Séance de travail avec Florence Parly

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A l’issue de l’accueil officiel à l’Hôtel des Invalides à travers une cérémonie solennelle marquée par les honneurs aux drapeaux, l’exécution des hymnes nationaux et le défilé de la Garde républicaine, le président du Faso a eu une séance de travail à l’Hôtel de Brienne avec la ministre française des Armées, Florence Parly. Cette séance a été couronnée par la signature d’un accord intergouvernemental entre les ministres de la Défense des deux pays.

Direction de la Communication
de la présidence du Faso

Terrorisme: Ouaga et Paris renforcent leur coopération

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a eu le lundi 17 décembre 2018, avec le président Emmanuel Macron, un entretien en tête-à-tête, puis une séance de travail élargie à leurs délégations, marquant ainsi le clou de la visite officielle du chef de l’Etat burkinabè. C’est au total plus d’une heure qui aura été consacrée à cet exercice qui traduit l’excellence des relations personnelles et étatiques entre les deux parties.

Restituant à la presse la teneur des échanges, les deux chefs d’Etat ont salué la signature d’accords dans plusieurs domaines, allant de la lutte contre le terrorisme, à l’énergie en passant par l’eau. Dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron a réitéré l’engagement de la France aux côtés du Burkina Faso. Un engagement respectueux de la souveraineté du pays, que confirme le président Kaboré, rappelant l’appui de la France davantage en termes de renseignements et d’appuis ponctuels.

Direction de la Communication de la présidence du Faso

Le président Kaboré reçoit les honneurs à l’Hôtel des Invalides

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(Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, en visite officielle en France, a été accueilli en début de matinée du lundi 17 décembre 2018, lors d’une cérémonie d’honneurs à l’Hôtel national des Invalides à Paris. Honneurs au drapeau, exécution des hymnes nationaux burkinabè et français, revue de troupes, défilé de la Garde républicaine, c’est dans cette ambiance que le président Kaboré et toute sa délégation ont été accueillis, conformément au protocole.

Cette cérémonie d’accueil officiel marque le début d’une série de rencontres et de séances de travail que le président du Faso aura avec les autorités françaises, dont le président Emmanuel Macron. Plusieurs questions seront évoquées au cours de cette visite d’Etat comme la lutte contre le terrorisme, la présidence du G5 Sahel qui sera assurée par le Burkina Faso à partir de janvier 2019, la formation des cadres burkinabè en France, l’Accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le développement…

Direction de la communication de la présidence du Faso

11-Décembre 2018: bonne gouvernance, équité sociale…

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A Gourcy pour la région du Nord, Boulsa au Centre-Nord, à Sidérédougou dans les Cascades et Diébougou pour le Sud-Ouest, les forces vives ont commémoré le 58e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, le 11 décembre 2018. Dans chaque région, la bonne gouvernance et l’équité sociale et la lutte contre l’insécurité sont ressorties dans toutes les allocutions.

Après Yako en 2017, c’est la ville de Gourcy qui a accueilli les festivités du 58e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, à la faveur de la célébration tournante de cette fête dans la région du Nord. Ce mardi 11 décembre 2018 les populations du Yatenga, du Loroum, du Passoré et du Zondoma ont fait le déplacement de Gourcy.

Après la revue des troupes, le gouverneur de la région du Nord, Assane Sawadogo, a résumé le thème de cette édition à la saine gestion des affaires publiques, la primauté du droit, la transparence, la participation, la responsabilité, l’équité et la lutte contre la corruption. En effet, a-t-il dit, le thème : « Bonne gouvernance et équité sociale pour une nation forte et prospère », traduit l’attachement du gouvernement aux valeurs de démocratie et de justice, gages de paix sociale et de stabilité politique.

