Coupe du conseil municipal de l’arrondissement n°8 : Les Piments verts, victorieuse

La 2e édition de la Coupe du conseil municipal de l’arrondissement n°8 a connu son dénouement, le samedi 1er décembre 2018 à Zagtouli, avec le sacre de l’équipe des Piments verts dudit village. Elle est venue à bout de la formation du Palais royal de Bissighin par 3-0.

« Solidarité, soutien aux FDS et à la cohésion sociale ». C’est sous ce thème que s’est disputé la 2e édition de la Coupe du conseil municipal de l’arrondissement n°8 réservée à la petite catégorie (moins de 17 ans).  Avec 10 équipes au départ, ce sont celles des Piments verts de Zagtouli et du Palais royal de Bissighin qui se sont hissées sur la plus haute marche du podium.

Le moment solennel de la compétition a été la remise du trophée par les autorités au capitaine victorieux.

Ce fut au cours d’une rencontre finale où le vainqueur n’a pas trop forcé son talent. En réalité, il n’y a pas eu match. La formation des Piments verts plus technique, entreprenante et cohérente, a maîtrisé de bout en bout son sujet. Elle s’est imposée 3-0 grâce à des réalisations d’Abass Nassa (4e mn), Benjamin Kabré (11e mn) et Haïdara Zongo (23e mn). Le score pouvait être plus lourd que personne n’aurait eu mot à dire, tant les attaquants de l’équipe victorieuse ont vendangé de nombreuses occasions qu’ils se sont procurées.

Pour son sacre, Piments verts a reçu en plus du trophée, de 2 ballons, d’un jeu de maillots et des gadgets Itel, une enveloppe financière. Palais royal a été récompensée par un jeu de maillots, 2 ballons, des gadgets Itel et une enveloppe financière.

FC Yaoghin qui complète le podium s’est contentée d’un ballon, une enveloppe financière et des gadgets Itel. Pour le maire de l’arrondissement n°8, Kassoum Simporé, l’objectif qui a guidé à l’organisation de la compétition est de favoriser le brassage entre les jeunes. « Au vue de l’engouement suscité autour de l’évènement, je pense que nous avons largement atteint notre objectif » s’est-il réjoui. Il a apprécié positivement le niveau de la finale, « toute chose qui augure d’une relève assurée ». L’activité a été patronnée par le haut-commissaire du Kadiogo, Boureima Sawadogo. Elle a été rehaussée en plus des nombreux chefs coutumiers, par le maire de la ville de Ouagadougou, Armand Béouindé.

Yves OUEDRAOGO

Espace CEDEAO: Des journalistes en ambassadeurs de la qualité

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Le Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest(PSQAO) a organisé une session de formation au profit d’une dizaine de journalistes des 15 pays membres de la CEDEAO et de la Mauritanie les 27 et 28 novembre 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sur la qualité dans l’espace communautaire.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) ambitionne faire des journalistes des ambassadeurs de la promotion des produits et services de qualité au profit des consommateurs de son espace. Pour y parvenir, elle a organisé les 27 et  28 novembre 2018 à Abidjan,  en Côte d’Ivoire, un atelier de sensibilisation et de formation de la presse régionale sur son infrastructure qualité et les résultats du Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest(PSQAO). Selon le conseiller technique principal dudit programme, Aka Jean Joseph Kouassi, la prise de conscience aussi bien des consommateurs que des décideurs concernant la qualité n’est pas encore suffisante. Or, selon lui, des études indiquent que l’Afrique comptera en 2030, plus 500 millions de consommateurs. C’est pourquoi, la CEDEAO, d’après son expert, a décidé de réunir des responsables d’organes de presse des pays membres de la CEDEAO et de la Mauritanie pour mener la campagne sur cette exigence de qualité afin de leur faire comprendre les enjeux de la qualité en vue de productions journalistiques axées sur cette valeur. M. Kouassi a rappelé que, selon des données de l’Organisation mondiale de la santé, la mauvaise qualité des produits alimentaires entraine chaque année 420 000 décès dont 125 000 enfants à travers le monde. Dans le même sens, le directeur général du système Ouest africain d’accréditation, Marcel Gbaguidi, a indiqué que la faible qualité des produits et services constitue l’un des obstacles majeurs à la participation des pays Ouest africains au commerce interrégional et international.  De ce fait, il a expliqué que la norme conformité, mise en place par la CEDEAO, vise à permettre aux consommateurs d’identifier des produits sains répondant aux normes CEDEAO.

