Cercle d’excellence : des prix décernés aux plus méritants.

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Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, le Pr Stanislas OUARO a présidé le samedi 27 octobre 2018 à Ouagadougou,  la cérémonie officielle du « cercle d’excellence », 1ère édition,  récompensant les meilleurs  établissements d’enseignement post-primaire et du secondaire de notre pays. Il avait à ses côtés d’éminentes personnalités.

Placé sous le thème : «  Magnifier l’excellence en milieu scolaire, pour améliorer les performances  des établissements d’enseignement post primaire et secondaire », le « cercle d’excellence » au profit des lycées et collèges a atteint ses objectifs.

Première  du genre, cette activité s’inscrit en droite ligne dans le plan sectoriel de l’éducation et de la formation en phase avec l’axe 2 du PNDES visant le développent capital humain. Pour le compte des lycées et collèges,  le MENA avec l’appui financier du Programme d’Amélioration de l’Accès  et de la Qualité de l’Education (PAAQE) a entrepris l’organisation du « Cercle d’Excellence du post-primaire et du secondaire». Pour le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, le Pr Stanislas OUARO, « cette vitrine n’est pas de blâmer des établissements, ni d’amener des établissements à se satisfaire de leur position actuelle d’excellents, mais d’inciter les uns et les autres à intégrer le cercle d’excellence pour ceux qui ne le sont pas à cette  édition, et d’y rester pour ceux qui y sont ».

Ils sont 20 établissements d’enseignement post-primaire et du secondaire du public et du privé sur le territoire national à se hisser parmi les meilleurs. Leur choix a été établi sur la base de la reconnaissance officielle de l’établissement, le taux de succès aux examens, la localisation géographique, l’effectif des classes et la valeur ajoutée de l’établissement. Chacun des lauréats est reparti avec un trophée, une attestation de mérites et une récompense en numéraire et / ou un suivi accompagnement dans la réalisation de Plans d’amélioration scolaires et de Plan de visibilité pour le secteur privée.

Promesse accomplie au cours de cette cérémonie du ministre Ouaro car, dans le cadre de la session spéciale du CEP et du Baccalauréat dans le Sahel, deux lauréats dont le meilleur enseignant et le meilleur élève au baccalauréat série A4, ont été félicité. Ils ont reçu chacun un ordinateur portable et une somme de 200 000 Frs.
Le Lycée de l’Alliance Chrétienne( LAC), doublement lauréat (2 e post-primaire privé sur le plan national et 3e  au niveau du secondaire) est parmi les heureux. Son représentant Hippolyte Somé n’a pas caché sa joie: » nous dédions ce prix à Dieu d’abord et ensuite au directeur pour son management et son leadership, à tous les scolaires et à tous le personnel d’encadrement pour leur abnégation au travail. Et de poursuivre, «  C’est un challenge, nous travaillerons davantage afin de maintenir le cap. » 

Convaincu que sans excellence, il n’y a pas de développement, le Pr Stanislas OUARO a invité la communauté éducative à s’impliquer davantage dans les activités scolaires pour accroitre les performances des établissements et partant des élèves.

Pour un coup d’essai ce fut un coup de maitre, les rideaux se sont refermés avec les perspectives que les mêmes ou d’autres établissements s’illustreront de fort belle manière aux prochaines éditions.

Abdel Aziz NABALOUM

Coupe du maire de Tanghin-Dassouri : 28 équipes à la conquête du trophée

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La commune rurale de Tanghin-Dassouri a désormais sa coupe du maire. Le lancement de la première édition a eu lieu le jeudi 22 novembre 2018 à Bazoulé en présence d’autorités administratives, coutumières et d’un grand public. En match d’entame, l’équipe  Sebgo club de Bazoulé a affiché ses ambitions en disposant des Hirondelles club de Boulsin par 4-3, après les tirs au but.

Le maire Alassane Kiemtoré a informé que la compétition servira à mettre en place une équipe communale.

