58e anniversaire du Burkina Faso : Des forces armées ivoiriennes à Manga pour le défilé

Le ministre de la défense de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko est arrivé le dimanche 9 décembre 2018 à Ouagadougou pour prendre part aux festivités du 11 décembre à Manga. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Burkina Alpha Barry.

Un contingent d’une cinquante des forces armées de Côte d’Ivoire participera à la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. L’annonce a été faite par le ministre de la défense ivoirienne, Hamed Bakayoko le dimanche 9 décembre 2018 présent au pays des hommes intègres pour prendre part aux festivités du 11 décembre à Manga.

A sa descente d’avion à l’Aéroport international de Ouagadougou, M. Bakayoko a été accueilli par le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry. A l’occasion, il s’est réjoui de la marque considération faite à son pays par les autorités burkinabè en l’invitant à prendre part à cet évènement.

Le ministre Bakayoko a été chaleureusement accueilli par ses compatriotes vivant au pays des hommes intègres.

Le Burkina Faso avait participé en aout dernier à la fête de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Pour le ministre ivoirien, cela constitue un gage de bonne relation entre les deux nations et la volonté des deux pays à conjuguer leurs efforts pour relever les défis sécuritaires et de développement.

Bakayoko a en outre indiqué qu’il est porteur d’un message du Président Alassane Ouattara à son homologue Burkinabè Roch Marc Kaboré. A sa sortie de l’aéroport, le ministre ivoirien a été accueilli à par ses compatriotes vivant au Burkina sous une forte dose « d’ambiance facile », une animation bien connue sur les bords de la lacune ébriée.

Abdoulaye BALBONE

3es Journées portes ouvertes du CNRST : Un « franc succès » pour les organisateurs

Le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a clôturé la troisième édition de ses Journées portes ouvertes, le samedi 8 décembre 2018 à Ouagadougou. Les acteurs ont dressé un bilan satisfaisant.

Les 7 et 8 décembre 2018, le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) s’est dévoilé au public à travers la troisième édition de ses Journées portes ouvertes (JPO) tenue sous le thème : « Contribution de la recherche scientifique au CNRST à l’atteinte des objectifs de développement durable ».

Ainsi, sur le site de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), l’un des quatre établissements du centre, les chercheurs ont exposé les résultats de leurs travaux et de leur savoir-faire dans une trentaine de stands. Aux dires du délégué général adjoint du CNRST, le docteur Georges Yaméogo, quatre conférences ont été animées sur les médicaments antihypertenseurs, les groupes d’autodéfense, la transformation agro-alimentaire, l’utilisation des biotechnologies.

Les JPO furent également l’occasion de baptiser le parc botanique du CNRST du nom de feu Ouétian Bognounou, le célèbre ethnobotaniste burkinabè décédé en 2015, de décerner des attestations de reconnaissance aux chercheurs qui se sont distingués par leur travail, notamment ceux qui ont été admis aux examens 2018 du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES). Les agents du centre admis à la retraite cette année n’ont pas été en reste.

Ils ont reçu des félicitations et des cadeaux pour les «sacrifices» consentis. «Toutes les activités ont connu une forte mobilisation aussi bien de la communauté scientifique que du public et des autorités », a déclaré M. Yaméogo. Ce qui a fait dire au conseiller technique du ministre en charge de l’enseignement supérieur, Dr Dieudonné Ilboudo que la troisième édition des JPO est « un franc succès » et a atteint ses objectifs. Le représentant du ministre Alkassoum Maïga a donc demandé au CNRST de mettre déjà le cap pour l’édition 2019.

Eliane SOME

Commune de Bobo-Dioulasso: Le SYNATRA-CTB fait son bilan

Le Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales du Burkina Faso/section de Bobo-Dioulasso (SYNATRA-CTB/Bobo) a organisé sa première journée syndicale, le samedi 1er décembre 2018. Placée sous le thème « Bilan des activités du SYNATRA- CTB/ Bobo, défis et perspectives ». La cérémonie d’ouverture présidée par le maire de la Commune de Bobo-Dioulasso Bourahima Sanou, a vu la participation des syndicats frères.

