Lutte contre le SIDA : 12 000 porteurs du virus à mettre sous traitement

Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (SP/CNLS-IST) a, à la faveur de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, organisé, une conférence nationale, le samedi 1er décembre 2018, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso, à l’instar d’autres Nations, a célébré la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, le 1er décembre 2018. Et, c’est par une conférence nationale que le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (SP/CNLS-IST), a marqué cette journée. Placée sous le thème : « 30 ans de commémoration mondiale et 20 ans de célébration tournante au Burkina Faso », trois communications ont permis de mieux cerner l’état des lieux du VIH-SIDA. Il est ressorti qu’en 2018, la prévalence est de 0,8% contre 7% dans les années 90. Par ailleurs, les régions du Centre, du Centre-Est, du Centre-Ouest et le Sahel sont, entre autres, des régions à forte prévalence. « Aujourd’hui, il ne reste que 94 000 personnes qui vivent avec le VIH alors que dans les années 87-90, on était à 200 000-300 000 personnes. Sur les 94 000, nous avons 12 000 qui ne savent pas qu’ils ont le VIH », a soutenu le ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda. Pour lui, le thème de la journée de 2018 qui porte sur la nécessité pour tous les citoyens de connaître leur statut sérologie est interpellateur. « Chacun, à son niveau, doit savoir son statut vis-à-vis du VIH/SIDA. Car, les personnes qui ne savent pas sont des vecteurs de transmission. L’épidémie pourrait repartir si ces personnes ne sont pas mises sous traitement pour contrôler leur charge virale », a-t-il étayé. De son argumentaire, l’on a retenu que la maladie s’est concentrée dans des populations dites ‘’clés’’. Il s’agit des professionnels du sexe, des personnes qui s’injectent des drogues, les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes, etc. Il a, par ailleurs, fait comprendre que le Burkina Faso est l’exemple de l’approche politique de lutte contre le Sida où le chef de l’Etat s’est engagé à diriger un Conseil national de lutte contre le SIDA.

Au cours de cette conférence nationale, des prix ont été remis aux meilleurs centres de diagnostic et de traitement de la tuberculose, des vivres et des kits scolaires aux orphelins des personnes vivant avec le virus du SIDA.

Gaspard BAYALA

gaspardbayala87@gmail.com

Chefferie coutumière de Dagasso: Le 20e successeur de Mollo Sanou, présenté à la population  

Intronisé le 20 novembre 2018, le nouveau chef de Dagasso, Mamourou Sanou a été officiellement présenté, le 2 décembre 2018 aux autorités administratives et à la population de Bobo-Dioulasso.

 C’est à travers des rites propres à la communauté bobo que le nouveau chef de Dagasso, Mamourou Sanou, a été présenté à la population et aux autorités administratives et politiques de Bobo-Dioulasso à l’école « centre » dans le quartier Koko. Il avait été intronisé le 20 novembre 2018. Il remplace Salia Fabéré Sanou, décédé en novembre 2016. Le nouveau chef de Dagasso, âgé de 84 ans, a pour rôle d’œuvrer pour la paix, la sécurité, et la cohésion des fils du royaume. Selon Salia Sanou, représentant de la chefferie coutumière de Dagasso, « Sa Majesté Mamourou Sanou est le garant de nos traditions et doit tout faire pour les préserver. Il ne doit plus maudire aucune créature de Dieu et reste le chef du royaume jusqu’à sa mort ».

Les autorités présentes ont promis apporter leurs soutiens au nouveau chef afin qu’il réussisse sa mission. Mamourou Sanou est le 20e successeur de Mollo Sanou présenté comme le fondateur du royaume bobo et de la chefferie coutumière de Dagasso. Il est né en 1662. Grand guerrier, il fonda selon les récits, le royaume bobo communément appelé Mollo ta Kolo. Il meut en 1742.

