Soyons disciplinés !

Malgré les ravages causés par l’épidémie du coronavirus à travers le monde et avec près d’une quarantaine de morts au Burkina Faso, certains citoyens ne semblent toujours pas prendre conscience de la dangerosité de la maladie. Pourtant, la menace est bien réelle et il est temps pour les Burkinabè de changer leurs habitudes, pour intégrer cette donne.

La dangerosité du coronavirus, qui a déjà fait plusieurs centaines de milliers de morts sur l’ensemble de la planète, nous impose cette nécessité de vivre autrement dans la cité, notamment par le respect des mesures de restriction prises pour venir à bout de la pandémie. Cela en appelle à un certain civisme des citoyens, mais au constat, l’on se rend compte que les mesures édictées ne sont pas respectées par tous les Burkinabè, et particulièrement dans les grandes villes comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Des vidéos de contrevenants au couvre-feu, bastonnés par les forces de l’ordre ayant circulé sur les réseaux sociaux, des maquis ouverts dans la clandestinité, le non-respect de la distanciation sociale ou encore des violations de la quarantaine par le contournement des postes de péage sont là pour attester de cette indiscipline des citadins. Certains d’entre eux, très obsédés, ont même poussé l’outrecuidance en bravant le couvre-feu pour se rendre dans les chambres de passe…quitte à l’apprendre à leurs dépens.

Mais avait-on vraiment besoin de mettre des gendarmes et des policiers dans les rues pour obliger les gens à respecter les mesures visant à les protéger contre une maladie aussi dangereuse que le coronavirus ? Non. Absolument pas, dans ce contexte où le pays fait également face à la menace terroriste ! Au regard de tout cela, il est important de rappeler aux populations que la lutte contre le COVID-19 doit se mener à deux niveaux, individuel et collectif.

La discipline est l’arme la plus efficace dans le combat contre la contamination à grande échelle du virus. C’est ce qui a permis à la ville de Wuhan (Chine) où la maladie a débuté, de venir à bout ou encore à l’Allemagne de gérer actuellement avec la plus grande efficacité cette crise sanitaire. Sur cette question, et contrairement à la pagaille à laquelle l’on assiste dans les grands centres urbains, les populations des communes rurales sont à féliciter.

Alors que le couvre-feu commençait à 19 heures, dans certaines zones à l’intérieur du pays, les boutiques et autres commerces se ferment à 18h 45 pour laisser régner à l’heure pile un silence de cimetière dans la cité. En conclusion, nous disons que l’heure est grave même si les chiffres communiqués ces derniers jours par la Coordination nationale de la riposte contre le COVID-19 laissent apercevoir une tendance à la baisse.

Dans le même sens, la réouverture du grand marché de Ouagadougou est loin d’être un signe que la situation est sous contrôle. Au contraire, il faut craindre une ascendance de la courbe de contamination, si les dispositions prises par les autorités communales ne sont pas respectées avec rigueur par les commerçants et les visiteurs des lieux. Certes, il faut urgemment sortir de cette situation au regard des graves conséquences économiques et sociales que fait peser la maladie sur les populations.

Mais pour autant, nous ne devons pas précipiter la levée de certaines mesures telles que la réouverture totale des marchés et yaars ou encore les restaurants. Surtout pas les bars et maquis, car une fois ivre, le citoyen se moque éperdument des mesures barrières contre une épidémie fut-elle celle du coronavirus. Il appartient donc à chacun de faire en sorte qu’il ne soit pas un vecteur de transmission de la maladie. Donc protégeons-nous, car c’est ainsi que nous protégerons les autres !

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

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