Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

𝗟𝗶𝗴𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲𝘁𝗲́ : 𝗿𝗲́𝘃𝗲́𝗹𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗮𝗹𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗯𝘂𝗿𝗸𝗶𝗻𝗮𝗯𝗲̀ 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗳𝗼𝗼𝘁𝗯𝗮𝗹𝗹 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝘀

Le développement du football national, la détection des talents nationaux et la valorisation des richesses culturelles sont au cœur de la Ligue de la souveraineté, une initiative présidentielle présentée le samedi 24 octobre 2026, dans la salle de conférence de Ouaga 2000, par le Camarade Adama GUIRA, responsable exécutif du projet. La cérémonie de présentation a connu la présence de la Camarade Annick PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, de l’ensemble des gouverneurs de région ainsi que des directeurs régionaux en charge du sport.

Prévue de janvier à juin 2027 et exclusivement réservée aux Burkinabè, cette compétition ambitionne de renforcer les bases du football national en offrant aux joueurs issus des différentes régions un cadre d’expression, de progression et de visibilité. Elle vise à élargir le champ de détection des talents, à favoriser leur accès aux opportunités de progression sportive et à faciliter l’identification de joueurs susceptibles d’intégrer les différentes catégories de sélection nationale.

Au-delà de la compétition, la Ligue de la souveraineté entend contribuer à l’émergence d’un football davantage structuré autour des ressources humaines et des potentialités locales. Les résultats attendus portent notamment sur une meilleure identification des talents dans les régions, le renforcement de la dynamique du football à la base et une plus grande visibilité des joueurs évoluant en dehors des principaux pôles sportifs. Cette approche vise à rapprocher les opportunités sportives des jeunes et à favoriser une valorisation plus large du potentiel footballistique burkinabè.

L’autonomisation des bénéficiaires constitue également un enjeu important de cette initiative. En donnant aux joueurs un cadre de compétition et de valorisation de leurs compétences, le projet entend contribuer à leur épanouissement et élargir leurs perspectives d’évolution dans le domaine sportif. Les acteurs mobilisés dans le cadre de la Ligue de la souveraineté percevront un salaire et seront tous déclarés à la caisse, afin de leur garantir une meilleure protection sociale et de renforcer leur autonomisation. L’ambition est de faire du football un moyen de développement personnel et professionnel, tout en favorisant la reconnaissance des compétences acquises sur les terrains.

Une attention particulière est également accordée aux anciens footballeurs vivant en région. Forts de leur expérience et de leur connaissance du milieu sportif, ces acteurs peuvent contribuer à l’encadrement des jeunes, à la transmission des savoir-faire et à la consolidation des dynamiques footballistiques locales. La Ligue de la souveraineté ouvre ainsi des perspectives de valorisation de leur expérience et de reconversion dans des domaines tels que l’encadrement, la formation et l’accompagnement sportif. L’enjeu est de mieux mobiliser ce capital humain au service de la relève et du développement durable du football national.

La compétition porte par ailleurs une dimension culturelle et territoriale. En réunissant les régions autour d’un rendez-vous sportif commun, elle entend contribuer à la valorisation des identités locales, des traditions et du patrimoine culturel burkinabè. La mise en lumière de cette diversité doit favoriser les échanges entre les populations, renforcer le sentiment d’appartenance nationale et faire du sport un vecteur de cohésion sociale.

Sur le plan organisationnel, la compétition se déroulera en deux poules, A et B. À l’issue de cette phase, les quatre premières équipes de chaque poule accéderont aux play-offs, réunissant huit équipes dans la phase décisive de la compétition.

À travers la Ligue de la souveraineté, les résultats recherchés dépassent le cadre des performances sportives. Il s’agit de renforcer la détection des talents dans les régions, d’accroître les possibilités de progression des joueurs, de valoriser l’expérience des anciens footballeurs, de soutenir l’inclusion de la jeunesse et de mettre en lumière les richesses culturelles des territoires. En associant ces différentes dimensions, cette initiative présidentielle ambitionne de faire du football endogène un levier de développement sportif et de valorisation du potentiel humain national.

De janvier à juin 2027, la Ligue de la souveraineté entend ainsi contribuer à une meilleure structuration du football à la base, à la promotion des talents burkinabè et au renforcement des dynamiques sportives régionales, dans une perspective de cohésion nationale et d’opportunités pour les bénéficiaires.

DCRP/MSJE

Journées d’hommage au Père de la Révolution burkinabè en Italie : le Camarade Pingdwengé Gilbert OUEDRAOGO visite le bâtiment R+10 de l’ambassade du Burkina Faso en Italie, acquis sur Fonds propres

En séjour dans la capitale italienne dans le cadre de l’organisation des journées d’hommages dédiées au Père de la Révolution burkinabè, le Capitaine Noël Isidore Thomas SANKARA, le ministre en charge de la culture, Porte-parole du gouvernement, a effectué une visite de courtoisie ce vendredi 23 octobre 2026 à l’ambassadeur Cyrille Ganou BADOLO, ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs.

Après les civilités, le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a visité les nouveaux locaux de la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Rome.

C’est un édifice R+10 acquis sur fonds propres par l’Etat burkinabè en septembre 2026, abritant les différents services de la chancellerie de même que les services consulaires.

Au terme de la tournée, le chef de la mission se félicite de cette acquisition de l’Etat burkinabè, qui prouve qu’en dépit du contexte national difficile, le Burkina Faso reste debout et digne tout en s’affirmant dans le concert des Nations.

« C’est un bâtiment R+10, acquis sur fonds propre sans crédit et payé en une tranche ici en Italie. Aucun pays implanté ici n’a une ambassade aussi prestigieuse, aussi imposante que notre ambassade », a souligné tout fièrement le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.

Le ministre a saisi l’occasion pour encourager le personnel de l’ambassade qui, avec engagement et responsabilité, accomplie la mission qui leur a été confiée par la mère Patrie.

A l’issue de la visite à l’ambassade, le ministre de la culture accompagné par l’ambassadeur Cyrille GANOU/BADOLO est allé présenter ses civilités à Monsieur Paolo Emilio MARCHIONNE, président de la Municipalité de l’arrondissement n°3 de Rome, qui abrite le parc Thomas SANKARA.

Une prise de contact qui a permis au ministre OUEDRAOGO de traduire la reconnaissance du Burkina Faso aux autorités italiennes, pour le choix porté sur le Capitaine Thomas SANKARA au regard de son combat contre l’injustice et les inégalités.

De la municipalité de l’arrondissement 3, le porte-parole du gouvernement s’est rendu au parc Thomas SANKARA pour constater l’état des préparatifs de l’évènement ‘’SANKARA, l’Echos du monde’’, organiser par le gouvernement burkinabè à travers le comité international mémorial Thomas SANKARA.

Là encore, le ministre porte-parole du gouvernement dit être satisfait de l’engagement des burkinabè sur place et venus du pays pour la réussite de la journée d’hommage qui se tiendra sur toute la journée de ce samedi 24 octobre 2026, à travers notamment une conférence publique, une prestation de l’orchestre de la Présidence du Faso et une dégustation de mets nationaux, au parc dédié au héros national, le Capitaine Thomas SANKARA.

DCRP/MAE

Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) : confiance et coopération pour un monde apaisé

La Chine accueille du 23 au 25 octobre le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan), situé à une centaine de km de Beijing, dans la province du Hebei. Organisée par l’Institut des affaires étrangères du peuple chinois (IAEPC), cette rencontre importante, qui va réunir 180 participants de 90 pays et 180 délégués chinois, s’inscrit dans le sillage de la promotion des objectifs de l’initiative pour la gouvernance mondiale (IGM) proposée par la Chine en septembre 2025. « Rétablir la confiance et la coopération: réformer et améliorer la gouvernance mondiale dans un monde en mutation » est le thème autour duquel vont échanger les participants pendant trois jours.

Le thème trouve sa justification dans l’état actuel de la gouvernance mondiale marqué par des conflits régionaux, un piétinement du droit international, une résurgence de la loi du plus fort et une remise en cause de l’ordre international d’après-guerre. L’humanité est fragmentée entre des contradictions qui fragilisent la gouvernance mondiale. Il faut parer au plus vite en sortant des logiques hégémoniques, belliqueuses et de la prévalence des intérêts égoïstes. C’est dans cette perspective que la Chine a proposé l’IGM afin de donner un nouveau souffle plus inclusif à la marche du monde.

