Révolution numérique et défis sécuritaires: Le CES pose le débat

Le Conseil économique et social (CES) a organisé une conférence publique sur le thème : « Révolution numérique et défis sécuritaires : enjeux, défis et perspectives pour une paix durable au Burkina Faso », le 6 décembre 2018, à Ouagadougou.

Les défis sécuritaires qui se posent au Burkina Faso préoccupent le Conseil économique et social (CES). Il veut donc participer à la réflexion pour la recherche de réponses idoines à la problématique sécuritaire. A cet effet, le CES a organisé une conférence publique sur le thème : « Révolution numérique et défis sécuritaires : enjeux, défis et perspectives pour une paix durable au Burkina Faso », le 6 décembre 2018, à Ouagadougou. Pour le président du CES, Dr. Moïse Napon, ce cadre d’échanges constitue une occasion pour son institution de se pencher sur la possible conjugaison des différentes forces en présence pour combattre l’insécurité, en se servant des potentialités qu’offrent les Technologies de l’information et de la communication (TIC), tout en prenant des garde-fous. « Le numérique, au regard de sa relative facilité d’accès, de son instantanéité, de sa capacité de propagation et d’atteinte d’un maximum de public en temps record doit être utilisé dans cette lutte », a-t-il soutenu.

Pour M. Napon, l’objectif est de parvenir à une utilisation rationnelle et optimale des TIC pour faire face aux défis sécuritaires. Le ministre de la Sécurité, Clément P. Sawadogo, a salué l’initiative de l’institution consultative de poser le débat sur les enjeux sécuritaires en lien avec le numérique.

Dans sa communication, il a indiqué que les nouveaux outils de communication ont un impact sur les différentes dimensions de la sécurité à savoir le terrorisme, le grand banditisme, la criminalité économique à travers le blanchiment d’argent, les troubles à l’ordre public et à la paix sociale, les arnaques individuelles.

Former à l’investigation numérique

Le ministre de la Sécurité, Clément P. Sawadogo, a indiqué que le Burkina Faso se dotera, dans les jours à venir, d’un dispositif permettant d’identifier et de traquer les mauvais utilisateurs des réseaux sociaux.

Pour le ministre Sawadogo, le numérique facilite la prévention et la répression des actes criminels, le renseignement, la surveillance des flux migratoires et du territoire, l’efficacité opérationnelle des Forces de défense et de sécurité (FDS). Pour relever les défis sécuritaires qui se présentent au Burkina Faso, il importe de renforcer les outils de prévention et de surveillance des FDS, former les agents de sécurité à l’investigation numérique.

Et selon le patron de la sécurité, le pays des Hommes intègres se dotera, dans les jours à venir, d’un dispositif permettant d’identifier et de traquer les diffuseurs de mauvais messages sur les réseaux sociaux. Il convient également d’adapter le dispositif juridique au contexte du numérique et de poursuivre la sensibilisation des populations à un meilleur usage des TIC, a précisé le ministre Sawadogo.

L’organisation de cette conférence entre dans le cadre de la feuille de  route 2018 de l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et institutions similaires qui est consacrée à la  révolution numérique et à son impact sur les sociétés.

Mahamadi SEBOGO

msebogo@yahoo.fr

Monde syndical : Le SNEA-B affine ses stratégies de mobilisation

0

Le bureau national du Syndicat des enseignants africains du Burkina (SNEA-B) a tenu son conseil syndical national ordinaire, les 30 novembre et 1er décembre 2018 à Ouagadougou.

Le Syndicat national des enseignants africains du Burkina (SNEA-B) veut prendre à bras-le-corps les préoccupations du monde éducatif. Dans cette optique, il a tenu son conseil syndical national ordinaire, les 30 novembre et 1er décembre 2018 à Ouagadougou. Ce conseil avait pour objet de passer au peigne fin l’action du bureau national durant l’année 2018, a indiqué le Secrétaire général national (SGN) du SNEA-B, Sema Blégné.

Les conseillers ont exigé du gouvernement, la satisfaction de leur plateforme revendicative.

Pour lui, les activités qui ont emmaillé le conseil au cours des deux jours de travaux, ont permis aux conseillers venus des coordinations régionales et des sections provinciales, de se pencher sur l’ensemble des rapports de l’année 2018 du bureau national, notamment les actions qui ont été réalisées en termes de lutte, de participation, de missions, etc.