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Le CIFOEB suggère l’exploration de sources « innovantes » de financements

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Le Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), a organisé un panel sur l’analyse budgétaire dans les domaines de l’éducation, de la santé et des infrastructures de 2010 à 2018, au profit des membres du comité régional de contrôle citoyen du budget de l’Est , les 22 et 23 novembre 2018, à Fada N’Gourma.

Le Centre d’information, de formation et d’étude sur le budget (CIFOEB), a mené une études sur le budget dans les secteurs de la santé, de l’éducation, et des infrastructures sur la période 2010-2018. Les résultats de cette analyse budgétaire ont été présentés,  au cours d’un panel,  tenu   les 23 et 24 novembre 2018 à Fada N’Gourma. En substance, ce rapport d’analyse budgétaire indique que de 2010 à 2018, le budget du Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) est passé de 117,41 milliards de F CFA à 373,41 milliards, soit un taux moyen  de 17, 41% du budget global de l’Etat, version ajustée. Pour ce secteur, la proportion moyenne d’exécution budgétaire est de l’ordre de  91,89% sur la période 2010-2017.

En ce qui concerne le Ministère de la Santé (MS), l’allocation budgétaire a évolué de 87,71 milliards en 2010 à 202, 84 milliards F CFA en 2018, soit une proportion de 12 et de 11,7% du budget total de l’Etat, ajusté. Le taux d’exécution moyen des dépenses d’investissement se situe autour de 49, 45% sur la période 2010-2017, tandis que toutes les autres catégories de dépenses présentent un taux d’exécution de plus de 93%. Quant au ministère des Infrastructures (MI), le budget alloué se chiffre à 42,05 milliards en 2010 et à 133,12 milliards F CFA en 2018, soit un taux moyen de 5,03% du budget global de l’Etat sur la même période. Entre 2010 et 2017, le budget de ce département a été exécuté à 51,40% en moyenne.

1. Selon Karamoko Ouattara, membre du Conseil d’administration du CIFOEB, l’étude indique que l’Etat a consenti beaucoup d’efforts, mais des défis restent à relever.

L’étude a été réalisée dans le cadre  de sa mission de veille citoyenne pour la promotion de la bonne gouvernance économique et financière, grâce à l’appui de la Banque Mondiale via le Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC).

 « Destiner les ressources des mines aux secteurs prioritaires »

Selon Karamoko Ouattara, membre du conseil d’administration du CIFOEB, l’étude montre que des efforts sont faits par l’Etat afin d’atteindre les objectifs assignés. Cependant, beaucoup de défis restent à relever. Pour y parvenir, le CIFOEB a formulé quelques recommandations. Il s’agit, notamment, de la nécessité d’augmenter les ressources allouées aux trois secteurs. Face à la question de la soutenabilité de cette mesure par l’Etat, la structure de veille citoyenne lui suggère d’explorer de sources de financement « innovantes ». A ce propos, le point focal du CIFOEB à l’Est, Alassane Lompo, a fait une proposition : « certaines ressources en provenance du secteur minier pourront être destinées aux secteurs dits prioritaires pour la réalisation d’investissements structurants ». Le CIFOEB souhaite également que l’Etat œuvre à l’amélioration du taux d’absorption des crédits budgétaires alloués à la santé, à l’éducation et aux infrastructures. Par ailleurs, il s’est réjoui de l’avènement du budget-programme qui instaure de nouvelles règles de gestion, susceptibles d’atteindre de meilleurs taux d’exécution pour les années à venir. Pour le deuxième vice-président du Conseil régional de l’Est, Abdoul Rasmané Darankoum, président du comité de contrôle citoyen du budget de la région de l’Est, l’Etat gagnerait à prendre en compte toutes les recommandations énoncées dans le document.

En marge du panel, le CIFOEB a organisé une session de formation aux thématiques de l’élaboration du budget, des procédures d’exécution du budget, des fondements juridiques et du rôle des citoyens et des OSC dans le suivi budgétaire, au profit des membres du comité régional de suivi citoyen du budget dans la région de l’Est.