Le premier responsable de la région du Nord a eu une pensée particulière à l’endroit de tous les fils du Burkina Faso tombés pour la défense du pays, ainsi qu’à tous ceux qui continuent de lutter pour le développement dans tous les secteurs d’activités. Pour les décorations, les mérites de 64 personnes ont été reconnus dont 9 pour le grade de l’Ordre de l’Etalon, 25 dans l’Ordre du mérite, 18 pour la médaille d’Honneur des collectivités et 12 dans les Ordres spécifiques. Parmi les récipiendaires figurait en bonne place le vieux Yacouba Sawadogo, le prix Nobel alternatif qui a été élevé au grade d’officier de l’Ordre de l’Etalon. Le moment le plus attendu, la parade de 2 300 personnes, a enregistré la participation des troupes civiles, militaires et paramilitaires.

La bonne gouvernance prêchée dans le Centre-Nord

Dans le Centre-Nord, c’est Boulsa, chef-lieu de la province du Namentenga, qui a accueilli les festivités. L’évènement a été marqué par une série de décorations. Ainsi, 50 personnalités physiques et morales ont été distinguées dont six chevaliers de l’Ordre de l’Etalon, deux officiers de l’Ordre de mérite, trois chevaliers de l’Ordre de la Santé et de l’Action sociale et 14 médaillés d’Honneur des collectivités locales, entre autres. Outre cette distinction, 1 030 civils, militaires et paramilitaires ont défilé. Dès l’entame de son discours, le Secrétaire général de la région (SGR) du Centre-Nord, Abdoulaye Zèba, représentant le gouverneur, a invité les autorités administratives et locales à renforcer leurs actions de bonne gouvernance au profit des populations, à travers la recevabilité.

Communion avec la communauté ghanéenne

«Les collectivités territoriales sont exemplaires en la matière, mais des efforts restent à faire. Il y a lieu de reconnaître que dans la région du Centre-Nord comme partout au Burina Faso, il n’y a pas péril en la demeure. C’est pourquoi, nous devons être persévérants et objectifs dans nos actions», a-t-il ajouté. La région du Sud-Ouest a, pour sa part, célébré la fête de l’indépendance du Burkina Faso, le mardi 11 décembre 2018, à Diébougou, la « cité de la terre blanche ». Cette célébration a servi d’occasion pour décorer 58 personnes pour service rendu à la nation.

Il s’agit de deux commandeurs de l’Ordre de l’Etalon, d’un officier de l’Ordre de l’Etalon, de six chevaliers de l’Ordre de l’Etalon, de 22 chevaliers de l’Ordre de mérite burkinabè, de huit chevaliers de l’Ordre de mérite du développement rural, trois chevaliers de l’Ordre du mérite de la santé et de l’action sociale avec agrafe santé et 16 médailles d’Honneur des collectivités territoriales. Tous ces récipiendaires ont exprimé leurs reconnaissances pour les distinctions reçues. Pour le gouverneur de la région du Sud-Ouest, Tagsséba Nitiéma, le 11-Décembre est un moment de rendre hommage aux filles et fils du Sud-Ouest qui ont contribué à l’indépendance du Burkina Faso. Le gouverneur a aussi appelé les habitants de la région au respect des valeurs républicaines.

Souvenir et réconfort dans les Cascades

Il a également salué les efforts déployés par les acteurs et les partenaires au développement pour l’amélioration des indicateurs socioéconomiques. La cérémonie a connu la présence d’une délégation de la région Upper west du Ghana, une zone frontalière avec la région du Sud-Ouest.

«Nous sommes ici pour dire aux Burkinabè que nous avons les mêmes engagements pour l’épanouissement de nos peuples», a déclaré le représentant, le ministre région de Upper West, Souleymana Al Hassan. Les festivités régionales dans la région des Cascades ont eu lieu dans la commune de Sidéradougou, dans la province de la Comoé où 45 acteurs de la région ont reçu des médailles dans l’Ordre de l’Etalon, l’Ordre du mérite burkinabé, dans les ordres spécifiques et enfin les médailles d’Honneur des collectivités locales sous un tonnerre d’applaudissements. Le maire de Banfora, Aboubacar Héma, et celui de Mangodara, Famoro Ouattara, figurent parmi les récipiendaires de la médaille d’Honneur des collectivités locales. «Le défi a été relevé», a confié la gouverneure des Cascades, Joséphine Koura.

