Comité exécutif de la FBF : Lazare Banssé justifie le réaménagement du 15 octobre dernier

Le président de la FBF, Lazare Banssé, a cité les articles 47, 48 et 57 pour justifier les réaménagements du bureau exécutif le 15 octobre dernier.

Le président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Lazare Banssé, accompagné de ses proches collaborateurs, a expliqué les raisons qui ont prévalu au réaménagement de son comité exécutif le 15 octobre dernier. C’était lors d’une conférence de presse organisée le jeudi 28 octobre 2021 à Ouagadougou.

Le réaménagement du bureau exécutif de la Fédération Burkinabè de Football (FBF) est du pouvoir régalien de son président. C’est le point de vue du président de la FBF, Lazare Banssé, pour justifier le réaménagement du bureau exécutif qu’il avait opéré le 15 octobre 2021. Les départs de Raymond Papy Dagba, Sibiri Jeau Paul Ramdé, Isabelle Tall et Boureima Zio avaient fait couler beaucoup d’encre. L’ex-DG de la CAMEG s’est justifié au cours d’une conférence de presse, le jeudi 28 octobre 2021 à Ouagadougou.

Selon Lazare Banssé, le comité exécutif réaménagé est le résultat de concertations avec certains membres et de sa volonté de faire en sorte que l’œuvre collective soit le fil conducteur de son action. Aussi, a-t-il insisté, des fondements juridiques lui donnent le pouvoir de réaménager son bureau exécutif, en vue d’assurer son meilleur fonctionnement. Ainsi, il s’appuie sur les statuts de la FBF révisés le 8 avril 2018 qui stipulent que « désormais, seul le président de la FBF est élu par l’assemblée générale ». De ce fait, le président élu a toute la latitude de désigner les membres du comité exécutif de façon discrétionnaire, sans influence extérieure.

« Si le président nomme les membres du comité exécutif sans en référer à l’assemblée générale, il doit pouvoir les révoquer de la même manière. C’est ce qui se nomme en droit le parallélisme des formes. C’est-à-dire qu’une décision prise sous une forme donnée ne peut être retirée, abrogée, annulée ou modifiée qu’en respectant les mêmes formes », a-t-il indiqué. Pour lui, des membres du comité élus en assemblée générale par scrutin de listes, deviennent une fois élus, inamovibles jusqu’à la prochaine élection, soit quatre ans. Or, a-t-il ajouté, il a été fait le constat récurrent que durant ce temps, les comités exécutifs passés de la FBF ont connu ou vécu des dysfonctionnements ou des difficultés pour travailler efficacement et en synergie.

Selon Lazare Banssé, des membres font défection, ne participent plus aux activités de la FBF sans explications, ni raisons connues, et des membres choisissent de démissionner ou ne sont pas à la hauteur de leur mission. « Certains agissent avec dilettantisme, d’autres choisissent d’être en opposition frontale, soit avec le président, soit le comité exécutif. D’autres encore font preuve de déloyauté totale envers le comité exécutif et le président », a-t-il insisté.

« Je me battrai contre le clanisme… »

Lazare Banssé a alors assuré que ce sont, entre autres éléments qui ont été déplorés par plusieurs personnes du milieu du football et qui ont conduit à l’option pour une nomination des membres du comité exécutif par le président, en lieu et place d’une élection.

Le président de la FBF reproche aux personnes révoquées de vouloir créer des clans au sein du bureau fédéral. « Ce n’est pas ma conviction encore moins ma vision. Depuis ma prise de fonction, je n’ai qu’un seul leitmotiv, me battre avec force contre la persistance du clanisme et des chapelles qui rament à contre-courant et parfois dans un mépris total de nos textes », a-t-il déclaré. S’agissant du réaménagement du bureau fédéral, à en croire le président de la FBF, nombre d’entre eux n’exerçaient pas leur travail avec sérieux et conscience professionnelle. Le constat qu’il a pu faire, a-t-il affirmé, est notamment une non observance des horaires de travail et surtout, un absentéisme quasi général qui pouvait durer des jours pour certains.

« Or, tout ce personnel est salarié et il est attendu de lui, de la performance et un bon fonctionnement de l’administration fédérale », a révélé Lazare Banssé. En ce qui concerne l’ancien bureau exécutif, le président de la FBF a affirmé qu’il a fait preuve de bonne foi envers ceux qui lui ont cédé la présidence. « Toutes les instances qui m’ont été laissées, ont été gérées dans la continuité, sans trop de formalisme, quand bien même, il y en avait pas mal qui portait à caution.

Concernant par exemple les instances ayant trait à des créances, dont certaines étaient très récentes, pour ne pas parler de créances de dernière minute et pour d’importants montants, je les ai toutes liquidées. Et cela pour ne pas se livrer une chasse aux sorcières », a-t-il précisé. Toutefois Lazare Banssé appelle à une union sacrée autour des Etalons qui ont des échéances importantes dans les prochaines semaines.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.