Joanny SOW

Soutien aux forces de défense et de sécurité: Une marée humaine dans les rues de Dédougou  

Les forces vives de la Boucle du Mouhoun ont organisé une marche de soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS), le samedi 1er décembre 2018 à Dédougou. Au cours de la marche, dix-sept (17) millions F CFA ont été collectés et remis au gouverneur de la Boucle du Mouhoun pour les FDS.

Les Forces de défense et de sécurité (FDS), ont enregistré un soutien de taille, ce samedi 1er décembre 2018 à Dédougou, dans leur lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Il s’agit des forces vices de la Boucle du Mouhoun qui, par une marche et une collecte de fonds, ont manifesté leur solidarité aux FDS. « Nous ne pouvons pas aller au front avec elles, mais nous pouvons les aider avec les renseignements, en étant disciplinés, civiques. C’est pourquoi nous, les filles et les fils de la Boucle du Mouhoun, nous sommes sortis ce matin pour dires à nos frères des forces de défense et de sécurité que nous sommes de cœur avec elles dans leur combat quotidien », a justifié le président du comité d’organisation, Aboubacar Sanou.

Partis de la place des Martyrs de Dédougou, les jeunes, les femmes, les personnes handicapées, les autorités politiques, sortis nombreux à cet effet, ont parcouru une distance de cinq kilomètres pour rallier le gouvernorat en passant par le rond-point de la Femme, le grand marché et le rond-point-Nazi Boni. Dans les rangs des forces vives de la région l’on pouvait compter les ministre, les députés ainsi que les élus locaux, venus soutenir l’initiative de leurs sœurs et frères. « Nous sommes très heureux aujourd’hui de faire partie de cette marche pour dire que nous sommes déterminés avec nos forces de défense et de sécurité à ne pas céder, ne serait-ce qu’une petite portion du territoire aux forces du mal », se réjouit Stanislas Ouaro ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation.

Et c’est un gouverneur, avec à ses côtés, les représentants des forces et de défense, satisfaits et comblés, qui a accueilli les marcheurs au gouvernorat où ils ont remis une enveloppe de dix-sept (17) millions de F CFA pour soutenir les FDS dans leur combat contre le terrorisme et le grand banditisme. Dans un message, les marcheurs ont condamné avec la dernière énergie les différentes attaques perpétrées contre le peuple, notamment les forces de défense et de sécurité. Par ailleurs, ils ont affirmé leur soutien indéfectible et leur engagement aux côtés des forces de défense et de sécurité qui, au prix de leur vie, veillent nuit et jour pour la défense et la sécurité des frontières du Burkina Faso.

Kamélé FAYAMA

Gestion 2017: Près de 6 milliards F CFA de dépenses irrégulières

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L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC), a animé une conférence de presse pour rendre publics  les résultats de l’audit sur la gestion financière et comptable, exercice 2017, le vendredi 30 novembre 2018 à Ouagadougou.

Les hommes de médias se sont intéressés à la question de l’intérêt de l’audit. (Crédit photo : Moussa KOUDOUGOU)

Les résultats de l’audit de la gestion financière et comptable 2017 de la Présidence du Faso, du Premier ministère, de tous les départements  ministériels  et quelques institutions affichent une nette dégradation des indicateurs en termes d’irrégularités. Au niveau de la commande publique par exemple, on note une dégradation de 20,13%, pour les régies d’avance 13,83%, les comptes de dépôt 1,68%, le carburant et lubrifiants 0,91%. Ces résultats de l’audit de la gestion financière et comptable  au titre de l’année  2017 réalisés par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC) ont  été présentés par le contrôleur général de l’Etat, Luc  Marius Ibriga,  au cours d’une conférence de presse, le vendredi 30 novembre 2018 à Ouagadougou. Les domaines audités sont les commandes publiques, les comptes de dépôt, les Régies d’avance et les caisses de menues dépenses, les carburant et lubrifiants.  Pour le contrôleur général de l’Etat, le niveau de  dégradation des indicateurs s’explique par l’absence de sanctions dissuasives  et l’impunité ambiante. « Une reprise en main vigoureuse est indispensable si le Burkina Faso veut atteindre l’objectif stratégique n°1 du PNDES à savoir promouvoir la bonne gouvernance politique et administrative », a-t-il poursuivi.  