Dans son adresse, elle s’est tout d’abord réjouie de la mobilisation, avant de rendre hommage aux femmes et hommes de toutes conditions, «qui continuent de faire notre fierté et donnent du sens au combat que nous menons encore aujourd’hui pour réaffirmer notre dignité, notre unité, notre cohésion et notre indépendance». La gouverneure a eu une pensée pour les victimes des attaques armées dans le pays et singulièrement dans les Cascades, et a exprimé sa compassion et sa solidarité à leurs familles.

A l’en croire, le thème de cette célébration est une interpellation collective tournée vers une gouvernance qui assure à tous et à chacun l’équité, la justice et l’espoir. Joséphine Koura a donc invité l’administration déconcentrée et décentralisée, les OSC et chacun à assurer sa part de responsabilité pour faire de la bonne gouvernance et de l’équité, des réalités concrètes.

La rédaction

Oumane Sonko, le Macron sénégalais ?

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Après avoir franchi les derniers obstacles à sa candidature, le président du parti, Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), Ousmane Sonko, se présente comme le principal adversaire du chef de l’Etat sortant, Macky Sall, candidat à sa propre succession à la présidentielle de février 2019. Encore peu connu, il y a quelques mois au Sénégal, le jeune député de l’opposition s’est révélé au grand public, après le lancement inédit de sa campagne, au cours de laquelle il a fait le tour du monde pour expliquer à ses compatriotes, sa vision de la politique.

Une vision, dont la pierre angulaire reste la confrontation des idées, la compétence et l’incarnation d’une jeunesse décomplexée, ambitieuse et combative. De Paris à New York, en passant par Madrid, Bruxelles ou Milan, Ousmane Sonko a fait salle comble partout où il est passé. Avec la même fougue et la même détermination que lors des débats à l’Assemblée nationale sénégalaise, où il siège depuis 2017, le jeune opposant a réussi à mobiliser des milliers de militants et sympathisants pour venir à l’écoute de son projet de société pour un Sénégal émergent et ambitieux.

La lutte contre la corruption au sommet de l’Etat, la souveraineté nationale « mise à mal », celui qu’on surnomme la nouvelle star de la politique sénégalaise multiplie les critiques acerbes contre le pouvoir en place, pointant du doigt son « incapacité et ses défaillances ». Après l’étape redoutable des parrainages et la publication de son livre intitulé « Solutions », plus rien ne semble arrêter le candidat de PASTEF dans sa marche vers le palais présidentiel sénégalais. Né le 15 juillet 1974 dans la région de Thiès, Ousmane Sonko était cadre au ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal, avant d’être radié en 2016 de l’Inspection générale des impôts et domaine pour manquement au devoir de réserve. Il avait notamment accusé le régime Sall d’anomalies fiscales et budgétaires en mettant personnellement en cause le chef de l’Etat.

Mais, loin de le faire taire, cette révocation a poussé l’homme dans son dernier retranchement, avant de lui donner des ambitions politiques. Elu à l’Assemblée nationale, un an plus tard, le député Sonko se fait très vite remarquer par ses interventions lors des débats généraux à l’hémicycle. Pour pousser plus loin sa critique à l’égard du régime de Dakar, il publie un premier livre sous le titre évocateur, «  Pétrole et gaz au Sénégal : chronique d’une spoliation », dans lequel il dénonce les malversations et le pillage des deniers publics par un groupuscule, le président Macky Sall en tête.

Aux yeux de certains analystes, le succès que rencontre Ousmane Sonko dans sa jeune carrière politique s’explique en partie par le désenchantement d’une bonne partie des Sénégalais, affectés par la malgouvernance du régime actuel. Une situation qui se traduit sur le terrain par les difficultés que rencontre le Plan sénégal émergent (PSE) dans sa mise en œuvre, avec des projets et des reformes qui piétinent. Cependant, si le patron du PASTEF semble avoir le vent en poupe, son camp devrait garder la tête sur les épaules et poursuivre le travail de mobilisation, car dans une élection, rien n’est jamais joué d’avance. Cela vaut encore plus sous nos cieux, où il est presqu’admis qu’un président sortant ne saurait organiser des élections pour ensuite les perdre. Aussi l’adage, ne dit-il pas, que qui veut voyager loin ménage sa monture ? En tous les cas, la candidature d’Ousmane Sonko va contribuer à la vitalité démocratique.

