L’Université Aube nouvelle a remis du matériel informatique et un drone d’une valeur de près de 400 millions francs CFA à la Gendarmerie nationale. La cérémonie de remise a eu lieu, le mercredi 28 novembre 2018, dans l’enceinte de l’état-major de la gendarmerie à Ouagadougou.
Le donateur: « En tant que citoyen, nous sommes interpellés à accompagner et encourager nos forces de défense afin qu’ils sachent que la nation est derrière eux ». (Cr. ph: Edith BAKALA)
105 ordinateurs de marque HP et un drone, telle est la composition du matériel reçu par l’état-major de la gendarmerie de la part de l’Université Aube Nouvelle (ex-ISIG). La remise du matériel est intervenue, le mercredi 28 novembre dans l’enceinte de l’état-major, en présence du ministre de tutelle, Clément Sawadogo et du chef d’état-major général de la gendarmerie, le colonel Bruno Marie Omer Tapsoba. Par ce geste, le fondateur de la dite université, Isidore Kini, entend accompagner les « pandores » dans leur mission de sécurisation du pays et contribuer à l’amélioration de leurs conditions de travail. A l’entendre, l’idée de ce don est partie du constat fait lors d’un passage dans une des garnisons de la gendarmerie où un manque criant d’ordinateurs pour la saisie des rapports et autres besoins a été constaté. Pour le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, ce don est une épine de moins, en ce qu’il va faciliter la saisie de dossiers administratifs au sein des garnisons. « Isidore Kiniest unhomme exceptionnel qui se bat pour le développement de son pays. Nous lui sommes reconnaissants de ce don », a-t-il affirmé. Par ailleurs, le ministre Sawadogo a indiqué que le matériel sera distribué dans les « plus petites » unités dans le besoin.
Le ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, a officiellement lancé, le jeudi 15 novembre 2018 à Ziniaré, les sessions de formation au profit des délégués des élèves des établissements d’enseignement secondaire sur le civisme, la citoyenneté et la culture de la paix.
«Contribuer à faire des délégués des élèves, des jeunes modèles et des relais en matière de civisme, de citoyenneté et de culture de la paix dans les établissements d’enseignement secondaire », tel était l’objectif visé par les sessions de formation qui se sont déroulées concomitamment dans toutes les 13 régions du Burkina Faso.
Cette session de formation de trois jours a permis à 100 délégués des établissements publics et privés du Plateau central, de renforcer leurs connaissances notamment sur l’organisation et le fonctionnement du système éducatif au Burkina Faso, le civisme, la citoyenneté et la culture de la paix et enfin le leadership et la communication.
Le 2e adjoint au maire de la commune de Ziniaré, Mouni Zongo s’est réjoui de cette initiative. « Ces formations vont permettre de réduire les actes d’incivisme dans les établissements. Pour ce faire, j’invite les participants à suivre la formation avec assiduité afin de s’approprier les valeurs cardinales qui constituent le socle de la société », a lancé M. Zongo. Le secrétaire général de la région, Séverin Somé, a confié que cette formation est la bienvenue vu que les messages de sensibilisation des populations à l’importance du civisme, de la citoyenneté et de la culture de la paix ne sont pas passés. C’est pourquoi, a-t-elle dit, cette formation a été initiée afin de lancer un cri d’alarme parce que les délégués sont des leaders d’opinion et la jeunesse de demain.
«Le ministère de la Jeunesse a pensé qu’il était de bon ton de pouvoir travailler avec les délégués des élèves afin de leur donner le minium d’enseignement, d’information pour qu’ils puissent changer véritablement de comportement», a indiqué M. Somé.
En ce qui concerne les perturbations des cours dans le mois de décembre, il a lancé un appel à l’endroit des responsables d’établissements pour le bon déroulement et le maintien des cours durant cette période. Aux élèves, il les a invités à revendiquer dans la légalité et à un changement de comportement afin que ce qui s’est passé autrefois, ne soit pas répété et perpétré dans le temps.
L’hebdomadaire Conseil des ministres présidé, hier jeudi 29 novembre 2018 par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a adopté plusieurs décrets, dont celui rebaptisant la SONAPOST en « La poste du Burkina Faso ».
La Société nationale des Postes (SONAPOST) devient « La Poste du Burkina Faso ». Ainsi en a décidé le Conseil des ministres par décret adopté à sa séance du jeudi 29 novembre 2018, d’après le ministre en charge de la communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou. En plus de ce changement de dénomination, il y a une réorientation des activités de la société, afin de renforcer le côté banque postale et de développer de nouveaux produits innovants. Le deuxième acte réglementaire pris porte organisation de l’enseignement supérieur. Il permettra une meilleure organisation du secteur, une mobilité des agents et d’avoir des normes plus strictes en matière de cahier des charges, selon le porte-parole. Celui-ci a, du reste, indiqué que l’acte prend en compte des innovations concernant les classes préparatoires aux grandes écoles, domaine dans lequel des acteurs privés se sont lancés.
