Journée d’industrialisation de l’Afrique: Pour une valorisation des matières premières locales  

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Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, a  annoncé , le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou, la tenue de la Semaine de l’industrie burkinabé au cours d’une conférence de presse. La webTV du département a été lancée à l’occasion.

La Semaine de l’industrie burkinabé (SIB) se tient, du 3 au 8 décembre 2018 à Ouagadougou, sous le thème : « Stratégie nationale d’industrialisation du Burkina Faso : quelle relance pour nos industries locales ? ».  Au programme, des actions de communication dont une émission de telé-débats, des panels, des visites d’entreprises et des remises de matériels à des Petites et moyennes entreprises (PME).

Les actions de communication ont pour objectifs, la vulgarisation  du diagnostic du secteur de l’industrie au Burkina Faso présenté dans la stratégie  nationale  d’industrialisation, la mise en exergue  de la nécessité de la transformation des matières premières agricoles et la promotion de la consommation des produits locaux burkinabè transformés, entre autres. L’annonce a été faite au cours d’une conférence, le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou.

Pour le principal conférencier, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, la relance du secteur industriel se fera à travers une valorisation plus accrue des matières premières locales. « Je reste convaincu qu’une industrialisation durable de notre économie ne saurait se réaliser que par la mise en place d’infrastructures de qualité et résilientes dans les secteurs porteurs notamment l’énergie, le transport, l’industrie manufacturière et les services à même de susciter la création d’une masse critique d’industries compétitives », a-t-il dit.

Maintenir une politique assidue

Dans cette dynamique, il a annoncé que son département à adopter  la stratégie nationale, dont la vision est de doter le Burkina Faso à l’horizon 2022 d’un secteur industriel dynamique, compétitif et durable. Quelles sont les actions à mener pour aller vers l’industrialisation du Burkina Faso ? En réponse, le conférencier, Harouna Kaboré, a fait savoir, que l’industrialisation a déjà démarré. Il reste aux Burkinabè d’accompagner le mécanisme et au gouvernement de maintenir une politique assidue. Pour ce qui est des réalisations en cours, il y aura le 12 décembre 2018, le lancement du programme de renforcement du capital productif de 50 associations de femmes artisanes dans le domaine de tissage avec 500 métiers à tisser; une formulation du programme « une région, une industrie »… Qu’est-ce qui sera fait pour le secteur de l’élevage?  « Il est inadmissible que nos bestiaux soient toujours exportés à l’extérieur, pourtant, nous pouvons bel et bien faire quelque chose pour accompagner ces hommes qui sont dans cette chaîne de valeur », a-t-il répondu.

Le ministre Kaboré  a également présenté les deux piliers essentiels  pour la réalisation des objectifs d’industrialisation. Il s’agit des réformes structurantes et des actions concrètes sur le terrain. Pour lui, le ton est déjà donné  avec  le lancement à Djibo, le 20 septembre 2018, de l’initiative pour le renforcement du capital productif de 130 PMI/PME de transformation des produits locaux.

 

Elélé KANTORO

Projet d’amélioration de la productivité agricole:le rapport d’activités validé

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Le comité régional de coordination des activités du  Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) du Plateau central a tenu, le mercredi 28 novembre 2018 à Ziniaré, sa 2e session ordinaire de l’année.

Conçu en 2008 dans un contexte de crise alimentaire, le Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA) se veut une solution à la problématique de l’insécurité alimentaire au Burkina Faso. Il vise à améliorer la capacité des petits producteurs, à accroître les productions vivrières et à assurer une plus grande disponibilité de ces produits sur le marché toute l’année. Le Plateau central fait partie des régions bénéficiaires de ce projet.

Les membres du CRC/PAPSA ont recommandé la signature des différents protocoles d’accord entre les bénéficiaires et le projet pour un suivi effectif des activités sur le terrain.

Le mercredi 28 novembre 2018, le Comité régional de coordination (CRC) des activités du  PAPSA de la région a organisé une session ordinaire à Ziniaré. La rencontre a eu pour objet d’examiner et de valider le rapport d’exécution des activités du second semestre de l’année 2018. De ce rapport, il ressort que dans le domaine de l’amélioration de la production vivrière, les activités du second semestre ont été essentiellement consacrées à la restitution, à la validation des APS et APD et au recouvrement des fonds de roulement.

