Ministère de l’Eau et de l’Assainissement: Une stratégie de communication en réflexion

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Le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement(MEA), à travers sa Direction de la communication et de la presse ministérielle(DCPM), a organisé un atelier national d’examen et de validation de la version provisoire du document de la stratégie et du plan de communication, le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou.

Une communication formalisée et planifiée favorise l’instauration du dialogue et le maintien d’un cadre permanent d’échanges indispensable au renforcement de la cohésion au sein d’un département ministériel.

En vue de permettre cela, le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a organisé le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou, un atelier national d’examen et de validation de la version provisoire de la stratégie et du plan de communication. Pour le Secrétaire général (SG)  du ministère, Alassoun Sori, malgré les activités de communications lancées par le département en vue de susciter l’adhésion des populations, des partenaires techniques et financiers aux différentes politiques de communication, force est de reconnaître que ces actions n’ont toujours pas été planifiées ni inscrites dans un document de stratégie.

Pour ce faire, une version provisoire d’un document selon la Directrice de la communication et de la presse ministérielle (DCPM), Djélika Drabo,  a été mise en place pour faciliter la circulation de l’information. Cela, afin de permettre  aux acteurs du ministère de se sentir concernés par les actions du département.

En outre, cet outil va œuvrer selon elle, à la promotion de la communication externe et de contribuer à  un changement de comportement des populations en ce qui concerne l’accès à l’eau et à l’assainissement. Ainsi, il s’est agi, à  entendre le SG  du MEA, de se pencher sur la qualité technique et la validation du contenu du document  provisoire. Il a invité les participants au présent atelier à examiner de façon méticuleuse et sans complaisance le document provisoire présenté pour mettre à disposition des conclusions fructueuses.

Hadofini Clotilde BICABA

KENEDOUGOU : Lancement de la coupe du Verger

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Dans le souci de raffermir les liens d’amitié, de fraternité et de cohésion sociale entre les filles et fils de la province du Kénédougou, le Pr Alfa Omar Dissa ancien ministre de l’Energie a initié un tournoi de football dénommé « la coupe du Verger ». Le lancement officiel de la 1ère édition dudit tournoi est intervenu dans l’après –midi du samedi 24 Novembre 2018 au stade du 4 Août de Orodara. Le match d’ouverture a opposé l’équipe de Orodara à celle de Koloko.

Equipe de Orodara en Blanc

Cette-coupe qui est à sa première édition ambitionne de bâtir une équipe compétitive dans le futur au sein de l’élite du Faso foot.  Elle regroupe toutes les 13 communes que compte la province du Kénédougou. Selon  le promoteur Alfa Omar Dissa, l’organisation de ce tournoi de football poursuit plusieurs objectifs entre autres : Soutenir la politique du président du Faso en matière de sport, renforcer les biens de solidarité et de cohésion entre  jeunes de la province.

A l’occasion, il a invité les équipes engagées à un esprit de fair- play.

Equipe de Koloko en bleu

Le math d’ouverture a opposé l’équipe de Orodara à celle de Koloko. Les deux équipes ont livré un beau match au public mais à la fin du temps règlementaire elles se sont séparées par un score nul 1-1. Il a fallu une séance de tir aux but pour départager les deux équipes. Malheureusement celle-ci n’a pas pu se réaliser à cause de la tombée de la nuit. Les organisateurs ont donc été obligés de reporter ce match à une autre date ultérieure. La compétition faut-il le rappeler se déroule en éliminatoires directes et la finale est prévue pour se tenir le 02 février 2019.

Apollinaire KAM-AIB /Orodara

HCR/Burkina Faso: Des activités sportives pour soutenir les réfugiés

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Le 24 novembre 2018, l’agence du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Burkina Faso, a délocalisé son QG pour 24 heures à la place de la Nation. A partir de là, et dans une effervescence, des activités ont été organisées dans l’optique de soutenir les réfugiés ayant choisi pour terre d’asile, le Burkina Faso. La représentante-résidente du HCR au Burkina, Loli Kimyaci, était là en personne, et a participé aux différentes activités.

De la place de la Nation à Ouagadougou le 24 novembre 2018, est partie une marche de soutien dans la joie, avec environ trois cents personnes issues de différentes couches socioprofessionnelles, à travers les artères de la capitale, sur près de 6 Km. Ils étaient tous vêtus de T. shirts jaunes estampillés, « Un pas vers la sécurité routière, marche de soutien aux familles forcées de fuir, je suis LuQuluQu ».