Aussi, il a révélé que lors de ce conseil, l’ensemble des conseillers ont minutieusement examiné des rapports financiers, le rapport de la commission des vérificateurs, le rapport du comité des femmes, ont tous été validés et adoptés à l’unanimité. Outre cela, les conseillers ont travaillé sur des thématiques telles que les stratégies de mobilisation, de recrutement ainsi que sur l’analyse du protocole d’accord et a fait ressortir les insuffisances de la mise en œuvre dudit projet, a expliqué M. Blégné.

Le syndicat a analysé également la sortie du gouvernement concernant le statut valorisant des enseignants. Il a mandaté le bureau national pour la transmission de ses positions à la coordination nationale du syndicat de l’éducation, a-t-il ajouté.

Marthe ZONGO (Stagiaire)

Les stagiaires de l’ENAM à l’école de la bonne gouvernance

La direction de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance a organisé, une campagne de communication sur le sens du service public au profit des stagiaires de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), le mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, le paysage administratif est marqué par un rejet de la conscience professionnelle, le déni de la déontologie professionnelle et le mépris de l’éthique, conduisant à toutes les formes de dysfonctionnement et de mauvaise gouvernance des structures publiques. C’est le constat fait par le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale qui, pour changer la donne, a décidé d’ « attaquer le mal à la racine ».

C’est dans ce sens qu’il a décidé d’organiser des campagnes de communication sur le sens du service public dans les écoles et centres de formation professionnelle. Et c’est l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) qui a été choisie pour abriter la première session de formation le mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadougou. Au cours de cette formation, d’une journée, les participants ont eu des éclaircissements sur les notions en lien avec le sens du service public. De façon spécifique, il s’est agi, à travers les différentes communications, d’expliquer aux futurs énarques les obligations auxquelles ils seront tenus une fois enrôlés dans les rangs de l’administration.

Au-delà des obligations, les communicateurs ont également dévoilé aux stagiaires, les droits et libertés dont bénéficie l’agent de la fonction publique. Enfin, cette rencontre a été également le lieu pour les communicateurs de discuter avec les futurs fonctionnaires des différentes sanctions disciplinaires qu’ils peuvent encourir en cas de faute et les différents recours disponibles contre les sanctions disciplinaires. Toute chose qui devrait, foi du secrétaire permanent de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, Jacques Sosthène Dingara, de préparer les participants à être de bons agents de l’administration dans le futur. C’est du moins là le souhait des premiers responsables de la Fonction publique qui ont décidé de miser sur la formation des ressources humaines afin de construire une fonction publique de qualité.

Dans cet élan, ils sont soutenus par le directeur général de l’ENAM, Awalou Ouédraogo, qui a promis, à son niveau, d’accompagner toutes les initiatives entrant dans le cadre de la formation de ses stagiaires. Il a d’ailleurs salué l’initiative de la présente formation qui, selon ses dires, va apporter un plus à la construction d’une fonction publique de qualité au Burkina Faso. Après l’ENAM, c’est l’Ecole nationale de régies financières (ENAREF) qui va accueillir les formateurs.

Nadège YAMEOGO

 

Journée internationale des personnes : Plaidoyer pour le respect des droits à Koupèla

0

La Journée internationale des personnes handicapées a été célébrée, le lundi 3 décembre 2017 à Koupèla.

En tricycle, guidées à l’aide d’une canne blanche…les personnes en situation de handicap de la province du Kourittenga et d’ailleurs, sont venus nombreux à Koupèla, le lundi 3 décembre 2018 pour célébration de leur journée internationale. Elles se sont donné rendez-vous à la place de la Gare routière pour plaider pour le respect de leurs droits.

Pour le chargé du projet Réhabilitation à base communautaire (RBC) de l’OCADES Caritas-Koupéla, Eustache Kièma, toutes les actions qu’ils mènent au profit des personnes handicapées visent à les rendre autonomes. « Lorsque nous parlons d’autonomie, elle n’est pas seulement économique, mais aussi sociale», a souligné M. Kiéma. Débuté le samedi 1er décembre avec  des émissions radiophoniques, plusieurs activités ont été également inscrites au menu de la commémoration.

