Forum pour une révolution verte en Afrique : l’agriculture burkinabè à la recherche de financements

Dans le cadre du Forum pour une révolution verte en Afrique (AGRF), les partenaires du Burkina Faso se sont réunis, le mercredi 8 septembre 2021, à Nairobi au Kenya. A Ouagadougou, des responsables d’initiatives et de projets nationaux de transformation de l’agriculture y ont assisté par visioconférence, au cours de laquelle, ils ont présenté les opportunités offertes.

Le Forum pour une révolution verte en Afrique (AGRF) se tient du 7 au 10 septembre 2021 à Nairobi au Kenya. A cet effet, les partenaires du Burkina Faso et des responsables d’initiatives et projets nationaux de transformation de l’agriculture y ont participé par vidéoconférence à Ouagadougou, pour présenter les opportunités d’affaires, le mercredi 8 septembre 2021. Selon la Secrétaire permanente (SP) de l’initiative présidentielle : « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour », Dr Alice Gisèle Sidibé/Anago, il s’agit de mobiliser des financements nécessaires à la mise en œuvre de ces initiatives. « Cette réunion est très importante pour un pays comme le Burkina Faso avec un partenaire très connu et privilégié qu’est l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). C’est un partenaire présent dans tous les secteurs de l’agriculture surtout dans la transformation des systèmes agricoles », a-t-elle indiqué. L’objet de la rencontre, pour elle, est de faire part des potentialités d’investissement dans le secteur agricole au Burkina Faso.

Digitaliser la gouvernance

des cantines scolaires

Les participants de la rencontre en ligne ont été témoins des opportunités d’affaires offertes par les initiatives et projets nationaux de transformation de l’agriculture burkinabè.

Au sortir du forum, Dr Sidibé a laissé entendre qu’il est attendu, en ce qui concerne l’initiative qu’elle pilote, en plus de la mobilisation des ressources, de l’intérêt pour les actions gouvernementales. « Chaque année, le Burkina Faso met à la disposition des cantines scolaires, 19 milliards F CFA. Mais, cela est insuffisant parce que nous voulons aujourd’hui toucher tous les enfants en âge scolaire du premier jour de la rentrée au dernier jour des classes. C’est pourquoi nous avons présenté cette initiative présidentielle pour attirer les investisseurs », a-t-elle expliqué. A écouter Alice Gisèle Sidibé/Anago, le projet dont elle a la charge dégage de potentiels investissements notamment la transformation de produits alimentaires, la fabrication d’emballages, la digitalisation pour améliorer la gouvernance des cantines scolaires.

« Ce sont, entre autres, des opportunités présentées aux investisseurs qui se sont d’ailleurs signalés positivement notamment dans la mise en place d’infrastructures d’emballages », a-t-elle assuré. Le présentateur de l’initiative du président du Faso : « Produire un million de tonnes de riz par an », Dr Robert Ouédraogo, a fait savoir que ce projet vise à assurer l’autosuffisance alimentaire en riz au Burkina Faso, tout en contribuant à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Le riz est de plus en plus consommé. Or actuellement, sa production ne couvre pas les besoins. Pour cela, le gouvernement a développé un programme d’aménagement de 50 000 hectares (ha) dans les trois sites que sont le Sourou, Samendeni et Bagrépôle pour permettre aux investisseurs privés d’aménager, produire, transformer et commercialiser le riz au Burkina Faso », a-t-il précisé. C’est fort de cette vision, aux dires du Dr Ouédraogo, qu’est né le modèle d’exploitation rizicole porté par les investisseurs privés.

Quant au Directeur général (DG) de la Société d’exploitation des phosphates du Burkina Faso, Dr Alexandre Thiombiano, il a relevé que depuis 2008, le gouvernement burkinabè et ses partenaires appuient les petits exploitants en milieu rural. Cela, a-t-il confié, pour leur faciliter l’accès à l’engrais minéral. « La demande est forte dans la sous-région avec une consommation de 265 743 tonnes (t) par an », a-t-il souligné. L’AGRF 2021 a pour thème « Les voies vers le redressement et les systèmes alimentaires résilients », et donne lieu à une discussion approfondie avec divers dirigeants africains sur les moyens d’accélérer le processus de création et de développement des systèmes alimentaires africains.

Boukary BONKOUNGOU

Aissata YAMEOGO (Stagiaire)

 

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