Le village de Bazoulé, localité située à une trentaine de kilomètre de Ouagadougou était en effervescence le jeudi 22 novembre dernier. Ce jour-là, il a accueilli le lancement de la toute première édition de la coupe du maire de Tanghin-Dassouri. Le terrain du village où a eu lieu  l’évènement a même refusé du monde. Sur l’aire de jeu, deux équipes avaient la lourde responsabilité d’offrir un bon spectacle aux nombreux publics. Il s’agit de Sebgo club de Bazoulé et des Hirondelles de Boulsin. Le moins que l’on puisse dire est que l’engagement a pris le dessus sur la technique. Apparemment, le grand nombre de supporters a mis une pression sur les acteurs qui n’ont pas produit le rendement escompté. Qu’à cela ne tienne, Sebgo de Bazoulé a laissé voir une bonne cohésion et une petite assise technique que son adversaire. Elle pouvait gagner le match après le temps règlementaire que personne n’aurait  crié au scandale. Bien qu’évoluant sur sa base, elle n’est pas parvenue à inscrire le petit but pour son bonheur. Une rencontre sanctionnée par un score vierge après les 2×30 mn de jeu. C’est finalement à l’issue de l’épreuve des tirs au but que Sebgo club de Bazoulé s’est montré plus adroit en s’imposant 4-3. Il valide ainsi son ticket pour la suite de la compétition. L’équipe des Hirondelles, elle, est éliminée et devra commencer à panser ses plaies en attendant l’année prochaine.  Vingt-huit équipes issues d’autant de villages se sont inscrites pour cette première édition dont la finale est prévue pour se disputer le 11 décembre prochain. Organisateur de cette cérémonie de  lancement à Bazoulé, le Silmiougou naaba tigré s’est réjoui de la forte mobilisation autour de l’évènement. Il a laissé entendre qu’il ne ménagerait aucun effort pour l’épanouissement de la jeunesse et dans le développement de la commune de Tanghin-Dassouri en particulier et du Burkina Faso en général. Le  maire de Tanghin-Dassouri Alassane Kiemtoré, a, lui aussi, apprécié la forte mobilisation, ce qui témoigne que les populations ont adhéré à l’initiative. Il a informé que la compétition servira à la mise en place d’une équipe communale en vue de participer aux compétitions nationales.

Yves OUEDRAOGO

Restitution des biens culturels africains: Le Burkina dans l’attente

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Le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme a animé, le jeudi 29 novembre 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse. La restitution des biens culturels à l’Afrique par la France a été au centre des échanges avec les journalistes.

Le président français, Emmanuel Macron a décidé de restituer 26 œuvres d’art au Bénin, le 23 novembre dernier, après la remise d’un rapport sur la restitution d’œuvres africaines par la France. Des responsables du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme ont, à cet effet, échangé, le jeudi 29 novembre à Ouagadougou, avec les journalistes sur cette décision des autorités françaises.

Pour le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de la culture, Jean Paul Koudougou,  il s’est agi d’informer l’opinion publique sur la position du Burkina Faso, et les dispositions prises pour donner suite à l’engagement du président français. «Ce n’est pas une nouvelle problématique pour notre département. Depuis plusieurs années, notre pays travaille pour la restitution de certains biens. Ce qui a abouti à un document sonore inédit de 33 heures», a-t-il déclaré.

Selon lui, le pays des Hommes intègres  a également ratifié des conventions internationales, notamment celle de 1995, en plus des lois nationales, pour  le retour des  biens culturels qui sont détenus par des institutions en Europe et ailleurs. A son avis, seule une volonté politique permettra véritablement de restituer les biens culturels aux pays concernés, notamment le Burkina Faso. « Une fois ces biens restitués, ceux qui constituent des objets de culte, et irremplaçables pour les peuples dont ils sont originaires seront restitués. Le reste sera disposé dans le musée national », a-t-il expliqué. Aux dires du directeur général du musée national, Alassane Ouango,  l’institution dispose  de places suffisantes pour  exposer les objets qui seront restitués. Quant à l’ambassadeur de la France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre, il a révélé que le rapport des experts  dénombre,  dans les collections publiques françaises, 1088 biens culturels originaires du Burkina Faso. «Parmi ceux-ci, 733 étaient là avant l’indépendance. D’autres ont été achetés, contrairement à l’époque coloniale où les objets étaient soit pillés soit dérobés», a-t-il précisé. Pour lui, il reste à définir les critères de restitution de ces objets, et à mettre en place un dialogue bilatéral avec le gouvernement  français pour déterminer la nature des biens qui seront restitués au Burkina Faso. En rappel, l’idée de la restitution des biens culturels africains a été lancée,  le 28 novembre 2017 à l’université Ouaga I Professeur Joseph Ki-Zerbo, par le président français. Depuis cette date,  le retour des biens culturels vers leur pays d’origine fait débat dans les milieux scientifique et universitaire africains.

Emilienne COMPAORE

(Stagiaire)

Justice : Des performances « à tous les niveaux » en 2017

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le jeudi 29 novembre 2018 à Ouagadougou. Troisième rencontre statutaire du genre, les échanges ont permis au chef de l’Etat,  garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, de prendre connaissance des performances de la justice pendant l’année écoulée, en plus des difficultés des acteurs.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré (milieu) dit avoir félicité les magistrats pour l’ensemble du travail abattu.