Il s’agit, entre autres, de projection cinématographique, de conférence et des expositions. Le représentant des personnes en situation de handicap, Florent Kam, a souligné que des mesures urgentes doivent être prises au profit de cette couche sociale pour lui permettre d’être en phase avec le thème de la journée qui est : « Autonomiser les personnes handicapées et assurer la participation et l’égalité ».

Le haut-commissaire de la province du Kourittenga, Auguste Kinda, a invité à plus d’efforts en faveur des personnes en situation de handicap pour améliorer leur accès aux microcrédits ainsi qu’aux activités génératrices de revenus…Le maire de la commune de Koupèla, Harouna Tirogo, a offert dix sacs de 100kg de maïs aux personnes en situation de handicap de la province du Kourittenga.

Amédée W. SILGA

Le pouls de la cité-Régulation de la circulation routière : arrêtez de vous cacher !  

0

 Les forces de sécurité œuvrent quotidiennement pour assurer notre sécurité sur les différents axes routiers. A certaines artères des grandes villes du « pays des Hommes intègres », des policiers sont déployés régulièrement pour prévenir les accidents de la circulation, contrôler les pièces des engins et veiller au respect du code de la route par les usagers.

Leur action est salutaire et permet de dissuader tous ceux qui enfreignent aux règles de la circulation, mettant en danger leur vie et celle des autres citoyens. Malheureusement, certains « flics » qui sont chargés de réguler la circulation ne semblent pas  accomplir leurs missions dans les règles de l’art. « Postés » aux feux tricolores, à proximité des panneaux de signalisation, ces derniers se camouflent pour espérer «attraper» les usagers fautifs.

Ce stratagème, bien que produisant les résultats escomptés, ne doit pas être un moyen privilégié pour arrêter les usagers indélicats. Cette présence dissuasive des forces de sécurité doit être visible sur nos routes. Cela peut éviter aux braves policiers d’avoir certains ennuis, du fait de dangereuses manœuvres spontanées auxquelles pourraient s’adonner des usagers surpris. Donc, se «cacher» serait-il la meilleure solution pour les «flics» qui régulent la circulation ?

Emma Ndoringoma: «Le gouvernement veut faire du Rwanda, le hub de la technologie»

A la 2e édition du Salon du e-commerce de Ouagadougou, le Rwanda, l’un des plus avancés du continent en matière de e-services, était le pays invité- modèle. Dans un entretien accordé à Sidwaya, la chef de la délégation rwandaise, Emma Ndoringoma, 2e vice-présidente de la Chambre des TIC du Rwanda, parle du niveau de la digitalisation dans son pays. Elle évoque également les investissements consentis par les pouvoirs publics et les acteurs privés pour la promotion des services en ligne dans le pays de Paul Kagame.

Sidwaya (S.): Dites-nous ce que c’est que le e-commerce  

Emma Ndoringoma (E. N.): C’est du commerce électronique, des échanges en ligne. C’est quand les transactions, les ventes se font en ligne, les services sont fournis en ligne et qu’on n’a pas besoin de se déplacer physiquement pour effectuer des achats.

S: Comment appréciez-vous votre participation à ce 2e salon de e-commerce de Ouagadougou ?

N. : C’est une expérience intéressante car les Burkinabè que l’on a rencontrés au cours du salon sont des gens ouverts, orientés vers une Afrique unie. Ils veulent répliquer l’expérience rwandaise dans leur pays. C’est un bon signe, car cela va créer des partenariats entre les entreprises burkinabè et rwandaises.

S: Au Rwanda, il existe une Chambre des TIC. Quelles sont ses missions

N. : La Chambre des TIC est la cadette des Chambres au Rwanda. Elle a été créée en 2011 et fait partie de la fédération du secteur privé. Mais ce n’est pas parce qu’elle est la plus la jeune des Chambres qu’elle est moins importante! Elle est polyvalente et a été spécialement créée suivant la volonté du gouvernement de faire du Rwanda, le hub de l’informatique, le centre de la technologie; mais aussi pour qu’elle puisse faciliter le développement des autres secteurs. La Chambre des TIC est composée de sociétés en informatique, en télécom, etc. Elle offre beaucoup de services à ses membres, y compris l’accès aux financements, la formation, le plaidoyer auprès du gouvernement. Elle est le produit du partenariat entre les secteurs privé et public. Après la création de la Chambre, le gouvernement et le secteur privé ont mis en place un incubateur où les jeunes entrepreneurs viennent présenter leurs projets. De là, sont nées beaucoup d’entreprises dont certaines sont aujourd’hui dans le e-commerce. Nous avons un partenariat avec le Japon qui nous permet d’envoyer des jeunes se former pendant six mois dans les entreprises japonaises et qui reviennent travailler dans les sociétés rwandaises.

