La concertation trimestrielle entre la Direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et l’Association Professionnelle des Banques et Etablissement Financiers du Burkina (APBEF-B) s’est tenue le jeudi 4 avril à Ouagadougou. A l’issue de leur réunion, les responsables de la BCEAO ont convié les hommes de médias pour faire le point de la rencontre.

En vue de renforcer la transparence de ses interventions et d’échanger avec les établissements de crédit sur l’application de la règlementation de leurs activités et le financement de l’économie, la Banque centrale a institué des cadres de concertation périodique avec l’Association  professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF-F). C’est ainsi que la première rencontre  au titre de cette année a eu lieu le jeudi 4 avril 2019. Plusieurs sujets ont été abordés avec les responsables des établissements bancaires. Il s’agit notamment de l’évolution de la situation économique, de l’activité bancaire, de la micro finance jusqu’en  fin décembre 2018. Au cours de la réunion, il a également été question de l’état d’avancement de la mise en œuvre de certains chantiers impliquant la Banque centrale, et des questions opérationnelles et réglementaires.

S’agissant de l’évolution de la situation économique, le directeur de l’Agence principale, par ailleurs Directeur nationale pour le Burkina, Adama Sankara a indiqué que les performances du Burkina Faso demeurent en amélioration, malgré un environnement sécuritaire difficile. « le taux de croissance du produit Intérieur Brut (PIB) est estimé à 6,6 % en 2018 contre une réalisation de 6,3 % en 2017 », a-t-il relevé. Malgré ces performances observées, Adama Sankara a souligné le besoin de renforcement des investissements et la nécessité de la poursuite des actions d’amélioration du climat des affaires.

Ouverture de nouveaux établissements bancaires

Pour ce qui est de l’activité bancaire, le Directeur nationale pour le Burkina a noté qu’au titre de l’année 2018, le secteur bancaire et celui de la micro finance ont poursuivi  leurs consolidations en termes de points de vente et de moyens d’accès aux services financiers, de diversification des produits et d’ouverture de nouveaux établissements. « Les encours de dépôt et de crédit ont enregistré des progressions respectives  de 4,8 %  et 5,5 %  entre 2017 et 2018 et s’établissent ainsi, au titre des dernières prévisions de décembre 2018, à 3.470,5 milliards pour les dépôts et 2.812,8 pour les crédits », a-t-il expliqué.

Concernant l’état d’avancement de certains chantiers, il  faut signaler l’opérationnalisation du dispositif de soutien au financement des PME/PMI de la Banque Centrale ainsi que le projet de promotion de l’affacturage dans l’UEMOA qui  est une technique  permettant à un créancier de transférer tout ou partie de sa créance à une personne, généralement un établissement de crédit, qui lui règle tout ou partie de la créance transférée, moyennant une commission.  Adama Sankara a notifié que ces chantiers, menés en synergie avec d’autres actions telles que les bureaux d’information sur le Crédit (BIC) devraient permettre d’améliorer significativement l’accès au crédit des PME/PMI dans l’espace UEMOA et au Burkina Faso en particulier. Il a enfin confié que les banques ont été sensibilisées sur leur rôle en tant que canal pour la couverture des besoins en billets de petites coupures et en pièces dans l’Union.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

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