Il n’est certes plus membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), mais selon la Constitution, le chef de l’Etat burkinabè, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, doit rencontrer le CSM chaque année dans le mois de novembre. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a donc sacrifié à cette « tradition », le jeudi 29 novembre 2018 à Kosyam.  Au menu des échanges à huis clos, à entendre la présidente du CSM, Thérèse Traoré, le conseil a fait le bilan annuel de ses activités, juridiction par juridiction, avant de présenter un rapport sur le thème : « La justice burkinabè face aux défis sécuritaires actuels ». A entendre Mme Traoré, le bilan du fonctionnement de la justice a porté sur son accessibilité, le taux de saisine des juridictions, le travail fait par les juridictions. « Le constat fait état d’une augmentation à tous les niveaux et dans l’ensemble, et le travail fait par les juridictions en 2017 est supérieur à celui de 2016 dans toutes les juridictions, à l’exception des juridictions administratives qui, en 2016, avaient des contentieux liés aux élections municipales de la même année », a-t-elle soutenu. Le président du Faso s’est réjoui de cette amélioration, même si « nous devons considérer que compte tenu du nombre de magistrats, il y a toujours des dossiers plus importants que leur effectif ». Roch Marc Christian Kaboré dit donc avoir noté des insuffisances du personnel, des infrastructures et du budget et la question de la formation continue des magistrats. A cela, il y a ajouté des questions « internes », notamment celles de contrôle des juridictions. « Les leçons ont été bien tirées. Il appartient au gouvernement et  au CSM de prendre des dispositions pour que tout soit bien mis en œuvre », a-t-il estimé.

Des pôles spécialisés contre le terrorisme

 

Comme chaque mois de novembre, depuis maintenant trois ans, les juridictions ont échangé à huis clos sur les difficultés qui entravent leur bonne marche.

En relation avec le thème central de la rencontre, le chef de l’Etat a rappelé que la justice doit jouer un rôle important dans le cadre  de la lutte contre le terrorisme. Le cadre institutionnel existe, de même que l’armada juridique, a dit le président Kaboré. « Nos textes sont conformes et nous avons mis en place des pôles spécialisés de lutte contre le terrorisme qui sont bien implantés avec un personnel bien formé. Mais là également, il y a la nécessité de renforcer les effectifs de ces pôles et décharger les magistrats de ces pôles qui traitent également d’autres dossiers importants », a-t-il fait savoir. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a renchéri le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, les juridictions spécialisées font également face au manque de matériel, de moyens financiers, d’infrastructures et de questions de mise en place de structures de police et de gendarmerie pour sécuriser les acteurs de la justice. Le chef de l’Etat a ainsi évoqué la situation actuelle de Djibo où les magistrats ont été obligés de fermer le palais de justice « en attendant que la situation soit réglée ». En somme, a dit Roch Marc Christian Kaboré, chacun en ce qui le concerne, doit prendre les mesures qui s’imposent pour permettre à la justice de faire son travail.

Jean-Marie TOE

Filière sésame dans la Boucle du Mouhoun : les producteurs entre craintes et espoir

Deuxième produit d’exportation du Burkina, le sésame est, en ce moment, l’une des filières les plus porteuses. Il est produit dans plusieurs régions. Dans la Boucle du Mouhoun, c’est une activité qui se mène de père en fils et permet à la région d’occuper la deuxième place après l’Est.  Mais les producteurs sont confrontés aux défis organisationnels et aux réalités du marché…

A l’étape de séchage, le sésame demande à être protégé de la pluie et de tout contact avec l’eau.

Des milliers de personnes vivent des revenus de la filière sésame au Burkina Faso : les producteurs, les collecteurs bord champs, les commerçants locaux, les grossistes, les transformateurs et les exportateurs. De père en fils, ces acteurs tentent de pérenniser  l’activité qu’ils mènent comme c’est le cas dans la région de la Boucle du Mouhoun. A Boromo, de simples ventes de friandises de sésame couramment appelées « bènè », ont construit des vies de familles. Boulguissa Guira, 52 ans, affirme avoir exercé cette activité pendant plus de 30 ans avant de passer la main à ses filles et belles-filles. Comme elle, de nombreuses autres personnes au sein de l’association « Basnéré » sont passées par là. Au-delà des discours politiques, la filière sésame est prometteuse. Au 15e Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, cette année, des femmes de plusieurs régions ont exposé dans leurs stands du sésame et des produits dérivés.

Président de l’Union régionale des producteurs de sésame de la Boucle du Mouhoun, Elisée Sama, a fait ses premiers pas dans la culture du sésame du temps de son grand-père. A l’époque, cette spéculation n’avait pas une valeur marchande et était destinée à la consommation familiale. A Passakongo, son village natal, il a commencé avec le sésame sur ½ hectare (ha) en 1993 pour atteindre 6 hectares en 2018. Avec les revenus de son activité, elle a pu s’acheter une moto, quatre vélos, construire deux maisons dans son village, payer les frais de scolarité de ses enfants, etc. « En 2015, poursuit-il, je suis tombé malade et c’est grâce à la vente du sésame que j’ai produit que j’ai pu me prendre en charge trois mois durant ». Justin Dakuyo, président provincial des producteurs de la Kossi, dit avoir construit deux maisons, acheter deux parcelles à Nouna dont une a été mise en valeur grâce au sésame. Quant à Victor Namboho des Banwa, il s’est constitué, après une quinzaine d’années de production du sésame, un cheptel de quinze bœufs, entre autres.