Le troisième décret évoqué par le ministre Dandjinou est relatif au programme d’alphabétisation-formation aux métiers en faveur des adolescents, des jeunes et des adultes. Ledit programme qui commence cette année prendra fin en 2023 et bénéficiera à 900 000 adultes et à 30 000 adolescents.
A terme, ces derniers seront réinsérés dans le système formel. Aux dires de Remis Fulgance Dandjinou, le conseil a aussi entendu des communications orales, dont celle du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, annonçant la tenue de la 7e session de la conférence des ministres en charge du genre de l’OCI. L’événement commence aujourd’hui vendredi 30 novembre avec les travaux des experts et sera clôturé demain 1er décembre dans l’après-midi.
Interrogé sur la marche de la Coalition nationale contre la vie chère (CCVC) dénonçant l’augmentation du prix du carburant, le porte-parole du gouvernement a signifié que le Premier ministre a reçu au cours du conseil la plateforme revendicative de la CCVC et s’est engagé à y répondre point par point. Il a ajouté : « Les libertés d’expression existent dans notre pays. Nous comprenons que, quand il y a augmentation du prix du carburant de 75 francs, quelles qu’en puissent être les raisons, certaines personnes ne se sentent pas satisfaites. La marche est une démarche normale, républicaine ».
Au sujet du bilan des attaques terroristes qu’a connues le Burkina au cours de la semaine, le ministre a confié qu’un recoupement d’informations est nécessaire en vue d’une communication plus saine. « Au stade où nous sommes, nous ne sommes plus dans une course à l’information, mais dans la réponse appropriée à une situation qui dure un peu trop et empêche le gouvernement et les populations de travailler quotidiennement ».
Concernant la fête du 11-Décemebre à Manga, M. Dandjinou a fait savoir qu’elle aura lieu et que seuls les travaux de certaines infrastructures, notamment la voirie et les places, seront achevés. Il a déclaré que la réflexion est lancée au niveau du gouvernement pour qu’il y ait une anticipation les années à venir.
La 23e édition des Nuits atypiques de Koudougou (NAK) a ouvert ses portes, le mercredi 28 novembre 2018, dans la cité du Cavalier rouge, en présence du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé.
La Cité du cavalier rouge vibrera, du 28 novembre au 2 décembre 2018, au rythme de la 23e édition des Nuits atypiques de Koudougou (NAK), placée cette année sous le thème « Culture et migrations« . La cérémonie d’ouverture a eu lieu, le mercredi 28 novembre 2018. Selon le directeur du festival, Koudbi Koala, les 23es NAK ne diffèreront pas totalement des éditions passées.
A l’entendre, chaque festivalier y trouvera son compte. Il a, de ce fait, dévoilé les principales articulations de l’événement. Pour cette année, le village atypique est constitué de 280 stands. Les spectacles in au théâtre populaire seront assurés par 20 groupes venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Bénin et de la France. Les NAK off, quant à elles, permettront à ceux qui ne pourront pas suivre lesdits spectacles de vivre autrement les NAK. L’espace réservé aux enfants permettra à environ deux cents enfants de faire des découvertes touristiques à travers la province du Boulkiemdé. M. Koala a, en outre, égrené un chapelet de doléances dont la construction du siège définitif des NAK sur le terrain de 5 hectares attribué depuis 2006.
Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango s’est réjoui, pour sa part, de la tenue régulière des NAK et loué les efforts personnels du promoteur. Se prononçant sur le thème de l’édition, il a salué la vision « éclairée » des organisateurs qui ont mis le doigt sur un problème devenu un fléau pour l’Afrique.
Quant au parrain des NAK 2018, le président de l’Assemblée nationale (PAN), Alassane Bala Sakandé, il a invité le directeur du festival à demeurer le fil conducteur de la jeunesse burkinabè dans l’acquisition et la connaissance de sa propre culture. En ce qui concerne l’érection du siège des NAK, le PAN a promis à Koudbi Koala qu’il ne ménagera aucun effort pour le soutenir dans la recherche des financements. Mais en attendant, l’Assemblée nationale financera, a-t-il annoncé, les NAK à hauteur de 20 millions répartis sur deux années (2019 et 2020). La coupure du ruban inaugural du village atypique à la place de la Nation, la visite du site devant abriter le futur siège des NAK, et celle du siège de l’association Benebnoma ont été les derniers actes de la cérémonie d’ouverture.