Faut-il le rappeler, l’IGM formule, entre autres objectifs, l’égalité souveraine de tous les pays à décider d’eux-mêmes, le respect du droit international, la promotion du multilatéralisme, la primauté des peuples, la prise d’actions concrètes en faveur du développement et du bien-être des populations. Le rendez-vous de Xiongan se présente comme un prolongement de la réflexion autour de cette initiative afin de mieux innerver ses nobles objectifs. De ce fait, il importe de rétablir la confiance entre les nations pour affronter les défis communs de l’humanité dans la solidarité. Il faut se convaincre que les murs de la confiance se sont lézardés ces dernières années entre les pays à travers le monde, toute chose qui a littéralement affecté la gouvernance mondiale. Or sans un minimum de confiance, il serait vain d’agir en toute solidarité et dans une compréhension mutuelle face aux préoccupations de l’humanité.

Au-delà des divergences qui peuvent exister entre les nations, il faut accepter l’évidence que le monde partage une communauté de défis qui sont à la fois liés au développement, aux échanges humains, économiques et commerciaux, au changement climatique, à la recherche de la paix et à la gouvernance de l’intelligence artificielle. C’est dans un climat de confiance mutuelle que toutes les parties peuvent collaborer afin de trouver les solutions appropriées à ces préoccupations communes. Et la confiance est un préalable à toute coopération fructueuse, inclusive et respectueuse des intérêts de tous.

L’avenir de l’humanité est dans la coopération. Aucune nation, aussi puissante soit-elle, ne peut se développer en autarcie. C’est à travers une coopération empreinte de respect et de compréhension mutuelle que la gouvernance mondiale saura être au service de la paix et du développement. Les postures hégémoniques et les décisions unilatérales sont contre-productives à la bonne marche de l’humanité. Seule l’alternative d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité est propice au maintien d’un ordre international inclusif et multipolaire. Les vieux réflexes qui consistent à vouloir dicter une voie unilatérale à la gouvernance mondiale ont montré leurs limites. Partout où l’argument de l’arbitraire a voulu prévaloir au mépris du droit, l’on a récolté des revers préjudiciables à la paix. Une humanité résolument tournée vers le futur est celle qui privilégie la confiance, le dialogue et la coopération.

La réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale impliquent une large concertation qui pourrait ouvrir les chemins d’une gouvernance mondiale inclusive et multipolaire. Le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) se propose comme un laboratoire d’idées et de propositions idoines pour irriguer la gouvernance mondiale axée sur une coopération au service de la paix et du développement. Ce rendez-vous, qui réunit des compétences issues des milieux politiques, universitaires, économiques, médiatiques et de la jeunesse du monde entier, propose, en plus de sa séance plénière, 22 discussions thématiques/tables rondes en cinq sessions parallèles. Les préoccupations inhérentes à la gouvernance mondiale, le maintien du système international centré sur les Nations Unies, le consensus sur l’accélération du développement, la réforme des systèmes économiques et financiers, la gouvernance de l’intelligence artificielle, du cyberespace et le dialogue entre les civilisations feront l’objet d’échanges au cours de ce Forum.

Cette rencontre qui concentre autant de sujets est la preuve que l’avenir d’un monde apaisé, multipolaire retient l’attention de tous. Formulons le vœu que de ces échanges sortent des propositions concrètes qui pourront injecter une nouvelle énergie à la gouvernance mondiale qui est à la croisée des chemins. Des cadres de réflexion comme le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) méritent d’être soutenus pour bâtir une humanité qui dialogue en toute fraternité et égalité. Osons espérer que les conclusions des travaux du Forum trouveront également un écho favorable auprès des décideurs politiques.

Comme le président chinois, Xi Jinping, l’a mentionné dans son message au Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan), l’IGM a été proposée dans l’objectif de promouvoir la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus raisonnable, et de construire un monde meilleur. Tout en réitérant la volonté de la Chine d’œuvrer avec toutes les parties pour mettre en pratique la vision d’une gouvernance mondiale fondée sur la consultation, il a appelé à la construction conjointe et au partage, à rassembler nos forces avec confiance, à résoudre les difficultés par la coopération. En clair, il faut promouvoir la mise en œuvre de l’IGM pour insuffler davantage de certitude et d’énergie positive dans un monde marqué par les bouleversements et les troubles, et avancer main dans la main vers une communauté de destin pour l’humanité.

Karim BADOLO

CGTN Français

Xi Jinping appelle à de nouvelles réalisations dans le cadre de la nouvelle Longue Marche

La Chine a organisé jeudi à Beijing un rassemblement pour commémorer le 90e anniversaire de la victoire de la Longue Marche de l’Armée rouge. Le président chinois Xi Jinping, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et président de la Commission militaire centrale, a participé à ce rassemblement et prononcé un discours important.

« Ce n’est qu’en gardant l’histoire à l’esprit que nous pourrons bâtir un avenir meilleur », a déclaré M. Xi. Il a appelé l’ensemble du Parti, l’ensemble des forces armées et le peuple chinois de toutes les ethnies à se rallier plus étroitement autour du Comité central du Parti, faire rayonner le grand esprit de la Longue Marche, poursuivre résolument leur marche en avant et s’efforcer de faire avancer la grande cause inaugurée par les révolutionnaires de la génération précédente, afin de créer de nouvelles réalisations dans le cadre de la nouvelle Longue Marche.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source: CGTN Français

Coupe du Faso multisport 2026 : Ouagadougou accueille les premières finales du 24 au 25 octobre

La directrice générale des Sports et des Loisirs, Valérie Badolo, née Tapsoba, a animé, le mercredi 21 octobre 2026 au stade du 4-Août à Ouagadougou, une conférence de presse consacrée à la première édition de la Coupe du Faso multisport, en compagnie de ses collaborateurs du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. A cette occasion, elle a présenté les grandes orientations de cette compétition qui a concerné 11 disciplines sportives, avec des phases finales programmées les 24 et 25 octobre 2026. Le coût global de l’organisation a été estimé à 100 millions de FCFA. Le sport burkinabè a franchi une nouvelle étape avec l’élargissement de la Coupe du Faso à d’autres disciplines que le football. Pour cette première édition, 11 fédérations ont été retenues, notamment celles de l’athlétisme, des sports pour personnes handicapées, du volleyball, du handball, du rugby, de la lutte, de la boxe, de la pétanque, du karaté-do, du taekwondo et du cyclisme. A travers cette initiative, le ministère chargé des Sports a affiché son ambition de diversifier l’offre sportive nationale, de détecter de nouveaux talents et d’améliorer la préparation des athlètes. Le projet a également visé à renforcer la visibilité des disciplines concernées, à promouvoir l’équité sportive et à consolider la cohésion sociale. Interrogé sur le choix des 11 disciplines, le représentant du ministère a expliqué que la sélection s’était appuyée sur plusieurs critères. Il a notamment cité les performances sportives, la gouvernance des instances dirigeantes, la couverture du territoire national, les capacités organisationnelles et le niveau d’inclusion au sein des fédérations. Cette sélection s’est inscrite dans le cadre d’un processus de catégorisation des fédérations, qui n’a pas consisté à établir un classement du premier au dernier, mais à apprécier leurs performances et leurs capacités de fonctionnement. Le ministère a également indiqué que cette première phase pourrait s’étendre à d’autres disciplines lors des prochaines éditions, en fonction des résultats obtenus, des ressources disponibles et des capacités organisationnelles des fédérations. La question du financement a occupé une place importante dans les échanges avec les journalistes. Le coût de cette première édition a été évalué à 100 millions de FCFA, répartis entre les onze fédérations retenues pour assurer l’organisation des compétitions. Face aux préoccupations relatives aux difficultés financières rencontrées par certaines fédérations et au niveau des primes accordées aux athlètes, le ministère a assuré avoir pris des dispositions pour mettre les ressources nécessaires à leur disposition. Les fédérations ont également été invitées à proposer une répartition des primes consacrant au minimum 50 % de l’enveloppe reçue à cette rubrique. Selon les explications fournies à la presse, les propositions ont été transmises au ministère, qui a affirmé suivre leur mise en œuvre. Les récompenses ont été annoncées sous forme de médailles et de primes en numéraire. Les phases finales ont été programmées à Ouagadougou les 24 et 25 octobre 2026. Le ministère a justifié ce choix par le caractère expérimental de cette première édition et par les ressources financières disponibles. L’objectif a été de tirer les enseignements de cette première expérience avant d’envisager une délocalisation de certaines finales dans les régions lors des prochaines éditions. Le calendrier a également tenu compte des contraintes scolaires et du programme sportif national, particulièrement chargé cette année. Après des échanges avec les fédérations, les organisateurs ont retenu cette période, qui a précédé le Tour du Faso. Le ministère a précisé que les compétitions avaient débuté dès le 20 octobre pour certaines disciplines, tandis que les phases finales ont été concentrées sur les 24 et 25 octobre. Les sites de compétition ont été désignés par les fédérations et les programmes ont été regroupés dans un calendrier commun. Les responsables du département ont annoncé leur présence sur les différents sites afin d’accompagner le déroulement des finales. Au cours de la conférence de presse, le ministère a insisté sur le rôle central des fédérations dans la mise en œuvre de cette initiative. Celles-ci ont participé aux réunions préparatoires et aux discussions relatives aux modalités d’organisation des compétitions. Présentées comme les principaux acteurs techniques sur le terrain, elles ont été chargées de contribuer au bon déroulement des épreuves, sous le suivi du ministère. Les organisateurs ont également appelé à une bonne coordination entre les différents intervenants, au respect des règles et à la promotion du fair-play. Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Coopération bilatérale : la République Tchèque souhaite consolider ses relations avec le Burkina Faso