L’assistant exécutif du commissaire industrie et promotion du secteur privé de la CEDEAO, Niafo Yaya, qui a soutenu que la qualité est la possibilité de satisfaire une attente, a déploré la présence massive de produits de seconde main venus d’Europe et d’Amérique dans l’espace communautaire sans aucun contrôle préalable. Les participants ont été unanimes que la qualité est une question de culture, de comportement. Pour le rédacteur en chef du journal Essor du Mali, Madiba Keita, les Etats africains étant colonisés,  les populations ont une confiance aveugle à tous les produits venus de l’Occident.  Le conseiller technique du PSQAO, M. Kouassi, a prévenu qu’avec les accords de partenariat économique à l’horizon, il n’est pas certain que les Européens acceptent des produits  venus d’Afrique sans suspicion. La solution, à son avis, est de se doter d’une infrastructure qualité dans chaque pays membre de l’organisation sous régionale. En ce qui concerne  la PSQAO, émanation d’une politique de qualité adoptée en 2013 par les chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO allant jusqu’en 2019, il a permis la mise en place d’une structure de qualité disposant d’un conseil de la qualité, d’un comité de la métrologie, de la réglementation technique, d’évaluation de la norme, d’un système régional de normalisation et gérée par une agence CEDEAO de la qualité.      Par ailleurs, grâce à ce programme, un prix CEDEAO de la qualité a été institué, l’objectif étant d’inciter les populations à aller à la qualité mais aussi d’informer les populations. Les participants au cours de leur formation ont visité le laboratoire Environnement et agroalimentaire(ENVAL), spécialisé dans des analyses physico-chimiques, microbiologiques, de l’air et du bruit, du textile, des lubrifiants. Ce laboratoire qui jouit d’une notoriété internationale, selon son directeur général, Bakary Koné, a été accrédité ISO 17025 avec 67 paramètres reconnus.

Anselme KAMBIRE

(De retour d’Abidjan)

Me Ambroise Farama :« François Compaoré ne sera pas tout de suite envoyé au pays »

La Cour d’appel de Paris a donné, hier mercredi 5 décembre 2018, un avis favorable à la demande d’extradition vers le Burkina Faso de François Compaoré, obligeant ses avocats à se pourvoir en cassation. Dans l’interview qui suit, maître Ambroise Farama donne des éclairages sur la suite de la procédure.

Sidwaya (S.) : La justice française s’est dite favorable à l’extradition de François Compaoré. Est-ce une surprise pour vous ?

Me Ambroise Farama (A.F.) : il n’y a aucune surprise, puisque toutes les conditions étaient réunies pour que l’Etat burkinabè ait gain de cause. Par contre, sur le plan politique, j’avais des inquiétudes sur une possible ingérence de certaines autorités dans cette affaire afin d’influencer négativement des décisions juridiques. Mais à l’arrivée, je me suis rendu compte que le politique a laissé libre cours à la procédure du dossier sur l’extradition de François Compaoré.

S: Que doit-on comprendre à travers cette décision.

 A.F. : Pour nous, cette décision n’est qu’une victoire d’étape. Car François Compaoré ne va pas s’avouer vaincu. Il va user de toutes les voies de moyens de recours possibles. Il a le droit de se pourvoir en cassation. Du reste, ses avocats se sont déjà pourvus en cassation. Nous sommes sur la bonne voie et l’on a espoir. L’acceptation par la Cour d’appel de Paris est la preuve que les éléments fournis par l’Etat burkinabè dans le dossier étaient suffisamment étoffés pour donner des gages d’une implication de François Compaoré.

S: Quel sera la suite de la procédure ?

A.F. : N’eut été le pourvoi, la prochaine étape consistera à ce qu’un décret soit pris par les autorités françaises. Il y a aussi le recours possible devant le Conseil d’Etat afin de statuer définitivement sur l’extradition de M. Compaoré pour être entendu par la justice de son pays.

S: Il n’est donc pas envisageable qu’il soit extradé les prochains jours ?

A.F. : Non ! Etant donné que ses avocats se sont pourvus en cassation, on ne peut s’attendre à ce qu’il soit tout de suite envoyé au pays. Il faut se mettre à l’idée que c’est un autre processus qui va se mettre en place et aboutir à un autre procès conformément à la loi. Et cela peut aller jusqu’à un an avant que le dossier ne soit bouclé.

S: Peut-il avoir d’autres blocages dans la mise en œuvre de cette décision ?

A.F. : La Cour de cassation est chargée d’apprécier la décision de la chambre d’instruction pour s’assurer si le droit a été bien dit ou non. Si la cour estime que le droit n’a pas été dit dans les règles judiciaires, elle va casser la décision. Le cas échéant, elle va rejeter le pourvoi et la décision sera définitive et exécutoire.

