Paix et développement en Afrique

La clôture des travaux de la 11e Conférence des présidents d’assemblées nationales et de sections, de l’Association parlementaire de la francophonie, région Afrique, est intervenue, le vendredi 26 avril 2019, à Ouagadougou. Les participants ont formulé des recommandations devant contribuer à la paix et au développement sur le continent.

Les parlements africains membres de l’Assemblée parlementaire de la francophonie sont déterminés à jouer un rôle prépondérant dans la recherche de solutions aux maux qui minent le continent. Réunis à Ouagadougou à la faveur de la 11e Conférence des présidents d’assemblées nationales de sections, tenue les 25 et 26 avril 2019, les participants ont pris des résolutions devant aider à relever les défis auxquels l’espace francophone africain est confronté. Ainsi, ils ont réaffirmé la nécessité pour les Etats de s’unir pour faire front commun contre le terrorisme, devenu un phénomène mondial. Toujours sur le plan de la sécurité, les parlementaires ont pris l’engagement de «pousser» leurs Etats respectifs à ratifier certains accords et conventions de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) visant à freiner la prolifération des armes chimiques. «L’espace francophone africain ne dispose pas d’armes chimiques mais les Africains subissent les conséquences des essais nucléaires», a fait savoir le président de l’Assemblée nationale malgache, Jean Max Rakotomamonji, par ailleurs vice-président de l’APF. Concernant les «enfants fantômes» (ndlr : enfants qui ne sont pas connus des services d’état civil), la rencontre de Ouagadougou a recommandé aux Etats la prise en compte urgente des mesures contre ce fléau qui est à l’origine de l’apatridie dans le monde. En somme, le communiqué final ayant sanctionné la 11e Conférence des présidents d’assemblées nationales contient des propositions que les différents parlements doivent mettre en œuvre pour aider les Etats à aller vers le développement économique et social. Auparavant à l’ouverture des travaux, le président de l’Assemblée nationale du Burkina, Alassane Bala Sakandé, président de l’Union parlementaire africaines (UPA) et le vice-président de l’APF, avaient tour à tour situé les enjeux de la rencontre de Ouagadougou. Le chef du parlement burkinabè a, d’abord, traduit sa reconnaissance à ses pairs pour la confiance placée en l’Assemblée nationale du Burkina Faso à travers le choix de Ouagadougou pour abriter la 11e Conférence de l’APF.

«Péril communautaire»

De son avis, cette instance parlementaire d’échanges et de partage au sommet sur les questions d’intérêt majeures dans l’espace commun doit aider l’Afrique à tracer la voie de son développement. «En honorant de votre présence les assises de Ouagadougou, vous n’avez pas seulement respecté un agenda parlementaire. Vous avez aussi et surtout réaffirmé un engagement et un attachement : l’engagement à œuvrer à l’édification d’un espace francophone porteur de développement et l’attachement aux valeurs qui doivent toujours constituer notre identité à savoir l’amitié, la solidarité et la fraternité », a déclaré Alassane Bala Sakandé. La francophonie, a-t-il poursuivi, n’est pas un «machin» postcolonial, mais un outil de promotion de la diversité culturelle et de la démocratie, un atout économique et une perspective politique vers un monde plus glorieux. Dans un contexte où nos Etats sont durement éprouvés par le terrorisme, les crimes organisés transfrontaliers, a-t-il fait savoir, la problématique sécuritaire au Sahel a été au cœur des débats de la 11e Conférence des patrons d’assemblées nationales. «Le péril est communautaire, la riposte doit être communautaire et notre organisation l’a si bien compris, en témoigne la forte caution de l’APF aux initiatives nées dans le cadre du G5-Sahel», s’est réjoui le président Sakandé qui a souhaité que les élus poussent les gouvernements à agir. Le vice-président de l’APF, dès l’entame de son propos, s’est montré reconnaissant aux autorités burkinabè, particulièrement au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour l’accueil «chaleureux» qui a été réservé aux délégations parlementaires venues de 17 pays. Revenant sur les thématiques, Jean Max Rakotomamonji a indiqué que plusieurs communications ont été données portant, entre autres, sur la situation politique et sociale dans l’espace francophone, l’intégration sous régionale et la problématique des essais nucléaires. «Les missions, instruments, bilan et perspectives du G5 Sahel qui préconise la mutualisation des efforts des Etats pour la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme ont aussi retenu notre attention», a noté le Malgache. Un film sur les «enfants fantômes» également projeté au cours de cette rencontre, a mis à nu le phénomène. La 12e Conférence des présidents aura lieu en mars 2019 à Kigali au Rwanda.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.