Ainsi, sur 54 552 395 FCFA, seulement 14 540 304 FCFA ont été recouvrés, soit un taux 26,65%. Dans le domaine de l’appui à la production de volailles, 259 poulaillers ont été mis en place depuis le début du projet. Il est également mentionné dans ledit rapport que : « le résultat du suivi a révélé qu’environ 7000 volailles ont été vendues pour un montant de 16 735 000 FCFA. A l’issue de la collecte des données du mois d’octobre dernier, on a pu constater la présence effective de plus de 14 000 volailles en pleine production ». « Au second semestre, sur 41 vaches inséminées, on a enregistré 04 naissances vivantes, soit un taux de succès de 9,75% dans le cadre de l’adoption des technologies de production animale.

Dans le domaine du renforcement des capacités, 534 producteurs dont 257 femmes et 260 jeunes ont été formés à  plusieurs thématiques», a précisé le rapport d’activités. Quant à l’exécution financière, sur une prévision de 6 344 500 FCFA, une première tranche de 4 441 150 FCFA a été accordée à la direction régionale des ressources animales et halieutiques. Le montant exécuté est de 3 427 439 FCFA, soit un taux de décaissement de 77,17% par rapport à la somme reçue. Au niveau de la direction régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, sur un financement complémentaire reçu de 7 441 000 FCFA, les dépenses se sont élevées à 4 419 700 FCFA, soit un taux d’exécution de 59,40%. Dans le domaine de l’environnement, le directeur régional en charge de l’environnement, Boukaré Sankara, a confié que  24 000 plants ont été produits sur une prévision de 18 000 pour clôturer les sites aménagés et des semences forestières distribuées aux producteurs. « Cependant, les producteurs souhaiteraient avoir des puits à grand diamètre et des clôtures grillagées pour mener à bien leurs activités de contre-saison », a-t-il fait remarquer.

A l’issue des échanges, le rapport a été validé. Au regard des difficultés rencontrées, des actions ont été proposées et des recommandations formulées à l’endroit de  la coordination nationale du  projet et des bénéficiaires notamment la signature de protocoles d’accord en les deux parties pour un suivi effectif des activités.

Abdias Cyprien SAWADOGO

 

Flash :la suspension des évaluations dans les établissements scolaires.

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Le lundi 3 décembre 2018, la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), a annoncé au cours d’un point de presse, la suspension des évaluations dans les établissements scolaires. Une mesure prise par la structure pour exprimer son mécontentement à la suite des réponses accordées par le gouvernement aux propositions du comité bipartite de rédaction d’un projet de statut valorisant du personnel de l’éducation. Cette décision de la CNSE vise, selon les premiers responsables de la structure, à exiger de l’exécutif burkinabè, le respect pur et simple du protocole d’accord signé entre les deux parties en janvier 2018.

Le hic, est que la coordination menace de prendre des mesures plus drastiques si rien n’est fait dans les plus brefs délais. Le gouvernement de son côté a invité les travailleurs à respecter les obligations que la règlementation met à leurs charges en tant que personnels de l’éducation. Face à une telle situation, il y a lieu pour les deux « protagonistes », de privilégier le dialogue afin de trouver une solution consensuelle. Car, les premières victimes de cette suspension sont avant tout, les élèves et l’éducation burkinabè.

Nadège YAMEOGO

Budget de la province du Nahouri :Un apport de 403 millions F CFA de Netiana Mining Company SA

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Au cours de la 2e session du comité consultatif communautaire, Nétiana Mining Company SA, le 30 novembre 2018 à Pô ,  le montant mis  par la société  à la disposition de la province du Nahouri pour des infrastructures sociales a  été adopté. 

Le conseil municipal de la province du Nahouri va bénéficier d’une enveloppe de 403 millions FCFA  en 2019, en vue de réaliser  des infrastructures au profit des populations des cinq communes. La décision a été annoncée, au terme de la 2e session  du comité consultatif  communautaire  de Nétiana Mining Comoany SA, le vendredi 30 novembre 2018.  Le montant ainsi mis à la disposition du conseil va servir à l’ouverture de la voie d’accès   au Centre de  santé et de promotion sociale  (CSPS) de Ziou, la réhabilitation et l’équipement  de celui de Guiaro.  Le Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA)  de Pô va  bénéficier de la construction d’une morgue et d’une ambulance, la dotation des différentes équipes des communes en matériel de sport et de 10 femmes handicapées de moyens de transport viennent compléter la liste des réalisations sociales  grâce au concours financier de Netiana Mining SA. Les membres  du comité consultatif  communautaire  de Nétiana Mining SA ont par ailleurs convenu  de poursuivre les discussions avec les responsables de la mine, afin de d’obtenir la construction des clôtures pour les  écoles riveraines de la  Route nationale n° 25,  la création d’emplois et la réalisation des forages dans les cinq (5) communes.

