Cinquantenaire de l’institut 2IE : Le parrain Idriss Déby à Ouagadougou

Le président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno, parrain de la cérémonie de la célébration du cinquantenaire de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE), est arrivé à Ouagadougou le jeudi 13 décembre 2018. Il a été accueilli par son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré.

L’hôte du Burkina Faso a reçu un accueil dû à son rang : tapis rouge, honneurs militaires, en présence d’autorités politiques et diplomatiques sur le tarmac. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, s’est également offert un bain de foule au sein de la communauté tchadienne, mobilisée pour son arrivée, le jeudi 13 décembre 2018, à l’aéroport international de Ouagadougou. Le chef d’Etat tchadien a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré. Les deux présidents ont eu un bref tête-à-tête dans le salon officiel de l’aéroport avant que le président tchadien ne rejoigne son pied-à-terre.

Idriss Déby Itno est présent au Burkina dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE). A l’origine EIER-ETSHER, cet institut a été créé en 1968 et est l’émanation de la volonté de 14 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dont le Tchad, de se doter de compétences techniques supérieures dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’environnement et de l’électricité.

Pour mémoire, en début d’année 2016, des étudiants tchadiens (315) avaient été interdits de suivre les cours et exclus de leurs dortoirs pour retard de paiement de leurs frais de scolarité. Il s’en est suivi plusieurs mois de crises où les étudiants avaient assiégé leur ambassade à Ouagadougou pour exiger de leur Etat, la régularisation de leur situation. Une médiation conduite notamment par le ministre burkinabè en charge des affaires étrangères, Alpha Barry avait permis de juguler la situation. La cérémonie de célébration des 50 ans de l’institut débute ce vendredi 14 décembre 2018 sous le parrainage du président Idriss Déby Itno.

Fabé Mamadou OUATTARA

20e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo :  Pas de répit dans la quête de justice

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Le Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte contre la vie chère (CCVC) ont battu le pavé, le jeudi 13 décembre 2018, à Ouagadougou, pour réclamer vérité et justice  dans l’affaire Norbert Zongo.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de l’assassinat du journaliste d’investigation.

Le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré : « Ceux qui ont cru que le temps aurait raison de notre détermination se sont trompés»

« 20 ans de mouta-mouta, 20 ans d’impunité, de mensonges, de lib-lib, ça suffit! Les juges pourris, les commanditaires du crime de Norbert Zongo et de ses compagnons, l’enterrement des dossiers de crime de sang et économique, ça jamais ! ».

Ce sont autant de slogans scandés  à la place de la Nation, le jeudi 13 décembre 2018 à Ouagadougou, jour de la commémoration du 20e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo. Après ces formules interpellatrices, responsables et militants du Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques (CODMPP) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère (CCVC) ont marché pour rendre hommage à cet écrivain et journaliste d’investigation, assassiné le 13 décembre 1998 à Sapouy.

Cet anniversaire, selon le président du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), Chrysogone Zougmoré, se tient dans un contexte national, marqué par l’approfondissement de la crise que traverse le Burkina Faso depuis ce drame. Une crise, qui se manifeste à son avis, par des luttes multiples et multiformes de diverses couches populaires, confrontées à la vie chère. « (…)

Les  travailleurs honnêtes du public, du privé et du secteur informel se noient dans un cycle infernal de crédits bancaires », s’est-il indigné. M. Zougmoré a rappelé que durant les 20 années de lutte pour la vérité et la justice, le peuple a montré aux yeux du monde, que ni la « répression », ni la « violence », ne peuvent avoir raison d’un peuple uni, déterminé et guidé par un esprit patriotique et révolutionnaire.  A l’entendre, l’avis favorable rendu par la justice française à la suite de la demande d’extradition de François Compaoré appelle à l’optimisme.

Les marcheurs ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la lutte sans relâche pour la la justice

« Il ne s’agit là que d’une victoire d’étape et nous n’aurons de répit que lorsque tous les commanditaires et les exécutants du crime de Sapouy seront en prison », a commenté M. Zougmoré. Le ministre en charge des affaires étrangères, Alpha Barry, a affirmé que Norbert Zongo a « payé » pour la démocratisation du « pays des Hommes intègres ».