A Dédougou, les commerçants trouvent en général que «  la filière est rentable», en dehors de certains effets pervers, comme le souligne Souleymane Ouédraogo. Pour Hamadou Sama, les revenus du sésame sont à la base de plusieurs de ses réalisations et lui permettent de résoudre certains problèmes au quotidien dans la famille.  Convaincus que les exploitants peuvent en tirer plus de profits, il suggère que les autorités travaillent à assainir le milieu.

Répondre à la demande avec du sésame de qualité

Le Burkina Faso, selon le directeur de cabinet du ministre du Commerce, Christian Somda, est le quatrième pays exportateur de sésame derrière l’Ethiopie, l’Inde et le Soudan. De 2011 à 2015, la production est passée de 58 500 t à 171 500 t et a généré 350 milliards francs CFA par an en moyenne.

 

« Il faut que nos producteurs se conforment aux règles de production pour s’insérer dans le marché international »,

 

En dehors des dépenses quotidiennes, Safiatou Maïga après quinze années de vente du ‘’bènè’’, a acquis quatre moutons et cinq chèvres et veut s’acheter une moto.

Le sésame burkinabè, à l’entendre, intéresse des pays comme le Japon, l’Inde, les Etats-Unis, Israël. Un vaste marché à conquérir, de l’avis de M.Somda.  Mais cette forte demande n’est pas sans conséquence, car les acheteurs exigent un produit de qualité. « Il faut que nos producteurs se conforment aux règles de production pour s’insérer dans le marché international », souligne le Directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydrauliques (DRAAH) de la Boucle du Mouhoun, Gustave Sanon. Il rappelle que le sésame de sa région a été victime de déclassement, les deux dernières années, compte tenu des pesticides que les producteurs utilisent. C’est pourquoi, il sensibilise à l’utilisation de produits de traitement homologués à des stades bien précis, relativement à la préparation du sol, au labour, à la pulvérisation et au renouvellement du terrain. Acheteur-revendeur du sésame depuis 2005, Hamadou Sama, commerçant de céréales et légumineuses à Dédougou, a souffert avec du sésame de mauvaise qualité et souhaite que les producteurs veillent sur le produit de la récolte à la vente.

Pour ces derniers, ce n’est pas toujours facile. Justin Dakuyo soutient que lorsque les récoltes sont précoces, il y a des risques de pertes. « En cas de pluie, nous retrouvons des moisissures sur le sésame et lors du séchage, des insectes sucent les grains », souligne-t-il. Une des conséquences, selon plusieurs producteurs, de l’utilisation abusive des pesticides souvent non homologués. Victor Namboho et Elisée Sama relèvent certaines contraintes qui ont un impact négatif sur les rendements. Le premier parle des grandes pluies intervenant après les semis qui font que les grains ne poussent pas. Quant au second, il cite le difficile accès aux crédits, les cas d’attaque de chenilles qui leur sont préjudiciables.

Fort heureusement, l’Etat accompagne les producteurs par un appui en semences, la formation pour le suivi des itinéraires techniques, afin de minimiser les risques. De même, Lutheran World Relief (LWR) et la Coopération japonaise (JICA) forment les producteurs par le biais des champs-écoles.

Assainir les circuits de commercialisation

Conditionné le sac de 80 kg de sésame se négocie entre 40 et 50 000 francs CFA. Conscients de sa rentabilité et de la forte demande à l’international, les producteurs manifestent un engouement particulier pour cette spéculation, selon le DRAAH. « La production est en croissance. Et vu les réalités actuelles, avec le coton, nous aurons une hausse importante des superficies et des productions », révèle-t-il.

Malheureusement, de nombreux acteurs de la filière, les producteurs en particulier, trouvent les gains en deçà de leurs efforts et fustigent les circuits de commercialisation. Victor Namboho, par exemple, dénonce l’attitude de certains commerçants qui profitent de leur précarité. « A la rentrée, des commerçants passent voir les producteurs pour leur proposer de l’argent avant même la récolte. Ainsi, pour le sac de 80kg, ils peuvent proposer 25 000 francs CFA en deçà du prix réel situé entre 40 et 50 000 francs CFA », confie-t-il. Elisée Sama embouche la même trompette pour fustiger les comportements malsains de certains acteurs : « En 2017, nous avons organisé une bourse du sésame avec les commerçants de Dédougou, de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou. Pendant que nous étions en train de négocier le prix du kg à 550  francs CFA, les mêmes ont envoyé des gens acheter le même sésame à 600 francs CFA le kg à Solenzo ».