Le haut-commissaire de la province du Nahouri,  Ram Joseph Kafando, président du comité, tout comme le gouverneur de la région du Centre Sud, Casimir Segda, se sont réjouis de l’esprit de dialogue tout au long de la session. « Je vous exhorte à garder cet esprit  de dialogue, car c’est de cette façon que les populations profiteront des réalisations de la mine », a soutenu le gouverneur Segda.

Netiana Mining Company SA est une compagnie minière, qui exploite une mine située dans le village de Boala,  commune rurale  de Guiaro. L’exploitation a débuté  en février 2017.  Le minerai  est convoyé chaque jour  par une vingtaine de Camions de Boala à Youga dans la région du Centre-Est pour être traité.  Le  comité consultatif communautaire a été créé pour servir de relais entre les populations  et les responsables de la mine.  Il a validé depuis 2017 des réalisations  sociales pour améliorer les conditions de vie des populations de la province du Nahouri.

Hamidou K. OUENA

hamiouena@gmail.com

Chambre consulaire régionale de l’UEMOA: Quatre axes pour réussir l’intégration économique

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La Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CCR-UEMOA) a organisé la 18e session ordinaire de son assemblée générale, le mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadougou.

La Chambre consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) a décliné les axes principaux de ses actions pour les trois prochaines années, au cours de la 18e session ordinaire de son Assemblée générale, le mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadougou. Il s’agit du renforcement de la bonne gouvernance de la CCR-UEMOA, de l’amélioration de l’efficacité opérationnelle des commissions techniques, de l’encouragement et la promotion des initiatives privées communautaires et le partage des expériences. Cette session fait suite à son Assemblée générale élective, tenue en mai 2018 à Lomé au Togo et qui a renouvelé les instances avec Abdoulaye K. Sory comme président.

Selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, l’exercice auquel les participants se sont livrés durant les travaux est d’autant plus important, qu’ils ont pris en compte les nouvelles orientations des chefs d’Etat et de gouvernement. « Au-delà de l’examen de la vie de la Chambre consulaire régionale, vous avez réfléchi, débattu et partagé des approches de solutions sur les enjeux de l’heure », a-t-il déclaré. Il a salué les nombreux acquis obtenus par le CCR en faveur du secteur privé de l’Union.

Quelques mois après son élection, le président du CCR-UEMOA, Abdoulaye K. Sory, s’est dit heureux des différents travaux.

A cet effet, il a énuméré la pertinence de la contribution de la Chambre dans les différentes réunions au cours desquelles l’avis du secteur privé est sollicité, le travail en matière de promotion des échanges intracommunautaires, l’édition du répertoire des entreprises de la zone UEMOA et la suppression de la double imposition. Pour lui, les membres de la Chambre consulaire régionale ont vite compris que pour parvenir à développer une économie enviable avec une croissance soutenue, la sous-région a besoin d’hommes et de femmes qui entreprennent, donc de personnes qui comprennent l’importance de la contribution individuelle au développement.
Dynamiser le secteur privéAlors que sous d’autres cieux la montée du nationalisme devient une source d’inquiétude, a-t-il laissé entendre, les chefs d’Etat africains ont fait de la maxime « l’union fait la force » un véritable programme de développement de notre espace commun. « Les résultats encourageants obtenus par l’UEMOA et qui font dire que notre sous-région est la plus intégrée du continent, leur donnent raison et constituent une source de motivation », a affirmé M. Kaboré. Par ailleurs, le ministre a déclaré que le Burkina Faso est engagé pour une intégration réussie de l’économie des pays de l’espace UEMOA. Cela va se manifester d’après lui, par un appui aux actions du CCR pour la promotion d’un secteur privé dynamique, acteur incontournable pour le développement économique et moyen le plus sûr pour lutter contre la pauvreté et le chômage.

Le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, a réaffirmé l’engagement du Burkina Faso pour une intégration réussie de l’économie des pays de l’UEMOA.

La Chambre consultative régionale est un organe consultatif de l’UEMOA créé en 1994, avec pour mission principale de réaliser l’implication effective du secteur privé dans le processus d’intégration de l’Union. Pour ce faire, elle œuvre à susciter la réflexion sur le processus d’intégration et à la mise en œuvre des réformes de l’Union. La promotion des échanges commerciaux et des investissements au sein de l’Union et l’appui technique aux Chambres consulaires nationales et aux autres membres constituent ses autres activités au sein de l’espace communautaire.