S: Le Rwanda est présenté comme l’un des pays africains en avance en matière de e-commerce. Quel est le niveau du développement du e-commerce dans votre pays ?

N. : Le e-commerce est bien développé au Rwanda et s’améliore de jour en jour sous le leadership du gouvernement qui veut faire du Rwanda le hub de la technologie. Tout a commencé lorsqu’en 2007, le gouvernement a mis en place une carte d’identité digitale parce que le e-commerce est une question de confiance. A partir de là, on a eu beaucoup de solutions. Il y a par exemple tous les services gouvernementaux qui sont donnés en ligne à travers une plateforme Irembo. Cette plateforme donne actuellement près de 80 services en ligne tels que la demande de permis de conduire, du casier judiciaire, de la carte d’identité, etc. Il y a l’office des recettes où tout se fait en ligne: les déclarations, le paiement des taxes, les demandes de documents.

S: Qu’en est-il du e-service dans le secteur privé ?

N. : Le e-service est beaucoup développé dans le secteur privé qui comprend bien la vision du gouvernement. On a par exemple la solution Tap & Go qui est une carte que l’on utilise dans les bus. Avec cette carte, il n’y pas de cash, donc pas de problème de monnaie, de convoyeurs. Il y a une autre solution appelé SafeMotos avec lequel le taxi-moto vient vous chercher à la maison. Il y a également la solution Jumia Food et DMhehe pour la livraison à domicile des repas à partir des restaurants de Kigali. L’objectif du Rwanda est d’avoir à terme une économie sans cash!

S: Est-ce qu’il y a un secteur où le e-commerce est plus développé ?

N. : En plus du domaine du transport, il y a aussi le domaine bancaire où tous les services sont offerts en ligne à travers les cartes, le mobile-money ou autres transferts électroniques. On a aussi le prépaiement de l’électricité en ligne. Il y a également la mutuelle de santé qui est digitalisée et connectée à la carte d’identité et permet pratiquement à tous les Rwandais de se soigner. Dans le domaine de l’agriculture, on a beaucoup de start-up qui sont dans la chaîne de distribution de tout ce qui est relatif à ce secteur.

S: Peut-on dire que les Rwandais sont de véritables e-consommateurs?

N. : Je peux le dire, car tous les services vitaux de l’Etat sont en ligne. Pour avoir votre carte d’identité, vous n’avez pas le choix que de passer par les services en ligne. Ce qui est bien, c’est qu’il y a des kiosques un peu partout, accessibles à tout le monde, même à ceux qui sont en zone rurale. Il y a une grande proportion de Rwandais qui sont utilisateurs de e-commerce grâce aux efforts du gouvernement dans le domaine des infrastructures. Car quand on parle de e-commerce, il y a la question de la disponibilité de l’énergie, de la connectivité. Le gouvernement, en partenariat avec le secteur privé, a déployé la fibre optique partout dans le pays et la 4G. Tout cela fait que 95% du pays a accès à internet.

S: Y a-t-il eu des actions en matière de formation, de sensibilisation pour faciliter l’adoption du e-commerce par les Rwandais ?

N. : Le gouvernement n’arrête pas de s’y investir. Il y a beaucoup de campagnes de sensibilisation faites en permanence à l’endroit du peuple pour l’inciter à aller en ligne. Le partenariat privé-public a également permis de faire des campagnes pour expliquer le bien-fondé de l’informatique qui accélère le développement des autres secteurs. Actuellement, le Rwanda a signé un partenariat avec Ali-Baba qui est la plus grande entreprise de e-commerce en Chine. L’objectif est de développer le e-commerce entre la Chine et le Rwanda, de développer le tourisme rwandais.

S: Est-ce que le e-commerce peut contribuer à améliorer le niveau des échanges intra-africains qui ne représentent que moins de 14% du volume global des échanges du continent ?