« La filière connaîtra un souffle nouveau avec cet appui du gouvernement »

 

Avant d’arriver aux friandises, il faut passer des jours à vanner et trier le sésame pour le débarrasser des cailloux et autres saletés.

Indexés, les commerçants se dédouanent et chargent, à leur tour, les exportateurs. Selon  l’un des exportateurs, Souleymane Ouédraogo, ils sont les perdants de la chaine, eux qui, depuis trois années sont confrontés à la fluctuation des prix. « Nous prenons le sésame à Dédougou à des prix raisonnables et une fois à Ouagadougou, on nous dit que les cours ont baissé et on nous oblige à vendre moins cher que le prix auquel nous l’avons acheté », s’emporte-t-il. Pour Hamadou Sama, en plus de la perte, quand le produit est de mauvaise qualité, ils font face à des prix très volatiles. « C’est presque chaque jour avec son prix », renchérit-il. Sékou Tibi, délégué régional de la Chambre de commerce et d’industrie de la Boucle du Mouhoun enfonce le clou, affirmant qu’à certains moments, les Indiens viennent jusque dans les champs pour acheter le sésame. « Ils viennent avec leurs bascules à Djibasso ou à Nouna pour acheter directement. Et quand nous leur  proposons notre prix, eux ils ajoutent 50 ou 100 francs CFA et tout le monde se rue vers eux », raconte-t-il. Finalement, pour qui brille le sésame ? A cette question Sékou Tibi est formel : « pour les importateurs qui grugent tout le monde ».

De qui viendra le salut pour tous ces soi-disant perdants ? De l’organisation de tous les acteurs comme chacun le pense. Chez les producteurs, les lignes bougent pour barrer la route aux commerçants véreux. Le gouvernement aussi n’est pas en reste. Le ministre de tutelle, Harouna Kaboré, promet veiller à l’application des décisions du comité de fixation et de régulation des prix du sésame (Voir encadré). « La filière connaîtra un souffle nouveau avec cet appui du gouvernement », conclut la présidente de l’Interprofession du sésame du Burkina (INTERSEB), Adja Mamounata Vélegda.

De belles promesses avec la vente groupée

une moto (S12_4680). Le directeur régional de l’agriculture de la Boucle du Mouhoun, Gustave Sanon : « Les produits de traitement ne sont pas interdits, mais il faut des produits homologués».

Pour préserver la filière sésame des ‘’prédateurs’’, il faut privilégier la vente groupée et encourager les producteurs à produire plus. Pour le DRAAH, Gustave Sanon, il s’agira à chaque campagne de commercialisation, d’organiser la collecte des productions et de rechercher le marché. Elisée Sama trouve qu’il faut amener,  en premier lieu, les producteurs à comprendre l’intérêt de la vente groupée et ensuite, disposer de fonds pour faire des avances aux producteurs pour leurs besoins immédiats. « En ce moment, croit-il, nous aurons la capacité de mobiliser le produit et attendre la vente groupée ». Et pour relever le défi de la qualité, Victor Namboho plaide pour la construction d’un bon magasin qui répond aux normes. Les magasins d’intrants qu’ils utilisaient étant proscrits.

En sa qualité de premier responsable des producteurs dans la Boucle du Mouhoun, Elisée Sama est convaincu qu’ils n’arrivent même pas à tirer profit de leurs productions. Et face à ceux qu’il accuse de vouloir manger à leur dépens, il souhaite que le producteur soit au cœur de toutes les préoccupations. Avec la vente groupée initiée depuis 2015, l’Union régionale compte réussir la commercialisation à compter de cette année. Avec l’appui de certains partenaires, Elle a acquis des unités de nettoyage pour rendre le produit propre avant de le mettre à la disposition des commerçants. A long terme, il suggère que l’on pense à la transformation pour réduire les pertes en cas de mévente à l’extérieur. Lentement et sûrement, des lendemains meilleurs se profilent à l’horizon pour les acteurs de la filière sésame et principalement les producteurs qui n’attendaient que ça.

 Tielmè Innocent KAMBIRE


Ce qu’il faut savoir sur le sésame

A l’origine, c’est une plante de l’Afrique tropicale, qui, par la suite, a vite gagné l’Asie. On la considère comme le plus ancien fruit des champs fournissant de l’huile comestible. On a déjà des traces de son existence en Mésopotamie en 2 350 av. J-C. Les graines contiennent 50% d’huile dont l’extraction doit se faire de façon très fine. On s’en sert aussi dans l’industrie pharmaceutique et cosmétique, de même que comme additif à la margarine. En Asie et en Egypte, le sésame est bien plus utilisé comme céréale que comme oléagineux : les graines décortiquées peuvent être mangées en purée, comme épice ou en confiserie. En Europe et en Amérique de Nord, ses utilisations les plus célèbres sont la garniture de hamburger et les barres sucrées. Les jeunes feuilles et les pousses sont aussi comestibles. Les résidus de l’extraction, appelés tourteaux, riches en protéines, sont utilisés comme fourrage de qualité pour le bétail.