Aminata Cheick TALL
(Stagiaire)

2e édition du festival « Guélé »: Promouvoir la cohésion sociale à travers la danse

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L’artiste-musicien, Ab-dramane Dia alias Mekoudi Dia, a organisé, du 30 novembre au 2 décembre 2018 à Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord, la 2e édition du festival « Guélé » (une danse haoussa).

« La pierre de l’art dans la cohésion sociale », c’est le thème qui a été retenu pour la 2e édition du festival Guélé, tenue du 30 novembre au 2 décembre 2018 à Kaya, capitale du Centre-Nord. Selon le promoteur, l’artiste-musicien, Mekoudi Dia, à l’état civil Ab-dramane Dia, le ‘’Guélé’’ est une danse pratiquée par la communauté haoussa de Kaya dans les années 1800.  « Cette danse est en voie de disparition dans nos sociétés parce que la génération actuelle l’ignore. Et c’est pourquoi, nous avons initié ce festival afin de promouvoir cette culture burkinabè », a-t-il justifié. Pour lui, le « Guélé » est un facteur de réconciliation nationale. « A travers la danse, nous pouvons se pardonner et se donner la main », a fait savoir Mekoudi Dia. Quant au coparrain de l’évènement, le maire de Kaya, Boukaré Ouédraogo, il s’est dit satisfait. « Le Guélé était organisé par nos grands-pères lors des évènements heureux pour non seulement réconcilier les protagonistes, mais aussi cultiver la cohésion sociale entre les différents groupes ethniques ». Pour le bourgmestre de la ville de Kaya, le festival ‘’Guélé’’ promeut la culture burkinabè.   

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Services de sécurité et populations: Briser les barrières

La direction régionale de la police du Sahel et le groupement départemental de la gendarmerie de Dori ont organisé la deuxième édition des journées portes ouvertes des services de sécurité de la province du Séno du 25 au 27 octobre 2018.

 C’est à travers une série d’activités que la direction régionale de la police du Sahel et le groupement départemental de la gendarmerie de Dori ont organisé la deuxième édition des journées portes ouvertes des services de sécurité de la province du Séno du 25 au 27 novembre 2018. Il y avait au programme une conférence sur le thème « Lutte contre l’insécurité et le respect des droits de l’homme », des jeux de société, des jeux radiophoniques, une journée de salubrité au Centre médical de Dori, un cross populaire et un match de football entre les populations et les services de sécurité. Selon le commandant du groupement départemental de gendarmerie de Dori, Tamou Coulibaly, ces journées portes ouvertes visent à fédérer les actions, briser les barrières, rapprocher davantage les services de sécurité aux populations à travers l’établissement d’un partenariat entre ces deux entités en vue de lutter efficacement contre les phénomènes de criminalité et de trouble à l’ordre public. Il estime que la problématique de la sécurité est transversale et pour venir à bout de l’insécurité, il faut une implication de toutes les couches de la société. C’est dans cette optique qu’il a évoqué la coproduction de la sécurité. «Cette coproduction implique que les forces de sécurité et les populations elles-mêmes collaborent pour vaincre l’insécurité. Dans ce sens, les forces de sécurité doivent désormais retenir qu’elles ne peuvent pas à elles seules venir à bout de l’insécurité. Egalement, les populations à elles seules ne peuvent pas lutter contre l’insécurité. C’est ainsi que le rapprochement et la collaboration sont des comportements à encourager entre forces de sécurité et population», a expliqué le commandant Tamou Coulibaly.

Le commandant du groupement départemental de gendarmerie de Dori, Tamou Coulibaly : «Les forces de sécurité doivent être proches des populations et travailler pour leur pleine satisfaction».

Pour le haut-commissaire de la province du Séno, Inoussa Kaboré, depuis un certain temps, le Burkina Faso est en proie à un phénomène d’insécurité inquiétante. Le Sahel, a-t-il poursuivi, à l’instar des autres régions du Burkina Faso connaît une recrudescence du banditisme particulièrement les attaques à main armée et dans une certaine mesure des vols de bétail. Il a, en outre, ajouté les attaques terroristes, les incursions qui se traduisent par la radicalisation de certains jeunes, corollaire du phénomène de l’extrémisme violent. Cependant, déplore Inoussa Kaboré, malgré les efforts des forces de sécurité pour endiguer ces fléaux, force est de constater que non seulement ceux-ci perdurent mais ils prennent de l’ampleur de jour en jour. « Ainsi, conscient du fait que les services de sécurité ne peuvent pas à eux seuls lutter efficacement contre les nouveaux types de criminalités, le partenariat entre les services de sécurité et la population s’avère plus que jamais nécessaire», a-t-il conclu.

