des communautés, les premiers signes de radicalisation.

Unies et déterminées pour bâtir la patrie

«Nous femmes du Burkina Faso, restons unies et déterminées pour bâtir et défendre notre patrie», a-t-elle insisté. Par ailleurs, elle a présenté quelques actions réalisées au cours de l’année 2018 en faveur de la femme dans le cadre du PNDES. Il s’agit notamment de l’effectivité de la gratuité des soins en faveur des femmes enceintes, de la délivrance d’actes de naissance à 17820 femmes des régions de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Sud, du retrait effectif de la rue, de 105 femmes et jeunes filles.

La ministre en charge de la femme a rappelé que le gouvernement demeure conscient des efforts qui restent à faire pour le plein épanouissement des femmes au Burkina Faso. «Il s’engage à renforcer des actions telles que l’autonomisation socioéconomique des femmes, la protection des femmes et des filles contre toutes les formes de violences et de discrimination», a-t-elle souligné. Pour le maire de Koupéla, Arouna Tirogo, la cohésion sociale ne peut être effective sans la prise en compte de la question du genre.

Des citoyens ont été décorés.

La coordinatrice régionale des organisations féminines du Centre-Est, Cathérine Zakané, a soutenu qu’il faut une amélioration du statut social de la femme et son accès aux sphères de décision. La patronne de la cérémonie, Sika Kaboré, a, pour sa part, affirmé que la femme est le reflet de la société. C’est la raison pour laquelle, elle a salué les initiatives développées par le gouvernement pour placer les femmes au centre des actions contre le terrorisme. «Je fonde l’espoir que la stratégie nationale de lutte contre la radicalisation soit une réussite», a argué la première Dame. Au cours de la cérémonie, 40 personnalités ont été décorées dans l’ordre du mérite dont 30 avec agrafe Promotion genre et 10 avec agrafe Action sociale.

Assétou Traoré est de celles-ci. Elle s’est dit heureuse de recevoir cette distinction. Cette année, l’ONU a choisi de célébrer le 8-Mars sous le thème : «Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement».

Mariam SOMDA

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