7e réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou: la santé sexuelle des adolescents et des jeunes au cœur des débats

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Les travaux de la 7e réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou à Dakar se sont débutés le 12 décembre 2018  avec la session plénière « Briser les barrières pour assurer l’inclusion des jeunes ». Le directeur de l’UNFPA région  Afrique de l’ouest et du centre,  Mabingue Ngom a animé cette session plénière.

Les jeunes veulent être impliqués dans l’élaboration des politiques de la santé sexuelle et reproductive, dans la mise en œuvre   et dans l’évaluation. « Tout ce que tu fais pour moi sans moi est contre moi »,  illustre bien le vœu des jeunes.

Pour le directeur de l’UNFPA  région Afrique de l’ouest et du centre, Mabingue Ngom les statistiques les plus récentes sont révélatrices d’une population particulièrement jeune dans cette partie de l’Afrique. En effet 318 millions de personnes sont âgées de moins de 35 ans et 148 millions ont entre 15 et 35 ans et cette tendance se maintiendra jusqu’en 2050 selon le scénario moyen des Nations Unies.

Cette importante population jeune, poursuit Mabingue Ngom, peut constituer un énorme potentiel, si les investissements nécessaires sont réalisés en leur faveur notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la gouvernance en leur donnant une formation appropriée et en mettant en place des reformes qui favorisent la création d’emplois décents. « Les filles d’Afrique de l’ouest et du centre connaissent le risque le plus élevé d’être marié pendant leur enfance, 4 jeunes femmes sur 10 ont été mariées avant l’âge de 18 ans et parmi elles   1 sur 3 a été mariée avant l’âge de 15 ans », a-t-il deploré.

La réponse à ces défis doit être à son avis multisectorielle et holistique. « Nous devons ainsi intensifier  les investissements en les fondant sur des données probantes éprouvées et en mettant l’accent sur l’autonomisation des jeunes, des femmes et des filles à travers le développement du capital humain, leur   éducation en matière de sexualité et en leur offrant des services à leur besoins »,  a-t-il appuyé.

Suite à monsieur Mabingue, les jeunes du Benin, du Mali, du Niger et du Sénégal ont porté la voix des jeunes des pays membre du PO. Ils ont insisté sur la nécessité de les impliquer activement dans l’élaboration des politiques et plan de développement les concernant. Ils veulent participer à la   mise en œuvre de ces politiques et également participer aux évaluations.

 

BS

 

 

Procès du putsch : Diendéré, prêt à la confrontation

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L’interrogatoire du général de brigade, Gilbert Diendéré s’est poursuivi, le lundi 10 décembre 2018 avec son contre interrogatoire par les avocats de la défense, dans le cadre du procès du putsch. Ceux-ci ont accusé le parquet militaire de «surcharger» leur client plutôt que de privilégier la recherche de la vérité.

Cela fait plus de deux semaines que le général de brigade, Gilbert Diendéré à la barre du tribunal militaire, donne sa version des faits du coup d’Etat du 16 septembre 2015 et jours suivants. Lors de l’audition du lundi 10 décembre 2018, ses avocats ont reproché au parquet militaire d’instruire uniquement à charge contre leur client.

Selon Me Jean Degli, cela est perceptible à partir du moment où le portable principal du général a été annoncé comme perdu pendant la phase d’instruction. « Et comme par magie, il a réapparu quelques temps après », a-t-il relevé. Une fois le téléphone retrouvé, à écouter l’avocat, le juge d’instruction a informé le général et fait mention dans le PV que des investigations complémentaires seront menées en vue de situer les faits. « Mais jusqu’à présent, je n’ai plus reçu d’information concernant cette affaire. Pourtant, on aurait dû prendre attache avec la téléphonie mobile pour ressortir tous les SMS.

Et si on ne l’a pas fait, c’est à dessein  », a déduit l’avocat. Pour M. Degli, de façon volontaire ou involontaire, l’expertise n’a produit que des messages datant du 22 au 29 septembre 2015, alors que c’est le même portable qui a été utilisé avant, pendant et après les évènements. Aussi, a laissé entendre l’accusé, lorsqu’on est poursuivi pour une faute, l’instruction consiste à rechercher les causes de l’acte posé. Elles sont, selon lui, indispensables dans la manifestation de la vérité. «J’ai tenté à maintes reprises d’expliquer les causes du putsch, que ce soit devant le juge d’instruction ou à la chambre de contrôle.