Le SYNATRA-CTB/Bobo a été reconnu officiellement, le 15 juin 2015. Et en trois ans d’activités, il a engrangé des acquis certes mais aussi des insuffisances. Son secrétaire général, Lamine Passoulé, estime que c’est le moment de faire une halte, afin de faire le bilan et surtout se fixer de nouveaux objectifs. M. Passoulé a estimé que le bilan est satisfaisant « mais nous ne devons pas dormir sur les lauriers », a-t-il poursuivit.

Le secrétaire général du SYNATRA-CTB/ Bobo a affirmé que leurs luttes ont donné des résultats encourageants

Pour le secrétaire général, si l’hôtel de ville de Bobo-Dioulassso, a été victime de saccage et d’incendie lors de l’insurrection populaire, c’est qu’à quelque part certaines choses étaient mal faites. Et de citer quelques victoires de leurs luttes.

« Nous avons obtenu une loi qui nous classe dans la fonction territoriale. Grâce à nos luttes, la commune a régularisé la situation de cent personnes qui étaient dans une situation de précarité »,

a-t-il souligné. Elles avaient des salaires dérisoires.

A partir de janvier 2019, elles seront traitées selon la loi en vigueur. En plus de ces personnes, quarante-deux autres qui sont considérées comme anciens vont bénéficier de la pension de retraites. Qu’à cela ne tienne, le secrétaire général a relevé des insuffisances, c’est le cas de la formation du personnel. Sur ce point dit-il, les propositions de l’autorité communale est loin de leurs attentes. Et d’expliquer que : « Nous avons fait recours au tribunal administratif ».

Le maire de la commune de Bobo-Dioulasso,Bourahima Sanou qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux a félicité le syndicat pour le travail qu’il abat. Pour lui, la commune et le syndicat sont des partenaires. Ce que le syndicat demande est juste et c’est pour la bonne marche de la commune, a-t-il dit. Donc il n’y a de raison de ne pas les accompagner. Mais le maire de rappeler que le syndicat ne doit pas faire des luttes politiciennes. Il a exhorté ensuite le syndicat à expliquer à leurs membres en plus leur droit mais aussi leur devoir vis-à-vis de l’administration communale. En marge des travaux, le bureau a offert 108 sacs de vivre composés de maïs et de riz à des personnes qui sont dans une situation difficile.

Télécharger l’article: Commune de Bobo- Don de vivre

 

Albert Sankara

Financement du G5 Sahel : Des partenaires promettent plus de 1500 milliards de F CFA

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a participé hier jeudi 6 décembre 2018 à Nouakchott à la Conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 sahel pour le financement du Programme d’investissements prioritaires de la force conjointe. A l’issue de la rencontre, les partenaires techniques et financiers ont fait des annonces de plus de 2,3 milliards d’euros   soit environ 1500 milliards de F CFA.

Le Président en exercice de l’organisation, Mahamadou Issoufou, a relevé que tant que la Lybie ne sera pas stabilisée, il n’y aura pas de sécurité dans le Sahel.

La moisson a été très bonne à la Conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 Sahel pour le financement du Programme d’investissements prioritaires (PIP), tenue le jeudi 6 décembre 2018 à Nouakchott. Alors que la rencontre visait la mobilisation du gap de financement de 1,6 milliards d’euros pour la première phase du PIP (2019-2021), les partenaires techniques et financiers ont fait des annonces de plus de deux milliards d’euros, environ  de 1500 milliards de F CFA, soit un taux de 127%. Le royaume d’’Arabie Saoudite a, quant  à elle,promis50 millions de dollars au profit de la force conjointe du G5 Sahel.Ces promesses ont fait dire au président du Niger, Mahamoudou Issoufou, par ailleurs président en exercice de l’organisation, que la conférence est un succès « éclatant ». « C’est la preuve d’un engagement fort de la communauté internationale à soutenir les pays du G5 Sahel. Les annonces faites couvrent la totalité des besoins. Elles  seront reparties de façon concertée entre les 40 projets structurants du PIP, afin qu’aucune priorité exprimée ne manque de financement. Le mécanisme de suivi qui sera mis en place permettra d’assurer la bonne et rapide exécution  des projets ainsi que la transparence de la gestion », a-t-il soutenu. Enjouéeégalement par le succès enregistré,  la secrétaire d’Etat chargée de l’Aménagement du territoire,  Pauline Zouré a relevé qu’il faut maintenant mettre le cap pour mobiliser l’ensemble des financements annoncés. Pour cela, elle a informé que l’institution s’achemine vers la mise en œuvre de procédures souples et adaptées qui pourront permettre une levée rapide des fonds  et une mise en œuvrediligente du PIP.  «  La mobilisation de ces fonds est un défi pour les instances du G5 Sahel notamment le secrétariat permanent et aussi le Burkina Faso qui à partir de 2019 assurera la présidence de l’institution », a-t-elle fait savoir.