Parce qu’il faut une opposition forte pour empêcher la majorité présidentielle de se prélasser dans un confort insoutenable et sombrer dans une léthargie inadmissible. A ce titre, le président du PASTEF porte l’espoir de la jeunesse sénégalaise et il devra travailler à mériter sa confiance.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

UPC/Sahel : le vice-président, Diemdioda Dicko, fait la revue des troupes

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Du 9 au 12 décembre 2018, une mission du Bureau politique national de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a effectué une tournée dans la région du Sahel, à l’effet de rencontrer les responsables locaux du parti et d’activer le renouvellement des structures. La mission était conduite par 4e vice-président, Amadou Diemdioda Dicko et le secrétariat chargé de la mobilisation, le Dr Malick Bah.

 

La première étape de la tournée a conduit la délégation à Dori dans la mi-journée du dimanche 9 décembre. Dans cette ville, elle a tenu une réunion avec les points focaux communaux et provinciaux, ainsi que des militants pour échanger sur l’organisation du renouvellement des structures. La rencontre a décidé de l’adoption d’un calendrier de renouvellement des structures de base (sous-sections et sections) au plus tard le 23 décembre 2018. L’Assemblée générale a été informée de la création du Centre de formation politique.

Ce centre est ouvert à l’ensemble des militants UPC qui souhaitent se former en politique et sur l’idéologie du parti. Après Dori, la délégation s’est rendue le lundi 10 décembre à Korozéna (25 km à l’est de Gorom-Gorom) où elle a présenté les condoléances du parti au 1er adjoint du maire de Gorom-Gorom suite au décès de sa mère. Le mercredi 12 décembre, la délégation du BPN s’est rendue à Sebba dans le Yagha, où elle a pris part à l’Assemblée générale constitutive de la section provinciale. Cette assemblée regroupait les représentants des six communes qui forment le Yagha. Après les échanges d’usage et les informations relatives au renouvellement des structures, un bureau de séance a été mis en place.

A l’issue du processus, un nouveau bureau de 34 membres a été mis en place. Il est présidé par le camarade Altiné Tindano, maire de la commune de Titabé. A l’ouverture de la rencontre, une délégation des militants du CDP est venue encourager l’UPC/Yagha et lui témoigner de sa solidarité militante. Après des échanges d’adresses et des congratulations, la délégation a pris la direction de Dori où elle a rendu visite à des personnes-ressources.

SNIC/UPC

La Poste Burkina Faso : se réinventer pour mieux servir

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La Société nationale des postes (SONAPOST) est devenue La Poste Burkina Faso. Le jeudi 6 décembre 2018, cette nouvelle identité visuelle a été dévoilée au public.

Depuis le 6 décembre 2018, la Société nationale des postes (SONAPOST) s’appelle désormais La Poste Burkina Faso. Et c’est le représentant du Premier ministre, la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara, qui a dévoilé officiellement cette nouvelle identité visuelle. Elle est marquée par un nouveau logotype, composé de quatre éléments. Il s’agit d’un texte, d’un étalon stylisé, d’un ovale discontinu et d’une forme rectangulaire bleu dégradé aux contours arrondis. Selon les explications données par les initiateurs, le texte sous la forme capitale en italique marque d’une part l’unicité de la poste sur le plan national et d’autre part l’expression de dynamisme et de rapidité renforcée par un étalon.

Le cheval, lui, est une composante des armoiries du Burkina Faso. Il établit également un lien symbolique avec l’histoire de la poste mondiale. C’est aussi le symbole de prospérité, d’endurance et de richesse dans les croyances africaines et d’ailleurs. Ensuite, le cercle en forme ovale discontinue qui symbolise la sécurité, la solidarité, le lien entre le développement de la poste, le développement du Burkina Faso et la puissance spirituelle d’un étalon bien entretenu. Le tout sur un fond bleu dégradé (de la gauche vers la droite) symbolise le ciel donc, l’ouverture de la poste au monde d’opportunités illimitées. Enfin, la Poste BF est tournée avec une assurance vers le futur dans un esprit ouvert et renouvelé.