Se prononçant également sur cette extradition de M. Compaoré, il a précisé que le président français, Emmanuel Macron, a promis ne pas s’y opposer si la justice française venait à donner l’autorisation. M. Barry a rassuré que le gouvernement burkinabè a toujours joué sa partition et il continuera dans cette lancée.

Toujours au titre des activités commémoratives, tôt le matin du 13 décembre, les défenseurs des droits de l’Homme ont posé des gerbes de fleurs sur la tombe de Norbert Zongo et ses compagnons au cimetière de Gounghin, à Ouagadougou.

Afsétou SAWADOGO

11 décembre 2019 au Centre-Est : Le flambeau accueilli par une population en liesse

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A la tête d’une forte délégation, le gouverneur de la région du Centre-Est, Antoine Ouédraogo, est arrivé à Manga dans la soirée du 11 décembre 2018. Il a reçu le flambeau de la fête nationale, au nom de sa région qui abritera, en 2019, les festivités du 59e anniversaire de l’accession à la souveraineté nationale et internationale du Burkina Faso.

En vertu du principe de la commémoration tournante de la fête nationale de l’indépendance dans les différentes régions du pays, la région du Centre-Est abritera les festivités commémoratives du 11-Décembre 2019. Pour ce faire, le gouverneur de la région du Centre-Est, Antoine Ouédraogo, a reçu le 11 décembre 2018 à Manga, au nom de toute la population de la région, le flambeau du 11-Décembre des mains du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, président du Comité national d’organisation du 11-Décembre, Siméon Sawadogo.

Plus de 150 véhicules ont été mobilisés pour transporter la forte délégation composée entre autres d’autorités administratives, coutumières et religieuses, du monde des affaires, des ressortissants de la région, du président du conseil régional du Centre-Est, Moro Kéré, des députés à l’Assemblée nationale, des maires des communes et des représentants des différentes composantes de la population. C’est aux environs de 21h, que le ministre Siméon Sawadogo, a officiellement remis le flambeau au gouverneur, Antoine Ouédraogo, en ces termes : «Maintenant, l’heure est venue pour rendre le flambeau. Et je voudrais rappeler que ce flambeau ne dort jamais en route.

Quand vous le prenez, c’est immédiatement dans votre région. Je vous souhaite une bonne traversée, beaucoup de succès dans l’organisation du 11-Décembre 2019, qui est couplée également au centenaire du territoire de la Haute-Volta, aujourd’hui, Burkina Faso».  Le flambeau a été accueilli par une foule en liesse dans toutes les localités traversées à savoir Niaogho, Béguédo, Ouarégou, Komtoèga, Garango, Sabtenga, Soumagou et Godé. A la dernière étape, Tenkodogo, l’ambiance était encore plus grande avec une population fortement mobilisée.

S’unir pour réussir l’organisation

C’est à 2h04 du matin que la longue file des véhicules est arrivée dans la ville où la population attendait, en compagnie d’une ambiance musicale de l’orchestre « Tenko Jazz ». Un accueil, qui a réjoui le gouverneur Antoine Ouédraogo, qui dit compter sur l’engagement des populations pour la réussite du 11-Décembre 2019 à Tenkodogo. « Le ministre de l’administration territoriale m’a dit, M. le gouverneur, vous avez vu le flambeau, nous voulons que 2019 soit un succès. Et moi j’ai dit en votre nom à tous, que Tenkodogo 2019 va être exceptionnelle et nous allons relever le défi », a lancé le gouverneur aux populations des différentes localités.

Le directeur général du protocole d’Etat, Raymond Balima, fils de la région, a pour sa part rassuré de sa disponibilité à œuvrer pour la réussite de l’évènement. «Tout le monde va s’y mettre pour que la fête soit belle car, les gens attendent beaucoup de cette fête et nous n’avons pas le droit de décevoir», a-t-il ajouté. Pour inciter les populations de sa région à se mobiliser conséquemment pour relever le « noble et exaltant défi de l’organisation », Antoine Ouédraogo a initié une tournée de présentation du flambeau dans les chefs-lieux des trois provinces qui a commencée par celle du Boulgou.

De nombreux officiels dont le président de la CENI, Newton Hamed Barry, le secrétaire d’Etat chargé de la décentralisation, Alfred Gouba, des députés à l’Assemblée nationale, des directeurs régionaux des services déconcentrés de l’Etat, des autorités religieuses et coutumières, des représentants des différentes unions des jeunes, des femmes, des OSC et des scolaires de la ville de Tenkodogo, ont fait le déplacement de la place du haut-commissariat de Tenkodogo, bondée de monde.