S . : Quel peut être l’’impact de cette décision sur l’évolution judicaire du dossier Norbert Zongo ?

A.F. : Dans toute procédure judiciaire, lorsque des personnes sont soupçonnées et mises en cause, leurs auditions sont fondamentales pour la manifestation de la vérité. Malheureusement dans le cas Norbert Zongo, François Compaoré n’a pas encore été inculpé et entendu par le juge d’instruction. Donc, s’il venait à être extradé, cela voudrait dire qu’il va se mettre à la disposition de la justice burkinabè qui aura la latitude de le confronter pour aboutir à un procès.

S: A présent, peut-on considérer que les politiques se sont départis du dossier ?

A.F. : On ne peut pas dire avec conviction que les politiques se sont départis du dossier. D’ailleurs, ce qu’on remarque, c’est que le contexte actuel en France fait que les élus sont préoccupés par la situation sociopolitique du pays. Du coup, les dossiers comme le nôtre passent inaperçus.

S: Le prévenu n’a pas pu se prévaloir de sa nationalité ivoirienne. Cela peut-il avoir des conséquences ou des implications pour d’autres prévenus en attente ?

A.F. : Les accords de coopération en matière de justice disent que pour pouvoir se prévaloir de la nationalité de l’Etat dans lequel vous êtes et qu’on souhaite votre extradition, on apprécie la citoyenneté au jour de la commission de l’infraction. Même si, il a la nationalité ivoirienne, les faits se sont passés en 1998 et l’infraction entre en vigueur à ce niveau. Et on se demandera est-ce qu’à cette époque, il avait la nationalité ?

S: La justice burkinabè est-elle tout à fait prête pour cette éventualité ?

A.F. : La justice burkinabè est libre et elle est prête à dire le droit comme elle l’a toujours fait. Nous avons les moyens de pouvoir ouvrir ce dossier et de le conduire jusqu’à un procès équitable pour une franche manifestation de la vérité.

Interview réalisée par

Wanlé Gérard COULIBALY

L’autre Regard/France : le remake de mai 1968

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Cinquante ans et sept mois après la révolution ou révolte estudiantine de mai-juin 1968, qui a bouleversé la société française après que les étudiants eurent mis la ville en ébullition, la France revit une situation sociale abracadabrante. Cette fois, c’est tout un mouvement aux traits distinctifs, appelé « les gilets jaunes », qui fait voir rouge le gouvernement français. Ils ont pris le pays en otage, démystifié la aura du président Emmanuel Macron et s’imposent aujourd’hui comme les vrais maîtres de la France. Rétropédalage du gouvernement, reniement, renoncement, mutisme d’un Emmanuel Macron pourtant prompt à prendre la parole à tout vent. La France en cette fin d’année vit des moments difficiles.

L’excuse de la surenchère sur le coup du pétrole ne peut pas expliquer ce déferlement des Français à mettre la république sous les rampes de l’actualité de la plus inattendue des manières. Surtout que 2018 voyait la mise en branle des réformes qui avaient fait le lit d’une véritable complicité entre Emmanuel Macron, ce jeune homme, iconoclaste, un peu Sarkozyste sur sa façon de défier l’autorité, dont le président François Hollande. Ce break, cette rupture avait-elle fasciné les Français ? En tout cas en portant leur suffrage sur le candidat Macron, alors que son mouvement En marche était encore embryonnaire, les Français se rendent compte que ce choix était un saut dans l’inconnue.

Aujourd’hui, alors que le pays est en ébullition, Macron doit se rendre compte que le peuple reste toujours un inconnu, qui peut se révéler en faveur ou contre et déjouer toutes tendances. Et le peuple français dont on ne peut soupçonner le conservatisme, l’a toujours prouvé depuis des lustres. Même le grand, au figuré comme au propre, général Charles De Gaulle a été obligé de boire la coupe, jusqu’à la lie et de faire le voyage de Baden Baden en catimini. Vingt-quatre ans seulement après son appel du 11 juin 1944 en pleine guerre mondiale qui a relancé la mobilisation et donné à la France le courage de ne pas plier sous l’occupation.  En fait, chaque président français a son Mai 68 qui n’est rien moins que la somme de frustrations d’une population, dont les pouvoirs n’ont pas su comprendre le message.

