Les acteurs du Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) se sont réunis, le mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou, afin de faire le point des acquis et des perspectives à cinq mois de la clôture du projet.

Au Burkina Faso, le monde rural a bénéficié ces dernières années, d’un important accompagnement de projets et programmes de développement inclusif durable. Parmi ces organismes de soutien au secteur primaire, il y a le Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA). Ainsi, dans le cadre de la mission d’appui conjoint gouvernement-Banque mondiale du PAPSA, les acteurs se sont réunis, le mercredi 19 juin 2019 à Ouagadougou, afin de capitaliser les acquis et dégager des perspectives pour plus de résultats. Le projet étant à sa dernière année, cette deuxième mission des parties prenantes se veut un moment d’évaluation, de suivi des réalisations et de partage d’expériences, en vue de pérenniser les acquis. Pour Issoufou Ouattara, chargé d’études au ministère en charge de l’agriculture, le PAPSA est en adéquation avec les différents projets et programmes de développement au Burkina Faso.

Selon lui, dans un contexte de bouleversement climatique, le PAPSA a su donner aux acteurs ruraux, des outils nécessaires pour une résilience certaine. Dans le domaine de l’agriculture par exemple, la technique du warantage (environ 1900 tonnes de produits agricoles stockées), les formations au profit des producteurs, l’aménagement de bas-fonds rizicoles entre autres, ont permis de réaliser des résultats satisfaisants. Idem pour le secteur de l’élevage qui a amélioré son embouche bovine et favoriser l’élevage de 420 tonnes de poissons grâce au PAPSA. «Pour cette mission, nous attendons des participants l’analyse des performances, ainsi que des échanges autour de la pérennisation de nos résultats», a déclaré M. Ouattara. Pour le représentant de la Banque mondiale, Elisée Ouédraogo, les résultats atteints sont reluisants. Il a souhaité que les acteurs capitalisent les expériences, et qu’ils fassent des recommandations au sortir de la rencontre afin de dresser un bilan inclusif des actions sur le terrain.

Selon M. Ouédraogo, un financement additionnel a été nécessaire pour la mise en œuvre efficiente du projet, consacrant ainsi le budget à 56 milliards 500 millions F CFA. A l’heure où le projet tire à sa fin, le partenaire financier a exprimé son satisfecit et a annoncé le remplacement probable du PAPSA par un nouveau projet similaire, avec un capital de 100 milliards F CFA. De son côté, la coordonnatrice nationale du PAPSA, Séraphine Sawadogo, a rappelé que le projet qui prendra fin en novembre intervient sur l’ensemble du territoire national. A l’étape actuelle, la coordonnatrice a indiqué que plus de 700 mille personnes ont bénéficié de l’assistance du PAPSA. «Les objectifs du projet sont atteints, et son impact est visible en milieu rural», s’est-elle réjouie. Ainsi, elle a salué l’engagement de la Banque mondiale et du gouvernement dans la lutte pour l’épanouissement des ménages ruraux.

Wanlé Gérard COULIBALY

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