Tous m’ont fait comprendre que leur mission est de s’en tenir aux faits qui se sont passés le 16 septembre 2015 et les jours suivants », a expliqué le général de brigade. Par ailleurs, l’avocat de l’accusé a rappelé que son client a assumé la responsabilité de chef d’Etat, de concert avec la hiérarchie militaire et les membres de la CRAD. « J’ai commencé à rédigé mon projet de déclaration après que les négociations avec la troupe ont échoué.

Et c’est le 18 septembre à l’aéroport, en allant croiser les chefs d’Etat de la CEDEAO que j’ai demandé à la hiérarchie militaire de me faire des propositions en vue de constituer les membres du CND », a indiqué le général « 2 étoiles ». Aux dires de son avocat, si le coup d’Etat avait été commandité par Gilbert Diendéré, il n’aurait pas besoin d’une liste à compléter plus tard pour constituer son organe. « Je serais allé à la radio ou à la télévision nationale à quelques mètres de chez moi pour faire ma déclaration. Je n’avais pas besoin de convoquer la hiérarchie militaire pour une sortie de crise », a soutenu le général Diendéré. « Pourquoi ne pas accepter la vérité du général ? », s’est interrogé le conseil de l’accusé, d’autant plus que celui-ci raconte la situation telle qu’il l’a vécue. C’est une vérité certaine pour lui, a-t-il poursuivi. En effet, a argumenté l’homme de droit, la vérité absolue n’est détenue que par Dieu. « Même la 1re victime de ce coup de force, le président Michel Kafando disculpe l’accusé dans des interviews données dans les colonnes des journaux Le pays et Jeune Afrique », a-t-il renchéri.

« Creuser, fouiller… »

Me Mathieu Somé, un autre avocat de l’accusé, pour sa part, a déploré que le parquet ait déjà établi sa conviction sur cette affaire, au point qu’il ne juge plus nécessaire de présenter des preuves pour convaincre l’opinion publique et la juridiction. Sinon dans l’ordonnance et l’arrêt de mise en accusation, a insisté l’avocat, il est précisé que le général de brigade n’est pas poursuivi pour des faits d’association de malfaiteurs, ni de prise d’otage ou de séquestration de personnes.

« Ce qui signifie qu’il a sa part de vérité à dire dans ce putsch », a-t-il soutenu. Et Me Idrissa Badini, d’affirmer que pour la recherche de la vérité, le parquet doit « creuser, fouiller et ne laisser nulle place où la main ne passe et repasse ». Chose que le parquet ne fait pas, de l’avis des avocats. Me Mireille Barry a insisté sur le parti pris du parquet en indiquant que le procureur militaire a choisi d’omettre un SMS que le général Brice Bayala aurait envoyé à l’accusé le 23 septembre 2015 alors que Diendéré avait déjà remis le pouvoir. « Lui seul pourra dire dans quel cadre il a envoyé ce message », a ajouté l’avocate. Me Barry est également revenue sur l’audition de l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida dans laquelle, elle a décelé des contradictions. Puis, elle a aussi indiqué que malgré ses incessantes sollicitations, le général Diendéré n’a pu avoir une confrontation avec la hiérarchie militaire pendant la phase d’instruction.

Il aurait alors proposé des questions au juge instructeur à poser à cette hiérarchie pour la manifestation de la vérité. « Ces questions ne figurent pas au dossier. Les PV de non-comparution que le premier juge instructeur avait dressés lorsque la hiérarchie militaire n’a pas comparu n’y figurent pas non plus. Voilà pourquoi nous disons qu’il y a eu de la manipulation», a commenté l’avocate. Et d’adresser cette sollicitation au président du tribunal : « faites en sorte que ce jugement ne soit pas un simulacre de procès ». L’avocat Mamadou Sombié, conseil de Mamadou Bamba, a, pour sa part, invoqué la légitime défense comme principal argument en faveur du coup d’Etat.