Le point d’arrivée était le même lieu de départ. Après que les marcheurs ont récupéré un peu, ils se sont relaxés dans une séance d’aérobic, avec différentes sortes de mouvements gymniques. Cette séance d’aérobic s’est poursuivie par des prestations d’artistes, tels Smarty, Imilo le Chanceux, Malika la Slameuse, Pam Luster, etc.

Et le sport n’était pas seulement à l’honneur. Une mini-foire culturelle a été organisée avec des produits d’art essentiellement fabriqués par des réfugiés, notamment maliens au Burkina Faso. La cérémonie qui s’est bien déroulée à la grande satisfaction de la représentante-résidente du HCR. « Nous sommes satisfaits de la mobilisation autour de l’invite du HCR, près de 300 personnes ont participé à la marche. Le but de cet événement panafricain est de faire prendre conscience des trajets périlleux que les personnes forcées de fuir prennent à la recherche de la sécurité au-delà des frontières, ainsi que de l’incroyable résilience de ces familles africaines », a-t-elle expliqué. Et de poursuivre que les différentes souscriptions de fonds afin de participer aux activités, seront utilisés pour le soutien des réfugiés en Afrique.

Le représentant des réfugiés maliens au Burkina Faso, estimés à près de 25 000, Ag Abdoul Karim, a loué l’initiative du HCR. Au nom de ses compatriotes réfugiés, il dit se sentir au pays des Hommes intègres, et serait même ravi d’avoir la nationalité burkinabè. Les enfants n’étaient pas en reste, car des aires de jeu ont été aménagés à leur intention.

Journée internationale des toilettes: Une célébration en différé à Dédougou

Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a célébré la Journée internationale des toilettes, le samedi 24 novembre 2018 à Dédougou. C’est par un cross populaire que le département a lancé les activités de cette commémoration dans la cité de Bankuy.

 La communauté internationale a célébré la Journ ée des toilettes, le 19 novembre 2018 sous le thème : « Quand la nature nous appelle ». Au Burkina Faso, l’édition de 2018 a été célébrée en différé, le 29 novembre 2018 à Dédougou dans la Boucle du Mouhoun. La campagne qui a accompagné cette célébration, a rappelé le gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Edgard Sié Sou, vise à sensibiliser à la construction des toilettes et de systèmes d’assainissement qui fonctionnent en harmonie avec l’écosystème.

Et c’est par un cross populaire que le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, accompagné du secrétaire d’Etat chargé des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion, Yvette Dembélé, des autorités régionales, provinciales et communales

de Dédougou, a donné le top départ des activités de cette journée dédiée aux toilettes. Partis du terrain du camp militaire « Nazi-Boni » de Dédougou, les sportifs d’une matinée ont fait le tour du grand marché de la cité de Bankuy en passant par le rond-point de la Femme pour se retrouver sur le point de départ pour une séance aérobique d’une vingtaine de minutes. « Il est démontré que le déficit de l’assainissement est à la source de beaucoup de problèmes de santé. Et comme le sport est un vecteur de santé, nous avons décidé de démarrer cette journée consacrée aux toilettes par ce cross pour dire aux populations que pour avoir un corps saint, apte au sport, il faut l’entretenir en ayant un assainissement adéquat », soutient Niouga Ambroise Ouédraogo.

L’inauguration des toilettes au sein du camp « Nazi Boni », signe de soutien aux forces de défense et de sécurité dans leurs combats de tous les jours, a mis fin à ce cross populaire qui a mobilisé un grand monde en cette matinée du 24 novembre 2018. Regroupées dans le cadre d’un projet du SPONG et de l’association « Salaki », une trentaine d’associations de Nouna et de Dédougou, engagées dans l’assainissement des communes de Dédougou et de Nouna, ont profité de cette journée pour lancer un appel aux populations à prendre conscience des conséquences du manque d’assainissement afin de changer de comportement pour le bien de tous.

Kamélé FAYAMA

Extradition de François Compaoré : le verdict aujourd’hui

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Plus d’un an après son arrestation à Paris, Paul François Compaoré saura en principe aujourd’hui, mercredi 5 décembre 2018, si la justice accepte de l’extrader vers le Burkina Faso où il est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998.