Pour la ministre de l’Economie numérique, il s’agit, à travers cette mutation, de marquer les esprits, car aujourd’hui la poste a été repensée. « Ce sont des services innovants, avec le numérique au 1er plan, qui ont été intégrés », a-t-elle souligné. Selon Mme Ouattara, La poste est aujourd’hui proche de sa clientèle et va offrir tous les services qu’une banque normale met à la disposition de sa clientèle. Pour le directeur général de La Poste Burkina Faso, Nabi Issa Coulibaly, il s’agit de faire en sorte que cette société, jadis en voie de disparition, revienne sur le marché et récupère sa place au peloton du développement. « Nous mettrons l’accent sur le rayonnement du Burkina Faso. Ainsi à travers le nouveau logotype, la poste s’engage dans un nouvel élan et se réinvente pour faciliter la vie des clients », a indiqué le DG de la poste.

De nouveaux produits

Selon Nabi Issa Coulibaly, avec le nouveau produit Smart BP, plus besoin de se déplacer pour chercher son courrier. « Les clients ont la possibilité non seulement d’avoir l’information dès qu’un courrier est disponible, mais surtout de pouvoir l’avoir sur place. C’est dire que nous pouvons générer 18 000 000 boites postales numériques à tous les citoyens burkinabè », a expliqué le patron de la poste burkinabè.

A cela, s’ajoute la nouvelle norme d’adressage en cours. « Cela va permettre d’avoir un système de géo localisation afin que chaque citoyen puisse avoir une adresse sûre et sécurisée pour les besoins de la poste, des impôts et des entreprises », a-t-il précisé. Il existe aussi, a poursuivi le premier responsable de la poste, le wifi communautaire qui permet aux populations dans les zones à accès limité à la connexion, d’accéder à internet dans un rayon de 800 mètres, grâce à une agence postale. «Nous générons le wifi qui permet aux populations d’avoir accès à l’internet avec leur téléphone ou leurs ordinateurs pour pouvoir travailler. Nous appelons le e.education.

Il y a également la plate-forme e.market qui permet aux artisans de vendre leurs produits à distance», a soutenu Issa Coulibaly. Une autre prestation de service que fournit La Poste Burkina Faso, à en croire M. Coulibaly, est de faciliter la commande de documents administratifs (extraits d’acte de naissance, casier judiciaire) sur internet. Et pour le reste, at-il dit, les agences se chargeront de la livraison aux clients. « Pour le compte national d’épargne (CNE), plus besoin de se déplacer pour les versements, avec le téléphone, vous pouvez effectuer des versements », a renchéri le DG de La Poste Burkina Faso.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Lutte contre le terrorisme : « Des combattants terroristes souhaitent déposer les armes … », selon le PF

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré, le dimanche 16 décembre 2018 à l’ambassade du Burkina Faso à Paris, la communauté burkinabè vivant en France. Présent dans ce pays dans le cadre d’une visite officielle, le président Kaboré a échangé avec ses compatriotes sur leurs préoccupations et les sujets touchant la vie de la Nation.

 

Venus de toutes les régions de la France, les membres de la communauté burkinabè vivant en France se sont mobilisés massivement dans l’après-midi du 16 décembre 2018 à l’ambassade du Burkina Faso à Paris pour s’informer sur la vie de la nation. L’ambassadeur du Burkina Faso en France, Alain Francis Gustave Ilboudo et le représentant du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE), Antoine Yougbaré, ont salué l’initiative du chef de l’Etat d’échanger avec la diaspora burkinabè en France sur des questions d’intérêts communs. Pour le président du Faso, son séjour en France s’inscrit dans le cadre d’une visite officielle au cours de laquelle des questions comme la sécurité et le G5 Sahel seront discutées avec les autorités françaises.

Il a indiqué à l’assistance que la situation nationale est marquée par la question sécuritaire avec des attaques terroristes dans les régions du Nord, du Sahel et de l’Est. Ces attaques, a ajouté le chef de l’Etat, ont entrainé la fermeture de plus de 600 écoles dans les régions concernées d’où l’urgence à agir en vue de venir à bout de ce fléau.