A moins qu’ils n’aient volontiers décidé d’en faire à leur guise dans une société démocratique. La perspective d’élection n’étant pas proche, le peuple préfère donc anticiper en utilisant l’autre forme de communication, la rue, générant des expressions comme Samedi noir. Pour ne pas dire plus. Samedi de barbares. On aura donc tort, de penser que cette crise sociale aigue que connaît la France avec de grosses répercussions en ce mois de décembre est le fait de la malgouvernance d’un Emmanuel Macron, au bas des sondages. Cette effervescence sociale de décembre 2018 qui revêt des contours politiques, comparée à Mai 68 en France, n’est pas exagérée. Si, comme le disait Eric Conan,  « Mai 68 fut moins cause de bouleversements que conséquence de changements profonds déjà opérés au milieu des années 60… »,  décembre 2018 peut être considéré comme conséquence d’un projet de société où ceux qui triment, le font pour ceux qui rient.

Attention à la métastase. L’effet contagieux des Gilets jaunes a certainement commencé avec les élèves, alors que d’autres fronts de protestation s’ouvrent.

Jean Philippe TOUGOUMA

Extradition annoncée de François Compaoré: « Une victoire d’étape », s’exclame René Bagoro

La justice française a autorisé, le mercredi  5 décembre 2018, l’extradition de François Compaoré, présumé impliqué dans le dossier Norbert-Zongo. Le gouvernement burkinabè, par la voix du ministre en charge de la justice, René Bagoro, a dit prendre acte de la décision de la Chambre de contrôle de la Cour d’appel de Paris.

« On vient d’appendre que la Chambre de contrôle de la Cour d’appel de Paris a rendu un avis favorable pour l’extradition de François Compaoré, à la suite du mandat d’arrêt émis par le juge burkinabè. Dans ce domaine, il n’y a pas lieu de se réjouir ou pas, c’est tout simplement dire que le dossier monté par la justice burkinabè a été fait avec tout le sérieux nécessaire. Contrairement à ceux qui pensaient que c’est un dossier vide et politique, il est bel et bien lourd et a été monté conformément aux règles de droit. Je rappelle que l’avis favorable qui a été rendu est conforme aux réquisitions du procureur général. Lorsqu’en matière de justice, les réquisitions du procureur sont conformes à une décision qui est prise, cela veut dire que sur toute la ligne, les arguments évoqués sont fondés. De ce point de vue, je voudrais féliciter les acteurs de la justice burkinabè pour le travail sérieux abattu. Le gouvernement ne fait que prendre acte de la décision qui a été rendue. Elle montre également aux citoyens burkinabè que contrairement à beaucoup de rumeurs, l’on travaille sérieusement sur ce dossier. C’est une victoire d’étape. Il est toujours bon d’être le vainqueur de la victoire d’étape. Parce que lorsque nous avons émis un mandat d’arrêt contre Francois Compaoré, il était sur la position défensive. Puis le Burkina a eu gain de cause pour la première étape. François Compaoré se retrouve maintenant dans la position où il doit se battre. Il est dans la situation de celui qui doit se défendre. Ce sont les procédures. Même au plan interne, les décisions font toujours l’objet de recours. Nous nous réjouissons de cette victoire d’étape qui a été obtenue avec un accord unanime. Le parquet avait requis favorablement l’extradition, le siège a accédé. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas pour le moment de voix discordantes sur le bien-fondé du dossier. Maintenant, ses avocats, conformément aux textes, ont le droit de faire des pourvois, ce qu’ils ont déjà fait. Nous allons nous préparer avec nos conseils pour faire face. Il appartient à M. Compaoré de développer des arguments qu’il estime nécessaires pour contrecarrer l’arrêt. Nous sommes confiants, parce que notre dossier est suffisamment solide. Nous aurions aimé qu’il soit extradé tout de suite pour que le dossier puisse connaître une évolution. Mais, il y a des voies de recours. Si l’arrêt est confirmé en cassation, le gouvernement français doit prendre un décret pour ordonner son extradition. Parce que la décision qui a été rendue est un avis. En matière d’extradition, l’autorité administrative ne peut agir que si la justice l’autorise à le faire. Donc c’est le processus qui est engagé. Ce décret peut également faire l’objet de recours devant le Conseil d’Etat. En matière d’extradition, les procédures vont de 6 mois à 5 ans. Aujourd’hui, on ne peut pas donner un délai parce que ce n’est pas nous qui avons le rythme du procès, ce sont les juridictions françaises. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de rassurer les Burkinabè que nous allons sereinement nous préparer et attendre, et au regard des conclusions des avocats de François Compaoré, nous allons réagir ».