Allier sécurité et développement

En attendant de gagner ce pari, le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’est réjoui de la mise en place du PIP dans un processus participatif en vue d’améliorer de façonsignificative le niveau de vie des populations surtout celles transfrontalières.  En effet, pour lui,  l’approche du tout sécuritaire est insuffisante pour résoudre définitivement   la question de la violence  extrémiste.

« Il faut déployer  d’énormes efforts pour généraliser l’accès à une éducation de qualité, créer des opportunités d’emplois, instaurer un véritable Etat de droit, assurer aux populations une vie décente dans la dignité et le respect », a-t-il  indiqué.

De ce fait le PIP se décline en quatre axes stratégiques que sont Défense et sécurité, Gouvernance, Infrastructures, Résilience et développement humain. Ainsi, il y a plusieurs projets qui concernent tous les pays membres,dont la construction d’un chemin de fer du G5 Sahel reliant les cinq Etats, les projets d’appui à la justice et à la promotion de l’Etat de droit, à l’autonomisation des jeunes dans les zones affectées par les conflits et la migration et au développement du pastoralisme résilient au Sahel.

Au niveau du Burkina Faso, des projets de bitumage des routes Baraboulé-Djibo, Dori-Djibo, d’électrification des zones rurales frontalières avec les pays du G5 Sahel, de Backbone national des télécommunications, des aménagements hydro-agricoles  dans les régions du Centre-Nord et du Sahel sont prévus. Au regard de toutes ces prévisions et de l’engouement des PTF, le président nigérien a demandé à ceux qui ont pensé  à la création du G5 Sahel  était une énième chimère de se détromper.

La force conjointe « quasi-opérationnelle »

A l’écouter,l’institution appréhende de plus en plus efficacement la situation complexe du Sahel  et met en place des stratégies décisives.  « La particularité du G5 Sahel est qu’il établit autour du plexus sécurité-développement, deux priorités indissociables », a-t-il fait savoir. Au niveau de la dimension sécurité, il a déclaré que malgré de nombreuses difficultés, l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel est quasi actée.  «   Nous sommes contents des succès de cette force, quia déjà mené quelques opérations. Pour assurer avec efficience leurs missions, les  forces de défenses et de sécurité ont besoin d’être formées.

Les acteurs du G5 Sahel soutiennent que tous les projets seront exécutés dans les délais.

C’est pourquoi, le G5 Sahel s’est doté d’une institution de formation basée à Nouakchott. Elle a accueilli le 15 octobre dernier sa première promotion d’officiers issus des cinq pays », a-t-il informé. Une autre avancée, selon lui, est le Programme d’urgence pour la stabilisation  des espaces frontaliers  du G5 Sahel (PDU). A l’en croire, cette initiative urgente prise en collaboration avec l’Alliance Sahel, le 2 juillet passé, lors du sommet de l’organisation  sera lancée incessamment.

«  Il  interviendra dans la gestion des conflits intercommunautaires, le développement humain, l’hydraulique et la sécurité intérieure dans la région du Sahel au Burkina Faso,  de Mopti au Mali, de Wilaya en Mauritanie,  de Tilabéry et Tahoua au Niger et la région du lac Tchad », a-t-il fait savoir. De ce fait, il s’est dit confiant quant à la capacité de l’organisation à faire de la zone sahélienne, un espace de paix,  de sécurité et de prospérité partagéeet débarrassé des menaces terroristes et criminelles.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com
De retour de Nouakchott

Bitumage de la route Tougan-Ouahigouya : 11, 5 milliards de F CFA acquis

En marge de la Conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 Sahel pour le financement du Programme d’investissements prioritaires, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a signé deux conventions de financement avec le directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Sidi OuldTah, pour un montant de 23 milliards de F CFA.