Le Camarade ministre des Affaires étrangères a reçu en audience l’envoyé spéciale de la République Tchèque pour le Sahel, S.E. Madame Štěpánka LITECKÁ, dans la soirée du 22 octobre 2026. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations entre Ouagadougou et Prague d’une part et entre la République Tchèque et la Confédération des Etats du Sahel d’autre part. A travers son déplacement à Ouagadougou, la diplomate tchèque dit vouloir des échanges directs avec le ministre des Affaires étrangères, en vue de mieux comprendre la vision de notre pays en matière de coopération, et ainsi bâtir des relations de qualité, pragmatiques et bénéfiques pour chaque partie. Le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE a indiqué que le pragmatisme est ce que le Burkina Faso souhaite désormais dans la collaboration avec les partenaires. Pour lui, le Burkina Faso reste ouvert pour coopérer avec des partenaires qui utilisent une grille de lecture juste et objective pour comprendre notre contexte, avec des approches qui s’alignent sur nos priorités et non des approches à l’ancienne, faites d’injonctions de la part de certains partenaires. « Les partenaires doivent comprendre que dans la dynamique actuelle, les Africains ne vont plus accepter d’être sur le banc de touche alors que le terrain de jeu leur appartient et qu’ils peuvent bien jouer.C’est ce message que nous voulons faire passer et nous sommes disposés et disponibles pour coopérer avec les partenaires qui comprennent cela », a soutenu le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE. Les autres points d’échanges ont porté sur les domaines qui peuvent intéresser le Burkina Faso et la République Tchèque dans leur coopération, tels que l’économie et les échanges commerciaux, ainsi que la promotion de la jeunesse à travers des projets structurants. « Nous voulons relancer notre partenariat avec le Burkina Faso dans des secteurs d’intérêt partagé et sans aucune considération géopolitique », a précisé l’envoyé spéciale de la République Tchèque pour le Sahel. Le Camarade ministre des Affaires étrangères a salué cette vision et a invité la République Tchèque à tirer leçon des échecs de certains partenaires, pour tisser des relations de confiance et de sincérité avec le pays des Hommes intègres. Les deux personnalités ont relevé la nécessité de mettre en place des cadres de concertations bilatérales pour des échanges approfondis qui permettront de donner de la solidité à la coopération. Le sujet sur les rapports entre le Burkina Faso et l’Union Européenne a également été abordé pendant les échanges, et S.E. Madame Štěpánka LITECKÁ de confier que la majorité des envoyés spéciaux des pays de l’UE pour le Sahel, comprennent désormais la vision du Burkina Faso de la Confédération AES en matière de relations internationales. DCRP/MAE

Consultations politiques Burkina Faso- République de Türkiye: des concertations tous azimuts pour renforcer la coopération

En séjour à Ankara dans le cadre de la première session des consultations politiques entre le Burkina Faso et la République, la délégation burkinabè conduite par le Camarade Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a mené des concertations tous azimuts les 20 et 21 octobre 2026 avec de nombreuses personnalités au sein de diverses structures étatiques turques.
C’est ainsi que la délégation s’est rendue tour à tour à la Fondation Maarif, à l’Agence de Coopération et de Coordination (TIKA), au Conseil de l’Enseignement supérieur, au ministère de la Santé, au Conseil des Relations Economiques Extérieures (DEIK), et au ministère de l’Education nationale.
A la Fondation MAARIF, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE et sa délégation ont eu des échanges avec Anet BEY Responsable Afrique de la Fondation MAARIF assisté de collaborateurs. Il s’est réjoui de la signature d’une convention d’établissement et de gestion avec la fondation qui possède déjà des écoles à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et de l’octroi de bourses pour des élèves burkinabè.
Elle a en outre sollicité l’appui de la fondation pour l’augmentation du nombre de ces bourses et l’appui à en matière d’enseignement et de formation professionnelle et technique. MAARIF a marqué son accord pour l’ensemble de ces sollicitations. Les deux parties ont aussi examiné les possibilités de développement des activités de la fondation au Burkina Faso.
A l’Agence de Coopération et de Coordination (TIKA) qui est l’agence turque de développement fondé en 1992, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères a été reçu par Dr Yahya COSKUN, Vice-Président de l’institution. TIKA a de nombreuses réalisations au Burkina.
Elle a entre autres accompagné le développement de la médecine d’urgence avec le SAMU. L’Agence s’est dite favorable à un réexamen dudit projet pour sa mise en œuvre. Pour l’année 2027 elle s’est engagée à apporter un appui au Burkina dans le domaine de la formation professionnelle et technique en cohérence avec l’objectif de développement endogène du pays.
La délégation burkinabé a également émis le vœux qu’un Bureau TIKA puisse s’ouvrir prochainement à Ouagadougou.
Au Conseil de l’enseignement Supérieur, les discussions entre Burkinabè et Turcs ont essentiellement porté sur la question du renouvellement du protocole d’accord de 2024 qui fixe notamment les conditions de coopération en matière académique et universitaire et qui est arrivé à échéance.
D’emblée le Burkina a exprimé sa volonté de préserver les acquis, de maintenir cette coopération et de la renforcer. Le Conseil turc de l’enseignement Supérieur est également favorable à cet renouvellent et promet une augmentation du nombre de bourses pour les Masters et Doctorats au profit des étudiants burkinabè.
La partie turque s’est dite ouverte à toute proposition d’amélioration de notre coopération dans le cadre du nouvel accord. D’ores et déjà une liste des besoins hiérarchisées du Burkina sera transmise à la Türkiye. Les chercheurs burkinabè pourront également accéder et postuler à la banque de projets des centres de recherche turcs. Au ministère de la Santé, la délégation burkinabè a été reçu par le Vice-Ministre, Pr Nurullah OKUMUS.
L’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE a salué le dynamisme de la coopération entre nos deux pays en matière de santé avec comme réalisation concrète la réussite de la première transplantation rénale au Burkina Faso.
Le Vice-Ministre turc a exprimé la volonté de son pays de continuer à soutenir le Burkina Faso pour les transplantations d’organes. Ce soutien va se traduire par la formation des formateurs et leur mise à niveau en fonction de l’évolution des connaissances dans le domaine.
Il s’est également dit favorable à la facilitation de conventions entre les hôpitaux publics turcs et le ministère burkinabè de la santé dans le cadre de l’approfondissement de la coopération sanitaire.
Le Pr Nurullah OKUMUS a marqué un intérêt pour le projet de technopôle pharmaceutique de Kokologho qui pourrait offrir des possibilités d’investissement à des entreprises turques.
Au Conseil des Relations Economiques Extérieures (DEIK) qui regroupe 4 mille entreprise turques, les discussions ont débouchées sur la proposition de tenue au Burkina d’un forum d’affaires et d’investissement entre le Burkina Faso et la Türkiye. Les exportations turques en direction du Burkina sont passés de 122,24 millions de dollars US en 2023 à 177,84 millions de dollars US en 2025.
Cette croissance témoigne du dynamisme de nos relations commerciales el l’Ambassadeur TOE a salué le rôle important joué par DEIK dans le rapprochement des entreprises turcs et burkinabè. Il a exhorté l’institution à une forte implication dans le règlement des litiges entre turcs et burkinabè pour éviter que les entreprises burkinabè ne soient toujours lésées.
DEIK par la voie de Madame Vahit Oguz Cetin, une de ses dirigeantes pour l’Afrique de l’Ouest a plaidé pour une facilitation des transactions bancaires et un accord sur la suppression de la double imposition.
La partie burkinabè a expliqué que cette question de double imposition est prise en compte au niveau confédéral au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Elle a encouragé la co-entreprise et l’instauration de partenariats durables entre autres dans l’agroalimentaire, la chaîne de froid, le textile, l’énergie solaire, les mines, la formation technique etc. pour booster le développement économique national.
Au ministère turc de l’Education Nationale, les échanges ont principalement porté sur la problématique d’amélioration de la qualité de l’éducation voulue et recherchée par le Burkina pour soutenir son projet de transformation économique et sociale du pays dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.
Le département turc de l’éducation s’est dit prêt à examiner toutes les options en matière de formation des enseignants et des administrateurs du système éducatif, de partage d’expérience dans le cadre de la formation professionnelle et technique, de partage des programme scolaires et des curricula de formation, d’implémentation de nouvelles filières.
Il a aussi proposé des projets de jumelage entre les écoles turcs et burkinabè pour un brassage des peuples, l’ambition étant de laisser aux générations futures un capital de relations fondées sur l’amitié et la coopération.
Entre deux concertations, l’Ambassadeur Hermann Yirigouin TOE et sa délégation se sont rendu au Mausolée d’Atatürk du nom de Mustapha Kemal ATATüRK, le Fondateur de la République de Türkiye.
Un retour aux sources de la Türkiye moderne, riche en enseignements sur la détermination d’un Homme et le nationalisme d’un peuple qui a su assumer son destin et s’imposer dans le concert des nations.
Ambassade du Burkina Faso en Türkiye
DCRP/MAE