Le porte-parole des forces vives du Boulgou, Moumouni Samandoulgou, a invité tous les fils et les filles de la région à une union sacrée pour réussir l’organisation des festivités du 59e anniversaire de l’indépendance. Le maire de Tenkodogo, El Hadj Harouna Ouélogo a, également souhaité que la commémoration du 11 décembre 2019, maintienne la région dans la dynamique de développement économique « sous la divine providence afin de garantir l’unité, la cohésion et la solidarité de notre peuple ».

Bougnan NAON

Chronique : Lève-toi et marche !

En regardant mon fils ce matin-là, j’ai rencontré les yeux de demain

En regardant mon fils marcher, j’ai aperçu l’allure d’un géant en chemin

En l’écoutant balbutier, j’ai entendu les échos du futur à portée de main

En le voyant trébucher, j’ai su que le progrès passe par la chute qui promet

 

Dans le regard du môme qui s’étonne, il y a un combat que l’on se donne

Dans le langage du verbe qui s’effrite, la voix des sans-voix tonne et résonne

Dans la démarche de l’apprenti qui tombe, il y a un intrépide qui se cramponne

Dans le creux de la chute abrupte qui rebute, un grain d’espoir germe et rayonne

 

Il y a toujours une voie qui mène au succès, il suffit de faire le premier pas

Il n’y a pas d’impasse quand on se surpasse, il faut se battre jusqu’à trépas

L’effort est un trésor qui brille dans les mains du plus petit qui s’ébat et se bat

Le plus fort n’est pas toujours assez fort pour rester le mentor, sans combat

 

On ne marche pas vers la gloire sans se lever, on ne grandit pas dans la paresse

On n’arrive jamais à la fin sans oser partir, on ne triomphe pas avec des caresses

L’enfant qui naît est un cœur à remplir, le courage ne se donne pas avec tendresse

Les hommes de demain marchent et tombent, ils se relèvent toujours avec hardiesse

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Burkina Faso-Ghana : De nouveaux projets de développement communs en vue

Les experts de la 12e session ordinaire de la commission permanente mixte de coopération Burkina Faso-République du Ghana se sont réunis les 12 et 13 décembre à Accra dans la capitale ghanéenne, afin d’examiner et de valider des projets communs de développement.

Pour le chef de la délégation burkinabè, Daouda Diallo, les projets relatifs à l’interconnexion ferroviaire, à la sécurité et aux accords de siège sont prioritaires pour le Burkina Faso.

Les gouvernements burkinabè et ghanéen sont à la quête de voies et moyens plus durables en matière de développement mutuel, d’intégration et de coopération. C’est dans cette optique, que se sont ouverts, les 12 et 13 décembre dernier à Accra au Ghana, les travaux préparatoires de la 12e session ordinaire de la commission permanente mixte de coopération Burkina Faso-Ghana. Les experts et techniciens, issus de ministères et institutions ont deux jours durant, travaillé en commission paritaire avec la partie ghanéenne, afin d’examiner et de discuter des projets et accords consignés dans les parapheurs.

En attendant la signature des projets par les ministres des affaires étrangères, la session a examiné des projets de coopération dans les domaines économique, social, politique et énergétique. Des projets de mémorandum d’entente et d’accord ont aussi été analysés dans les secteurs de l’agriculture, de l’aviation, du chemin de fer, de la sécurité, de l’éducation, du commerce, du transport, du sport, etc. A cet effet, trois commissions et une cellule juridique ont été formées pour « tamiser » la vingtaine de projets en provenance du Burkina Faso.

Intégration des peuples

Pour le chef de la délégation burkinabè, le diplomate Daouda Diallo, la commission mixte est par excellence, le lieu du renforcement des liens amicaux et d’échange des programmes communs de développement. « La volonté manifeste de nos deux chefs d’Etat de faire des relations bilatérales, un modèle dans la sous-région, passe a priori par la mutualisation de nos efforts au plan des infrastructures, du commerce de la sécurité, de l’énergie (…) et de l’intégration des peuples », a précisé l’ambassadeur Diallo.

Les travaux en commissions paritaires ont permis de dégager des projets consensuels.