Aujourd’hui sous contrôle judiciaire, le frère cadet du président Blaise Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle en octobre 2017 en raison d’un mandat d’arrêt émis le 5 mai 2017 par les autorités burkinabè.

Depuis le 13 décembre 2017 (21e anniversaire de l’assassinat), date de notification à François Compaoré de la demande d’extradition du Burkina Faso par la Chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, les audiences se succèdent sans livrer leur verdict.

Du 7 mars 2018 au 3 octobre 2018 en passant par  le 13 juin 2018, rien n’a été décidé. Aujourd’hui, 5 décembre 2018, les Burkinabè attendent encore le délibéré de la demande de son extradition.

A Paris, le 3 octobre 2018, le parquet général s’était déclaré favorable à cette extradition. Une procédure contestée par les avocats de M. Compaoré, Me Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich qui dénoncent le caractère irrégulier et exclusivement politique du dossier. Ils relèvent ainsi des « anomalies », notamment « l’irrégularité du titre d’arrestation, l’imprécision du mandat d’arrêt, la nature politique de la demande d’extradition, l’absence d’éléments nouveaux justifiant la requête et l’absence de respect des garanties du droit à un procès équitable ».

Pour leur défense, les avocats ont soulevé le « non-respect de la condition de double incrimination », l’infraction d’incitation à assassinat n’existant pas en France,  ils redoutent de voir la peine perpétuelle s’appliquer à François Compaoré. Initialement prévue en juin, la décision sur l’extradition avait dû être reportée dans l’attente de la transmission de nouvelles pièces. La Cour avait réclamé au Burkina Faso, des « éléments matériels précis ».

Ce qu’a fait le Burkina Faso mais les avocats ont demandé à la Cour d’écarter ces nouvelles pièces, affirmant que le magistrat instructeur de Ouagadougou avait rajouté des éléments à charge dans un ancien témoignage oculaire pour tenter de démontrer l’implication de François Compaoré dans les assassinats. Ils ont déposé en octobre une plainte à Paris pour « faux et usage de faux criminel » en visant ce magistrat, doyen des juges d’instruction de Ouagadougou.

En attendant, le débat est passionnant entre les Burkinabè désireux de voir l’ex-conseiller spécial de Blaise Compaoré répondre devant la justice de son pays et ceux qui croient dur comme fer, que la procédure devant les juridictions françaises n’a aucune chance d’aboutir au regard des anomalies évoquées par les avocats de la défense.

Si la question de la peine de mort n’est plus d’actualité avec son abolition par l’Assemblée nationale, le 31 mai 2018, il reste que les conventions d’entraide judiciaire en matière pénale et d’extradition entre les gouvernements burkinabè et français, signée à Ouagadougou le 24 avril 2018, risquent de ne pas connaître d’effet, parce qu’étant postérieures à la demande d’extradition (principe de non rétroactivité).

Il ne faut pas non plus occulter la double nationalité de François Compaoré (Ivoiro-burkinabè) qui peut peser en sa faveur. Hypothèse pour hypothèse, la justice française a le dernier mot.

En rappel, le dossier Zongo, classé en 2003 après un « non-lieu » en faveur du seul inculpé, a été rouvert à la faveur de la chute de M. Compaoré fin octobre 2014, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir. Le 15 décembre 2015, trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont été inculpés.

Jean-Marie TOE

SITARAIL : La Convention de concession révisée adoptée par le Parlement

Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou, a présenté à l’Assemblée nationale, le mardi 4 décembre 2018, le projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de concession révisée (CCR) pour l’exploitation des transports ferroviaires entre le Burkina Faso, la République de Côte d’Ivoire et la SITARAIL. Il a été adopté par 79 voix pour, 30 abstentions et une contre.

La Convention de concession révisée (CCR) adoptée par les députés de l’Assemblée nationale, hier mardi 4 décembre 2018 est censée marquer « une rupture profonde avec la convention de concession du 12 décembre 1994, en passant du modèle d’affermage à celui d’une véritable concession intégrale de type ROT (Réhabilite, Operate and Transfer : réhabiliter, exploiter et transférer) ». Ainsi, la CCR prévoit que le financement des travaux de réhabilitation de 262,382 milliards F CFA dont 134,254 milliards F CFA à investir sur le réseau burkinabè est exclusivement supporté par le concessionnaire qu’est la Société international de transport africain par rail (SITARAIL). « En retour, la SITARAIL amortira ses investissements sur les recettes générées par l’exploitation sans garantie d’équilibre financier et économique de la part de l’autorité concédante », peut-on lire dans la Convention.