Journées d’hommage et de célébration du Président Thomas SANKARA en Italie: le Ministre Porte-parole du Gouvernement et une forte délégation sont arrivés à Rome

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, accompagné d’une importante délégation, est arrivé dans la soirée de ce jeudi 22 octobre 2026 en Italie, dans le cadre des Journées d’hommage et de célébration du Président Thomas SANKARA en Italie.
A leur arrivée à l’aéroport, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO et la forte délégation ont été accueillis par l’Ambassadrice du Burkina Faso en Italie, la Camarade Cyrille GANOU/BADOLO, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso près le Saint-Siège (Vatican), le Camarade Régis Kévin BAKYONO et l’équipe de l’Ambassade du Burkina Faso en terre italienne.
Le choix de l’Italie est symbolique : le 17 septembre 2025, la Municipalité de Rome a rendu un hommage historique au Père de la Révolution d’août 83 en baptisant un parc de 22 289m2 à son nom, dans l’arrondissement n°3 de la ville italienne.
Le programme de ce séjour dans la ville romaine sera marqué du 23 au 25 octobre par diverses activités dont :
✅le lancement international de la Campagne <<Ma brique pour SANKARA>>
✅le dévoilement de la statue du père de la Révolution au parc Thomas SANKARA à Rome
✅une exposition muséale dénommée <<SANKARA, le retour>>
✅une rue marchande
✅une soirée artistique animée par l’Orchestre de la Présidence du Faso et autres artistes Burkinabè
✅des projections cinématographiques
✅etc.
A l’occasion, le Ministre Porte-parole du Gouvernement, invite l’ensemble de la diapora Burkinabè et Aesienne, les amis du Burkina, en Italie et en Europe, à se mobiliser massivement pour donner un écho retentissant à cet événement.
DCRP-MCCAT

Translog Africa 2026 : des recommandations pour renforcer la chaine de transport

La Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique a clos ses travaux, jeudi 21 octobre 2026, à Ouagadougou, par des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique. Les travaux de la Ve édition du Symposium international sur le transport et la logistique (Translog Africa) placés sur le thème, « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation », se sont achevés sous de bons auspices. En effet, la cérémonie de clôture qui est intervenue dans l’après-midi du jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, a permis aux participants de poser un diagnostic et formuler des recommandations visant à renforcer la résilience et la sécurisation des chaînes de transport et de la logistique. Parmi des contraintes soulevées, il ressort la vétusté des infrastructures, l’insuffisance de la digitalisation et de l’interconnexion des systèmes, les guichets uniques non opérationnels, la persistance des pratiques anormales, les surestaries et les frais de détention qui alourdissent les coûts logistiques. En réponse à ces préoccupations, des recommandations majeures ont été formulées. Il s’agit entre autres, de l’élaboration de schémas directeurs national et régional de la logistique, la mise en place d’un guichet unique maritime et du commerce extérieur, l’interopérabilité des plateformes numériques entre les ports, les douanes et les opérateurs. En outre, la simplification de l’amen- dement des connaissements, le développement d’une expertise nationale en ingénierie logistique et le renforcement de la coopération entre Etats voisins ont été aussi proposés.

Translog Africa institutionnalisé

Les recommandations formulées par les participants…
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, qui a présidé la clôture des travaux aux côtés de son homologue du Niger le colonel-major Amadou Abdourahamane, a rassuré que les recommandations ne sauraient demeurer lettre morte. « Nous veillerons à la mise en place, sans délai, d’un comité de suivi confié au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), et accompagnerons l’élaboration de l’instrument juridique consacrant la reconnaissance officielle de Translog Africa », a-t-il promis. A cette Ve édition, Translog Africa a été officiellement institutionnalisé en tant que plateforme intergouvernementale et partenariale permanente de concertation sur les transports, la logistique et sécurité en Afrique. Il a désormais pour missions principales de promouvoir l’harmonisation d’un cadre réglementaire et juridique régissant le transit et le transport transfrontalier en Afrique, d’accélérer la digitalisation, la cybersécurité et la résilience des infrastructures logistiques portières, ferroviaires et routières, de faciliter le dialogue public-privé entre les ministères en charge des transports, les conseils des chargeurs, les opérateurs privés de la chaîne logistique etc. Le ministre Emile Zerbo a invité chaque acteur à s’approprier la part qui lui revient car Translog Africa doit demeurer un instrument de coopération au service d’une Afrique qui décide par elle-même et pour elle-même. « C’est le sens du combat que mène le Burkina Faso, sous le leadership éclairé du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, qui a fait de la souveraineté et du développement endogène des choix irréversibles », a-t-il soutenu. Le ministre Zerbo a rendu un hommage aux forces combattantes qui sécurisent, au prix de leur vie les routes et les corridors. Il a, par ailleurs, témoigné sa gratitude au ministre des Transports et de l’Aviation civile de la République du Niger, le colonel-major Amadou Abdourahamane pour sa présence à l’évènement.

Aly SAWADOGO

Opération « zéro poulailler vide » : des poules et des aliments pour volaille remis aux fermiers à Mogdin et à Gampéla

Le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a remis des kits composés de poules et d’aliments pour volaille à des fermiers de Mogdin et de Gampéla dans la commune de Saaba, jeudi 22 octobre 2026. L’opération « zéro poulailler vide » est en marche. En effet, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a visité deux fermes avicoles à Mogdin et à Gampéla dans la commune de Saaba, à la périphérie Est de Ouaga-dougou, jeudi 22 octobre 2026. Il a, à l’occasion, remis des kits composés de poules et d’aliments pour volaille aux fermiers de ces localités. A Mogdin, le fermier Abdoul Razack Seni a remercié le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques pour l’initiative. « Le Burkina Faso a vraiment besoin de cette opération. Ces poulets locaux améliorés vont nous permettre d’accroitre la production avicole dans notre Centre de formation professionnelle agricole Baôba (CFP-AGB) », a-t-il déclaré. Il a ajouté que c’est l’occasion pour son centre de montrer à ses apprenants comment réceptionner les poulets et les entretenir jusqu’à maturité.

Satisfécit des aviculteurs

Abdoul Razack Seni a, par ailleurs, rappelé que le CFP-AGB a été créé en juillet 2025 et a formé au total 100 personnes (formation initiale et de courte durée), en collaboration avec la délégation spéciale de Saaba. La fermière de Gampéla, Mamounata Kaboré, a également témoi-gné sa satisfaction d’être sélectionnée dans la dyna-mique de l’opération « zéro poulailler vide ». « Je suis une nouvelle retraitée et je produis depuis 2024. Mais, par la suite, j’ai enregistré des difficultés. Je salue cette action concrète de l’Etat burkinabè », a-t-elle signifié. Elle a confié que pour le moment, elle est bénéficiaire de 35 sacs d’aliments de volaille, en attendant les poulets. Quant au directeur général des productions animales, Emilien Bakoné, il a soutenu que l’opération « zéro poulailler vide », lancée le 21 août 2026, s’inscrit dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028. « C’est une première initiative de pouvoir renforcer les capacités d’au moins 500 aviculteurs modernes et traditionnels en leur dotant de kits », a-t-il laissé entendre. Sur le plan de l’élevage moderne, aux dires de Emilien Bakoné, il est prévu d’offrir à chaque bénéficiaire un kit de 1 000 poussins de chair et de plus de deux tonnes d’aliments de volaille ainsi qu’un appui en vaccin. « Pour ce qui est de l’élevage traditionnel, le kit était de 100 volailles adultes composés de 90 poules et 10 coqs avec un accompagnement d’aliments de volaille de trois tonnes et de soins vétérinaires », a-t-il fait comprendre. Le directeur général des productions animales a aussi fait savoir que 24 000 personnes se sont inscrites sur la plateforme du ministère en charge de l’agriculture après le lancement de l’opération « zéro poulailler vide ». « A l’issue de la sélection, 516 bénéficiaires ont été retenus et présentés au public », a relevé Emilien Bakoné.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

