Secteur du coton : Relever le défi de la transformation locale

Le directeur général de l’artisanat, Séraphin Badolo : « l’objectif à terme est de permettre aux artisans burkinabè de contribuer à réduire de manière significative le taux d’exportation du coton brut ».

Le taux de transformation locale du coton burkinabè reste encore faible. Le gouvernement veut travailler à inverser la donne. Dans cet objectif, avec l’appui de la Coopération italienne, il a mis en place en 2020, dans le cadre du programme « secteur de l’artisanat », le projet Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton (CNATAC). Les acteurs de sa mise en œuvre ont tenu la deuxième session du comité de revue du CNATAC le jeudi 23 décembre 2021, à Ouagadougou.

L’objectif de cette rencontre statutaire est d’examiner l’état de réalisation des activités de 2021 et d’adopter le plan de travail et de budget de 2022, a laissé entendre le directeur général de l’artisanat et coordonnateur du programme « secteur de l’artisanat », Séraphin Badolo. Le projet comporte une phase de construction des locaux du centre et une phase de formation d’environ 2 000 artisans.

L’objectif à terme est de permettre aux artisans burkinabè de contribuer à réduire de manière significative le taux d’exportation du coton brut, a poursuivi M. Badolo. Depuis son lancement en 2020, plusieurs activités ont été mises en œuvre.

Il s’agit notamment de la mise en place des organes de gestion du projet, des études préliminaires, des actions de sensibilisation à l’endroit des bénéficiaires pour leur donner

Selon le responsable du bureau italien de coopération au Burkina Faso et du Niger, Domenico Bruzzone, le projet va permettre des mises en relation avec les startups italiens qui ont fait de l’Italie une référence mondiale dans le secteur du textile et de la mode.

l’information sur l’opportunité qu’ils ont avec une telle initiative, a expliqué M. Badolo. Ce qui donne un taux de réalisation physique de 25% et celui financier d’environ 15%, a-t-il précisé.

Rendre le projet plus opérationnel Selon le responsable du bureau italien de coopération au Burkina Faso et au Niger, Domenico Bruzzone, son pays s’est engagé à accompagner le secteur de la production cotonnière au Burkina Faso, surtout à la transformation, pour y apporter de la valeur ajoutée en termes d’industrie textile, de dessin et mode, de marketing.

Au-delà de l’appui financier, le projet va permettre des mises en relation avec l’expertise italienne, à travers notamment les universités, les entreprises, les startups, qui ont fait de l’Italie une référence mondiale dans le secteur du textile et de la mode, a souligné M. Bruzzone.

S’il s’est réjoui du démarrage du projet CNATAC, il a appelé les différents acteurs à minimiser les effets de la bureaucratie pour rendre davantage le projet plus opérationnel, dynamique. C’est pourquoi la chargée du projet CNATAC au sein de l’agence italienne pour la coopération et le développement, Claudia Meloni, a souhaité une collaboration forte entre les deux parties pour faire avancer le projet afin de permettre à terme d’atteindre les résultats attendus.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

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