De façon pratique, chaque pays met l’accent sur les projets qui lui sont prioritaires et se doit de « convaincre » de leurs pertinence, afin de parvenir à les faire adopter pour signature d’où la formation des commissions paritaires. Du côté de la partie ghanéenne le chef de délégation, l’ambassadeur Morgan Brown a rassuré que les projets ont été examinés sans complaisance et que la réunion des ministres viendra dévoiler les résultats de la session préparatoire.

Tout compte fait, il a fait savoir que la session s’est bien déroulée, dans une ambiance fraternelle et amicale. Et tous ont espoir que les projets qui n’ont pas été retenus, au cours de cette session, pourront être « réchauffés » à l’avenir, avant d’être réintroduits dans le circuit des négociations diplomatiques entre le Ghana et le Burkina Faso.

Wanlé Gérard COULIBALY
Envoyé spécial à Accra

Boxe : Le club ABC impressionne à Manga

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Un gala de boxe s’est déroulé le 5 décembre 2018 à Manga dans la région du Centre-sud. Des pugilistes des villes de Bobo-Dioulasso, Banfora, Ouahigouya et Ouagadougou ont croisé les gangs dans la ville qui accueillait pour la première fois une compétition de boxe. La ville de Manga, chef-lieu de la Région du Centre-sud, était à l’honneur le 5 décembre dernier pour accueillir un gala de boxe.

Une première dans cette ville. Et l’enceinte de la mairie était noire de monde. Les plus hautes autorités de la Région y étaient ; à savoir le gouverneur, le président du Conseil régional, des directeurs régionaux, le maire de la ville. A l’affiche, il y avait 6 combats avec des meilleurs du championnat national de la saison 2017-2018. Il faut noter que le club ABC a raflé les 6 duels de la soirée.

Sadek Paré (coq), Ousmane Naba (leger), Casimir Nandkarga (super-leger), Abraham Kodjim (mi-moyen), Abel Nikièma (moyen) et Israël Mano (mi-lourd) tous de ABC se sont imposés respectivement face à Assami Ouédraogo (GKI), Mahama Sanogo (Sababou), Herman Zongo (Sababou), François Compaoré (Paysan noir), Moussa Diarra (BCB) et Heben Zoungrana (ABC). Les vainqueurs ont reçu chacun une somme de 20 000 F CFA et les vaincus, une somme de 15 000 F CFA chacun.

“ Cela fait partie de notre programme. D’abord, la vision du ministère des Sports et des Loisirs qui veut donner plus de forces à l’épreuve sportive, notamment dans les disciplines comme le noble art. Et notre vision est comment aller vers les populations pour leur parler du noble art, leur dire que la boxe est l’une des disciplines la plus visée au Burkina Faso’’, a fait savoir Abdramane Koné, président de la Fédération burkinabè de boxe.

Une vue partielle des autorités de la Région du Centre-sud en compagnie du président Abdramane Koné

Le président du Conseil régional du Centre-sud, le docteur Joseph Yerbanga, parrain du gala, a remercié les plus hautes autorités du ministère des Sports et des Loisirs y compris le président de la Fédération burkinabè de boxe qui a bien voulu, à l’occasion de la commémoration du 11 décembre à Manga, organiser une compétition de boxe dans la cité de l’Epervier. “ Il faudra dire que c’est une première. Et nous avons vu l’engouement des jeunes à suivre cette compétition ce soir. Nous nous réjouissons d’avoir parrainé cette compétition de boxe’’, a-t-il ajouté.

C’est un pari réussi pour le président de la Fédération burkinabè de boxe, Abdramane Koné, qui compte faire de ce gala un concept du nom de «  Une région, un gala de boxe » entrant chaque année dans la commémoration du 11 décembre.

Fernand KOUDA

Exploitation minière :  La BICIAB et IAMGOLD ESSAKANE SA scellent un crédit-bail

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La Banque Internationale pour le Commerce, l’Industrie et l’Agriculture du Burkina Faso (BICIAB) et la société IAMGOLD ESSAKANE SA ont signé, le lundi 10 décembre 2018 à Ouagadougou, une convention de financenemnt pour l’acquisition en crédit-bail d’engins miniers.

