Les médias face aux défis sécuritaire et communautaire

La journée du 3 mai, consacrée à la liberté de la presse, a été commémorée, le vendredi 2019, à Ouagadougou par les professionnels des médias. Ces derniers ont passé en revue les entraves à la libre expression et à l’exercice de l’activité journalistique au Burkina Faso.

Aux niveaux mondial et continental, le Burkina Faso, selon le classement de Reporters sans frontière (RSF), a fait des progrès en matière de démocratie et de liberté de la presse. En effet, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le vendredi 3 mai 2019, le rapport de RSF place le pays des Hommes intègres au 36e rang mondial et 5e en Afrique. Comparativement à l’année 2016 où le pays était 42e, les acteurs affirment que des efforts ont été faits pour assainir le milieu des médias. Pour le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou, le monde de la presse au Burkina Faso a de beaux jours devant lui. L’engagement du Centre national de presse Norbert- Zongo (CNP/NZ) à produire chaque année des rapports d’enquête sur la situation des médias au pays constitue selon lui, un moyen efficace de veille. Evoquant le classement actuel du pays en matière de liberté d’expression et de la presse, le ministre Dandjinou a indiqué que des efforts sont faits à tous les niveaux, afin de parvenir à un rang satisfaisant. Pour lui, les médias burkinabè se doivent de s’en féliciter, car, il y va de la qualité des contenus des médias. Dans la même dynamique, le président du comité de pilotage du CNP/NZ, Boureima Ouédraogo, a précisé que malgré un contexte sécuritaire difficile marqué par le terrorisme et des conflits fratricides, la presse nationale a réalisé des progrès. Mais, il a prévenu que des défis demeurent en matière de sensibilisation à la responsabilité sociale du journaliste, de l’exercice de la liberté de presse dans un contexte de terrorisme, ainsi que sur le traitement de l’information en période de conflits intercommunautaires. D’où le thème national de la célébration : «Médias et élections dans un contexte de crise sécuritaire et communautaire au Burkina Faso». Une sorte d’interpellation en vue des échéances électorales de 2020. Au lancement des travaux de la journée, le CNP/NZ a rendu public le rapport sur l’état de la liberté de la presse 2018 au Burkina Faso et a fait des recommandations relatives à la formation des journalistes, l’équipement des médias, la correction des insuffisances de certaines dispositions dans les lois sur la presse, le respect de la convention collective, etc. A propos, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Mathias Tankoano, a reconnu que l’objectif de la journée est d’analyser les forces et les faiblesses, de sorte à préserver les acquis et à relever les défis en vue de défendre et de promouvoir les entreprises de presse. Le directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, lui, a dit reconnaître le professionnalisme des médias burkinabè. Et il ne s’est pas étonné du bond en avant qu’a fait le pays en matière de démocratie et de liberté de la presse. Par ailleurs, le prix africain Norbert-Zongo du journalisme d’investigation et celui
de la meilleure femme journaliste burkinabè ont été lancés.

Wanlé Gérard
COULIBALY
gerard_couyl@yahoo.fr

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