Le président du Faso a indiqué que des rencontres ont eu lieu avec l’ensemble des chefs coutumiers et religieux de la province du Soum pour échanger sur leur contribution à la lutte contre le terrorisme. Il a poursuivi que les règlements de compte qui se font dans le cadre des attaques ciblées dans cette zone se font au sein de la population et qu’en tant que chef coutumiers, il faut qu’ils soient engagés dans la lutte.

Et d’ajouter : «  Il y a des combattants terroristes qui ont écrit pour dire qu’ils souhaitent déposer les armes et contribuer à une solution. La question est actuellement à l’examen, parce qu’il nous faut un centre de déradicalisation. Mais à partir du moment où cette bonne volonté est engagée, il faut que nous saisissons la main tendue et travailler avec ces derniers pour plus d’informations dans la lutte ».

 

Rationnaliser le fonds commun

 

La réforme des rémunérations des fonctionnaires a été aussi abordée par le président du Faso avec les Burkinabè vivant en France. Pour lui, cette réforme était nécessaire pour une question d’équité entre les agents de la Fonction publique.

Il a précisé, que le gouvernement a décidé de rationaliser le Fonds commun, servi à certains fonctionnaires, et de mettre en place des mesures d’accompagnement aux agents qui ont pris des engagements vis-à-vis des banques. L’affaire Thomas Sankara, Norbert Zongo, le procès du putsch, le vote des Burkinabè de l’extérieur, l’adoption de la nouvelle Constitution ont été évoqués par le président du Faso avec la communauté burkinabè vivant en France.

La hausse des frais d’inscription des étudiants africains en France, les exilés politiques et la réconciliation nationale ont été les préoccupations majeures des Burkinabè vivant en France. Pour la question des frais de scolarité, le président du Faso a promis échanger avec son homologue français, Emmanuel Macron, sur la question parce que cette mesure de hausse, selon lui, est contre les engagements pris dans le cadre de la formation des cadres africains en France. Evoquant le sujet des exilés politiques, le chef de l’Etat a été clair : « Personne n’a chassé personne du pays, ce sont les gens qui ont choisi de fuir leur pays. Celui qui veut rentrer, qu’il le fasse et s’il a un problème avec la justice, qu’il parte répondre ».

Direction de la communication

de la présidence du Faso

Montage de projets de financement : 24 personnes renforcent leurs capacités

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La Coordination des associations du Centre municipal polyvalent des jeunes de Ouagadougou (CA-CMPJO) a organisé, les 12 et 13 décembre 2018 dans la capitale burkinabè, une formation en montage de projets de financement au profit de 24 personnes issues des associations des 12 arrondissements.

24 représentants des associations des 12 arrondissements de Ouagadougou sont désormais aptes à monter des projets pour la recherche de financement. Ils viennent de bénéficier d’une formation à cet effet, les 12 et 13 décembre dernier, organisée par la Coordination des associations du Centre municipal polyvalent des jeunes de Ouagadougou (CA-CMPJO).

A la clôture des travaux, le formateur, Patrice Aviribou, a déclaré que l’activité avait pour but de permettre aux différentes sous-coordinations de maitriser les techniques de recherche de financement et d’être outillées sur le plan de la gouvernance. «D’où l’importance du thème qui est : Elaboration et montage de projets pour la recherche de financement », a-t-il apprécié. Pour M. Aviribou, l’activité était nécessaire pour les associations de la ville de Ouagadougou qui peinent à se réaliser sur le plan financier.

« La rareté des ressources financières entrave l’accès aux crédits bancaires et cette formation a permis d’aborder les aspects clés de la recherche du financement et le montage de projets pour faciliter leurs réalisations », a-t-il soutenu. Quant au coordonnateur des associations, Moussa Ouattara, il a indiqué que cette formation est une aubaine, en ce sens qu’elle permettra de soulager le problème de chômage de leurs membres.

L’activité a aussi consisté au renforcement des capacités managériales des participants, car selon le formateur, la fréquence des conflits au sein des associations est liée aux problèmes de management des hommes ou de leadership.

Marthe ZONGO
(Stagiaire)