Car, a-t-il expliqué, le comportement de l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, à travers les tentatives d’attenter à des vies, peut être perçu comme une force. « Je pense que c’est une action salvatrice que vous avez posée le 16 septembre 2015, même s’il y a eu des dégâts collatéraux », a-t-il lancé. L’avocate du soldat Sami Dah, Antoinette Boussim a laissé entendre que son client, donné pour avoir eu une présence dissuasive aux côtés du général pendant la réunion avec les officiers de l’ex-RSP, n’était pas dans la salle, mais plutôt à l’extérieur. Selon elle, les officiers ne sauraient parler de présence intimidante dans la mesure où ils n’ont pas été désarmés. Les avocats ont également donné de la voix pour une confrontation entre le général et certains accusés dont les déclarations se contredisent. Ce à quoi le général n’a trouvé aucun inconvénient.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com
Fabé Mamadou OUATTARA

Fête nationale à Manga : pour une nation forte et prospère

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A l’occasion de la cérémonie commémorative du 58e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, plus de 4500 personnes dont des troupes étrangères, ont pris part à la parade civile et militaire, hier mardi 11 décembre 2018 à Manga.

Les forces vives du Burkina Faso, mobilisées comme un seul homme, ont exprimé leur fierté d’appartenir à la même nation et leur attachement à l’unité nationale, lors de la cérémonie commémorative du 58e anniversaire de l’indépendance, hier mardi 11 décembre 2018 à Manga, sous le thème «Bonne gouvernance et équité sociale pour une nation forte et prospère». Pendant plus de quatre heures, plus de 4500 personnes venues des treize régions du pays ont défilé devant le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et ses hôtes de marque, dont le ministre ivoirien de Défense, Hamed Bakayoko.

Tout a commencé par la revue des troupes effectuée par le président du Faso avec à ses côtés le chef d’état-major général des armées (CEMGA), le général de brigade, Oumarou Sadou. Par la suite, le commandant des troupes du jour, le colonel Ernest Kisbédo, a annoncé le début du défilé avec en tête les troupes civiles, sous la musique de la fanfare de la Garde nationale. De la Présidence du Faso aux différents ministères en passant par les institutions toutes les entités administratives étaient représentées sur l’axe du défilé.

Cependant, les délégations régionales avec les spécificités de leurs terroirs ont retenu l’attention de l’assistance, notamment à travers un style vestimentaire identitaire. Les majorettes de Ouagadougou ont aussi donné à voir un beau spectacle avec des figures et des tableaux qui appellent à la solidarité et à la cohésion nationale. A leur tour, les troupes militaires ont été ovationnées pour leur détermination à vaincre les forces du mal dans un contexte d’attaques terroristes. Avec des gestes traduisant la bravoure, la sérénité, les forces spéciales de l’Unité d’intervention de la gendarmerie nationale et les soldats du 25e régiment parachutiste commando (RPC) ont défilé, les pas marqués, témoignant ainsi leur engagement à mourir pour la défense de la patrie sous l’œil admirateur des populations et du chef de l’Etat. L’on a noté également la présence de corps paramilitaires comme la Police, la Douane et les Eaux et forêts ou des défilants issus des écoles et centres de formations des forces armées. Concernant le défilé motorisé, l’escadron des motards de la gendarmerie nationale a encore exécuté des acrobaties à couper le souffle devant les spectateurs émerveillés.

La Côte d’Ivoire, qui entretient des liens d’amitié et de fraternité avec le Burkina Faso, a pris part au défilé avec une cinquantaine d’éléments issus majoritairement de l’escadron de la sécurisation de l’Est ivoirien. Après la cité de l’épervier, les regards sont déjà tournés vers la région du Centre-Est qui va abriter les festivités en 2019.

Beyon Romain NEBIE

nbeyonromain@yahoo.fr

11-Décembre à Manga : le ministre Hamed Bakayoko chez le président du Faso

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu le lundi 10 décembre 2018 à son pied-à-terre à Manga, le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko.

En séjour au Burkina Faso pour prendre part aux festivités du 58e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, le ministre d’Etat, ministre de la Défense de la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, a été reçu en audience par le président du Faso à son pied à terre à Manga. Après des échanges à huis clos d’une quarantaine de minutes, celui-ci s’est confié à la presse : « J’ai eu l’honneur d’être reçu par le président du Faso à qui j’ai transmis un message de félicitation de son ami et frère le président Alassane Ouattara de la République de Côte d’Ivoire pour l’organisation de la fête de l’indépendance ».