SIAO 2026 : la LONAB injecte 50 millions F CFA pour l’organisation

La Loterie nationale burkinabè (LONAB) apporte son soutien à l’organisation du 18e Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) à hauteur de 50 millions F CFA. Cet appui financier a fait l’objet d’une signature de convention entre les deux institutions, le jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Traditionnel partenaire du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), la Loterie nationale burkinabé (LONAB) a, une fois de plus, marqué sa disponibilité à accompa-gner ce rendez-vous international de l’artisanat africain. Pour l’organisation de cette 18e édition SIAO, qui se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026, dans la capitale burkinabè, sur le thème, « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel », en tant que sponsor officiel, la Nationale des jeux a décidé d’apporter un soutien financier à hauteur de 50 millions F CFA. Cet appui a fait l’objet d’une signature de convention entre les deux structures, le jeudi 22 octobre, à Ouagadougou. Selon le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, cette contribution financière de 50 millions F CFA traduit la volonté de sa structure à accompagner la réussite de cet évènement majeur. Il a relevé que le SIAO contribue à révéler le talent, le savoir-faire et à créer des emplois, à générer des revenus et à valoriser l’identité culturelle du Burkina Faso voire de l’Afrique. « Cet engagement de la LONAB est en parfaite cohérence avec notre plan stratégique révisé 2023-2027, notamment son axe relatif au développement socio-écono-mique et à la promotion des initiatives créatrices de valeurs au profit des populations », a-t-il souligné. Cette collaboration, a-t-il poursuivi, s’appuie sur une histoire de confiance réciproque entre les deux partenaires et sur la réussite des éditions passées. Il est convaincu que lorsque les institutions nationales travaillent ensemble, les résultats suivent. En contrepartie de cet appui, la LONAB bénéficiera d’un espace de promotion et de vente de ses produits. Ibrahim Ben Harouna Zarani a salué le travail qu’abat au quotidien le comité d’organisation du SIAO, tout en formulant le vœu que cette édition connaisse un succès et contribue davantage à la promotion du savoir-faire burkinabè et au rayonnement de l’artisanat africain. Le directeur général du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, Eric Bassolé, a confié que cet apport financier va contribuer à faire face à beaucoup de défis rencontrés sur le site du SIAO. Il traduit sa gratitude à la LONAB qui accompagne le SIAO depuis plu-sieurs éditions, tout en lançant un appel aux sociétés d’Etat ainsi que celles du privé à emboiter le pas de ce partenaire afin de faire briller davantage l’artisanat africain, et en particulier burkinabè.

Mahamadi SEBOGO Aïssatou DIARRA (Stagiaire)

Le rendez-vous manqué

Ce matin, j’ai attendu l’Afrique sur le quai de l’avenir Elle vrombissait au loin dans un nuage de poussière Les yeux larmoyant de joie, j’ai cru en elle avec zèle Elle vociférait dans la nuée ardente des volcans gênants Ce matin, je l’ai vue marcher, tanguant à pas de charge Ployant sous son propre poids et portant des faix défaits En tombant de partout, ses membres s’érodaient en l’air L’heure était grave sur le chemin de toutes les entraves Ce matin, j’ai vu l’Afrique debout sur des crics en briques Sa posture inclinée vers l’Ouest la brisait en deux au centre Pendant qu’au Sud, elle se donnait des coups de sa corne Sur son flanc Nord, les boussoles avaient perdu les repères Ce matin, elle est arrivée dans un berceau de mort-né Dépouillée par la portée agitée de l’espoir reporté Elle ne repartira peut-être demain peut-être pas ou jamais A deux mains, demain, remettons l’Afrique en chemin !

Clément ZONGO clmentzongo@yahoo.fr

Forces armées nationales : 24 officiers en administration reçoivent leur diplôme

Les Forces armées nationales ont organisé une cérémonie de fin de formation des officiers stagiaires du premier cours de perfectionnement en administration et du deuxième cours d’application des officiers en administration, le jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou. Onze officiers stagiaires du premier cours de perfectionnement en administration et treize officiers stagiaires dont quatre femmes, du deuxième cours d’application des officiers en administration des Forces armées nationales ont fini leur formation. La cérémonie de sortie des promotions a eu lieu, le jeudi 22 octobre 2026, sous la présidence du directeur central de l’intendance militaire, l’intendant lieutenant-colonel Issa Konseiga. Pour le porte-parole des stagiaires, le commandant Yannick Cheick Kader Sourweima, le stage de perfectionnement en intendance a permis à des officiers chevronnés de réinterroger leurs pratiques, d’intégrer les nouvelles exigences de la gestion publique et d’adapter leurs compétences aux défis opérationnels contemporains. Quant au cours d’application des officiers d’administration, d’après lui, la promotion a suivi un cursus exhaustif de cours magistraux, de travaux dirigés, de conférences et d’immersion. Il a poursuivi que l’objectif assigné était de former des gestionnaires immédiatement opérationnels, capables d’administrer un corps de troupes, d’assurer la comptabilité des deniers et des matières et de soutenir le combattant avec rigueur et efficacité.
Ils sont 24 cadres compétents à renforcer les effectifs dans l’administration de l’armée.
Le président de la cérémonie, le directeur central de l’intendance militaire, l’intendant lieutenant-colonel Issa Konseiga, a, pour sa part, exprimé sa satisfaction pour cette fin de stage. Pour lui, la proclamation des résultats et la remise des diplômes consacrent les efforts des stagiaires et traduisent la volonté de renforcer les compétences nécessaires à l’efficacité du soutien aux Forces armées nationales. Ainsi, il a adressé ses chaleureuses félicitations aux récipiendaires. Toutefois, il a laissé entendre que le diplôme atteste les connaissances acquises, mais que c’est la qualité du service rendu qui révèle la véritable valeur professionnelle. En outre, le directeur Issa Konseiga a fait savoir que l’intendance militaire occupe une place essentielle dans la préparation et la conduite des opérations, car derrière chaque unité engagée, se trouvent des ressources à mobiliser, des besoins à anticiper, des approvisionnements à assurer et des droits à préserver. « La performance opérationnelle ne dépend donc pas uniquement de la qualité des équipements et de la détermination des combattants, elle repose également sur la fiabilité du soutien, la disponibilité des ressources et la rigueur de leur gestion », a-t-il expliqué. Car, a-t-il estimé, le soutien ne s’improvise pas, il se planifie, s’organise et se perfectionne grâce à des personnels compétents et responsables.

Evariste YODA

Création d’une société d’économie mixte à participation publique majoritaire, dénommée Société viticole du Burkina (SOVIB)

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 22 octobre 2026,
en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 14 H 06 min, sous la présidence du
Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale,
procédé à des nominations,
et autorisé des missions à l’étranger. Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous: CONSEIL DES MINISTRES

Production textile nationale : la SONABEL confie ses tenues de travail à TEXFORCES-BF

La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF) ont signé, le mercredi 21 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, une convention de partenariat portant sur la confection des tenues de travail des agents de la nationale d’électricité. Une collaboration qui ambitionne de valoriser le coton burkinabè et de renforcer la souveraineté économique du pays. Du coton burkinabè pour habiller les travailleurs burkinabè. C’est le principe qui sous-tend le partenariat conclu entre la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF). La convention a été signée dans l’après-midi du mercredi 21 octobre 2026, au siège de l’unité industrielle textile, à Logofourousso, en présence des responsables des deux sociétés d’Etat. A travers cet accord, TEXFORCES-BF s’engage à confectionner les tenues de travail du personnel de la SONABEL ainsi que d’autres articles textiles, selon les besoins exprimés par la société d’électricité. Pour les deux partenaires, cette collaboration traduit une volonté commune de privilégier la production nationale et de contribuer à la dynamisation du tissu économique burkinabè. « Outre sa portée contractuelle, cet acte traduit une ambition commune : valoriser notre savoir-faire indigène, renforcer la souveraineté économique de notre pays et faire davantage confiance aux capacités de production nationale », a déclaré le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo. Selon lui, le choix de TEXFORCES-BF constitue une opportunité de soutenir la filière textile nationale, de favoriser la transformation locale du coton et de créer de la valeur ajoutée au Burkina Faso. Il a également souligné que les tenues de travail ne servent pas uniquement à identifier les agents. « Elles contribuent aussi à leur protection, notamment dans l’exécution de leurs missions sur les installations électriques », a-t-il précisé. Souleymane Ouédraogo a ainsi insisté sur la nécessité de disposer de tenues adaptées aux exigences des métiers de l’électricité et répondant aux normes de qualité et de sécurité requises.