TIK

Source : ABC Burkina


La campagne de collecte en marche

En début novembre 2017, selon le service d’information spécialisé n’kalo de l’ONG Rongead, les prix différaient d’une zone à une autre. Ainsi à Bobo-Dioulasso et ses environs, le kilo était vendu entre 450 et 500 francs CFA, 350 à 400 F CFA à Léo et au Centre-Ouest et 900 à 1 000 francs CFA au Centre-Est et à l’Est. Cette année, le comité de fixation et de régulation des prix du sésame a fixé le prix du kilo à 600 francs CFA pour le sésame blanc et 575 francs CFA pour le bigarré, à l’occasion du lancement de la campagne de collecte et de commercialisation, le 15 novembre dernier.  La structure a fixé la date du 1er décembre comme début des exportations et interdit l’achat du sésame bord champs aux exportateurs, de même que la sortie du sésame non nettoyé. Le ministre du Commerce, Harouna Kaboré, a promis la mise en œuvre de ces mesures sur le terrain.

TIK

Des pêcheurs clandestins au barrage de Samendeni

*Des pêcheurs clandestins au barrage de Samendeni

 Le barrage de Samendeni situé dans la commune de Bama suscite beaucoup d’attraction de la part des pêcheurs tant du Burkina que de la sous-région. Cette saison et à la faveur des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région, le barrage a connu un remplissage prématuré avec un milliard 50 millions de mètres cubes d’eau recueillis. Chaque jour, des dizaines d’habitants des villages environnants déferlaient sur le déversoir du barrage pour repêcher les poissons qui se sont fait entrainer par le courant d’eau. Et ce, malgré l’interdiction de la pêche. Dès la fin de la saison, le bassin situé en aval du barrage a été, en un clic d’œil vidé de son poisson. Depuis lors, selon nos sources, c’est au tour des pêcheurs clandestins de nationalités étrangères qui, la nuit venue, prennent d’assaut le barrage. Alors que celui-ci n’est pas encore officiellement ouvert à la pêche ; ses poissons ont déjà envahi les marchés de Bobo-Dioulasso. Dieu seul sait ce qui en restera comme poisson à l’ouverture de la pêche.

 

*Le commissariat du secteur n° 15 : un bel exemple d’engagement !

  Les populations des secteurs n° 14, 15 et 30 de Bobo-Dioulasso n’en finiront pas de sitôt de tirer leur chapeau au commissariat de Ouezzin-ville encore appelé du secteur n° 15. En plus du sens affiné de l’accueil des usagers, les policiers et leurs patrons ne lésinent pas sur le sacrifice pour être toujours présents sur le terrain. De façon sporadique, on les voit en patrouille, la nuit venue, et ils passent systématiquement en revue, CNIB et  carte grise. Tant et si bien que les cambriolages et autres larcins ont été très réduits dans la zone qui était une date récente, le terreau favori des délinquants de tout acabit.

Photo illustrative

Les Echos de l’Ouest

Défis sécuritaires : Le ministre de la Sécurité sensibilise à Banfora

Le calvaire des riverains de la SONATUR-Bobo

 En plus  du canal inachevé qui leur cause d’énormes difficultés, les riverains de la zone SONATUR de Bobo-Dioulasso continuent de souffrir à cause des travaux d’aménagement en cours dans la zone. En effet, la route qui sépare la SONATUR  du quartier voisin Bolibana, longue d’à peine un kilomètre, est en cours de réhabilitation. Presque un an, le chantier n’est pas encore terminé. Pendant la saison pluvieuse, c’est la boue et les flaques d’eau qui sont servies aux riverains et au cours de la saison sèche, c’est la poussière qui est le lot des habitants. Les travaux se font aux compte-gouttes et les populations qui arpentent cette voie ne font que subir des désagréments. Le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou s’est rendu en début août 2018 sur ce chantier et a même déploré la manière dont s’exécutait le marché. Vivement que les travaux de la zone SONATUR et  ceux dans d’autres quartiers de Bobo-Dioulasso puissent finir pour que les populations puissent mieux « respirer ».

 

Défis sécuritaires : Le ministre de la Sécurité sensibilise à Banfora 

 Le ministre de la Sécurité, Clément P. Sawadogo, a animé une conférence publique à Banfora, le 23 novembre 2018 sur le thème : «Intégration sous régionale et défis sécuritaires ». Pendant plusieurs heures d’horloge, le conférencier du jour a tenu en haleine la salle des fêtes de la mairie qui a connu une affluence particulière. Cette conférence, faut-il le rappeler,  s’inscrivait dans le cadre des activités de la 9ème édition du festival international Innov Action Culture organisée par l’association des jeunes patriotes pour le développement de la région des Cascades. En plus de cette conférence, la nuit culturelle, qui a eu lieu à Banfora et celle de l’intégration abritée par Sindou, ont été les temps forts de cette 9ème édition. L’invité d’honneur à ce festival a été le Mali, représenté par une forte délégation conduite par Adama Ballo 4ème Adjoint au maire de la commune de Sikasso. Rendez-vous a été donné pour la 10ème édition en 2019.