 Élaborer des manuels de procédure 

Selon Luc Marius Ibriga, pour éviter cette dégradation, il faut élaborer des manuels de procédure et les mettre à la disposition des agents.  « L’expression la plus entendue quand des reproches sont faits à des agents est : « Je ne savais pas », « On n’est pas au courant ». Cette situation est la conséquence de l’absence de manuels de procédure encadrant l’activité des différents services », a-t-il indiqué. Pour  le contrôleur général adjoint, Jean Pierre Ousmane Siribié,  sur 251 882 658 276 F CFA de dépenses contrôlées sur les comptes de dépôt, 5 663 398 948 FCFA sont des dépenses irrégulières dont 98 250 975 FCFA inéligibles. « Cette situation traduit un retour du non-respect des procédures de dépenses et d’exécution des dépenses et des dépenses inéligibles qui sont des sources de malversations diverses, toutes choses qui appellent à plus de rigueur dans l’exécution des dépenses publiques sur le comptes de dépôt », a-t-il dit. Qui sont les têtes de file des ministères cités dans l’exécution des dépenses irrégulières sur le compte de dépôt de fonds? En réponse, il a indiqué qu’il s’agit du Ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants (MDNAC) et celui de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Interrogé sur les difficultés rencontrées par les auditeurs, M. Siribié a relevé  la rétention des documents par les gestionnaires, alors que sans documents, il est impossible de  faire l’audit. « La deuxième  tient à l’arc le travail », a-t-il ajouté. Le contrôleur général adjoint a plaidé pour que les Burkinabè comprennent  le travail de l’ASCE/LC, car à l’entendre, ça y va de l’intérêt de toute la société.

Elélé KANTORO

L’air du temps:« Il faur envoyer nos enfants à l’école du Blanc. »

« Il faur envoyer nos enfants à l’école du Blanc. »

(Cheikh Hamidou KANE). Ainsi parlait la « grande Royale » dans ce grand classique de la littérature africaine, L’aventure ambiguë

« C’était la bataille de nègres dans un tunnel » (formule caractérisant une situation confuse, un méli-mélo ou il y a rien de clair !

Ils ne manquent pas d’humour…noir, ces Blancs, avec cette formule qui rappelle si souvent notre actualité détrite les tropiques.

Nous avions admiré, anciens de la coloniale, ces citoyens français de Rufisque, Dakar, Saint Louis, avec leurs superbes casques blancs immaculés, leur port altier, leur langue française de Mamadou et Binetta sont devenus grands !

Ah ! Ce bon vieux temps ou les garde- cercles allaient discrètement voir si le fonctionnaire X à table mangeait son riz avec une cuillère et non une fourchette encore moins avec les doigts !

Ah ! Senghor, qui l’eut dit ! Ah ! Ante Diop, qui l’eut cru ? Voici que des députés, (honorables ( ?) s’affrontent à coups de pieds, à coups de poings dans l’hémicycle, pas même dans les arènes de lutte traditionnelle ! Au pays de la Teranga !

Ah ! Birago Diop ! Ceux qui sont morts ne sont-ils pas vraiment morts, à présent ?…

 

Mounir

 

 

 

Implication de la femme dans le développement: Des ministres de l’OCI sollicitent le soutien du président du Faso

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le vendredi 30 novembre 2018 à Kosyam, une délégation des ministres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Présents à Ouagadougou dans le cadre de leur 7e conférence ministérielle, ils ont sollicité le soutien du chef de l’Etat dans leur démarche pour une implication de la femme dans le développement des pays-membres.