La qualité au cœur des exigences

Après la signature de la convention, le directeur général de la SONABEL et sa délégation ont visité les installations de TEXFORCES-BF. Cette visite a permis de constater les capacités de production de l’entreprise et de son aptitude à répondre aux besoins de la nationale d’électricité. Au terme de la visite, le patron de la SONABEL s’est montré émerveillé par le potentiel industriel de son partenaire. Il a salué le savoir-faire des équipes et la contribution des compétences nationales à la transformation du coton. « Depuis les champs, en passant par la logistique, jusqu’à la finition, nous arrivons à transformer le coton du Burkina Faso par des expertises burkinabè », a-t-il relevé. Pour le directeur général de TEXFORCES-BF, Karzoum Eugène Sondo, ce partenariat revêt une portée à la fois économique et symbolique. Les deux sociétés publiques, a-t-il expliqué, ont la responsabilité de travailler ensemble afin de promouvoir la production et la consommation nationales. Il a assuré que son entreprise entend s’appuyer sur une plani-fication « rigoureuse » et une organisation « efficace » pour satisfaire les commandes de la SONABEL. La qualité des produits, le respect des spécifications techniques et la maîtrise des délais de livraison figurent parmi les engagements mis en avant par le directeur général de TEXFORCES-BF. Selon DG Sondo, cette convention, au-delà de la fourniture des tenues de travail, porte l’ambition de maintenir davantage de valeur ajoutée dans l’économie nationale. « La confection locale peut contribuer à soutenir l’emploi, à valoriser les compétences burkinabè et à renforcer les débouchés de la filière coton-textile », a-t-il dit. C’est pourquoi il a, à cet effet, lancé un appel aux autres sociétés d’Etat, aux administrations publiques et aux entreprises privées ayant des besoins en uniformes et en vêtements professionnels, afin qu’elles privilégient la production locale. Pour Souleymane Ouédraogo, les ressources mobilisées par les entreprises nationales doivent également servir à soutenir les capacités productives du Burkina Faso. En misant sur ce partenariat, la SONABEL et TEXFORCES-BF entendent ainsi faire de la coopération entre entreprises burkinabè un levier de développement. Reste désormais à traduire les engagements annoncés en livraisons conformes aux exigences techniques et aux besoins des agents de la nationale d’électricité.

Kamélé FAYAMA

Les rencontres musicales africaines : la IXe édition des Followers à l’honneur

La IXe édition des Rencontres musicales africaines (REMA) a été lancée, mercredi 21 octobre 2026, à Ouaga- dougou. C’est parti pour la IXe édition des Rencontres musicales africaines (REMA). La soirée marquant le début de trois jours de réflexion autour des nouveaux mo-dèles de l’économie de la culture s’est tenue, mercredi 21 octobre 2026, à Ouaga-dougou. Le promoteur de « La Cour du Naaba » et directeur des REMA, Mohamed Kaboré, alias Alif Naaba, a indiqué que cette édition réunira des participants venus de 18 pays. Cette année, le thème retenu est : « Followers : de passifs à actifs ». Le promoteur a confié que l’objectif recherché est de voir comment amener les followers qui suivent les artistes à venir à leurs concerts. « Avoir des milliers d’abonnés ne signifie pas toujours disposer d’un public engagé, capable de soutenir concrètement une carrière musicale », a souligné Alif Naaba. Il a aussi mis en avant les transformations structurelles et opérationnelles apportées à cette édition. « Nous avons opté pour une soirée de lancement au lieu d’une cérémonie d’ouverture, comme nous le faisons d’habitude le matin. Cette cérémonie ne sera pas longue. Elle sera très musicale », a-t-il relevé. Selon le promoteur des REMA, ce forum permettra aux acteurs de la culture au niveau africain de dégager des idées qui contribueront à l’élaboration d’une politique en faveur de la musique africaine et nationale.

Promouvoir le vivre-ensemble à travers la musique

Le représentant du mi-nistre chargé de la Culture, Michel Saba, a soutenu que les REMA s’imposent aujourd’hui comme un rendez-vous majeur de l’agenda culturel régional, voire international. Il a relevé que l’ambition de son département est de faire de la musique un véritable secteur économique capable de générer des emplois, de soutenir l’entrepreneuriat culturel et d’offrir des perspectives à la jeunesse. Partenaire officiel des REMA, l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a réitéré son soutien à cet évènement. « Il faut accroître la réputation de la musique africaine, de manière à augmenter également le nombre de sponsors qui se trouvent derrière », a-t-il signifié. Il a également rappelé la place centrale de l’art dans la cohésion nationale. « La culture occupe une place très importante dans la société burkinabè et constitue le ciment de son vivre-ensemble. L’Union européenne et les Etats membres sont toujours enchantés de pouvoir apporter leur contribution », a-t-il laissé entendre.

Julien ZOUNGRANA

Conseil des Ministres du 22 octobre 2026 :  2 800 milliards FCFA pour « l’Énergie pour Tous » dans 10 ans et Création de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB)

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 22 octobre 2026, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, Président du Conseil des Ministres. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade Mathias TRAORÉ assurant l’Intérim du Ministre Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et pris des décisions importantes pour la bonne marche de la Nation, conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Pour le compte de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un décret portant création de l’Initiative Présidentielle Énergie pour Tous « Faso Wa-Fulu », en langue nationale san. Portée par le Ministère en charge de l’Énergie, cette initiative d’envergure nationale vise à garantir un accès généralisé à l’électricité d’ici à 2030.
D’un coût de plus de 2 800 milliards FCFA sur 10 ans, le programme s’articule autour de 4 composantes que sont les Brigades d’électrification, l’Inclusion communautaire, l’Accès énergétique et la Souveraineté énergétique. « Cette initiative vise à accélérer l’accès de l’énergie pour tous à l’horizon 2030. C’est une initiative qui va s’étaler sur une période de 10 ans, avec une première période d’accélération de la prise en charge des questions énergétiques et une seconde phase de 5 ans qui sera consacrée à la consolidation des acquis », a expliqué le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Camarade Yacouba Zabré GOUBA.
Naissance de la Société viticole du Burkina Faso (SOVIB)
Au titre du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant création d’une société d’économie mixte à participation publique majoritaire dénommée Société viticole du Burkina Faso (SOVIB).
Pour le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, le Camarade Serge Gnaniodem PODA, cette société d’économie mixte est dotée d’un capital initial d’un milliard FCFA avec une participation de 45 % pour l’État, 10 % pour BRAFASO et 45 % pour le secteur privé burkinabè.
« La SOVIB permettra la création de centaines d’emplois et la transformation de vignes produites au Burkina Faso », a soutenu le Ministre PODA. Cette unité industrielle sera basée à Bobo-Dioulasso, et nécessitera un investissement d’environ 9,8 milliards FCFA.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso : le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE invite les chefs de poste à renforcer la communication pour éviter les dysfonctionnements