Selon l’émissaire ivoirien, il a également été question de coopération, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme pour laquelle, de son avis, la collaboration entre les deux Etats est plus que jamais nécessaire. « La menace terroriste est un phénomène mondial auquel tous les Etats sont confrontés, et il nous appartient de travailler en synergie pour relever ensemble le défi de la stabilité par une sécurité renforcée », a déclaré M. Bakayoko. Une quinzaine d’éléments des forces de défense et de sécurité ivoiriennes sont venues participer, à la grande parade civile et militaire, aux côtés de leurs frères d’armes du Burkina Faso.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Le coup de gueule de Denis Mukwege

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Le Congolais Denis Mukwege a reçu, le lundi 10 décembre 2018 à Oslo en Norvège aux côtés de l’Irakienne Nadia Murud, ex-esclave des djihadistes, le prix Nobel de la paix. Les efforts du gynécologue de 63 ans ont retenu l’attention du jury après l’«échec » de 2013. En effet, depuis deux décennies, le Congolais, connu sous le nom de « l’homme qui répare les femmes », consacre sa vie aux victimes de violences sexuelles dans son hôpital de Panzi, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), une région déchirée par des violences chroniques. Un engagement au nom de sa patrie qui lui a valu des menaces de mort. En 1989, malgré un travail bien rémunéré en France, il décide de retourner au bercail pour s’occuper de l’hôpital de Lemera, dont il devint médecin directeur. En 1996, lors de la première guerre du Congo, son centre hospitalier est pris pour cible. Il échappe de justesse à la mort, alors que plusieurs malades et infirmiers sont assassinés.

Il se réfugie alors en Nairobi au Kenya, avant de se résoudre à regagner sa mère-patrie. Avec l’aide d’une ONG, Dr Mukwege fonde l’hôpital Panzi à Bukavu où il se voit confronté aux mutilations génitales pratiquées sur les femmes. Profondément affecté par ces barbaries, le fils de pasteur décide d’ajouter une corde à son arc, en enfilant « son gilet jaune » de défenseur des droits humains. Dans une région où le viol collectif est utilisé comme arme de guerre, il se spécialise dans la prise en charge des femmes victimes d’agressions sexuelles, leur apportant une aide médicale mais aussi psychique, économique et juridique.

A l’occasion de la cérémonie officielle de remise de son prix, le médecin de Bukavu a encore fait parler de lui à travers son discours direct, émouvant et interpellateur. « Je viens d’un des pays les plus riches de la planète. Pourtant, le peuple de mon pays est parmi les plus pauvres du monde. La réalité troublante est que l’abondance de nos ressources naturelles (or, coltan, cobalt et autres minerais stratégiques) alimente la guerre, source de la violence extrême et de la pauvreté abjecte au Congo », a-t-il déclaré à la tribune.

Puis de lancer une invite à la communauté internationale, afin de prendre en compte le rapport du projet Mapping, qui, à ses yeux, est en train de moisir dans le tiroir d’un bureau à New York. « Il a été rédigé à l’issue d’une enquête professionnelle et rigoureuse sur les crimes de guerre et les violations des droits humains perpétrés au Congo. Ce rapport du projet Mapping établi par le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits humains, décrit pas moins de 617 crimes de guerre et crimes contre l’humanité et peut-être même des crimes de génocide », a-t-il soutenu. Le gynécologue a invité ses compatriotes au travail, car le spectre de la violence ne s’est guère dissipé. A quelques jours des élections en RDC, prévues pour le 23 décembre 2018, le prix Nobel de la paix reste pessimiste quant à l’issue favorable du scrutin. Convaincu qu’il s’agit d’une parodie d’élection, Denis Mukwege interpelle la communauté internationale sur le regain de violences, qui pourrait en découler et la responsabilité des parties prenantes à œuvrer pour la paix.

Abdoulaye BALBONE

Assemblée nationale : le nombre de commissions passe de six à huit

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Les députés ont adopté à l’unanimité, le lundi 10 décembre 2018, des modifications du règlement intérieur de l’Assemblée nationale (AN), offrant deux postes supplémentaires aux femmes, à travers des réaménagements au niveau des commissions générales.

