Réconciliation nationale : l’Arabie saoudite offre ses services au Burkina Faso

Le ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, a reçu en audience l’ambassadeur du royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso, Fahad Aldosari, le mardi 7 septembre 2021, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso pourrait s’inspirer du système de dialogue politique et de médiation de l’Arabie saoudite dans son processus de réconciliation nationale. Au cours d’une audience entre le ministre d’Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré et l’ambassadeur du royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso, Fahad Aldosari, le mardi 7 septembre 2021, à Ouagadougou, le sujet a été abordé. Le diplomate saoudien a indiqué être venu s’imprégner des réalités du département en charge de la réconciliation nationale au Burkina Faso. « Je souhaite beaucoup de succès au ministre dans sa mission. L’occasion nous a été donnée d’aborder la coopération bilatérale entre nos deux pays. L’Arabie saoudite appuie le Burkina Faso dans plusieurs domaines.

Nous allons davantage œuvrer au renforcement des liens », a déclaré Fahad Aldosari à sa sortie d’audience. Le ministre chargé de la réconciliation nationale, Zéphirin Diabré, s’est réjoui des échanges qu’il a eus avec son hôte. « De manière plus précise, notre entretien a porté sur des questions liées à la mission de mon ministère. L’ambassadeur m’a dit qu’en Arabie saoudite, ils ont des centres dédiés au dialogue politique et à la médiation. Je pense qu’on pourra nouer un partenariat dans ce domaine », a-t-il confié.

Il a indiqué qu’il y a des expériences en matière de réconciliation en Arabie saoudite qui peuvent être «utiles » au Burkina Faso. «Il y a la dé-radicalisation des jeunes qui ont été enrôlés dans le terrorisme. Ils ont des centres dédiés à la dé-radicalisation. (…) Ce sont des expériences qui peuvent nous aider dans ce que nous appelons la réconciliation sécuritaire, notamment avec les jeunes burkinabè qui se sont laissés entraîner dans le terrorisme », a détaillé le ministre. Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont abordé les questions liées à l’Islam radical. «L’Islam, tel qu’il est vécu en Arabie saoudite, n’a rien à voir avec ce que certains disent ici en faisant du terrorisme. Il y a des institutions qui prêchent le vrai Islam pour que des gens ne fassent pas la confusion. L’Islam n’a rien à voir avec le terrorisme. Ce sont des domaines dans lesquels nous souhaitons établir une coopération dans un avenir très proche », a précisé Zéphirin Diabré.

Karim BADOLO

Aissata YAMEOGO (Stagiaire)

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