N. : Il est vrai que les échanges commerciaux entre pays africains a toujours été un problème. Le e-commerce est une solution pour le développement des échanges commerciaux à l’intérieur du continent. Mais, il n’y a pas que cela. Les réformes au niveau de l’Union africaine, la vision d’une Afrique unie, les octrois de visa, la signature des accords constituent également des moyens pour faciliter le commerce entre pays africains.

Propos recueillis par Mahamadi SEBOGO

 

Faso foot/13e journée : USFA # AS-SONABEL, en ouverture cet après-midi

0

Après une semaine d’interruption, le Faso foot reprend du service ce soir et ce, jusqu’au dimanche 9 décembre prochain. Cette 13e journée offrira dès  ce soir, aux supporters à partir de 15h30 au stade municipal Issoufou- Joseph-Conombo de Ouagadougou, le match AS SONABEL-USFA.

Coach Mousso Ouédraogo (gauche) de l’AS SONABEL affirme que jouer contre son ancien club l’USFA, n’a rien de particulier.

La 13e journée du championnat national de football de première division se joue du 7 au 9 décembre 2018 sur les divers stades du pays. En ouverture de la journée, cet après-midi à partir de 15h30 au stade municipal Issoufou-Joseph- Conombo, le coach de l’AS SONABEL, Mousso Ouédraogo dit Mourinho, défiera son ancienne formation, l’Union sportive des forces armées (USFA).

En conférence de presse d’avant journée, le coach Mourinho pense que jouer contre son ancienne équipe n’est pas forcément un avantage. « Quand tu prends l’effectif actuel de l’USFA, sur les 18 joueurs, tu ne retrouves que deux voire trois de mes anciens joueurs. Donc on ne peut pas parler davantage » a-t-il avoué. Avant de poursuivre : « L’USFA n’est pas un adversaire particulier pour moi tout comme l’AS SONABEL pour l’USFA. Le plus méritant aura les trois points.

Nous allons jouer avec nos atouts ». Quant à Manga Oulé Diabaté, entraîneur adjoint des Bidasses, il a affirmé que son équipe va jouer son football et essayer de montrer le beau jeu tant reconnu au coach Mousso Ouédraogo. D’autres affiches pourront drainer du monde dans les stades.

Le choc Etoile filante de Ouagadougou (EFO)/ Racing club de Bobo (RCB) tout comme l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo (ASFB)/ Rail club du Kadiogo (RCK) promettent de beaux spectacles.

Ollo Aimé Césaire HIEN

G5 Sahel: Les parlementaires de la région s’organisent

 

L’Assemblée nationale, en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer, a organisé une rencontre d’échanges des Parlementaires du G5 Sahel sur la sécurité, le jeudi 6 décembre 2018 à Ouagadougou.

 L’Assemblée nationale, en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer, entend structurer la coopération régionale des parlementaires des cinq pays de la Force conjointe G5 Sahel. C’est l’objectif d’une rencontre d’échanges organisée le jeudi 6 décembre 2018 à Ouagadougou sous le thème : «Quel dialogue interparlementaire du G5 Sahel ? ». « Le sens de cet atelier spécifique est de voir comment les parlementaires peuvent organiser leur coopération à un niveau régional », a confié le directeur de la Fondation Konrad Adenauer, Thomas Schiller, par ailleurs directeur régional de KAS-Sahel.

Les acteurs des pays de la zone sahélienne se sont regroupés au sein du G5 Sahel afin de lutter contre l’insécurité et promouvoir le développement social, économique et régional.

Pour atteindre les objectifs que s’est fixé le G5 Sahel, il est nécessaire d’avoir des structures « lourdes », que les personnes ressources se connaissent et puissent échanger régulièrement. A l’entendre, cela n’est pas compliqué avec les moyens de communication modernes.  « Pour cela, il faudra que  les acteurs sachent qui fait quoi et aient une vision de base commune pour les échanges », a déclaré M. Schiller qui a précisé que les menaces terroristes et la question de développement sont les raisons d’être du G5 et la base de toutes les discussions.