Face à son site minier de plus en plus profond et large, la société IAMGOLD ESSAKANE SA a besoin de matériels supplémentaires pour une production minimale de 400 000 onces d’or par an. Par le mécanisme de crédit-bail ou leasing, la Banque Internationale pour le Commerce, l’Industrie et l’Agriculture du Burkina Faso (BICIAB) finance à hauteur de 24 milliards de F CFA l’acquisition desdits engins d’exploitation.

La signature de la convention de financement a lieu le lundi 10 décembre 2018 à Ouagadougou. « Le crédit-bail est une formule de financement consistant pour la banque à acquérir un bien qu’elle loue à son client. A la fin de la période de location convenue, cinq (5) ans dans le cas d’espèce, le locataire rachète ledit bien à une valeur dite résiduelle », a expliqué l’Administrateur Directeur Général (ADG), Yao Kouassi.

Et de se réjouir que la BICIAB ait réalisé une opération « inédite, la plus grosse en matière de leasing dans l’histoire bancaire du Burkina Faso » pour une « entreprise robuste » qu’elle n’a aucun souci à accompagner.  Aux dires de l’ADG, l’opération est une forme souple de financement qui permettra à la société minière de ne pas être étouffée et de garder les moyens financiers propres pour d’autres aspects de son développement. Pour Yao Kouassi, le leasing est à promouvoir de plus en plus sur le marché financier burkinabè car il est adapté aux besoins des petites et moyennes entreprises.

Il a remercié les responsables d’IAMGOLD ESSAKANE SA qui ont cru en la BICIAB et lui ont permis de démontrer son expertise et confirmer son implication dans la vie économique du Burkina Faso. « C’est la première grosse opération de cette nature, car il y en aura une série les prochaines semaines », a annoncé l’ADG.

Pour sa part, le Directeur Général de la société minière, Bruno Lemelin s’est félicité de ce que la convention apportera une flexibilité opérationnelle à IAMGOLD ESSAKANE SA. Celle-ci aura, s’est-il convaincu, des équipements mobiles additionnels qui l’aideront à faire un décapage supplémentaire pour prolonger la vie de la mine. « Le cycle minier pour extraire une roche prend de plus en plus de temps. Nous avons donc besoin de camions, de chargeuses pour maintenir notre production à un niveau minimum », a-t-il confié.

C’est le 28 juin dernier que la BICIAB a lancé son offre de leasing. A cette occasion, ses responsables avaient indiqué que la banque accélérerait l’accompagnement de l’économie burkinabè. Ils avaient, du reste, évoqué le déficit de financement par ledit mécanisme dont les encours globaux sont de l’ordre de huit milliards de F CFA pour un potentiel de marché de 700 à 800 milliards.

Pôles de croissances : Le document du projet d’appui validé

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Le document du projet d’appui à la promotion des pôles de croissance et des systèmes productifs régionaux a été examiné et validé le 13 décembre 2018 à Ouagadougou au cours d’un atelier organisé par la Direction générale du développement territorial.

Le directeur des Pôles de croissance et de compétitivité, Sanogo Boulaye, a fait savoir que l’étude du projet concernera toutes les régions du Burkina Faso.

Des représentants des départements ministériels clés, des collectivités territoriales, des organisations professionnelles et partenaires techniques et financiers se sont réunis le jeudi 13 décembre 2018 à Ouagadougou pour examiner et valider le document du Projet d’appui à la promotion des pôles de croissances et des systèmes productifs régionaux (PAP/PCSPR-BF).

Estimé à 641 milliards FCFA pour une durée de 5 ans,  ledit projet,  selon   le directeur des Pôles de croissance et de compétitivité, Boulaye Sanogo  est formulé autour de quatre axes principaux. Le premier axe porte sur l’amélioration de la conception technique et l’appropriation sociale des Pôles de croissance, le 2e sur  le renforcement dynamique et l’attractivité des économies régionales et le 3e porte sur l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale.

Quant au 4e, il concerne le pilotage et la mise en œuvre du projet. Pour ce qui est de la répartition par axe, il s’agit respectivement de 1%, 88%, 10% et 1%. « Le projet devra donc permettre de renforcer la contribution des Pôles à la croissance économique et à la création d’emplois massifs et des revenus,  mais aussi de connecter les stratégies nationales de croissance et de compétitivité au potentiel de développement régionale », a-t-il ajouté.