 

Aucune voix contre ni d’abstention sur la centaine de députés présents. C’est donc à l’unanimité, que les députés ont modifié le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le lundi 10 décembre dernier lors d’une plénière. Une attitude, qui confirme les propos du président du comité ad’hoc pour la relecture du règlement intérieur, Bèbrigda Mathieu Ouédraogo, pour qui il n’y a pas eu trop de divergences. Ainsi, le nombre de commissions passe de six à huit, offrant donc deux postes supplémentaires à la femme dans les commissions générales. A travers ces réaménagements, il s’agit de tenir compte des réalités dans les procédures, et notamment la présentation des rapports. Une commission stratégique a été scindée et une nouvelle autre créée, ce qui a permis le passage du nombre de commissions de six à huit.

Les députés ont adopté la création d’une commission de délibération des politiques publiques

Selon le président de la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), Maxime Koné, c’est à l’exercice du terrain, que les parlementaires ont été obligés de procéder à ces ajustements. Ainsi, le nombre de postes au niveau du bureau a connu une hausse pour tenir compte du genre. Pour les vice-présidences, l’on est passé de cinq à six dont une pour les femmes. Ensuite, au lieu de huit secrétaires parlementaires, la Représentation nationale en compte maintenant dix postes, le nombre de femmes passant de deux à trois.

L’un des points saillants de cette plénière a été la revue du format du discours du Premier Ministre (PM). Habituellement programmé de 16h à 00h, les députés proposent le timing suivant : « la déclaration en une heure, une suspension d’une heure, la formulation des questions en une heure et demie, une autre heure pour permettre au gouvernement de s’organiser pour les réponses et enfin le passage du PM pour les réponses ». En plus de cette option, l’innovation majeure est que désormais, le discours devra être remis aux députés 24 heures avant pour leur permettre de s’approprier le contenu et être pertinents à la formulation des questions.

Enfin, le député Maxime Koné estime qu’il s’agit là, d’une modification à minima. S’en suivra à partir de janvier 2019, a-t-il dit, une autre qui va permettre une étude en profondeur de ce règlement, afin d’examiner les articles un à un. L’objectif final étant de parvenir de manière définitive, à mettre à la disposition de cette 7e législature, un document qui soit à la hauteur des ambitions qu’elle s’est fixée.

Tielmè Innocent KAMBIRE

Adresse du président du Faso à la nation

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Comme à l’accoutumée, le président du Faso s’adresse à ses concitoyens, la veille du 11-Décembre. C’est depuis Manga, ville-hôte des festivités du 58e anniversaire de l’Indépendance du Burkina Faso, que Roch Marc Christian Kaboré s’est adressé à la nation, le 10 décembre 2018. Voici la teneur de son discours.

Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes

La célébration du 58e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale m’offre l’agréable occasion de rendre hommage à notre peuple travailleur et de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation, des martyrs et des héros nationaux.
Ces femmes et ces hommes de toutes conditions continuent de faire notre fierté et donnent du sens au combat que nous menons encore aujourd’hui pour réaffirmer notre dignité, notre unité, notre cohésion et notre indépendance.

Cette année 2018 aura été une année éprouvante pour notre pays au plan sécuritaire et si nous sommes restés debout, c’est bien parce que certains d’entre nous sont allés jusqu’au sacrifice suprême, pour défendre la patrie, dans cette lutte contre le terrorisme.
En cet instant solennel, je voudrais ici redire toute ma compassion aux familles qui ont vu les leurs tomber pour défendre la sécurité de l’ensemble des Burkinabè et l’intégrité de notre pays et exprimer toute ma solidarité aux blessés, aux veuves, et aux orphelins.
Je m’incline devant la mémoire de tous nos braves soldats tombés sur le champ de bataille pour défendre l’honneur et la fierté de notre peuple.

La nation tout entière leur est reconnaissante à jamais pour leur courage.
J’associe à cet hommage, toutes les victimes innocentes de cette barbarie terroriste, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés, civils et militaires.
A tous nos valeureux soldats qui sont mobilisés au quotidien, contre le terrorisme pour notre sécurité et pour la défense de l’intégrité du territoire, je réitère mes encouragements.