Le ministre en charge des transports, Vincent T. Dabilgou a défendu le dossier devant les représentants du public.

Le périmètre de la Convention porte sur la réhabilitation et la maintenance de la ligne de chemin de fer Abidjan-Kaya, l’attribution des sillons aux autres transporteurs ferroviaires, la gestion de la circulation ferroviaire, l’exploitation des services nationaux et internationaux de transport de voyageurs et de marchandises. La durée de la concession est de 30 ans à compter de la date d’entrée en vigueur. Dans les dispositions financières et tarifaires, SITARAIL doit apurer le passif cumulé de la concession initiale qui comprend le service de la dette du Programme d’investissement d’urgence 1996-2001, les arriérés du droit d’usage au 31 décembre 2006 ainsi que les prélèvements effectués par l’AFD sur les comptes séquestres des sociétés de patrimoine en paiement des échéances non honorées par SITARAIL. De plus, les dettes de SITARAIL envers les Etats (5 753 596 597 F CFA pour le Burkina Faso) seront remboursées sur un échéancier de 15 ans avec un différé de 5 ans. Par ailleurs, les dettes des Sociétés de Patrimoine (1 072 152 656 F CFA pour la société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina Faso) seront apurées selon un échéancier de 5 ans à compter de la date d’entrée en vigueur de la CCR. Enfin, SITARAIL s’est aussi portée acquéreur du matériel roulant ferroviaire des deux sociétés patrimoniales à un prix forfaitaire de 10 millions d’euros, soit 6 559 570 000 F CFA, payable sur un échéancier de 15 ans comportant un différé de 5 ans. Après les débats et la réponse aux questions par le ministre Transports, de la mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou et son homologue des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, le projet de loi a été adopté avec 79 voix pour, 30 abstentions et une contre. La CCR sera ainsi ratifiée par le gouvernement burkinabè.

Jean-Marie TOE

 

PME/PMI : Le ministère du Commerce se dote d’un plan d’actions

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Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, a tenu le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou, la deuxième session de son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année. Au cours des travaux, les participants ont fait le bilan des activités et adopté un plan d’actions pour 2019.

Le développement du secteur secondaire contenu dans l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES) tient à cœur le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MICA) pour l’année 2019. Cette volonté s’est manifestée lors de la deuxième session du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) du département, tenue le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou. Selon le ministre du Commerce, Harouna Kaboré, le département a passé une année, marquée par des réformes et une volonté des acteurs à réaliser le plan d’actions prioritaire 2018-2020 notamment la tranche 2018.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré : « Les reformes entreprises en 2018 vont nous permettre d’amorcer 2019 ».

« Beaucoup de réformes et d’activités en lien avec les programmations ont été faites par rapport à nos prévisions. Mais il y a eu d’autres qui restent à réaliser », a-t-il laissé entendre. A l’écouter, les travaux vont consister à trouver des moyens afin d’atteindre des meilleurs résultats et le fait de s’accorder sur un plan pour avoir une synergie d’actions, est déjà important. Pour Harouna Kaboré, les domaines de l’industrialisation et de la transformation artisanale sont des leviers de développement et son ministère se doit de se donner tous les moyens pour que les PME/PMI (NDLR : Petites et moyennes entreprises/industries) puissent trouver des accompagnements pour une meilleure éclosion. « Il faut que nous puissions transformer les matières premières locales, réussir notre politique de « consommons local » et d’exportation des produits manufacturés pour attirer davantage d’investisseurs. Les réformes entreprises cette année devraient nous permettre de mieux attaquer 2019 », a soutenu le ministre Kaboré. Par ailleurs, le chef du département en charge du commerce a appelé ses collaborateurs et l’ensemble des structures rattachées à une synergie d’actions pour plus de résultats. « Ce n’est pas la multiplication des actions qui est la solution, mais c’est plutôt leur profondeur et leur qualité », a-t-il fait remarquer.