Selon le directeur technique en charge du projet, Alain Tomtepambo, le rôle de son service est d’appuyer les Pôles de croissance dans un certain nombre de secteurs d’activités.

L’étude du projet, a indiqué le Directeur Sanogo, a concerné toutes les régions du Burkina Faso, mais a été centré sur les zones qui ont des pôles notamment Bagré, le Sahel, la région de l’Est, le Sourou,  la Boucle du Mouhoun, Samadeni, les hauts bassins, les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Pour le Directeur général du développement territorial, Martial Wilfried Bassolé, le gouvernement burkinabé a fait l’option des pôles de croissance, en vue de dynamiser les secteurs porteurs de croissance et d’accélérer la transformation structurelle de l’économie.

A l’entendre, le développement des pôles devrait permettre à l’économie burkinabè de maintenir un rythme de croissance soutenue, régulier et de renforcer sa résilience. Le directeur technique en charge du projet, Alain Tomtepambo a fait remarquer que le rôle de son service est d’appuyer certains secteurs que le diagnostic a relevés.

Elélé KANTORO

La Poste Burkina Faso : Se réinventer pour mieux servir

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La Société nationale des postes (SONAPOST) est devenue La Poste Burkina Faso. Le jeudi 6 décembre 2018, cette nouvelle identité visuelle  a été dévoilée au public.

Depuis le 6 décembre 2018, la Société nationale des postes (SONAPOST) s’appelle désormais La Poste Burkina Faso. Et c’est le représentant du Premier ministre, la ministre du Développement de  l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara, qui a dévoilé officiellement cette nouvelle identité visuelle.

Elle est marquée par un  nouveau logotype, composé de quatre éléments. Il s’agit d’un texte, d’un étalon stylisé, d’un ovale discontinu et d’une  forme rectangulaire bleu dégradé aux contours arrondis. Selon les explications données par les initiateurs, le texte sous la forme capitale en italique marque d’une part l’unicité de la poste sur le plan national et d’autre part l’expression de dynamisme et de rapidité renforcée par un étalon.

Le cheval, lui, est une composante  des armoiries  du Burkina Faso. Il établit également un lien symbolique avec l’histoire de la poste mondiale. C’est aussi le symbole de prospérité, d’endurance et de richesse dans les croyances africaines et d’ailleurs. Ensuite, le cercle en forme ovale discontinue qui symbolise la sécurité, la solidarité, le lien entre le développement de la poste, le développement du Burkina Faso et la puissance spirituelle d’un étalon bien entretenu. Le tout sur un fond bleu dégradé (de la gauche vers la droite) symbolise le ciel donc, l’ouverture de la poste au monde d’opportunités illimitées.

Enfin, la Poste BF est tournée avec une assurance vers le futur dans un esprit ouvert et renouvelé. Pour la ministre de l’Economie numérique, il s’agit, à travers cette mutation,  de marquer les esprits, car  aujourd’hui la poste  a été repensée. « Ce sont  des services innovants, avec le numérique au 1er plan, qui ont été  intégrés », a-t-elle souligné. Selon Mme Ouattara, La poste est aujourd’hui proche de sa clientèle et va offrir  tous les services qu’une banque normale met à la disposition de sa clientèle.

Pour le directeur général de La Poste Burkina Faso, Nabi Issa Coulibaly, il s’agit de faire en sorte que cette société, jadis en voie de disparition, revienne sur le marché  et récupère sa place au peloton du développement. « Nous mettrons  l’accent sur le rayonnement du Burkina Faso. Ainsi à travers le nouveau logotype, la poste s’engage dans un nouvel élan et se réinvente pour faciliter la vie des clients », a indiqué le DG de la poste.

De nouveaux produits

«Avec le numérique, nous pouvons générer 18 000 000 boîtes postales, au lieu de 100 000 auparavant », a indiqué le directeur général de la Poste Burkina Faso, Nabi Issa Coulibaly.

Selon Nabi Issa Coulibaly, avec le nouveau produit Smart BP, plus besoin de se déplacer pour chercher son courrier. « Les clients ont la possibilité non seulement d’avoir l’information dès qu’un courrier est disponible, mais surtout de pouvoir l’avoir sur place. C’est dire que nous pouvons générer 18 000 000 boites postales numériques à tous les citoyens burkinabè », a expliqué le patron de la poste burkinabè.