Le projet de bitumage de la route nationale Tougan-Ouahigouya, laRN 10, connaitra bientôt un bond en avant. Pour cause, un financement partiel de 11, 5 milliards de F CFA a été obtenu avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). La signature de la convention a eu lieu, le jeudi 6 décembre 2018 à Nouakchott entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et le directeur général de la banque, Sidi OuldTah. Grâce à  cette contribution, le chef de la diplomatie burkinabè a soutenu que le ministère des Infrastructurespourra lancer les marchés, en attendant l’acquisition du restant des fonds nécessaires auprès des autres bailleurs qui interviennent dans le projet.

Mais avant, il s’est réjoui de l’avancéeenregistrée, car a-t-il souligné, la route Tougan-Ouahigouya, au-delà de son importance sur le plan national, a une dimension régionale. « Elle constitue un maillon  de la route communautaire de l’UEMOA  CU12  Bobo-Dioulasso-Tougan-Ouahigouya et permettra de relier Abidjan à Mopti  en passant par Bobo-Dioulasso. Cela contribuera au renforcement de l’intégration régionale et à la croissance des échanges commerciaux dans l’espace », a-t-il expliqué.

Outre la convention pour le  bitumage de cette voie, le ministre Barry a également signé une autre avec la BADEA qui met en place une ligne de crédit de 11, 5 milliards de F CFA au profit  de quatre fonds nationaux. L’objectif, selon lui, est de contribuer au développement de l’emploi et des activités génératrices de revenus. « La ligne de crédit viendra en appui aux différents secteurs de l’économie tels que l’agriculture, le transport, l’industrie et l’artisanat », a-t-il fait savoir. Il a également indiqué que les activités éligibles au secteur informel  seront prises en compte afin de les faire migrer vers des secteurs structurels.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com
De retour de Nouakchott

Trophées de la paix « Pingre Kuni » : 13 leaders distingués

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La 5e édition des trophées de la paix au Burkina Faso, Pingre Kuni, a eu lieu, le vendredi 30 novembre 2018 à Ouagadougou. Plusieurs acteurs de développement ont été récompensés.

Pour les trophées de distinction des Pingre kuni 2018, le jury, présidé par l’administrateur du Carrefour international du théâtre de Ouagadougou (CITO), Martin Zongo, a distingué quatre personnalités. Ce sont : le docteur Benoît Ouoba de l’association Tin-Tua pour son impact sur l’éducation en milieu rural, l’artiste-musicien Oskimo pour son combat contre la drogue, le styliste François 1er pour la valorisation du Faso Danfani et le maître spirituel du Graal à Nouna, Tamou Tamini, pour ses actions en faveur de la cohésion sociale.

Au cours de la cérémonie, le vendredi 30 novembre 2018 à Ouagadougou, l’association Baark Pousgo, la structure organisatrice, a aussi distribué six trophées, d’honneur et trois trophées de reconnaissance à plusieurs personnalités et chefs d’entreprise.

L’entrepreneur Amado Parkouda a reçu un trophée pour la qualité de ses travaux de construction.

Ainsi, ont été honorés, le Consul honoraire d’Italie au Burkina Faso, Aline Giglio, pour son assistance aux enfants démunis, l’entrepreneur BTP, Amado Parkouda, pour sa générosité et son professionnalisme, le guérisseur Seydou Bikienga de Nagreongo, pour son succès contre les maladies, le pasteur Elie Koumbem pour ses prières pour la paix au Burkina Faso, le marcheur Arouna Traoré pour avoir marché d’Orodara à Manéga pour promouvoir la paix au pays des Hommes intègres et Raphael Koama, président de la fondation qui porte son nom, pour la construction d’écoles à ses propres fonds, au profit des enfants en difficulté.