Photo illustrative

Les Echos de l’Ouest

Secteur minier : Le contrôle reste un défi

Le ministère des Mines et des Carrières a tenu, les 28 et 29 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, son 2e Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année en cours. Ce rendez-vous a permis aux participants de se pencher sur les défis et les perspectives du contrôle du secteur minier pour l’accroissement des ressources minières.

 

Un des résultats du département, selon Oumarou Idani (à gauche) est « l’atteinte du taux d’exécution de 77% dans la mise en œuvre des recommandations de l’enquête parlementaire sur le secteur minier ».

Le Burkina Faso occupe le 5e rang des pays producteurs de l’or en Afrique, selon le ministère des Mines et Carrières. De plus, les chiffres du département attestent que la production d’or a progressé. En effet, la production industrielle est passée de 32,527 tonnes en 2013 à 46,291 tonnes en 2017 avec un taux moyen d’accroissement de 8% l’an. Quant à la production artisanale, elle est passée de 431,63 kg en 2013 à 107 kg en 2017, malgré le nombre croissant de sites d’exploitations artisanales. Le ministère est de ce fait à la recherche d’une stratégie de contrôle à mettre en place pour  accroître la contribution de l’exploitation minière sur le reste de l’économie. Ainsi, en vue de l’atteinte des objectifs assignés au département, ses responsables se sont réunis, les 28 et 29 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, dans le cadre du 2e Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année en cours. Ils se sont penchés, à l’occasion, sur la thématique : « Défis et perspectives du contrôle du secteur minier pour l’accroissement des ressources minières ». A l’ouverture des travaux, le chef du département, Oumarou Idani, a indiqué que cette session vise à adopter le rapport d’activités qui mesure les performances du ministère. A l’entendre, son ministère ne cesse de trouver des solutions pour l’insertion des mines et des carrières dans l’économie. « C’est dans ce sens que des réformes sont entreprises aussi bien au niveau institutionnel que législatif et réglementaire », a révélé M. Idani.

L’élaboration des politiques sectorielles

Ces cadres du ministère des Mines et Carrières vont adopter le rapport d’activités du département.

Ces actions, a-t-il poursuivi, ont permis d’atteindre des résultats. Il s’agit de la réalisation de la cartographie géologique et le levé géophysique aéroporté, de la mise en ligne du cadastre minier et la poursuite des réflexions pour son autonomisation. A ces résultats, s’ajoutent, entre autres, l’organisation du cadre de concertation avec les sociétés de mines et de carrières à travers la conférence annuelle des mines, l’organisation des journées de promotion minière telles que la Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO), le forum de l’artisanat minier ainsi que le déploiement progressif de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) sur le terrain. Par ailleurs, le ministre Oumarou Idani a souligné que cette 2e session se tient dans un contexte difficile marqué par des attaques terroristes plus particulièrement dans les régions de l’Est et du Sahel ainsi que par l’élaboration des politiques sectorielles et la mise en œuvre du budget programme. Et de préciser que le ministère a adopté en avril 2018, la stratégie des mines et carrières en cohérence avec la politique sectorielle « Transformation industrielle et artisanale ». Cette stratégie, a souligné le ministre, a pour objectif de développer un secteur minier compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents à travers quatre programmes budgétaires. Il s’agit du Programme industries minières, du Programme artisanat minier, du Programme carrières, et du Programme pilotage et soutien.

Boubié Gérard BAYALA

Lutte contre le terrorisme: AFRICOM réaffirme sa coopération avec le Burkina Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a successivement reçu en audience, l’ONG Help, le ministre équato-guinéen du Transport, de la Poste et des Télécommunications, Eucario Bakale Angüe Oyana et une délégation du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). C’était le jeudi 29 novembre 2018 à Kosyam.

L’ONG Help entend poursuivre son accompagnement au gouvernement burkinabè dans sa politique d’accès des populations aux soins de santé. C’est ce qu’a fait savoir le Président du Conseil d’administration (PCA) de l’Organisation, Klaus-Jurgen Hedrich, après avoir été reçu par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 29 novembre 2018. L’ONG Help, a précisé son PCA, travaille depuis dix ans au Burkina Faso et poursuit de « manière intense » ses actions de développement dans les pays de la sous-région notamment le  pays des hommes intègres . « Ma visite au Burkina Faso s’inscrit dans le cadre global de la coopération entre l’Allemagne et le Burkina Faso. Le président Roch Marc Christian Kaboré rencontre souvent nos autorités en Allemagne et cette coopération a été un sujet important de nos échanges », a-t-il dit.