A cela, s’ajoute  la nouvelle norme d’adressage en cours. « Cela va permettre d’avoir un système de géo localisation afin que chaque citoyen puisse avoir une adresse sûre et sécurisée pour les besoins de la poste, des impôts et des entreprises », a-t-il précisé.

Il existe aussi, a poursuivi le premier responsable de la poste, le wifi communautaire qui permet aux populations dans les zones à accès limité à la connexion, d’accéder  à internet dans un rayon de 800 mètres, grâce à une agence postale. «Nous générons le wifi qui permet aux populations d’avoir accès à l’internet avec leur téléphone ou leurs ordinateurs pour pouvoir travailler. Nous appelons le e.education.

Il y a  également la plate-forme e.market qui permet aux artisans de vendre leurs produits à distance», a soutenu Issa Coulibaly. Une autre prestation de service que fournit La Poste Burkina Faso, à en croire M. Coulibaly, est de  faciliter la commande de documents administratifs (extraits d’acte de naissance, casier judiciaire) sur internet.

Et pour le reste, at-il dit, les agences se chargeront de la livraison aux clients. « Pour le compte national d’épargne (CNE), plus besoin de se déplacer pour les versements, avec le téléphone, vous pouvez effectuer des versements », a renchéri le DG de La Poste Burkina Faso.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Sécurité au Sahel : Des jeunes leaders réfléchissent sur leur rôle

Le Bureau des Nations unies pour la paix en Afrique de l’Ouest et Sahel et la CEDEAO ont organisé du 10 au 12 décembre 2018, à Ouagadougou, le 1er forum annuel des jeunes pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest et Sahel.

Depuis la capitale burkinabè, les Nations unies et la CEDEAO sonnent la mobilisation des jeunes leaders de l’espace communautaire autour des questions de développement et de lutte contre le terrorisme. Du 10 au 12 décembre 2018, elles ont organisé le premier forum annuel des jeunes pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

« L’objectif de cette rencontre est de mobiliser la jeunesse, pour qu’elle s’implique dans la prévention et la gestion pacifique des conflits, de l’extrémisme violent », a précisé le représentant du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Dr Mohamed Ibn Chambas. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de certaines résolutions de l’ONU et de la CEDEAO, qui invitent les Etats membres à prendre les mesures nécessaires pour prévenir la radicalisation des jeunes.

Celles-ci disposent également d’investir dans la jeunesse, de l’impliquer dans les mécanismes de prévention et résolution des conflits et accroître sa participation à la prise de décisions pour construire des sociétés pacifiques. « La jeunesse est une composante très stratégique.

Elle a un potentiel énorme et un rôle clé à jouer. Il faut donc mobiliser les jeunes leaders pour des activités constructives », a ajouté Dr Chambas. Pour ce faire, la trentaine de jeunes réunis à Ouagadougou ont examiné une étude du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, sur le rôle des jeunes femmes et hommes dans le processus de paix et de développement.

Selon Dr Mohamed Ibn Chambas, ce document rend compte de l’apport de la jeunesse au règlement pacifique des conflits et recommande des mesures d’ordre local, national, régional et international à mettre en œuvre, à cet effet. Ce 1er forum est aussi une occasion pour les participants de faire le point du principe d’une implication des jeunes dans les stratégies de résolution des conflits, de recenser les bonnes pratiques en la matière et d’élaborer un programme conjoint de mentorat des jeunes pour promouvoir le dialogue intergénérationnel.

Les jeunes ont été invités à s’approprier les mécanismes de résolution pacifique des conflits.

En somme, il s’agit de trouver de nouvelles alternatives de solutions de paix et de sécurité en impliquant et en écoutant la voix des jeunes , foi du représentant permanent de la CEDEAO au Burkina, Mohamed Diakité. « En matière de paix et de sécurité, nous sommes dans une situation d’urgence. Nous sommes confrontés à un défi nouveau,il nous faut rechercher de solutions nouvelles(…).

Tout n’est pas dans une réponse sécuritaire, il faut mettre l’accent sur la prévention», a-t-il affirmé. Les jeunes, par la voix de Marielle Mahule Degboe, ont salué cette tribune de partage d’expériences qui leur est offerte d’apprendre les uns des autres et de leurs ainés. « Nous sommes jeunes, mais nous sommes conscients des défis », a-t-elle dit.

Djakaridia SIRIBIE