Selon le président de l’association Baark pousgo, l’artiste-musicien Bamos Théo (à l’état civil Théodore Bamogo), l’événement vise à «encourager et stimuler les femmes et les hommes qui changent le monde de par leur comportement positif».

Les organisateurs ont également traduit leurs reconnaissances à de bonnes volontés pour leur soutien aux trophées de la paix, à savoir Mahamadou Bonkoungou (P-DG du groupe EBOMAF), Nébilma Bado (P-DG de l’entreprise YIDIA), Yaya Zoungrana (P-DG de Datasys).

Alassane KERE

Salon de la coopération pour le développement: Les actions de coopération visibles au Burkina

L’Initiative des journalistes africaines pour la coopération et le développement (IJACOD) organise, du 6 au 10 décembre 2018 à Ouagadougou, la 1re Edition du Salon international de la coopération pour le développement (SICOD).

Dans sa quête légitime vers le développement économique et social, le Burkina Faso, a l’instar des autres nations, riches ou pauvres, bénéficie de l’engagement à ses cotes de nombreux partenaires bilatéraux.

Pendant cinq jours, les participants se pencheront sur la problématique de la coopération et du développement dans un contexte d’insécurité.

C’est au regard de cet accompagnement continu de la communauté internationale, que l’Initiative des journalistes africaines pour la coopération et le développement (IJACOD) organise durant cinq jours, le Salon International de la coopération pour le développement (SICOD), afin de mieux comprendre les enjeux rattachés à la coopération et au développement.

Pour l’occasion, c’est le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) qui a servi de cadre à l’ouverture du salon. Le thème de cette 1re édition est : « Quelle stratégie de communication pour une meilleure visibilité des actions de la coopération au Burkina Faso, dans un contexte de menaces sécuritaires ».

Un thème, qui selon le   président du comité d’organisation du SICOD, Jean Victor Ouédraogo, a été dicté par le contexte sécuritaire au Burkina. Pour lui, avant 2015, le phénomène du terrorisme apparaissait comme un péril loin du territoire Burkinabè.

De nos jours, a-t-il souligné, les uns et les autres sont obligés de reconnaitre que toutes ces appréhensions étaient justifiées, puisque le Burkina fait l’objet de plusieurs attaques terroristes répétées, malgré les réponses apportées par l’Etat.

Pour venir à bout de ces forces du mal, il y a entre autres au plan national, a précisé M. Ouédraogo, le renforcement des capacités opérationnelles des FDS et la création de corps spécialisés dans la lutte contre le terrorisme.

Au niveau communautaire, a-t-il ajouté, le Burkina Faso et d’autres pays comme le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, multiplient leurs efforts à travers la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel dont les troupes sont déjà opérationnelles. Mais à l’entendre, la lutte contre le terrorisme ne saurait être l’apanage des FDS, tout citoyen épris de paix et de stabilité y a sa partition à jouer.

C’est pourquoi, il a invité les communicateurs et les journalistes dans cette nouvelle donne a toujours traité toutes informations relatives à la sécurité avec plus de professionnalisme et de responsabilité. Selon le ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso, Simon Compaoré, la communication constitue aujourd’hui, une activité majeure dans la vie de toute nation.

En raison de la multitude des ressources et des canaux d’informations, les gouvernements sont au cœur des tourbillons médiatiques permanent, a-t-il déclaré. En effet, pour lui, il est connu de tous, que de nos jours aucun pays, malgré ses ressources ne peut vivre isolé, toutes les nations doivent travailler en synergie et en parfaite intelligence pour renforcer et consolider leurs domaines de coopération respectives.

C’est pour cette raison, que Simon Compaoré a salué cette initiative née de la volonté des journalistes et communicateurs, dans le but de susciter un changement qualitatif dans les stratégies de communication sur les actions de coopération pour le développement au Burkina Faso.

Dans un contexte national marqué par des menaces d’attaques de tous genres, le ministre d’Etat a exhorté chaque journaliste à s’imprégner des différents rôles qui lui incombent dans la recherche de la paix.  Pour lui, les journalistes et les communicateurs démontrent que, c’est par la communication que nous pourrons lever les obstacles liés au développement, changer les mentalités, dompter les sentiments de peur et d’insécurité.

Valentin KABORE (Stagiaire)