Il s’agira pour cette rencontre, a-t-il fait savoir, « d’aller vers le concret » dans la coopération parlementaire entre le Mali, le Niger, la Tanzanie, le Tchad et le Burkina Faso. Pour sa part, le premier secrétaire de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, Dieudonné Sorgo, a salué cette rencontre de Ouagadougou, en ce sens qu’elle était importante pour que les députés du G5 Sahel fassent connaissance et trouvent le meilleur cadre pour s’organiser. Quant au représentant du président de l’Assemblée nationale, Alfred Sanou, il a souligné que les cinq pays de la zone sahélienne se sont regroupés au sein du G5 Sahel afin de lutter contre l’insécurité et promouvoir le développement social, économique et régional. Il a formulé le vœu que les échanges de cette rencontre soient fructueux pour la consolidation et la pérennisation de la paix dans ces 5 pays.

Christelle GOMBRE

(Stagiaire)

Flash : Un véhicule engagé sur une piste cyclable est-il en infraction ?

0

Un véhicule engagé sur une piste cyclable est-il en infraction ? Cette question mérite d’être posée, tant ces scènes sont fréquentes dans la capitale burkinabè, Ouagadougou notamment pendant les heures de pointe. Le problème est que cela se passe souvent sous le nez des forces de l’ordre, postées par endroits pour règlementer la circulation, sans que celles-ci n’interpellent les fautifs.

Pourtant, un motocycliste (moto de petite cylindrée) sur la chaussée des véhicules est vite « intercepté » pour non-respect de la piste cyclable. Il y a lieu donc que la police rectifie le tir sur cet aspect, pour que le phénomène ne devienne pas une habitude sinon une règle de la circulation.

Joseph HARO

Extradition de François Compaoré : «C’est un ouf de soulagement », Robert Zongo

A la suite de l’avis favorable de la justice française sur l’extradition de François Compaoré, Sidwaya a rencontré, le jeudi 6 décembre 2018 à Koudougou, Robert Zongo, frère cadet du journaliste assassiné, Norbert Zongo. 

C’est « avec beaucoup de satisfaction », que la famille de Norbert Zongo a appris l’extradition de François Compaoré décidée par la justice française.   Pour  Robert Zongo, frère cadet du journaliste assassiné en 1998, c’est un ouf de soulagement, une victoire d’étape dans le dossier quand on connaît la longueur de la  procédure judiciaire. « Ça nous fait vingt ans jour pour jour que l’assassinat de Norbert a eu lieu sur la route de Sapouy. Et pour ce qui vient d’être fait, il faut saluer le peuple burkinabè dans toute sa diversité. La famille est un peu soulagée, car nous savons que quel que soit alpha, François Compaoré devrait  venir répondre. Nous pensons que nul ne peut se soustraire à la justice de son pays. Si j’étais son conseiller je l’aurais invité à  venir répondre à la justice de son pays depuis bien longtemps »,  a affirmé Robert Zongo.

Il pense que du côté de la famille Compaoré, des « calculs sont faits, de sorte que le dossier traîne jusqu’en 2020 avec l’espoir qu’ils reviennent  au pouvoir et l’éteindre définitivement ».  Pour lui, cela relève de l’utopie de leur part, car François Compaoré gagnerait à venir se faire entendre par le juge, qui décidera.

A écouter Robert Zongo, sa famille veut juste savoir ce qui est arrivé le 13 décembre 1998 à leur aîné, Norbert. Le journaliste d’investigation étant le premier fils de son  père, a-t-il signifié, cela signifie beaucoup de choses dans la tradition. « C’est pourquoi, notre préoccupation majeure est de savoir ce qui s’est réellement passé ce jour-là, afin de pouvoir entamer le deuil de Norbert Zongo. Que ce soit coutumièrement ou religieusement, nous n’avons rien fait pour éteindre le deuil depuis sa disparition, parce qu’il nous faut savoir d’abord les circonstances de sa mort avant de pouvoir célébrer ses funérailles », a renchéri Robert Zongo.

A son avis, la famille ne peut rien contre François Compaoré, encore moins lui demander de ressusciter Norbert. « Nous ne voulons que la justice », s’est-il exclamé. Il regrette surtout que leur mère, décédée, ne soit plus de ce monde pour voir l’évolution du dossier. « Le jour de l’assassinat de Norbert, il a appelé la maman au téléphone et ils ont conversé pendant plus d’une heure de temps.  C’est ce qui fait que la maman aurait voulu connaître la vérité sur la mort de son enfant avant de mourir, mais Dieu en a décidé autrement. Dans tous les cas, là où elle est, elle suit les choses, parce que c’est elle seule, qui pouvait pardonner, si François était coupable », a conclu Robert Zongo.

François KABORE