Sécurité alimentaire et nutritionnelle : Un « repas équilibré » servi aux écoliers

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a partagé un repas avec les élèves.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a lancé, le jeudi 17 juin 2021, à Lemnogo, commune de Zitenga, dans la province de l’Oubritenga, son Initiative : « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour ».

Les écoliers burkinabè mangeront désormais « au moins un repas équilibré par jour », grâce à une initiative du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Intitulée « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour », elle a débuté officiellement, le jeudi 17 juin 2021, dans le village de Lemnogo, dans la province de l’Oubritenga. L’objectif du projet est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des enfants en âge scolaire et des ménages ruraux les plus vulnérables. L’initiative va améliorer la disponibilité des denrées alimentaires pour un approvisionnement optimal des cantines scolaires, les revenus des ménages en état de précarité alimentaire, la valeur nutritionnelle des menus par la diversification des aliments et la gouvernance des cantines scolaires.

Le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro, a expliqué que la trouvaille du président du Faso va permettre de lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition par le renforcement de la disponibilité et l’accessibilité à une alimentation équilibrée et d’assurer l’autosuffisance alimentaire des enfants en âge scolaire. « La malnutrition influe négativement sur l’assiduité et la réussite scolaires de nos enfants, compromettant ainsi la réalisation de nos objectifs en matière d’éducation.

En ciblant singulièrement les enfants en âge scolaire, nous avons la certitude que la satisfaction de leurs besoins nutritionnels va rejaillir sur celle de la population dans son ensemble », a soutenu le ministre. La représentante des bénéficiaires directs notamment les élèves, Afsata Conseibo, a salué la volonté de Roch Marc Christian Kaboré de rendre effectif leur droit à l’alimentation. « Cette initiative va donner à tous les enfants, les mêmes chances. Certains d’entre nous ne penseront plus à comment et où manger, pendant les cours. Un élève qui a faim ne peut pas venir tous les jours et à l’heure à l’école », a-t-elle insisté.

Plus de 20 millions de bénéficiaires

Elle a dit être convaincue qu’une alimentation variée et suffisante éloigne les enfants des maladies et participe à une bonne formation scolaire. Afsata Conseibo s’est réjouie d’autant plus que l’initiative du président Kaboré, permettra aux élèves d’apprendre de bonnes pratiques culturelles, d’acquérir des connaissances en agriculture : jardinage, et élevage. « Nous nous engageons à mieux travailler à l’école et à améliorer nos résultats scolaires et les examens de fin d’année », a promis Mlle Conseibo.

En cinq ans (2021-2025) d’implémentation, 20 145 000 scolaires, de 3 à 18 ans, bénéficieront de l’initiative présidentielle. Elle coûtera plus de 488 milliards FCFA et est financée à hauteur de 52% par le budget de l’Etat et 47 % par les Partenaires techniques et financiers (PTF). Le chef de la coopération suisse au Burkina, Piras Thomas, par ailleurs chef de file des PTF, a rassuré le président du Faso, de leur disponibilité à accompagner le pays. Il a plaidé pour l’implication des organisations professionnelles des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques qui peinent à écouler leurs productions et à la promotion du secteur privé.

« La réussite de la mise en œuvre de la présente initiative nécessite la mise en commun de nos efforts pour plus de synergie dans nos actions (…), afin d’améliorer la santé et l’éducation des enfants », a laissé entendre Piras Thomas.
Le lancement officiel de l’initiative présidentielle a été couplé à la célébration,
en différé, de la Journée mondiale du lait, sous le thème : «Lait et produits locaux dans le menu des cantines scolaires : quelles stratégies pour accompagner l’initiative du président du Faso ».

Aux dires du président de l’Interprofession lait du Burkina Faso, Nour
Al-Ayatt Ouédraogo, le thème retenu résume le soutien de sa structure au projet de Roch Marc Christian Kaboré. Pour l’accompagner, l’interprofession lait compte mieux organiser la collecte et la transformation du lait local et le mettre, en qualité et en quantité, à la disposition des cantines scolaires au profit des élèves.

Djakaridia SIRIBIE
& Elodie NIKIEMA
(Stagiaire)


Roch Marc Christian Kaboré : « Un repas équilibré ne doit plus être un luxe »

« En termes de valeur ajoutée, c’est qu’« assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour » ne doit plus être un luxe. Cela doit être une nécessité pour l’Etat de le faire en associant en même temps, les cantines, les producteurs locaux et faire en sorte qu’il y ait un développement des valeurs dans chaque zone. C’est une initiative stratégique en terme de renforcement du capital humain, parce que la jeunesse et les enfants, c’est notre avenir. Deuxièmement, cette initiative va renforcer les capacités de production en matière agricole, de légumes, de lait dans nos différentes régions (…). C’est une initiative importante pour nous.

Puisque nous avons remis le document de stratégie à chaque gouverneur, je souhaite que, dans chaque zone, chacun puisse se l’approprier et faire en sorte que cette initiative soit une réalité. Ce programme est accompagné également par des ministères sectoriels, comme celui de l’agriculture, des ressources animales, etc. Cela, pour permettre à l’ensemble des productions que nous développons dans des zones puissent être faites. En matière d’agriculture et de productions, nous aurons des champs qui seront sous contrôle hydraulique. Nous aurons de l’eau en permanence, tirée du sous sol, pour faire de l’irrigation, pour produire à tout moment, dans ces différentes zones. Chaque commune bénéficiera de cet investissement pour développer les activités agricoles, animales et halieutiques et cela va contribuer à aider à la gestion de ce programme. C’est de la valeur ajoutée que nous apportons avec cette initiative, en matière de formation du capital humain, de renforcement de la présence des élèves à l’école et de soulagement aux parents les plus démunis dans nos différentes provinces ».

Propos recueillis par D. S.

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