Proclamation des résultats du BEPC : les uns jubilent, les autres pleurent

Le vice-président du jury 32, Anathase Nikièma : « Nous sommes à 15% de taux de succès, pour le premier tour. Nous avons eu 66 admis et 157 au second tour ».

La proclamation des résultats du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a eu lieu, le mercredi 30 juin 2021, sur toute l’étendue du territoire national. Au lycée Marien-N’Gouabi à Ouagadougou, la joie et la tristesse étaient au rendez-vous.

La journée du mercredi 30 juin 2021 était particulière au lycée Marien-N’Gouabi de Ouagadougou. Les candidats au BEPC ont pris d’assaut le lycée pour être des témoins oculaires de la proclamation des résultats. Les mines graves, les regards tournés vers les membres du jury, les candidats attendent avec impatience les résultats. Mais quand le verdict commence à tomber, tout change. Dans le jury N°33 du lycée Marien-N’Gouabi, très vite, le calme fait place à des cris de joie ou de tristesse.

Grâce Aurélie Diarra, élève du collège privé Wendmanegeda, fait partie des candidats qui ont réussi à décrocher leur BEPC. Pour elle, son succès ne l’étonne pas, puisqu’elle s’est bien défendue lors de la composition. « Je suis très contente de mes résultats. Je suis fière de moi, car au cours de l’année scolaire, j’ai rencontré beaucoup de difficultés liées au fait que j’avais des problèmes en mathématiques », relate-t-elle. Elle a aussi salué l’aide de ses professeurs, qui ont contribué à sa réussite.

« Aujourd’hui, je suis accompagnée par ma mère et elle est plus contente que moi. Je remercie mes parents qui ont toujours eu confiance en moi malgré mes notes de classe. A un certain moment, j’ai eu peur à cause des perturbations, mais par la grâce de Dieu tout s’est bien passé », ajoute l’élève Diarra. Le BEPC aussi en poche, Landry Claver Koama, élève du collège « Les Grâces » de Gounghin-Nord n’était pas sûr de son succès. « Ce matin en venant pour les résultats, j’avais très peur.

Mais mon grand frère qui m’a accompagné m’a dit que peu importe les résultats, de ne pas me décourager. Cela m’a donné du courage. C’est grâce à lui que j’ai eu mon examen », témoigne-t-il. Pour lui, les épreuves étaient abordables dans l’ensemble, même si dans son établissement, ils ont fait plusieurs semaines sans faire cours à cause des grèves. « Je compte faire la série D parce que j’aime les mathématiques et la physique-
chimie », fait-il savoir. Au lycée Marien-N’Gouabi, le succès n’était pas au rendez-vous pour tous les candidats.

« Je vais me préparer pour le second tour… »

Grâce Aurélie Diarra, élève du collège privé Wendmanegeda : « mon succès ne m’étonne pas ».

Sakinatou Kabré, candidate admissible pour le second tour, ne perd pas espoir, car pour elle, la « bataille » n’est pas encore perdue. Elle dit être un peu déçue, car elle aurait voulu décrocher cet examen au premier tour. Néanmoins, elle reste sereine. « Je vais me préparer pour le second tour et revenir avec plus de force. Pour moi, ce résultat, c’est aussi la volonté de Dieu », affirme la candidate. Par ailleurs, elle encourage tous les candidats du second tour à s’armer de courage. « A ceux qui n’ont pas réussi cet examen, qu’ils soient forts, car le meilleur reste à venir », dit-elle.

Pour Yvette Kafando, candidate libre, cela fait plus d’une dizaine d’années qu’elle a arrêté les études pour des raisons de santé. « Cette année J’ai décidé de me présenter en tant que candidate libre. Je suis admissible pour le second tour, mais je ne me décourage pas, car je vais plus m’appliquer pour ces épreuves », affirme celle qui dit avoir des difficultés en mathématiques. Salia Koné, qui est venu pour les résultats de son enfant retourne avec une grande joie au vu des résultats de son fils.

Pour lui, c’est une fierté de voir son enfant réussir à un examen. « J’ai mis les moyens pour en arriver à ce résultat. Depuis les vacances dernières au regard de ses insuffisances, je lui ai trouvé un répétiteur afin de le préparer à affronter la classe de 3e », rapporte-t-il. Par ailleurs il invite tous les parents d’élèves à faire comme lui, car l’éducation scolaire de nos enfants, ne revient pas seulement aux encadreurs, mais aux parents qui ont aussi un rôle majeur à jouer.

« En tant qu’enseignant, je reconnais que certains parents, ont démissionné devant la responsabilité de l’éducation de leurs enfants », regrette-t-il. A entendre le vice-président du jury 32, Anathase Nikièma, les résultats de cette année ne sont pas satisfaisants. « Mon jury est à 15% de taux de succès, pour le premier tour. Nous avons eu 66 admis et 157 au second tour », confie-t-il.

Le second tour aura lieu, le samedi 3 juillet prochain. Selon lui, il y a eu quelques petits problèmes pour les corrections, car des correcteurs sont venus avec un petit retard, mais finalement, ils ont été au rendez-vous pour la délibération.
Il affirme que le taux de succès de cette année est minime et que des questions méritent d’être posées pour trouver des solutions. « Nous déplorons surtout la qualité des candidats. Nous avons l’impression que le travail dans certains établissements ne semble pas très effectif », fait-il savoir.

Sidwaya Ida OUEDRAOGO
(Stagiaire)

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