IXe Journées à faibles émissions de carbone : Les Burkinabè incités au transport en commun

Des conducteurs de véhicules ont été contrôlés pour s’assurer de la qualité de leurs engins.

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, organise les IXes Journées à faibles émissions de carbone (JFEC), du 13 au 18 septembre 2021, à Ouagadougou.

Les Ouagalais ont été témoins, le lundi 13 septembre 2021, au Rond-point de la Patte-d’oie, à Ouagadougou, du lancement des Journées à faibles émissions de carbone (JFEC) qui se poursuivent jusqu’au 18 septembre 2021. C’est le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, qui a officiellement lancé ces IXes JFEC sous le thème : «Transports durables : facteurs de réduction des polluants atmosphériques ». Il était en compagnie de son homologue des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Timbindi Dabilgou (représentant des parrains de la cérémonie), des Partenaires techniques et financiers (PTF), des responsables de la mairie de la capitale burkinabè, etc.

Le ministre Sawadogo, par ailleurs, président de la cérémonie de lancement des JFEC 2021, a attiré l’attention des Burkinabè sur l’urgence et la nécessité de réduire les Gaz à effet de serre (GES) et les polluants atmosphériques. Ce, a-t-il expliqué, pour venir à bout des maladies de peau, cardiovasculaires, oculaires, etc. que peuvent engendrer ces émissions. « Je me félicite de la présence de grands acteurs qui vont, sans doute, travailler à sensibiliser de façon accrue les populations pour la réduction des polluants atmosphériques et des Gaz à effet de serre issus des véhicules, des motos, des réfrigérateurs… », a-t-il déclaré.

Concernant les réfrigérateurs, il a appelé les usagers à vérifier leur gaz au Bureau national Ozone gratuitement pour éviter les pathologies et voire des incendies qui peuvent en découler. Le ministre en charge des transports, Vincent T. Dabilgou a cité l’exemple du Ghana où un véhicule de plus de dix ans est mis hors de circulation.

Des acteurs mis à contribution

Le ministre en charge de l’environnement a invité la presse, la Police nationale et municipale, la Gendarmerie, les services des Eaux et forêts et les transporteurs à œuvrer pour la réduction des GES et des polluants atmosphériques.

Les ministres en charge de l’environnement, Siméon Sawadogo (droite), et des transports, Vincent Timbindi Dabilgou, ont emprunté un bus SOTRACO pour donner l’exemple.

Le ministre Vincent T. Dabilgou a, pour sa part, déploré le fait que des véhicules de « seconde main » complètement usagés aient des cartes grises délivrées par son département. Mais, a-t-il assuré, son ministère travaillera dans le sens de la résorption de ce problème. En tant que « représentant des pollueurs » via des motos qui «fument » et l’aviation civile ayant également sa part de responsabilité dans la pollution atmosphérique, ces JFEC sont un moment pour lui de faire son mea culpa.

A son avis, il faut créer des chaines de valeurs pour l’environnement dans l’optique de préserver la vie des êtres vivants. « Il faut également réduire l’âge des véhicules », a insisté le ministre en charge des transports. Dans la dynamique d’améliorer la mobilité urbaine dans la ville de Ouagadougou et de participer à y réduire les émissions de carbone, il a rappelé l’octroi bientôt à la Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO), de 300 bus respectueux des normes environnementales. Il a, en outre, annoncé un projet d’octroi de bus à la ville de Bobo-Dioulasso et la construction de voies durables pour les bus afin de fluidifier la circulation, de gagner en temps et de respecter l’environnement.

Le ministre Dabilgou a, en sus, rappelé l’exemple de la Chine qui utilise, de nos jours, des véhicules hydrogènes et la Côte d’Ivoire qui amorce son envol vers les bus électriques favorables à l’environnement et au cadre de vie urbain. Le Directeur de cabinet (dircab) du maire de Ouagadougou, Martial Rigobert Tiendrébéogo, a salué le choix porté sur la commune capitale pour abriter les JFEC 2021. Il a relevé que ces « initiatives nationales d’amélioration du cadre de vie » viennent répondre aux problèmes posés par le développement « fulgurant » du secteur des transports au Burkina Faso marqué par une forte concentration des engins à deux, trois et quatre roues dans la capitale.

Le dircab du maire a dépeint l’augmentation de la population de Ouagadougou ces 15 dernières années (1 200 000 habitants en 2004 à plus de 3 000 000 d’habitants en 2021), caractérisée par l’intensité du trafic intra-urbain, l’accroissement du parc automobile, la présence «forte » des tricycles dans la capitale, etc. Selon lui, il faut de façon indispensable, des transports durables (déplacements à pieds et à vélo pour des petites courses, adhésion au transport en commun) et des engins moins polluants. Le Directeur général (DG) de la préservation de l’environnement, Désiré Ouédraogo, a informé de la tenue d’un cross, des animations de plateau télé, des panels, etc., lors de la célébration des JFEC 2021.

Quant au représentant des PTF, Lassané Ouédraogo, il a ajouté que la croissance démographique est génitrice de problèmes urbains sur les plans sanitaire et environnemental à l’image du changement climatique. Il a rassuré que le secteur privé va jouer son rôle d’interpellateur des citoyens sur la question. A l’issue du lancement des JFEC 2021, des conducteurs d’engins ont subi un contrôle pour jauger la qualité de leurs montures.

Boukary BONKOUNGOU

Justine MONNE (Stagiaire)

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