Joseph HARO

Dialogue social dans l’espace : UEMOA Evolution « positive » des processus de concertation

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Le Conseil du travail et du dialogue social (CTDS)  de l’UEMOA  tient sa 9e assemblée générale, du 4 au 6 décembre 2018 à Ouagadougou.  Au cours de la rencontre, les conseillers du CTD vont examiner  deux avis pour davantage humaniser la vie sociale et économique dans l’espace communautaire.   

Les membres  du Conseil du travail et du dialogue social (CTDS)  de l’UEMOA  sont à Ouagadougou  pour leur 9e assemblée générale. Celle-ci se tient du 4 au 6 décembre 2018 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre, les conseillers vont examiner deux avis. Il s’agit de « L’égalité de chance de traitement en milieu professionnel » et « La portabilité des droits sociaux dans notre espace communautaire ».  Pour  le commissaire du département  du développement humain de la Commission de l’UEMOA, Pr Filiga  Michel Sawadogo, ces deux problématiques se présentent à l’UEMOA comme des défis  à relever, afin de faciliter « l’usage effectif des droits relatifs à la libre circulation et de résidence des ressortissants d’un Etat sur l’ensemble du territoire de l’Union ».

D’autres thématiques seront abordées  au cours de ce conclave. Ce sont,  entre autres, la  migration irrégulière, l’extension  de la sécurité sociale, la mortalité des entreprises, le travail décent,  l’évolution des technologies et la montée de l’intolérance et de l’extrémisme violent. « Ces sujets ont un impact sur notre devenir collectif et peuvent compromettre le vivre-ensemble, socle de nos sociétés qui reposent de plus en plus sur des équilibres fragiles », a soutenu le Pr Filiga Michel Sawadogo. La présidente du CTDS, Bintou Coulibaly,  a déclaré que la session  constitue la 4e et la dernière  assemblée générale de l’actuel bureau.  Une équipe, qui selon elle, a pu adopter six avis,  dont deux  seront adoptés au cours de la présente rencontre et un autre  retiré pour absence de consensus. « Avec l’adoption de ces différents avis, le CTDS a démontré sa capacité, traduit son utilité et donné l’exemple de ce que doit faire un organe consultatif », s’est réjouie Mme  Coulibaly.

La présidente du CTDS, Bintou Coulibaly (2e à partir de la droite) s’est dit convaincue, que le nouveau bureau qui sera désigné au cours de l’assemblée générale accomplira sa tâche avec beaucoup d’abnégation.

Le ministre en charge de la fonction publique, Pr Séni Ouédraogo,  a souligné que le rapport  de la mission  d’évaluation du climat social constate une évolution positive des processus de concertation sociale dans les Etats de l’Union.  En effet, selon ses dires, l’année 2017 a été particulièrement marquée par la mise en place des cadres nationaux de concertation de haut niveau du Burkina Faso et du Bénin. Il a ajouté que de manière globale, sept pays de l’UEMOA disposent désormais d’un cadre national de dialogue social, qui est essentiel à la résolution des conflits sociaux. Le ministre s’est également réjoui de la création en 2017,  de deux nouveaux organes de dialogue social dans son pays.  Il s’agit du Haut conseil de dialogue social (HCDS) et de la rencontre gouvernements – organisations professionnelles d’employeurs. Pour sa part, la présidente du CTDS a  déploré la rationalisation de la charge des organes de l’organisation. Et pour preuve, elle a confié que de  juin 2016  à aujourd’hui, les ressources du CTDS sont passées  de 216 352 995 F CFA à  150 millions F CFA, soit une baisse de 111 352 995 F CFA (51,46%). Une austérité budgétaire, qui, à entendre Mme Coulibaly,  a réduit les capacités  d’intervention  du conseil en faveur de la promotion du dialogue social et des cadres de concertations dans les pays-membres de l’Union.  Consciente  de l’importance du CTDS,  Pr Filiga Michel  a rassuré que  la commission de l’UEMOA a décidé  de stabiliser sa subvention dans le cadre du Document de programme pluriannuelle des dépenses (DPPD) au titre de 2018, 2019 et 2020. La représentante de l’Organisation internationale du travail (OIT), Fanta  Christiane N’Diaye, a rappelé que depuis la création du CTDS, en 2009,  ses avis constituent de véritables outils d’aide à la décision pour les Etats-membres et les principaux acteurs du dialogue social. Par ces avis, a-t-elle soutenu, le CTDS sert de baromètre social pour l’ensemble de la communauté et permet de créer  des amortisseurs de certaines grandes décisions.  « Les décisions économiques  sans état d’âme n’offrent aucune garantie de durabilité  et de stabilité.Une croissance économique sans progrès social est un leurre », a conclu la représentante du Bureau international du travail (BIT), Fanta Christiane N’Diaye.