La contribution de Help au renforcement du système sanitaire burkinabè, a aussi meublé les échanges, a poursuivi M. Hedrich, parce que la santé est un besoin essentiel de l’être humain. Le PCA de l’ONG a salué « l’exemplarité » du Burkina Faso dans la sous-région ouest-africaine dans le domaine de l’accès aux soins de santé avec surtout la mise en œuvre de la gratuité des soins, pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitantes. « Là où nous pouvons apporter notre contribution, nous sommes prêts à le faire comme nous l’avons fait dans le passé », a-t-il promis.

A sa suite, c’est le ministre équato-guinéen du Transport, de la Poste et des Télécommunications, Eucario Bakale Angüe Oyana, qui s’est entretenu avec le chef de l’Etat. A sa sortie d’audience, l’émissaire de la Guinée Equatoriale a précisé être porteur d’un message du président équato-guinéen à son homologue burkinabè. « J’ai été chargé de remercier le président du Faso d’avoir invité le président de la Guinée Equatoriale à participer à la 5e édition du Salon international du textile africain (SITA) et pour le parrainage de cette édition.

Le chef de l’Etat voulait être présent lui-même, mais il a un agenda très lourd pour la semaine », a-t-il soutenu. Eucario Bakale Angüe Oyana a exprimé sa satisfaction par rapport à l’organisation du SITA et espère que son pays s’en inspirera pour la 6e édition. Il a par ailleurs rappelé l’excellence des relations entre les deux pays, avant de préciser qu’en retour, le président du Faso l’a chargé de faire part à son homologue équato-guinéen, ses remerciements pour la présence effective d’une délégation de son pays au SITA. « Il m’a chargé aussi de le féliciter pour le bon déroulement de la fête nationale à laquelle le Burkina Faso a participé », a-t-il ajouté.

Le président Kaboré a enfin reçu une délégation du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). Au terme de l’audience, le commandant adjoint d’AFRICOM pour l’engagement civilo-militaire, l’ambassadeur Alexander Laskaris, a noté que la délégation a discuté de la situation sécuritaire burkinabè et des « bonnes relations » entre le Burkina Faso et le gouvernement américain et particulièrement, leur « bonne coopération » militaire. « Le Burkina Faso a de grands défis sécuritaires internes, mais aussi dans la sous-région notamment au Mali et au Niger. Notre objectif est de travailler au niveau bilatéral avec le Burkina Faso et au niveau régional avec les pays du G5 Sahel et ceux de la Force internationale mixte du Bassin du Lac Tchad », a-t-il conclu.

 

Jean-Marie TOE

SICOD: Faire du Burkina, une destination de premier choix

Le comité d’organisation de la 1ère édition du Salon international de la coopération et du développement (SICOD), a fait le point des préparatifs de l’évènement, le jeudi 29 novembre 2018 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.

Tout est prêt pour la tenue de la 1ère édition du Salon international de la coopération et du développement (SICOD), prévu du 6 au 10 décembre 2018, sous l’égide du réseau Initiatives des journalistes africains pour la coopération et le développement (IJACOD).  L’information a été donnée aux hommes de médias, le jeudi 29 novembre dernier à Ouagadougou,  lors d’une conférence de presse, par le comité d’organisation du salon. Pour le secrétaire exécutif du SICOD, Jean Victor Ouédraogo, les attaques terroristes à répétition peuvent faire croire à des investisseurs que le   Burkina Faso n’est pas une bonne destination. C’est pourquoi, a-t-il soutenu, le salon a été initié  pour répondre à cette question : « Que faut-il faire pour restaurer la réputation du pays des Hommes intègres au-delà de ses frontières ? ». De ce fait, lors de la cérémonie d’ouverture prévue le 6 décembre, une communication  sera donnée sur le thème : « Quelles stratégies de communication pour une meilleure visibilité des actions de la coopération au Burkina Faso, dans un contexte de menaces sécuritaires». En sus de ce thème principal, plusieurs autres panels seront organisés au cours desquels d’éminents  spécialistes des questions sécuritaires interviendront. A la question de savoir  quel est l’intérêt d’un tel salon pour le Burkina Faso le président du comité d’organisation, Jérémy Ouédraogo, a déclaré que la SICOD permettra de montrer aux Burkinabè et au monde entier que le « pays des Hommes intègres » est une bonne destination d’affaires et d’investissements. Pour ce qui est du budget alloué, le secrétaire  exécutif du SICOD a donné la somme de 130 millions francs CFA. Il a aussi souligné l’accompagnement des partenaires que sont le PNUD, les ministères en charge de la jeunesse, du développement numérique, de la mairie de Ouagadougou, qui ont décidé de prendre en charge le coût des panels et communications.

                                                                   Hadofini Clotilde BICABA

                                                                                    Stagiaire