Peuple du Burkina Faso

Face à cette guerre que nous imposent les forces rétrogrades et obscurantistes, il nous faut faire preuve de solidarité et plus que jamais nous rassembler autour de l’essentiel.
Rien et absolument rien ne doit remettre en cause notre vouloir vivre-ensemble dans le respect de nos différences et de notre diversité.

Ce que nous célébrons aujourd’hui n’est autre que notre unité, notre identité collective, notre fierté d’appartenir à la même patrie qui forment le ciment de notre vivre-ensemble et forgent notre destin commun.
C’est fort de ces valeurs que nos devanciers ont fait face à l’adversité de tous ceux qui ont voulu entraver la marche vers la liberté et l’indépendance de notre peuple qui n’a jamais courbé l’échine.

A cet égard, j’ai une obligation à l’endroit de tous les enfants dont la scolarité connait des perturbations du fait des menaces terroristes qui pèsent sur eux, sur leurs parents et leurs enseignants. Personne n’a le droit de s’attaquer à l’avenir de notre Nation, et je veillerai à ce que l’accès de tous les enfants à l’école soit assuré sur l’ensemble du territoire national.

Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes

Le thème qui a été retenu pour la célébration de notre fête nationale : « Bonne gouvernance, et équité sociale pour une nation forte et prospère » est une interpellation collective à un Burkina résolument tourné vers une gouvernance vertueuse qui assure à tous et à chacun l’équité, la justice et l’espoir.
L’atteinte d’un tel objectif pour lequel je me suis engagé avec vous passe nécessairement par un changement de mentalité et de comportement.

La culture de redevabilité et de transparence, les contrôles avec leurs corolaires de sanctions positives ou négatives la participation citoyenne, le dialogue inclusif, la prise en compte de nos valeurs culturelles positives socle de paix et de cohésion, seront la clé de notre succès.
Force est de reconnaitre qu’en la matière des défis importants restent à relever, si nous voulons être en phase avec le besoin légitime de justice sociale et de transparence de notre peuple.

C’est pourquoi, j’engage le Gouvernement, les organisations de la Société Civile et chaque Burkinabè à assurer chacun sa part de responsabilité pour faire de la bonne gouvernance et de l’équité, des réalités concrètes aux plans politique, administratif et économique.
Je réaffirme avec force qu’aucune nation ne peut prospérer dans le désordre, l’incivisme et la corruption qui sont des fléaux qui fragilisent la cohésion sociale et les efforts pour un mieux-être pour tous.

De même, nous ne pourrons transformer profondément notre économie sans un minimum de culture de l’effort, du sacrifice, du patriotisme, de l’intégrité et du travail bien accompli.
Nous avons non seulement besoin d’un Burkina de paix et de progrès, mais aussi d’un Burkina prospère fondé sur un Etat moderne et démocratique.

Peuple du Burkina Faso

La célébration de la fête de l’Indépendance dans la belle Cité de l’Epervier m’offre l’occasion de traduire toutes mes félicitations et reconnaissances aux habitants et ressortissants de Manga et de toutes les provinces de la région du Centre-sud, le Zoundweogo, le Nahouri et le Bazèga. Certes c’est un honneur que d’abriter les festivités du 11-décembre, c’est également une grande responsabilité d’être le lieu d’où toute la nation renouvelle son engagement à vivre dans la bonne gouvernance.

Cette année encore, l’Etat a consenti d’importants efforts financiers pour permettre à la région de présenter un nouveau visage à travers de nouvelles infrastructures.
C’est l’occasion pour moi d’inviter les uns et les autres au bon entretien de toutes ces réalisations qui témoignent de notre volonté de faire toujours plus afin que partout, les fruits de nos efforts communs soient équitablement redistribués et impactent positivement les conditions d’existence des populations de nos villes et de nos campagnes.

Peuple du Burkina Faso

La célébration de notre accession à l’indépendance est une opportunité pour jeter un regard introspectif sur ce qui fonde notre identité, et notre communauté de destin.
En sacrifiant à cet exercice, nous nous rendons bien compte que nous avons encore de la ressource pour réaliser, progressivement, nos aspirations les plus profondes.
Mon engagement pour la Réconciliation Nationale reste intact et doit être fondé sur une exigence de Vérité et de Justice.