Mariam OUEDRAOGO

Le FONRID se dote d’un nouveau plan stratégique

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Le plan stratégique 2019-2023 du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) a été validé,  le 4 décembre 2018 à Ouagadougou. Il identifie 6 domaines de recherche utiles qui bénéficieront de financement.

L’outil de planification, de coordination et d’exécution de toutes les activités entrant dans le champ d’intervention du Fonds national de la recherche et de l’innovation  pour le développement (FONRID) pour la période 2019 à 2023  a été soumis  à l’appréciation des différents acteurs impliqués dans le financement de la recherche au Burkina Faso, au cours d’un atelier de validation, le mardi 4 décembre 2018 à Ouagadougou. Le plan stratégique du FONRID a un volet institutionnel interne qui fait le tour des mécanismes de fonctionnement les plus appropriés pour améliorer son efficience. Ensuite, il aborde   le cadrage des activités scientifiques qui doivent être financées, notamment les  six domaines prioritaires définis à savoir  les sciences agricoles, les sciences humaines qui traitent des problèmes de la société, l’éducation, la culture. Il y a aussi la santé humaine et animale, l’énergie renouvelable et l’environnement.  Le nouveau plan stratégique prévoit également une réorganisation pour aller à l’assaut des ressources financières autres que celles mises à disposition par l’Etat.

Pour le secrétaire d’Etat chargé de la Recherche scientifique et de l’innovation, Urbain Ibrahim Coulidiati, le plan va impulser un dynamisme nouveau au financement de la recherche pour le développement, en partenariat avec le secteur public et privé. « Le plan stratégique 2019-2023 est une boussole pour le fonds. Il va faire en sorte que conformément à ses missions, le fonds puisse apporter de façon efficiente sa contribution au rayonnement socioéconomique du Burkina Faso », a-t-il poursuivi.

Le secrétaire d’Etat chargé de la Recherche scientifique et de l’Innovation, M. Coulidiati : « La recherche doit permettre au Burkina Faso d’améliorer les systèmes de production et d’innover partout où il est nécessaire de le faire ». (Crédit photo : Edith BAKALA).

Le directeur général du FONRID, Hamidou H. Tamboura, pour sa part, a   invité les participants à œuvrer davantage pour la mobilisation des ressources  financières. «Nous n’ignorons pas que de nombreux projets existent dans vos ministères avec   des composantes- recherche pour le développement ou recherche  actions  qui peinent à se concrétiser. C’est le lieu pour nous de  vous exhorter à faire en sorte qu’une partie de ces ressources viennent financer par le canal du FONRID,  les équipes de recherche de notre pays tout en restant calées sur les objectifs spécifiques », a-t-il  plaidé.

Consolider les acquis

Il a aussi formulé l’espoir de voir l’adoption  des textes d’application  de la loi d’orientation  de la recherche scientifique et de l’innovation  autorisant le prélèvement de certaines taxes.

Le directeur général du FONRID s’est, par ailleurs évertué à faire le bilan du plan stratégique 2014-2018 qui arrive à échéance.  Selon lui, ce plan a connu une mise en œuvre assez difficile  liée à la conjoncture nationale et internationale qui  n’a pas permis de mobiliser  les ressources à la hauteur des prévisions. En effet, le fonds en grande partie tributaire des ressources de l’Etat, a subi les contre-coups des difficultés rencontrées au début des années 2010 par le budget. « On a également eu des problèmes au niveau des porteurs de projets, notamment concernant la gestion des ressources publiques mises à leur disposition », a-t-il ajouté. M. Tamboura s’est engagé à accentuer la formation sur les procédures de la dépense publique pour que les ressources allouées soient bien gérées.

Pour le DG du FONRID, Hamidou Tamboura, le plan stratégique 2019-2023 est un outil de gouvernance consensuel. (Crédit photo : Edith BAKALA)

Concernant les acquis, il a évoqué l’expérience capitalisée, la maîtrise des processus et de mobilisation des ressources  notamment nationales et des partenaires non étatiques. « Notre activité sur la scène nationale et internationale au cours de ces dernières années, nous a permis de conforter notre présence sur l’environnement de la recherche et de l’innovation et de mieux nous faire connaître comme fonds de financement », a-t-il expliqué. De plus, le FONRID a noué plusieurs partenariats bilatéraux et multilatéraux avec  des structures-sœurs et des bailleurs d’autres pays tandis que plusieurs conventions sont dans le pipeline.