Le Camarade ministre des Affaires étrangères, accompagné de ses proches collaborateurs, en l’occurrence ceux de l’Inspection générale des services, a présidé un webinaire avec les chefs des Missions diplomatiques et Postes consulaires, sur la gestion budgétaire au niveau des ambassades et consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger.
Cette rencontre tenue le 21 octobre au ministère des Affaires étrangères, a également connu la participation en présentiel ou en ligne, des représentants de l’ASCE-LC, de l’inspection générale des Finances, de l’inspection technique du Trésor, de l’Agent judiciaires de l’Etat, de la Direction générale des Affaires immobilières et de l’Equipement de l’Etat (DGAIE) et de la Caisse nationale de Sécurité sociale, qui interviennent également à des niveaux différents dans le contrôle ou l’appui au fonctionnement de nos MDPC.
Deuxième du genre, elle traduit la volonté du département des Affaires étrangères de renforcer la qualité de la gouvernance diplomatique, dans un contexte où la rationalisation des ressources de l’État, la transparence et l’obligation de rendre compte constituent des exigences fondamentales de l’action administrative.
Il s’agit à travers cette démarche, de réduire les dysfonctionnements constatés dans la gestion administrative, des ressources humaines, du matériel mobilier et immobilier, de la commande publique et le pilotage opérationnel des activités au niveau de nos ambassades et consulats généraux.
Ce cadre est initié à la suite de missions d’audit et d’appui-conseil effectuées par les corps de contrôle dans les MDPC et qui ont décelé des insuffisances récurrentes, liées non seulement au non-respect des normes de gestion administrative, comptable et financière, mais aussi à l’interprétation subjective ou parfois erronée de certains textes, qui peuvent impacter négativement le bon fonctionnement de ces MDPC.
Pendant trois heures d’échanges entre premiers responsables du ministère des Affaires étrangères, chefs de MDPC et cadres du ministère de l’Economie et des Finances, il est ressorti la nécessité de mettre l’accent sur la communication, si l’on veut mettre fin aux dysfonctionnements et améliorer durablement la performance des MDPC.
« Ces dysfonctionnements sont plus liés à un manque de communication ; il faut améliorer la communication au sein de nos Missions diplomatiques, entre les Missions diplomatiques et la Centrale et entre le ministère des Affaires étrangères et les autres départements, notamment celui des Finances », a insisté le Camarade Karamoko Jean Marie TARORE.
Une formation du personnel diplomatique sur la gestion budgétaire s’avère également une nécessité selon la délégation du ministère en charge des Finances, afin d’éviter les manquements qui sont fréquemment décelés.
A cela s’ajoute la digitalisation des services dans les MDPC qui permettra de garantir la transparence dans leur fonctionnement.
Il en est de même pour l’immatriculation du personnel diplomatique pour mettre fin aux difficultés de gestion de la pension des retraités issus des MDPC, selon le représentant de la CNSS.
Sur ce point, le Camarade ministre TARORE a indiqué la nécessité d’envisager une session spéciale avec la CNSS.
Appelant à la rigueur et à la discipline dans l’utilisation des biens de l’Etats dans les MDPC, le ministre et les autres intervenants ont encouragé les chefs de postes, à poursuivre les efforts dans le domaine de la Comptabilité Matière, et à d’envisager l’acquisition des biens immobiliers, et ainsi amener l’Etat à quitter le statut de locataire vers celui de propriétaire.
Aux chefs des MDPC qui ont salué la tenue de cette séance, le premier responsable du ministère des Affaires étrangères a demandé de prendre en compte les observations, les orientations et les recommandations formulées pour une gouvernance diplomatique dans le respect de la réglementation en vigueur au Burkina Faso.
DCRP/MAE

Promotion de la médecine endogène : la forêt de Kamandena, « une boîte à pharmacie naturelle »

Dans le village de Kamandena situé dans la commune de Dédougou, une forêt de onze hectares attire les regards. Préservée depuis plusieurs décennies, cette brousse est devenue un véritable sanctuaire de plantes médicinales. Partie d’une initiative privée de sauvegarde du couvert forestier, sa préservation constitue aujourd’hui un appui concret à la vision des plus hautes autorités qui consiste à promouvoir une médecine endogène fondée sur l’utilisation des plantes locales. De nos jours, le bosquet est un lieu de convergence des populations des villages environnants et d’ailleurs, venues y cueillir des feuilles et des écorces d’arbres pour satisfaire leurs besoins en pharmacopée. Nous sommes allés en immersion sur ce site aux allures de pharmacie naturelle, courant septembre 2026. Reportage ! Le cri de douleur de Omar Sawadogo a déchiré le calme des champs de Kamandena au cours d’une journée de la campagne agricole humide 2025-2026. Derrière sa charrue, le jeune homme de 27 ans venait d’être victime d’une morsure de serpent au pied droit. Son état de santé s’est rapidement dégradé. Paniquée, sa famille cherchait vainement à le stabiliser avant un éventuel transfert dans un centre de santé à Dédougou. C’est alors qu’intervient son oncle, Amadoun Sawadogo, connaisseur de la nature et des vertus des plantes. Il se rend dans la
Les acteurs régionaux de Bankui et du Sourou sont résolument engagés à accompagner la mise en œuvre de la politique à travers des campagnes de mise en terre de plantes médicinales, indique le directeur régional des Eaux et forêts, Aly Coulibaly (gauche).
forêt protégée et quelque temps après, il revient avec des feuilles et des écorces. Les plantes fraîchement cueillies ont servi à préparer une tisane. Après avoir bu la décoction, le malade, a progressivement retrouvé ses esprits. Son état s’est stabilisé et les saignements ont cessé. Aujourd’hui, Omar Sawadogo a repris sa vie et fréquente les sites d’orpaillage à la recherche de fortune. « Il a eu la vie sauve grâce au pouvoir de nos arbres », lance Bibata Rouamba, guérisseuse bien connue à Kamandena.Dans ce bosquet, des centaines d’espèces d’arbres ont été identifiées. On trouve, entre autres, l’ébénier d’Afrique, le citron de mer, le gommier rouge, le « Sagba » ou le « siiga » respectivement en langues nationales dioula et mooré et le kinkéliba coriace. A ces arbres s’ajoutent plusieurs dizaines d’herbacées saisonnières utilisées dans les soins traditionnels. Il y a le thym sauvage, auquel il est attribué des vertus spirituelles, et le gingembre sauvage. « C’est l’unique forêt digne de ce nom que nous puissions avoir dans toute la zone. En plus, j’étais sûr d’y trouver ce dont j’avais besoin », précise le cultivateur, Amadoun Sawadogo. Habitué du lieu qu’il fréquente depuis des décennies, il connait parfaitement les arbres, les animaux et les oiseaux. Depuis plus d’un quart de siècle, Bibata Rouamba considère cette forêt comme sa pharmacie naturelle.

Un bosquet à multiples enjeux

… qu’en herbacées médicinales.
« Nous avons toujours soigné des morsures de serpents, des fièvres, des maladies diarrhéiques, des maux d’yeux ou de ventre et bien d’autres maladies à partir des plantes médicinales », témoigne-t-elle. Elle se réjouit de la volonté des autorités de promouvoir la médecine à base de plantes médicinales. Selon elle, cette orientation donne un nouvel élan à un savoir transmis de génération en génération et contribue à la valorisation du patrimoine thérapeutique local. Le bosquet n’est pas seulement médicinal. Il constitue également une ressource économique et culturelle pour les populations, estime la vieille Rouamba. Pour soigner certaines maladies, les habitants des trois villages qui l’entourent, Sagala, Koukatenga et Kamandena, se rendent rarement à l’hôpital. « Ils se contentent généralement des arbres du bosquet », explique-t-elle. Face à la disparition progressive des forêts, transformées en champs sous la pression humaine, la sexagénaire regrette que les jeunes générations ne puissent plus connaitre certains arbres ni leur rôle dans la vie sociale. Elle estime que la forêt peut contribuer à préserver cette mémoire culturelle et historique. La vieille guérisseuse nourrit une profonde admiration pour les arbres du bosquet. « Les arbres ont beaucoup à nous donner. Mais il faut savoir les écouter, les respecter et comprendre leurs propriétés », soutient-elle. Dans sa pratique, elle confie avoir été témoin du soulagement apporté par certaines plantes à des personnes souffrant de divers maux. Pour elle, chaque arbre à son utilité et mérite d’être protégé. « Quand une personne est malade et qu’une plante lui apporte du soulagement, cela lui redonne espoir. Les arbres sont donc nos compagnons », laisse-t-elle entendre. Malgré son état physique qui ne lui permet plus de fréquenter régulièrement la forêt, elle reste vigilante.

Née pour préserver la nature

« Quand je vois une personne rôder autour du bosquet avec une pioche ou une machette, je l’interpelle sans attendre », dit-elle. Comme elle, des villageois participent à la surveillance. Esdras Serepé, habitant de Koukatenga y passe deux à trois fois par semaine avec son lance-pierres. Il déplore toutefois que des individus parviennent encore à s’y infiltrer pour extraire des racines, exposant certains arbres à une disparition progressive.
Le bosquet s’étend sur une superficie de onze hectares.
Pourtant, le bosquet de Kamandena est une propriété privée appartenant à l’entrepreneur agricole Olivier Paré. Son histoire remonte à 1958, lorsque son père acquiert un terrain de 24,5 hectares. A son décès, son fils décide de pratiquer l’agriculture autrement, en réservant une partie du domaine à la régénération naturelle, avec la volonté de ne pas « exploiter la terre sans donner à la terre ». « Cela m’a poussé à garder 11 hectares pour en faire une forêt », explique-t-il. Son approche repose sur la complémentarité entre agriculture, élevage et foresterie. Sur son exploitation, il pratique la culture fourragère et céréalière et élève des bovins, des ovins et de la volaille, tout en assurant l’entretien de sa forêt, une activité qui lui demande beaucoup d’efforts. La ferme constitue également un espace d’apprentissage. Des élèves et étudiants de Dédougou, notamment Yasmine Ira, Yansao Nacro et Guirahoun Sanou, y ont séjourné durant un trimestre afin de se perfectionner dans les techniques de production. La forêt accueille aussi, chaque année, de nombreux visiteurs. Pour développer le couvert forestier, le promoteur combine la Régénération naturelle assistée (RNA), le greffage et la plantation d’arbres. Pépiniériste, a-t-il confié, il a produit environ 20 000 plants en 2025, dont plus de 10 000 ont été distribués gratuitement dans les régions de Bankui et du Sourou, dans le cadre de la lutte contre la désertification et pour la préservation du couvert végétal. Les services des Eaux et forêts lui apportent un appui-conseil dans la production et la mise en terre des plants, la RNA, ainsi que l’inventaire, la surveillance et la protection de la forêt. Le directeur régional des Eaux et forêts de Bankui et du Sourou, le colonel des Eaux et forêts, Aly Coulibaly, déplore toutefois l’absence de clôture, qui expose le site à la pression des riverains. Il appelle les associations, ONG, les partenaires et les bonnes volontés à soutenir le promoteur afin de préserver ce patrimoine.