C’est en se soumettant humblement et courageusement à cette démarche pour préserver l’essentiel que nous pourrons aborder l’avenir avec encore plus d’optimisme.
Puissions-nous, en ce 58ème anniversaire de la fête nationale de notre pays, et dans ce monde en perpétuelle évolution où les défis se le disputent à l’adversité, pouvoir compter en plus de nos efforts conjugués, sur la divine providence pour garantir l’unité, la cohésion et la solidarité de notre peuple.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !
Bonne fête de l’Indépendance à toutes et à tous !

11 décembre 2018 à Manga : le Zoundwéogo remporte la coupe de l’indépendance

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La finale de la coupe de l’indépendance s’est jouée, le lundi 10 décembre 2018 à Manga. Après 70 minutes de jeu, c’est l’équipe du Zoundwéogo, qui a remporté le trophée en battant celle du Nahouri par le score de quatre buts à deux.

La coupe de l’indépendance a connu son apothéose, le lundi 10 décembre 2018 à Manga. La finale a opposé l’équipe du Zoundwéogo à celle du Nahouri au stade régional flambant neuf de Manga. A l’issue des deux périodes de 35 minutes (chacune), c’est l’équipe du Zoundwéogo qui a eu raison de son adversaire du jour par le score de quatre buts à deux.

Dès la 4e minute (mn), Achadou Ba ouvre le score pour le Zoundwéogo par un coup de tête. Puis, à la dixième minute, Donald Traoré détourne le ballon dans les filets et aggrave le score. L’équipe du Nahouri ne s’avoue pas vaincu, car à la 23e mn, elle parvient à réduire le score avec Illiasse Balora, qui a décroché une frappe en pleine lucarne.

Le Zoundwéogo reprendra les choses en main avec un 3e but marqué à la 30e minute par Raoul Konseiga. Les deux équipes rentreront dans les vestiaires avec ce score de 3 buts à un. A la reprise, le Nahouri réduira le score avec son 2e but inscrit par Idrissa Ouédraogo. L’équipe du Nahouri manquera de nourrir le suspens en ratant un pénalty à la 62e mn. Quelques minutes plus tard, ladite formation assiste impuissante à l’expulsion de son gardien de but suite à une faute à l’entrée de la surface de réparation.

Le Nahouri sera crucifié avec le deuxième but de Donald Traoré à la 36e mn. En plus d’un lot de ballons et d’un jeu de maillots offerts à chacune des 3 équipes, la championne repart avec la somme d’un million de FCFA plus le trophée et des médailles d’or.

Quant à la 2e et à la 3e, elles repartent respectivement avec 750.000, et 500.000 francs CFA. Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a présidé cette finale. Il a avoué avoir assisté à un « beau match» plein d’engagement et de fair-play.

Alpha Sékou BARRY

Bissa Gold : 112 agents, licenciés, broient du noir

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Bissa Gold : 112 agents, licenciés, broient du noir
Des employés de Bissa Gold, licenciés en octobre 2015, broient du noir, a appris Kantigui. Pour cause, ils peinent à rentrer dans leurs droits, malgré une décision de justice favorable prononcée le 28 août 2018. Au nombre de 112, a-t-on expliqué à Kantigui, les plaignants font partie d’un groupe de 700 agents, qui étaient allés en grève, le 8 octobre 2015 « suite à un préavis déposé comme la loi l’a indiqué ». La source de Kantigui a précisé, qu’après leur licenciement, ils ont engagé une bataille judiciaire contre la société minière. En octobre 2016, ils ont obtenu le paiement des jours fériés, l’un de leurs points de revendications. Le 28 août 2018, la justice a tranché en leur faveur et ordonné « une exécution provisoire sur les heures supplémentaires qui n’étaient pas payées, un point de leurs revendications qui exige le versement de la somme d’un million de francs CFA à tous ceux qui ont plus d’un million, et la totalité de la somme à ceux qui ont moins du million ».