Le fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement a été créé en 2011. « L’Etat  a voulu, en créant ce fonds, s’affirmer sur l’échiquier national en occupant nos chercheurs à la recherche de souveraineté », a   précisé le secrétaire d’Etat à la Recherche scientifique et à l’Innovation. Il est né dans un contexte où l’essentiel des ressources   dédiées aux activités de recherche dans les centres de recherche et les universités provenait de l‘extérieur    et/ou seuls ceux qui avaient suffisamment d’expériences et aguerris aux compétitions internationales  arrivaient à s’occuper mais la plupart  du  temps pour servir ceux qui les finançaient, a  estimé M. Coulidiati.  « L’amélioration de la mobilisation des ressources pour la pérennité du fonds face à l’amenuisement des ressources publiques est primordiale », a-t-il conclu.

 Nadège YE

 

Extrémisme violent au Sahel : La « plume » pour contrer le phénomène

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Le bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest organise en partenariat avec le ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, un atelier de formation au profit d’une vingtaine de journalistes burkinabè et nigériens sur la couverture médiatique en situation d’extrémisme violent, du 4 au 6 décembre 2018 à Ouagadougou.

La communication en rapport avec l’extrémisme violent est délicate, en ce que la frontière entre les besoins d’informations du public et la propagande autour d’actions terroristes n’est pas toujours visible. D’où l’initiative du bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest visant à renforcer les capacités des médias pour la lutte contre l’extrémisme violent dans la région du Sahel. Ainsi, en collaboration avec le ministère en charge de la communication, et la commission nationale pour l’UNESCO, le bureau organise, du 4 au 6 décembre 2018 à Ouagadougou, un atelier d’échanges d’informations et de partage d’expériences au profit d’une vingtaine de journalistes burkinabè et nigériens sur le traitement de l’information en lien avec l’extrémisme violent.

La SG du ministère en charge de la communication, Hortense Zida : « autant, il faut reconnaître aux médias leur fort potentiel dans la lutte contre le terrorisme, autant faut-il relever leur vulnérabilité face à des acteurs désireux de les utiliser ».

Trois thématiques traitant des questions d’éthique et d’indépendance des médias dans la collecte et le traitement de l’information, l’utilisation des médias sociaux et les risques sécuritaires en matière de couverture médiatique dans les zones en situation de conflits sont à l’ordre du jour. Des communications seront assurées par des experts sénégalais et burkinabè, dont Dr Cyriaque Paré, spécialiste du web journalisme. A l’occasion de la cérémonie d’ouverture, la représentante du bureau régional de l’UNESCO, Théodora Thaliane, analysant la pertinence de la thématique a fait remarquer qu’il s’agit d’une question transversale touchant plusieurs pays du Sahel, d’où l’ouverture de l’atelier à des participants venus du Niger et du Burkina Faso. Abondant dans le même sens, la secrétaire générale du ministère en charge de la communication, Hortense Zida, a indiqué que la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme nécessite l’action conjuguée de toutes les parties prenantes. Elle a aussi noté le fort potentiel des médias sur ce front ainsi que leur vulnérabilité face à des acteurs désireux de les réduire au silence ou de les utiliser à leur profit. Mme Zida a aussi noté la pertinence de cette activité en évoquant le dilemme de son département de garantir les conditions de professionnalisme des journalistes en situation d’extrémisme violent sans heurter leur susceptibilité ou remettre en cause leur indépendance. « La meilleure stratégie est la formation…Car, mal maîtrisés par les Etats et les citoyens, les moyens et outils de communication et d’information peuvent servir les intérêts des groupes terroristes », a-t-elle soutenu. C’est pourquoi, la secrétaire générale a remercié l’UNESCO pour son initiative et invité les participants à mettre à profit les rudiments qui seront acquis dans le cadre de leur profession. Dans ses actions de lutte contre l’extrémisme violent, l’UNESCO a également édité un manuel à l’intention des journalistes, intitulé : « Les médias face au terrorisme ».

 Fabé Mamadou OUATTARA