Le Groupement professionnel des industriels (GPI) du Burkina a renouvelé, le vendredi 7 juin 2019, à Ouagadougou, ses instances, au cours d’une assemblée générale ordinaire. A l’occasion, Mamady Sanoh de FASOPLAST a été reconduit à la tête du GPI.

Mamady Sanoh a conservé la confiance des pairs. Il a été porté à la tête du Groupement professionnel des industriels (GPI) du Burkina, pour un nouveau mandat de cinq ans, le vendredi 07 juin 2019, à Ouagadougou, au terme d’une assemblée générale ordinaire. Le président Sanoh dirige désormais un bureau de 16 membres, épaulé par des commissaires, des chargés de mission et un conseiller spécial.

Le PDG de FASOPLAST reprend les rênes du GPI au moment où les industries burkinabè sont confrontées à «d’énormes difficultés qui menacent leur existence». Mamady Sanoh a, d’abord, relevé la situation socio-politique et sécuritaire. Il a soutenu que depuis 2013, les industriels font face à la montée de la grogne sociale, notamment avec les manifestations contre la vie chère. L’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et le coup d’État de 2015 ont laissé des séquelles dans des unités industrielles. Entre-temps, la question sécuritaire, marquée par les triples attentats de Ouagadougou et les différentes attaques terroristes dans les différentes régions du pays s’est également invitée au débat. «Notre secteur a été particulièrement éprouvé, après octobre 2014, par une crise sociale avec un niveau de violence jamais atteint dans notre pays. Nombreux sont ceux d’entre nous qui ont été confrontés aux grèves sauvages, notamment des blocages de sites, attaques et saccages des installations, agressions des premiers responsables et des travailleurs non-grévistes…», a déploré Mamady Sanoh. Aujourd’hui, les industries burkinabè tentent de se ressaisir et de se consacrer à la rentabilité et à la production.

Mais, elles font face à de «vrais ennemis» que sont la fraude et la concurrence déloyale. A titre d’exemple, «Winner a disparu du fait de la fraude», a déploré le président du Groupement professionnel des industriels (GPI). Mamady Sanoh a estimé que l’envahissement actuel du marché par les produits issus de la concurrence déloyale est l’une des conséquences du dérèglement de l’économie nationale. Il compte faire de la lutte contre ces fléaux son cheval de bataille. M. Sanoh veut surtout s’attaquer à tous ces produits qui sont ni dédouanés, ni connus, encore moins certifiés du point de vue alimentaire. «A ces formes nouvelles sous lesquelles se présentent les acteurs négatifs de notre économie, nous devons être capables d’apporter des réponses nouvelles et fortes. Notre lutte aujourd’hui est de combattre ces produits et les individus qui sont les fossoyeurs de notre économie», a promis le président du GPI. L’Assemblée générale (AG) a permis aux industriels de procéder à la relecture des textes du Groupement afin de les conformer à la loi N°064-2015/CNT portant liberté d’association, d’élargir la base d’adhésion et d’ouvrir l’association à de nouveaux industriels.

 Djakaridia SIRIBIE

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