Pour les deux prochaines années, le Burkina Faso va diriger le comité ministériel sur le rôle de la femme dans le développement des pays-membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Afin de réussir cette mission, des ministres présents dans la capitale burkinabè, à l’occasion de de leur 7e conférence, ont échangé avec le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le vendredi 30 novembre au palais de Kosyam. « Nous sommes venus présenter l’organe, ce comité chargé d’aider les femmes des Etats-membres à être de vraies actrices de développement. Aussi, nous avons demandé le soutien du président pour que le Burkina Faso conduise brillamment le comité», a confié le porte-parole de la délégation, la ministre burkinabè en charge de la femme, Marie Laurence Ilboudo.

Par ailleurs, elle a laissé entendre que le chef de l’Etat leur a donné son assurance ainsi que celle des autres pays-membres à les soutenir. A l’écouter, tous les Etats du monde rencontrent les mêmes problèmes en ce qui concerne la femme : une population fortement féminine, des violences basées sur le genre, un difficile accès aux terres, aux ressources financières, … Selon Marie Laurence Ilboudo, il s’agira pour les participants à la conférence de capitaliser les acquis, d’analyser les techniques réussies chez les autres afin d’aller plus vite dans la stratégie. « Nous voulons accélérer l’impact de l’implication de la femme dans le développement de nos Etats », a-t-elle lancé.

En rappel, la 7e conférence ministérielle de l’OCI s’est tenue les 30 novembre et 1er décembre derniers sous le thème : « Autonomisation de la femme dans les Etats-membres de l’OCI : états des lieux et perspectives ». Créée en 1969, l’organisation est intergouvernementale et regroupe 57 pays.

Joseph HARO

Consolider les acquis

Il fallait s’y attendre. L’an III de l’accession de Roch Marc Christian Kaboré du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) au pouvoir, a donné lieu à des commentaires contrastés. Deux positions critiques se dégagent, relativement  à ce parcours  plus ou moins mouvementé. Pendant que certains voyaient le verre à moitié vide, d’autres estimaient qu’il était bien à moitié plein et qu’à l’allure des transformations socioéconomiques, il sera bientôt rempli à ras bord. Vérité en-deçà des Pyrénées, mensonge au-delà, dit le proverbe, si tant est qu’il y a du vrai et du faux dans ces prises de position. Avouer, en effet, que ces trois premières années auront été éprouvantes  serait un truisme,  à cause de  la recrudescence du terrorisme dans le Sahel et à l’Est du Burkina. Cette dure réalité a  contraint le régime Kaboré à revoir ses ambitions et à placer cette problématique, du reste mondiale, au centre de ses préoccupations.

