Electrification rurale: vers la définition d’un nouveau paradigme de gestion

Le ministère de l’Energie a organisé la première session ordinaire de son Conseil d’administration (CASEM) le jeudi 16 juillet 2020, à Ouagadougou. L’état des lieux de l’électrification et des propositions de modèle de gestion efficace du système électrique en milieu rural ont été les principaux axes des échanges.

« Quel modèle pour une gestion efficace des systèmes électriques en milieu rural? », c’est sous ce thème que s’est tenue la première session du Conseil d’administration du département en charge de l’énergie, le jeudi 16 juillet 2020, à Ouagadougou. Il a été question de faire l’état des lieux de l’électrification rurale et d’analyser le modèle actuel du ministère afin de dégager des propositions de modèle de gestion efficace du système électrique en milieu rural. Par ailleurs, au cours de cette session, les acteurs ont fait le point des avancées engrangées dans le secteur. Ainsi, grâce aux efforts conjugués de tous les acteurs du département, le taux d’électrification national est passé de 18,3% en 2015 à 40% en 2020. Le taux d’électrification rural est passé de 3,06% en 2015 à 13% à nos jours. Ce taux, selon le ministre de l’Énergie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, connaîtra un grand bond pour atteindre 28% d’ici à la fin de l’année, avec la mise en œuvre du plan d’urgence et des projets d’électrification en cours. Il est ressorti également que le nombre d’abonnés au réseau national interconnecté est passé de 575 000 en 2015 à environ 800 000 actuellement et projeté à 1 037 926 d’ici à la fin de l’année 2020. Dans le domaine de l’efficacité énergétique, le ministre de l’Énergie a cité quelques acquis dont les projets de remplacement de l’éclairage public et les projets de distribution de 1 500 000 lampes basses aux populations, la formation de plus de 5000 jeunes aux métiers du solaire en 2019 et la mise en œuvre du projet « backup solaire » et des kits « Solars home system ». « En dépit des défis sécuritaires qui ont entravé l’exécution à bonne date de certaines de nos activités, nous sommes parvenus au 31 décembre 2019, à des taux moyens d’exécution physique et financière des activités respectivement de 80,12% et de 91,66%. Au 31 mai 2020, malgré les défis sanitaires dus à la pandémie de la COVID-19, nous sommes à un taux moyen d’exécution physique de 37% des activités », a déclaré Dr Bachir Ismaël Ouédraogo. Au-delà de tous ces acquis, il a reconnu que des efforts restent
à faire pour accélérer le
processus d’électrification rurale. Cela se fera, a-t-il dit, grâce au concours du gouvernement et aux partenaires techniques et financiers. A ce propos, il a rappelé qu’en 2015, seulement 552 localités étaient électrifiées dont 375 par la SONABEL et 177 par l’Agence burkinabè pour l’électrification rurale (ABER). Mais, le soutien de tous les acteurs a permis, selon Dr Ouédraogo, d’électrifier 1049 localités en fin 2019. A l’attendre, d’ici à la fin de l’année en cours, 1511 localités seront électrifiées soit un supplément de 462 localités par rapport à l’année dernière.

Gaspard BAYALA

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