Propos recueillis par Djakaridia SIRIBIE


Abdoulaye Diallo, coordonnateur du Centre national de presse Norbert-Zongo : « ça donne de l’espoir »

« Je suis dans la position de quelqu’un qui espérait l’extradition de François Compaoré, parce que tout le temps que ce dossier traînait, l’on espérait que la justice française autorise  son extradition. C’est un sentiment de satisfaction, mais ce n’est pas une joie. Nous avons l’impression que la justice française a fait son travail, parce que tout concourait à ce que M. Compaoré soit extradé. Le droit a été dit. Beaucoup de choses ont évolué du côté de la France, sinon le mis en cause ne serait même pas arrêté. Je ne suis pas surpris, même si le contraire arrivait. On espère qu’il n’y aura pas d’autres incidents qui seront créés dans le processus  d’extradition. Il y a des mécanismes dans la justice pour faire traîner les choses, mais nous restons vigilants. A la veille du 20e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo, ça fait du boom au cœur et ça donne de l’espoir. Un jour, on aura justice pour Norbert Zongo. C’est une étape, c’est un élément important qui peut donner un coup de pouce au dossier. Quand on a un probable commanditaire, le dossier peut aller très vite. Nous espérons que les gens seront animés d’un peu de patriotisme et accepter assumer à un moment donné. Tôt ou tard, le dossier Norbert-Zongo sera traité et justice lui sera rendue ».

Propos recueillis par Djakaridia SIRIBIE

 

Extradition de François: Compaoré La justice française donne son feu vert

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La justice française a autorisé, hier mercredi 5 décembre 2018, l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso. Le frère de l’ancien président déchu, Blaise Compaoré, est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, tué en 1998. Au même instant, ses avocats se sont pourvus en cassation.

Comme attendu hier mercredi 5 décembre 2018, la Cour d’appel de Paris s’est prononcée sur la demande d’extradition de François Compaoré au Burkina Faso, son pays d’origine où il est accusé dans le dossier de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, le 13 décembre 1998.

A une semaine du 30e anniversaire de cet assassinat, la justice française a donné son feu vert à son extradition, à laquelle le parquet général s’était déclaré favorable. « Cette décision montre que la procédure au Burkina est sérieuse et est reconnue comme telle par la justice française », estiment les avocats du Burkina Faso. Mais le feuilleton judiciaire suit son cours. En effet, la défense de François Compaoré a fait appel de la décision, s’étant pourvu en cassation. Son avocat, Me Pierre-Olivier Sur, entend surtout suspendre la procédure en cours contre son client grâce à sa plainte avec constitution de partie civile déposée à Paris contre le juge d’instruction burkinabè Emile Zerbo pour « faux et usage de faux en écriture publique».

Le conseil de Compaoré accuse en effet le magistrat chargé de l’enquête au Burkina Faso d’avoir volontairement modifié le procès-verbal d’un témoin transmis à la justice française. Selon ses avocats, son placement sous contrôle judiciaire en France est désormais levé, ce qui le rend à nouveau pleinement libre de ses mouvements. Au-delà de cet appel, le peuple burkinabè devra encore attendre parce que pour être effective, une extradition doit aussi faire l’objet d’un décret gouvernemental.

François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 sur la base d’un mandat d’arrêt émis le 5 mai 2017 par les autorités de Ouagadougou. Depuis le 13 décembre 2017 (21e anniversaire de l’assassinat), date de notification à François Compaoré de la demande d’extradition du Burkina Faso par la Chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, les audiences s’étaient succédé le 7 mars 2018, le 13 juin 2018 et le 3 octobre 2018.

Jean-Marie TOE

 

Compte rendu du conseil des ministres : 36 assistants hospitalo-universitaires seront recrutés au titre de l’année 2018

Le conseil  des ministres s’est tenu à Ouagadougou,

le mercredi 5 décembre 2018, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement.Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

  1. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE  CINQ (05) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :

  • un rapport relatif à deux (02) décrets :
    • le premier décret porte création de charges notariales dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ;
    • le second décret porte nomination de Titulaires de charges de notaire.

L’adoption de ces décrets permet la création de huit (08) charges notariales à Ouagadougou, de quatre (04) autres à Bobo-Dioulasso et la nomination de nouveaux notaires pour occuper ces charges.

I.1.2. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

  • un premier rapport relatif à trois (03) décrets:
    • le premier décret fixe les modalités d’application de la loi n°012-2013/AN du 07 mai 2013 portant régime général des importations et des exportations au Burkina Faso ;
    • le deuxième décret fixe les modalités d’application de la loi n°013-2013/AN du 07 mai 2013 portant réglementation de la profession de commerçant au Burkina Faso ;
    • le troisième décret est relatif au commerce de distribution au Burkina Faso ;

L’adoption de ces décrets permet de mieux organiser le secteur du commerce et d’être en adéquation avec les textes en vigueur au Burkina Faso.