Ce destin contraire imposé par les entreprises terroristes à la solde de forces rétrogrades,  sans foi ni loi,  n’a cependant pas empêché des avancées concrètes au plan socioéconomique et politique. Les lignes ont, manifestement, bougé dans un contexte d’adversité.  Avec notamment des réformes institutionnelles et politiques, à la fois ambitieuses et cohérentes, entreprises dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) pour, non seulement transformer structurellement l’économie du pays, mais aussi  renforcer les fondements de la démocratie, en vue de faire du Burkina Faso un Etat où il fait bon vivre. Un inventaire exhaustif nous paraît, en la matière, fastidieux, tant le gouvernement s’est battu et continue de « mouiller le maillot » pour maintenir les grands équilibres macroéconomiques et tenir ses engagements dans un contexte de fronde sociale exacerbée et allant crescendo, avec 16 grèves et sit-in en 2015, 41 en 2016 et 68 en 2017 (Institut Free Afrik).  Qu’il nous suffise de dire que la poursuite et l’amélioration de la mesure de gratuité des soins de santé pour les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes, la mise en eau du barrage de Samendéni ainsi que l’inauguration récente de l’échangeur du Nord, sont des signes palpables du désir de changer les conditions de vie des Burkinabè. Cependant, force est de constater qu’une certaine crispation sociale ne cesse de s’enraciner, comme si les Burkinabè, pourtant soucieux de défendre les valeurs d’unité, de progrès et de justice, se retrouvaient devant une contradiction qui ne cesse de les poursuivre : celle de devoir sans cesse contester les changements voulus et choisis.   Il reste à intensifier la cadence pour consolider les acquis évoqués, avec notamment la transformation in situ de nos matières premières pour accroître la valeur ajoutée des exportations (rampe de lancement de l’industrialisation) et l’opérationnalisation de l’assurance maladie universelle, censée  renforcer et élargir les filets de la sécurité sociale et assurer de meilleures conditions d’existence et de travail à tous. Plus que jamais dans cette dynamique, c’est donc maintenant que le « diesel » doit donner la pleine mesure de ses capacités pour faire taire définitivement ses contempteurs et se présenter en toute sérénité devant les compatriotes qu’il sert, de jour comme de  nuit,  avec  fierté  et abnégation, dans l’espoir de lendemains meilleurs.

 Par Mahamadi TIEGNA

 

Coopération décentralisée: Ouagadougou et Belfort s’engagent à soutenir les artistes

Le premier adjoint au maire de Ouagadougou, Moussa Bélem et l’adjointe au maire de Belfort (France), Delphine Mentré, ont signé, le jeudi 29 novembre 2018, à Ouagadougou, un engagement relatif au « Projet de coopération culturelle décentralisée Belfort/Ouagadougou».

Les villes de Ouagadougou et de Belfort (France) sont désormais unies par un partenariat culturel. En effet, le jeudi 29 novembre 2018, à Ouagadougou, le premier adjoint au maire de Ouagadougou, Moussa Bélem et l’adjointe au maire de Belfort (France), Delphine Mentré, ont signé une lettre de mise à jour du « Projet de coopération culturelle décentralisée Belfort/Ouagadougou ». Selon Moussa Bélem, cette lettre signée est une des pièces constitutives du projet pour son financement par l’Agence française de développement (AFD). Cette signature, a-t-il ajouté, va s’inscrire dans le cadre d’une demande de cofinancement au titre de la facilité de Financement des collectivités territoriales (FICOLT). De l’avis du premier adjoint au maire de Ouagadougou, l’initiative va consolider les relations d’amitié et de coopération entre les différents acteurs des deux communautés.

Le « Projet de coopération culturelle décentralisée Belfort/Ouagadougou » fait partie des priorités du programme de mandat 2016-2021 du conseil municipal de Ouagadougou. Il va, a-t-il expliqué, faciliter la professionnalisation et la mobilité des artistes dans l’intérêt capital de l’hôtel de ville. Moussa Bélem a rassuré que les artistes de ces deux villes vont désormais être appuyés et soutenus par les autorités communales de Ouagadougou et de Belfort pour faciliter leur travail. Il a déclaré dans ce sens que des financements vont favoriser les partages d’expériences entre les artistes des deux villes et leur renforcement de compétences. Pour l’adjointe au maire de Belfort, par ailleurs chargée des relations internationales, de la coopération décentralisée, des grands évènements culturels et de l’implication citoyenne,  fini l’amateurisme et place au professionnalisme des artistes. « Les artistes ont besoin de la confiance de tous, mais aussi de l’accompagnement des politiques », a confié Delphine Mentré.

L’adjointe au maire de Belfort (gauche), Delphine Mentré et le premier adjoint au maire de Ouagadougou, Moussa Bélem, ont échangé les documents signés relatifs au projet.