Dans un délibéré en date du 28 octobre 2018, la justice aurait mandaté un huissier, pour appliquer la décision d’exécution provisoire, « parce que les employés attendaient ces sommes pour faire face à la scolarité de leurs enfants ». Malgré tout, a-t-on dit à Kantigui, Bissa Gold aurait estimé qu’elle ne peut pas payer le cumul des sommes, avec un appel sur le jugement rendu par le tribunal du travail. La Cour d’appel de Ouagadougou a donc suspendu l’exécution provisoire de la décision, pour dit-elle, juger le dossier au fond. Le hic, s’est plaint la source de Kantigui, est que ledit dossier, toujours au tribunal du travail, risquerait de ne pas parvenir à la Cour d’appel cette année. En effet, a-t-on rapporté à Kantigui, le tribunal du travail ne disposerait plus d’agent de liaison pour amener le dossier à la Cour d’appel. Kantigui invite donc les autorités en charge de la question à donner un coup d’accélérateur au dossier, parce que l’avenir de plusieurs dizaines d’enfants en dépend.

Le chemin de croix d’un assuré
Dans ses balades, à la recherche de l’information, Kantigui est tombé sur la situation peu enviable d’un citoyen, victime d’un accident de la circulation, le 17 septembre 2018. Ce qui a surtout retenu l’attention de Kantigui est que ce dernier a malheureusement perdu trois dents dans l’accident. Après les constatations d’usage de la police, a-t-on rapporté à Kantigui, un Procès-verbal (PV) aurait été rédigé et dans ce document, l’accidenté aurait été reconnu comme la victime et la personne impliquée comme fautive. L’intéressé ayant choisi de le dédommager, la police aurait remis le PV à la victime, pour qu’elle le dépose chez l’assureur. « Mais depuis presque trois mois, rien. L’assurance refuse de payer en intégralité le montant des soins dentaires, qui s’élèvent à 900 000 F CFA. La raison de ce refus est qu’il aurait perdu trois dents dans l’accident et non six comme l’atteste le dentiste », a relaté la source. Kantigui espère qu’une solution sera trouvée à ce problème.

Un parking « sauvage » au grand marché de Ouagadougou
Kantigui, qui a des yeux partout, s’inquiète des conséquences du parking « sauvage » situé juste en face de Central hôtel à proximité du grand marché de Ouagadougou. Surtout qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, nombre de citoyens font leurs emplettes à « Rood Woko ». Pour faire face à l’affluence de la clientèle, a noté Kantigui, les gérants de parking ont tendance à étendre les limites de leurs espaces, de manière à empiéter sérieusement sur la voie publique, déjà encombrée par les marchands ambulants, les taximen et autres étals. Soucieux de la fluidité de la circulation, Kantigui souhaite que les éléments de la Police municipale, régulièrement déployés en ces lieux, y mettent de l’ordre.

MINUSMA : le contingent burkinabè, médaillé des Nations unies
Kantigui a été agréablement surpris en apprenant que le jeudi 6 décembre 2018, les militaires du contingent burkinabè au Mali (BFABATT 1-6) ont reçu la prestigieuse médaille des Nations unies, pour les efforts consentis pour la consolidation de la paix dans ce pays.

Cette décoration, a-t-on dit à Kantigui, est décernée aux Casques bleus qui participent aux missions de maintien de la paix à travers le monde. La cérémonie de remise de la médaille, présidée par le commandant du secteur Ouest de la Force de la MINUSMA, le général de brigade Stefan Andersson, s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, ainsi que des autorités militaires et civiles de la MINUSMA et de la région de Tombouctou. Kantigui s’est réjoui du fait que dans son allocution, le général Andersson ait salué le professionnalisme et l’engagement des soldats burkinabè. Il a profité de l’occasion pour saluer personnellement quatre soldats du bataillon, qui se sont particulièrement distingués par leurs actes de bravoure, lors des attaques du 14 avril 2018 contre le super camp de Tombouctou, et du 27 octobre 2018 contre le camp de la MINUSMA à Ber.

Kantigui rappelle que le contingent burkinabè a été déployé à Tombouctou le 25 janvier 2018. Il compte 850 soldats répartis sur les sites de Tombouctou et Ber. La médaille des Nations unies est décernée aux personnes ayant servi sur une période d’au moins 90 jours dans la mission.

Kantigui
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