  • un second rapport relatif à trois (03) décrets d’application de la loi n°016-2017/AN du 27 avril 2017 portant organisation de la concurrence au Burkina Faso :
    • le premier décret fixe les modalités d’application des clauses d’exclusivité ou de non concurrence, des prix imposés, de la facturation, de l’information du consommateur, du refus de vente, de la déclaration du lieu de stockage ;
    • le deuxième décret est relatif à l’exercice du droit de transaction et du pouvoir de ratification de la transaction en matière d’infraction à la règlementation de la concurrence ;
    • le troisième décret est relatif à l’exercice du droit de transaction en matière d’infraction à la règlementation de la concurrence par la Commission nationale de la concurrence et de la consommation (CNCC).

L’adoption de ces décrets permet d’améliorer le dispositif national en matière de politique de la concurrence, de la consommation et de rendre  opérationnelle la Brigade mobile de contrôle.

 I.1.3. Pour le compte du ministère du Développement de l’économie numérique et des postes

  • un rapport relatif à deux (02) décrets :
    • le premier décret définit les conditions et modalités d’attribution de licences technologiquement neutres pour l’établissement et l’exploitation de réseaux et services de communication électroniques au Burkina Faso ;
    • le second décret porte modification du décret n°2010-245/PRES/PM/MPTIC/MEF portant définition des procédures et conditions attachées aux régimes de licences individuelles, autorisations générales et déclarations pour l’établissement et l’exploitation des réseaux et services de communications électroniques.

L’adoption de ces décrets permet de fixer d’une manière générale, la durée des licences individuelles à quinze (15) ans au maximum sous réserve de certaines mesures incitatives qui peuvent être accordées par l’Etat. La licence individuelle technologiquement neutre remplace les autres licences individuelles déjà octroyées aux titulaires.

I.1.4. Pour le compte du ministère des Sports et des loisirs :

  • un décret portant relecture de l’organisation du ministère des Sports et des loisirs.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation du département pour l’atteinte des objectifs de la Politique nationale des sports et des loisirs.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

  • un rapport portant autorisation de recrutement au titre de l’année 2018, de trente-six (36) Assistants hospitalo-universitaires pour le compte des institutions publiques d’enseignement supérieur et de recherches (IESR).

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement au titre de l’année 2018 de trente-six (36) Assistants hospitalo-universitaires dont :

  • vingt (20) pour le compte de l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO ;
  • dix (10) pour le compte de l’Université Nazi BONI ;
  • et six (06) pour le compte de l’Université de Ouahigouya.

Pour le compte du ministère de la Santé :

  • un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres ouvert accéléré n°2018-0043/MS/SG/DMP du 20 juillet 2018 pour les travaux de construction des infrastructures de la troisième tranche du Centre hospitalier universitaire régional (CHUR) de Dédougou.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

Lot 1 : ECOBAA pour la construction en tous corps d’état sauf réseaux fluides médicaux des bâtiments d’infrastructures du service de consultations externes, du service des urgences, du service de la salle d’opération d’urgence, du service des entrées pour un montant d’un milliard sept cent quatre-vingt-sept millions trois cent trente-neuf mille neuf cent quatre-vingt-cinq (1 787 339 985) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;

Lot 2 : ECCKAF pour la construction en tous corps d’état sauf réseaux fluides médicaux des bâtiments d’un bloc opératoire, d’une chambre mortuaire, d’un hangar de chambre mortuaire et d’un bâtiment de la centrale de  stérilisation pour un montant d’un milliard cinq cent vingt-six millions quatre cent trente-six mille trois cent soixante-deux (1 526 436 362) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois ;  

Lot 3 : Groupement PMS/FCS pour la construction en tous corps d’état sauf réseaux fluides médicaux des bâtiments d’hospitalisations de la médecine et chirurgie pour un montant d’un milliard cent quatre-vingt-douze millions quatre cent mille deux cent trente-un (1 192 400 231) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois ;

Lot 4 : Groupement Faso Contractor /IC Contractor pour la construction en tous corps d’état sauf réseaux fluides médicaux des bâtiments de l’Imagerie médicale, du service des entrées 2, des postes de latrines, de la cuisine et buanderie accompagnants, des hangars accompagnants et des parkings pour un montant d’un milliard deux cent trente-deux millions neuf cent seize mille huit cent quarante-deux (1 232 916 842) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de neuf (09) mois.

Le montant total des attributions s’élève à cinq milliards sept cent trente-neuf millions quatre-vingt-treize mille quatre cent vingt (5 739 093 420) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2018.