La chargée des grands évènements culturels et de l’implication citoyenne de Belfort dit ne pas douter de l’existence de jeunes talents dans les deux villes qui ont besoin d’être encadrés dans l’optique d’impulser leurs facultés à devenir des professionnels aguerris. Elle a également affirmé que cet acte est une des voies pour les artistes de s’édifier et d’être sur la plus haute marche du podium aux plans national et international. C’est  fort de cette conviction, que les deux villes se sont engagées à garantir le bien-être et le bonheur de leurs populations respectives. Le projet a pour géniteurs, le Centre de développement chorégraphique (CDC La Termitière) et le Centre chorégraphique national de Burgogne-Franche-Comté de Belfort.

Par cette union, la ville de Belfort signe un nouvel engagement à être en phase avec les enjeux liés aux Objectifs de développement durable (ODD).

 

Boukary BONKOUNGOU

 

« Ramongo day » : Le lycée départemental s’impose pour la 3e fois consécutive

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L’équipe de football du lycée départemental de Ramongo a remporté, le samedi 24 novembre 2018 dans ledit département, la coupe « Ramongo day » pour la 3e fois consécutive, en battant le lycée privé protestant de la même localité par 3 buts à 1. Le promoteur de l’évènement, Alexandre Le Grand Rouamba, s’est dit satisfait au vu de l’engouement qu’il y a eu autour des activités.

Plusieurs prix ont été remis à des lauréats aux concours d’assainissement et en culture.

Le lycée départemental de Ramongo a fait de la coupe « Ramongo day », sa chasse gardée. Pour la 3e fois de suite il a ravi la vedette à tous les neuf établissements qui ont pris part à la compétition. C’est à la première période des 2X25 minutes que les joueurs du lycée départemental de Ramongo, habillés aux couleurs du Real de Madrid, ont scellé le sort de la rencontre, grâce à un doublé de Daouda Kaboré (8e et 13e) et un but de Souleymane Kaboré (25+1). En seconde période le lycée privé protestant a sauvé l’honneur avec le but de réduction du score de Kouilga Kaboré (49e). « Le Burkina Faso a besoin d’une relève. Le niveau du jeu est moyen. Avec un peu plus d’effort, d’encadrement et de suivi, cette jeunesse pourra améliorer son jeu pour un lendemain meilleur. Je félicite le promoteur pour cette belle initiative et je salue cette gigantesque mobilisation», a commenté le ministre des Sports et des Loisirs et co-parrain de l’évènement, Daouda Azoupiou. Il a ajouté que des centres de football seront ouverts cette année dans les 13 régions du Burkina, dès les écoles primaires, pour alimenter les clubs et avoir des sélections nationales au top. En plus du trophée que le lycée départemental va définitivement garder pour l’avoir remporté à trois reprises, il a empoché la somme de 45 000 FCFA, un jeu de maillots, un ballon et une attestation. Le finaliste malheureux s’en tire avec 35 000FCFA, un ballon, un jeu de maillots et une attestation. Le CEG de Ramonkodogo a été classé 3e. Ramongo day ne s’est pas limité à une compétition de football. Placé sous le thème, « Pour l’assainissement des eaux usées et excréta : Ramongo s’engage », le promoteur de « Ramongo day » a voulu cette année faire passer le message des conséquences de la défécation à l’air libre. « Avec l’accompagnement du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, depuis un mois nous avons sillonné tous les villages de Ramongo pour la sensibilisation avant l’étape des concours au niveau des élèves », a expliqué le promoteur de l’évènement, Alexandre Rouamba. Plusieurs autres activités ont été menées à ce Ramongo day. « Il y a eu l’aspect sensibilisation, l’aspect culturel (chant, récitals en rapport avec le thème), une conférence publique sur les conséquences de la défécation à l’air libre », a souligné M. Rouamba.
L’évènement a été coprésidé par le ministre de la Santé Nicolas Médah et le ministre du Commerce Harouna Kaboré.

Adama SALAMBERE