Pôle d’attraction

Lance-pierres en main, Esdras Serepé, donne de son temps libre, comme beaucoup d’autres villageois, pour sécuriser à sa façon ce qui est qualifié de « boîte à pharmacie naturelle ».
Dans la zone de Kamandena, souligne-t-il, cette forêt constitue l’une des dernières reliques forestières abritant encore des espèces rares ou disparues ailleurs, tout en fournissant aux populations des plantes destinées à la pharmacopée. « La forêt est d’une importance communautaire dépassant le cadre de son propriétaire », affirme Issaka Ouédraogo, un ami de longue date du promoteur. Depuis Dédougou, il parcourt une vingtaine de kilomètres pour s’approvisionner en écorces d’arbres, notamment pour se prémunir contre l’hépatite. Depuis 1976, Issaka Ouédraogo fait de ce bosquet de son ami, une source de produits de médecine traditionnelle. Il y a recensé plusieurs dizaines de plantes médicinales, devenues difficiles à trouver ailleurs. Cette richesse floristique est également relevée par Aboubacar Da, professeur certifié et herboriste, qui entreprend de répertorier les espèces médicinales du massif. L’intérêt pour cette forêt ne se limite pas aux herboristes. Le promoteur, lui, affirme recevoir quotidiennement des personnes sollicitant l’autorisation de cueillir des feuilles ou des écorces pour leurs besoins sanitaires. « Je suis assailli de toutes parts par des sollicitations au quotidien », confie-t-il, entre satisfaction et surprise face à cet engouement populaire pour les ressources de son bosquet. Le président de la délégation spéciale de Dédougou, Dieudonné Tougfo, se réjouit également de la présence de ce massif forestier rare dans son ressort territorial.

Médecine traditionnelle et moderne, complémentarité

Il estime que la valorisation de la médecine traditionnelle permet de mettre en lumière les savoirs endogènes. Pour lui, son importance n’est plus à démontrer, la médecine moderne s’inspirant également des savoirs traditionnels dans ses recherches.Selon le pharmacien, Dr Eloi Kiswendsida Tiendrebéogo, la pharmacopée occupe une place importante dans la prise en charge sanitaire des communautés. Le recours aux tradipraticiens et aux plantes médicinales constitue souvent le premier réflexe des populations. Cette médecine endogène, complémentaire à la médecine moderne, estime-t-il, permet de prendre en charge diverses pathologies, Il salue au passage, la volonté des autorités de valoriser les plantes médicinales qui doit également permettre de renforcer la recherche à l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS), dans une logique de souveraineté sanitaire et de réduction de la dépendance aux médicaments importés. Elle devrait, relève-t-il, surtout offrir un cadre réglementaire à la pharmacopée, à travers l’accompagnement des tradipraticiens, la formation, la recherche et le contrôle de la qualité des plantes utilisées. « C’est un changement de posture qui est la bienvenue, à condition qu’il s’accompagne d’un encadrement rigoureux », avertit-il.

D’autres initiatives locales

La forêt subit la pression des populations riveraines dont les entrées sont difficiles à contrôler faute de clôture.
Le directeur régional des Eaux et forêts pense que l’action du promoteur de cette forêt s’inscrit pleinement dans la dynamique engagée au sommet de l’Etat en faveur de la protection de l’environnement. Cette volonté s’est notamment exprimée à travers la VIIe édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA), célébrée en 2025 sur le thème : « Plantes médicinales, sources de résilience sanitaire et climatique des communautés ». Il rappelle que les populations rurales restent fortement dépendantes des ressources naturelles pour leurs moyens d’existence. « Les plantes médicinales participent pour beaucoup aux premiers soins des ménages », souligne-t-il. Dans les régions de Bankui et du Sourou, les services des Eaux et forêts travaillent ainsi à favoriser la disponibilité des plantes médicinales. Lors de la JNA 2025, un bosquet de trois hectares a été aménagé à Kamandena, dans la commune de Dédougou. Quelques 1 500 plants d’espèces médicinales, dont l’arbre à saucisses, le fromager encore appelé l’arbre à kapok, le prunier noir ou prunier des savanes, le caïlcédrat et le marula ou le prunier d’Afrique ou encore le prunier jaune y ont été mis en terre. Des bosquets similaires ont été installés dans les six provinces. Les collectivités ont également été invitées à en créer dans les communes, avec pour ambition, à terme, d’en doter chaque village, précise le directeur régional. Les promoteurs privés sont, eux aussi, encouragés à privilégier les espèces à vertus médicinales, lance le technicien des Eaux et forêts qui relève que ces actions contribuent à renforcer la résilience sanitaire et climatique des communautés. Il voit aussi dans la promotion des plantes médicinales un moyen de contribuer à la lutte contre la désertification et les changements climatiques. Dans la zone de Kamandena, la forêt privée, selon les services des Eaux et forêts, sert par ailleurs, de refuge à plusieurs espèces de faune sauvage, notamment les lièvres, les civettes, les genettes, les francolins, les céphalophes et les rats.

Une initiative qui doit faire tache d’huile

La végétation fournit également d’importants services écosystémiques à travers la pollinisation, la régulation du climat et la séquestration du carbone. La richesse végétale ne se limite pas au bosquet. La ferme compte aussi un parc agroforestier d’environ 2 000 pieds de karité et plusieurs centaines de néré ainsi que d’autres espèces recensées par les services des eaux et forêts en 2023.
Le choix des autorités de promouvoir la médecine endogène à base des plantes médicinales fait la fierté de la guérisseuse Bibata Rouamba.
Partie d’une volonté personnelle de disposer de ressources pour la pharmacopée, l’initiative de Olivier Paré, propriétaire et promoteur de la forêt privée, a progressivement pris une dimension communautaire. Sa forêt fournit aujourd’hui des plantes médicinales à de nombreux habitants et contribue à la préservation du couvert végétal. Le responsable régional des Eaux et forêts voit ainsi en lui un modèle d’entrepreneur agricole à accompagner. « C’est un exemple d’entrepreneur agricole qu’il convient d’accompagner pour booster la mise en œuvre d’autres initiatives. En plus d’apporter des soins à la population, il contribue à améliorer le couvert végétal de la région », soutient-il. Quant au président adjoint du comité villageois de développement de Sagala, (village voisin), Issa Ramdé, il indique que la forêt joue également un rôle de protection des terres agricoles environnantes. Les racines des arbres et des herbes contribuent à maintenir le sol, tandis que la litière ralentit l’écoulement des eaux de pluie et favorise leur infiltration, détaille-t-il. La forêt constitue ainsi un rempart naturel contre le ruissellement et l’érosion. A Dédougou, la forêt de Olivier Paré apparaît donc comme bien plus qu’un simple îlot de verdure. Réserve de plantes médicinales, refuge de la faune et rempart naturel, elle est devenue, au fil des décennies, un patrimoine dont les bénéfices dépassent les limites de la propriété. Sa préservation dépend désormais de la mobilisation conjuguée du promoteur, des communautés et des acteurs de l’environnement. Derrière chaque arbre se joue ainsi un enjeu de santé, de biodiversité et de résilience pour les générations présentes et futures.

Yacouba BELEM


La santé animale, l’autre combat «Cette année, je produis notamment du Leucaena leucocephala et du Cajanus cajan. Ce sont des plantes fourragères destinées à l’alimentation animale, mais qui possèdent également des vertus médicinales. A mon avis, on ne peut pas parler de santé humaine sans penser à la santé animale, car, les deux sont liées. Un animal malade peut en effet transmettre certaines infections à l’homme, notamment à travers la consommation de sa viande. Il est donc important de veiller à sa santé pour garantir une alimentation saine aux populations. C’est dans cette logique que j’ai décidé d’agir également dans le domaine de la santé animale par les plantes, en cohérence avec la vision du Burkina de renforcer son autonomie sanitaire. Cette campagne, j’ai emblavé un quart d’hectare de Leucaena leucocephala et de Cajanus cajan, soit environ 1 000 plants. Ces plantes peuvent notamment servir la santé animale ».

YB