  1. NOMINATIONS

NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE 

Sont nommées Titulaires de charges notariales à Ouagadougou, les personnes ci-après :

  • Bagaoliation Christian Rodrigue IDO;
  • Patricia ZOUNDI;
  • Luc Nakoéti AVOUGOU;
  • Noëlie YARO ;
  • Siaka KARAMBIRI ;
  • Windbisba Jérémie OUENA;
  • Laurent N. METOMNE MEDA;
  • Lucie TIENDREBEOGO.

Sont nommées les personnes ci-après titulaires de charges à Bobo-Dioulasso :

  • Safietou SAWADOGO;
  • Marie Angèle TRAORE;
  • Yacouba DEMBELE;
  • Karim KABORE.

II.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

  • de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) au titre du ministère de la Sécurité ;
  • des Editions Sidwaya au titre du ministère de la Communication et des relations avec le Parlement ;
  • de l’Agence d’exécution des travaux eau et équipement rural (AGETEER) ;
  • de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

Le Secrétaire général du Gouvernement

et du Conseil des ministres

 

Stéphane Wenceslas SANOU

Officier de l’ordre national

 

 

Photographie: Naon Mahamadi en or

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La 3e  édition de Focal d’Afrique, la rencontre internationale de la photographie de Ouagadougou, organisée par l’association Pixel 24 s’est déroulée du 22 au 26 novembre 2018, dans la capitale burkinabè. Avec pour thème, « La photographie, baromètre de développement économique, social et culturel », Naon Mahamadi remporte le premier prix de ladite édition.

Acquérir du professionnalisme dans le métier de la photographie et rendre un service de qualité et compétitif, sont entre autres les objectifs visés par l’association Pixel 24. C’est à ce titre que l’association a initié Focal d’Afrique, une rencontre internationale de la photographique dont la 3e  édition a eu lieu à Ouagadougou du 22 au 26 novembre 2018. « Nous avons initié ce projet pour promouvoir le métier de la photographie qui est un outil de communication », a ainsi confié le promoteur de Focal d’Afrique, Ibrahim Nitiéma alias Paparazzi. Réunis autour du thème : « La photographie, baromètre de développement économique, social et culturel », les 47 participants venus du Cameroun, du Niger de la France et du Burkina Faso ont bénéficié de formations, rencontres professionnelles et de master class. Ils ont aussi participé à une rue et une exposition photographique.

Le point d’orgue de cette rencontre internationale de la photographie de Ouagadougou, a été la proclamation des résultats du concours dont le libellé en est le thème de l’édition. Ainsi, Naon Mahamadi, photographe de la province du Mouhoun, remporte le premier prix avec une image intitulée, la solidarité villageoise. Cette photographie met en exergue le soutien, le travail en commun d’un groupe d’agriculteurs (femmes et hommes) labourant un champ accompagnés de musiciens. « Je dédie ce prix à toute la population de la province du Mouhoun et focal d’Afrique est la bienvenue car, elle m’a permis d’avoir un nouveau regard sur certaines pratiques quotidiennes de mon métier », a souligné le lauréat. Ce dernier est par ailleurs secondé par Ousmane Bélem, lauréat de l’édition précédente. En plus des 3 prix officiels, le comité d’organisation a rendu hommage à des photographes de renom burkinabè par la remise de six prix spéciaux dont,  Ousmane Nikiéma dit photo rapide, qui n’est plus de ce monde.

La particularité de cette édition, selon le promoteur, est le coup d’œil fait à l’endroit de la diaspora et le focal spécial genre décerné à madame Somé Éveline de Burkina 24. « Je suis passionnée de la photographie et Focal d’Afrique vient à point nommé. Cette édition m’a instruite au plus haut point », a déclaré Sadia Nitiéma, une des rares femmes photographe participante.

Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rémis Fulgence Dandjinou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a reconnu la pertinence d’un tel événement dont les retombées apporteront un plus à cette catégorie du professionnel de l’image. Aussi, il a conclu ses propos par la promesse d’un accompagnement aux prochaines éditions.

Rémi ZOERINGRE

Super Coupe du maire de Ouagadougou : Pour une promotion de la relève dans quatre disciplines

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Le comité d’organisation de la 2e édition de la super Coupe du maire de la commune de Ouagadougou, a organisé une conférence de presse, le mardi 4 décembre 2018, à Ouagadougou, pour annoncer les tenants et les aboutissants de l’évènement. Quatre disciplines que sont le football, le basketball, le volleyball et le handball seront concernées et le lancement officiel aura lieu le samedi 8 décembre 2018.