Souaibou NOMBRE

Snombre29@yahoo.fr

Aviculture dans le Plateau central :le poulailler de Kaboré Lassané  séduit le PAPSA

La direction régionale des ressources animales et halieutiques du Plateau central a visité un poulailler-modèle dans le village de Rapadama, le lundi 26 novembre 2018, dans la commune rurale de Zam.

L’élevage de la volaille peut changer positivement la vie d’un homme. C’est du moins ce qu’on peut retenir après la visite du poulailler de l’aviculteur Lassané Kaboré, du village de Rapadama traditionnel de la commune rurale de Zam dans le Plateau central dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA). En effet, dans une cour faite en banco, se dressent deux maisonnettes de 10 tôles chacune et un hangar fait en matériaux locaux à l’intérieur duquel, une centaine de volailles caquettent autour des mangeoires et des abreuvoirs. C’est le résultat de deux ans et demi d’élevage, a expliqué Lassané Kaboré. « J’ai bénéficié de l’appui du PAPSA en matériels à hauteur de 100 000 FCFA. Avec cette somme, j’ai réalisé une maisonnette de 10 tôles avec une porte et  des fenêtres. En mai 2016, j’ai mis dans mon poulailler 10 poules et un coq géniteur d’une race améliorée, offert par le PAPSA. J’exploite ce poulailler avec l’appui de ma femme et mes trois enfants. L’activité me permet de vendre en moyenne 90 têtes par an, avec un bénéfice net estimé à 128 000FCFA an », a-t-il confié. M. Kaboré a souligné que le bénéfice lui a permis de réaliser une deuxième maison, de s’acquitter des frais de scolarité de ses enfants et d’améliorer l’alimentation de sa famille. A ce jour, a-t-il indiqué, son poulailler compte 106 volailles. Passionné d’élevage, M. Kaboré trouve que l’activité lui a  permis de libérer son génie créateur en confectionnant des pondoirs.

Il  ambitionne vendre au moins 200 volailles par an. Son principal souci est l’absence de formation à l’entretien de sa production en cas de maladie. Pour les responsables du PAPSA, c’est une satisfaction de voir que l’activité de l’aviculteur Kaboré a répondu à toutes les attentes. Le directeur régional des ressources animales et halieutiques du Plateau central, Hamadé Ouédraogo, a invité les producteurs à s’inspirer de l’exemple de Lassané Kaboré pour  améliorer leurs productions avicoles. En rappel, le PAPSA est un projet qui accompagne le monde rural pour améliorer la productivité et la sécurité alimentaire. Il intervient dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement. Pour ce qui est du secteur de l’élevage, son intervention s’effectue dans les filières lait, aviculture, l’élevage des porcs et l’insémination artificielle.

Abdias Cyprien SAWADOGO

Moïse SAMANDOULGOU

(AIB/Ganzourgou)

Rapport 2017 de l’ASCE-LC: Le CFOP indigné par la corruption dans l’administration publique

L’opposition politique a animé le mardi 4 décembre 2018, son hebdomadaire conférence de presse au siège du Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP). Le rapport de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et la lutte contre la corruption (ASCE-LC), la marche-meeting de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) étaient entre autres points au menu des échanges. 

L’opposition s’indigne des pratiques de corruption au sein de l’administration publique burkinabè, révélées, selon elle, par le dernier rapport de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC) sur la gestion 2017 de certaines institutions.   Selon le CFOP, représenté par le 4e vice-président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Amadou Diemdioda Dicko et le président du Parti national des démocrates sociaux (PNDS), Yumanli Lompo, le rapport fait état « de dégradation des indicateurs en termes d’irrégularités commises dans la gestion qui corrobore la perception d’une augmentation de la corruption » au Burkina Faso entre 2016 et 2017.

Ces derniers ont pointé un doigt accusateur sur la loi sur les Partenariats-publics-privés (PPP) qui, de leur avis, est à l’origine de cette augmentation des pratiques courantes de corruption au sein de l’administration. « La corruption a atteint un stade critique avec le vote de la loi sur les PPP. Ce qui permet au pouvoir en place de distribuer des marchés à hauteur de milliards de francs CFA, tout en léguant de grosses dettes aux futures générations », a déclaré Yumanli Lompo.