Le lancement officiel de la 2e édition de la Super Coupe du maire de la commune de Ouagadougou aura lieu ce samedi 8 décembre 2018 sur le terrain Espoir 2000 de l’arrondissement n°7 de Ouagadougou. C’est ce qu’a annoncé le comité d’organisation aux journalistes, le mardi 4 décembre 2018, à Ouagadougou. En effet, l’innovation majeure de cette édition est qu’elle concerne quatre disciplines que sont le football, le basketball, le handball et le volleyball. Le football regroupera les 12 équipes victorieuses des coupes des maires d’arrondissement et seront réparties en 4 poules de 3. La compétition est réservée à la catégorie cadette (U-17).

Les joueurs évoluant dans les centres de formation ainsi que ceux qui possèdent une licence fédérale n’y prendront pas part.  Le handball et le volleyball sont réservées aux filles et les deux autres disciplines, aux garçons. En sport de mains, la compétition a déjà commencé depuis le 1er décembre. En basketball, en handball et en volleyball, il y a huit équipes réparties en 2 poules de 4. Ces différents matches se joueront au palais des Sports et de la Culture Jean-Pierre-Gingané. Pour le président du comité d’organisation, Moustapha Siemdé, l’objectif de cette compétition est de promouvoir le sport à la base. « Nous visons la mobilisation des populations, principalement sa frange jeune, le renforcement de la solidarité et de l’unité entre les jeunes ainsi que la préparation d’une relève sportive conséquente », a-t-il souligné. Pour le responsable de la commission technique, Yassia Sawadogo,  en se limitant à la catégorie jeune, le tournoi  veut aller en droite ligne avec l’objectif du ministère des Sports et des Loisirs qui est d’assurer la relève. Ce tournoi, a-t-il poursuivi, sera l’occasion d’aller chercher les jeunes joueurs qui se trouvent dans nos secteurs, issus des familles défavorisées et n’ayant pas la possibilité d’aller s’inscrire dans un centre.

Roland KABORE

 (Collaborateur)

Politique nationale de justice: Un Schéma informatique pour fluidifier la chaîne pénale

lancé, le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou, un Programme d’appui à la politique nationale de justice (PA-PNJ). A cette occasion, le département de René Bagoro a reçu de l’Union européenne, 131 ordinateurs dédiés à l’informatisation de la chaîne pénale.

 Le Burkina Faso a mis en place un plan stratégique destiné à piloter le développement de l’information à travers le Schéma-directeur informatique (SDI) en vue de sécuriser et rendre fluide la chaîne pénale et pénitentiaire. Pour accompagner cette dynamique, le représentant de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso, Jean Lamy, a remis symboliquement 131 ordinateurs au ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou.

André Lamy a confié que le matériel remis vise à doter les différents acteurs de la chaîne pénale, d’équipements performants pour assurer l’information et faciliter le travail des opérateurs judiciaires.

Au cours de cette cérémonie qui marque également le lancement du Programme d’appui à la Politique nationale de justice (PA-PNJ), le Garde des sceaux, René Bagoro, a expliqué que le SDI en tant que document stratégique va aider son ministère à exécuter son plan d’information sur cinq ans et disposera d’une évaluation financière pour la mobilisation de fonds auprès de l’Etat  et de ses Partenaires techniques et financiers (PTF).

A travers le SDI, le MJDHPC entend moderniser progressivement son système d’information. « Ceci va contribuer à lutter contre le terrorisme », a ajouté René Bagoro. A cet effet, il a fait état d’un certain nombre de projets du SDI qui ont été par anticipation amorcés. Il s’agit entre autres, de la phase-pilote de la chaîne pénale et du casier judiciaire, de la mise en ligne de la législation et de la jurisprudence …

 Trois ans pour élaborer le schéma

Pour l’élaboration du SDI, une démarche méthodique a été entreprise, selon le premier responsable du département en charge de la justice. Ainsi, a-t-il expliqué, une rencontre a d’abord eu lieu en août 2016 avec la mise en place de groupes de travail, représentant chacun un métier du secteur de la justice et des droits humains. Il a poursuivi qu’à la suite des rencontres avec ces différents groupes, un atelier sur l’élaboration des scénarii opérationnels a été organisé en novembre 2017, suivis d’ateliers en décembre 2017 et février 2018 qui ont permis de valider les propositions de solutions informatiques produites répondant aux problématiques soulevées par les différents groupes de travail et de finaliser le document rédigé. « Les validations successives des différentes phases d’élaboration ont abouti à la rédaction du SDI qui prévoit les évaluations financières, la priorisation et la planification des activités d’information sur une période de 5 ans », a déclaré le ministre Bagoro.

Pour lui, le SDI est fondé sur la vision stratégique du ministère traduite à travers la Politique sectorielle Justice et droits humains (PS JDH), validée en décembre 2017 et qui prend en compte les orientations du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Delphine SIDBEGA

(Stagiaire)