Déplorant le manque de mesures dissuasives, les conférenciers du CFOP disent partager la position du contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga qu’ils ont cité en ces termes : « cette situation est préoccupante car le laisser-aller dans l’inobservance des règles de gestion donne l’impression au sein des services publics que les actes de corruption ne sont pas des opérations à risques du fait du manque de sanctions dissuasives et de l’impunité ambiante ».

S’agissant de la marche contre la vie chère le 29 novembre 2018, l’opposition a félicité la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) et réaffirmé sa disponibilité à soutenir de telles manifestations. La situation sécuritaire a été une fois de plus abordée au cours de la rencontre avec les journalistes, notamment les attaques perpétrées le 30 novembre 2018 contre un convoi qui se rendait sur un site minier dans la région de l’Est, faisant cinq morts dont quatre gendarmes, selon eux. A ce sujet, ils ont salué l’Etat d’urgence décrété par le Niger dans la zone frontalière avec le Burkina Faso, avant d’inviter les autorités burkinabè à se pencher également sur des mesures similaires. Voulez-vous que le gouvernement burkinabè décrète aussi un Etat d’urgence comme l’a fait le voisin nigérien ? Réagissant à cette interrogation des journalistes, Diemdioda Dicko s’est voulu prudent : « C’est une question d’analyse militaire et il revient à la hiérarchie militaire de se prononcer en fonction de la réalité sur le terrain. Mais, il ne faut pas que les terroristes et les bandits armés repoussés du Niger trouvent refuge sur le sol burkinabè  ».

Beyon Romain NEBIE

nbeyonromain@yahoo.fr

Régions touchées par le terrorisme: La Banque mondiale débourse près de 58 milliards F CFA

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Le Burkina Faso, à travers le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, a signé un accord de financement avec la Banque mondiale, le lundi 3 décembre 2018 à Ouagadougou. D’un montant de 57,85 milliards F CFA, cette enveloppe va aider à financer le Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes.

La Banque mondiale est solidaire du Burkina Faso qui fait face à une recrudescence de l’insécurité dans les régions du Nord, du Sahel et de l’Est. En effet, l’institution de Breton Wood a fait don au pays des Hommes intègres d’une enveloppe financière de 57,85 milliards F CFA pour le financement du Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes (PUFDR).

La signature de l’accord par la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly et le représentant-résident de la Banque mondiale, Cheick F. Kanté, a eu lieu le lundi 3 décembre 2018 à Ouagadougou. Selon M. Kanté, la situation d’insécurité impacte négativement sur le budget de l’Etat, surtout sur la capacité des pouvoirs publics à faire face aux dépenses prioritaires des populations. « Les populations les plus vulnérables sont celles qui sont les plus touchées et notamment dans la prise en charge des dépenses soutenant les secteurs du développement humain que sont la santé et l’éducation.

A la suite de la crise qui prévaut depuis un certain temps, plusieurs écoles ont fermé et l’accès aux soins devient une nécessité vitale pour des populations de plus en plus isolées et précarisées », a fait remarquer le représentant-résident de la Banque mondiale. A cet effet, a-t-il confié, ce don vise à assurer d’une part, la scolarisation continue des élèves déplacés dans les régions impactées et d’autre part, d’appuyer la gratuité des soins pour les populations les plus vulnérables dans ces mêmes régions. « Le projet financera la reconstitution du stock de sécurité alimentaire de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) », a ajouté Cheick F. Kanté. Hadizatou Rosine Coulibaly a salué le geste de la Banque mondiale qui dénote de l’importance qu’elle accorde au Burkina Faso en général et de la confiance dont jouit le gouvernement et le peuple burkinabè en particulier. Car, depuis le début de l’année a-t-elle rappelé, des accords d’un total de 400 milliards F CFA ont été signés par les deux parties. La ministre des Finances a rassuré que les ressources seront utilisées pour les raisons qui ont suscité leur mobilisation.

Le PUFDR, d’une enveloppe totale d’environ 50 milliards de francs CFA, a été conçu pour répondre de manière holistique aux défis auxquels les régions touchées par l’insécurité font face afin de renforcer leur résilience. Il a été préparé en utilisant une procédure exceptionnelle de la banque qui permet une intervention et un financement rapides.

Joseph HARO