Le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) célèbre son jubilé d’or, du 29 novembre au 1er décembre 2018 à Ouagadougou, à travers des journées portes ouvertes sous le thème : «Le LNBTP au cœur du génie civil : quelle importance pour les infrastructures, bilan et perspectives ».
1968 -2018, cela fait 50 ans que le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) existe. Pour marquer d’une pierre blanche ce cinquantenaire, la structure s’ouvre au grand public. Ainsi, du 29 novembre au 1er décembre 2018, elle organise des journées portes ouvertes dans l’enceinte de l’entreprise à Ouagadougou. Placée sous le thème : «Le LNBTP au cœur du génie civil : quelle importance pour les infrastructures, bilan et perspectives », la célébration de ce jubilé d’or est une occasion pour le personnel de communiquer et de communier avec des partenaires et les populations, des profanes en matière d’étude et de contrôle dans le génie civil.
«A ces journées, l’entreprise offre 25 à 50% de réduction à ceux qui le souhaitent sur certaines prestations (étude de sol et contrôle de matériaux). C’est notre contribution pour ceux qui ne disposent pas de moyens suffisants pour des contrôles de qualité », DG du LNBTP, Daouda Zongo.
Selon lui, ce cinquantenaire traduit la volonté de faire du génie civil un facteur primordial de développement. «C’est aussi une interpellation sur la nécessité de relever le défi de la professionnalisation pour un appui de qualité aux acteurs du génie civil», a-t-il souligné. Pour le Secrétaire général (SG) du ministère des Infrastructures, représentant le ministre, Parimyélé Paul Yaogo, ce jubilé d’or vient couronner les multiples efforts du personnel dans sa quête permanente de savoir- faire et d’excellence depuis 50 ans.
Un demi-siècle plein de succès
« C’est un demi-siècle d’abnégation et de professionnalisme au service des infrastructures à travers le contrôle de qualité dans le secteur du BTP. Le LNBTP fait la fierté du Burkina Faso, car il est présent dans tous les grands chantiers du ministère (les projets de constructions et de réalisation de la voirie urbaine, des pistes rurales, de la maison de la culture de Bobo-Dioulasso, la direction générale de la police et l’université Ouaga II) », a soutenu le SG. Ces propos ont été partagés par le DG Zongo, qui a relevé qu’au fil des années, sa structure est parvenue à se bâtir une grande notoriété qui fait d’elle, le laboratoire géotechnique de référence dans la sous-région avec des missions d’expertise au Mali, au Niger, au Togo et au Benin pour la réalisation de certains édifices.
Cependant des défis restent à relever. C’est pourquoi à la session extraordinaire du LNBTP, tenue le 6 novembre 2018, le 1er plan stratégique 2018-2022 a été adopté. « Il yest prévu la création de nouvelles directions en vue de réduire les délais d’intervention et de se rapprocher davantage des clients, la mise en œuvre du système de management qualité pour obtenir la certification, la construction d’infrastructures devant abriter le siège et les salles d’essais, le renforcement des équipements, du personnel et le développement de nouvelles prestations», a expliqué le DG. Mais en entendant, des actions sont déjà entamées pour relever certains de ces défis. Il s’agit, entre autres, de la création d’un guichet commercial afin de permettre aux usagers de disposer d’un cadre agréable et de réduire les délais de formalité, du renforcement des véhicules et équipements techniques, l’acquisition d’outils informatiques avec environ près de 500 millions francs CFA engagés en une année.
Le LNBTP a été créé le 13 septembre 1968, en tant qu’un établissement public de l’Etat avec pour mission les études, le contrôle technique dans le bâtiment et les travaux publics. Devenu aujourd’hui une société d’Etat, le laboratoire géotechnique de référence au Burkina Faso est membre de l’association des laboratoires du BTP en Afrique.
Abdoul Aziz Nabaloum, journaliste au quotidien « Sidwaya » Burkina Faso, Mme Agbazahou Styline Alexine Sèmévo du Bénin ont respectivement remporté le premier prix presse écrite, et le premier prix Blog du 4ème concours d’excellence en production médiatique sur la planification familiale. En radio, le premier Prix ex-æquo est décerné à Mme Eveline Apidé Yodlé Sabotant journaliste à la radio Bénin et à ROMAIN KOSSI DEKADJEVI, de la Radio Tokpa du Bénin.
Le second prix presse écrite a été attribué à Mme Nobime Flore du journal L’Evènement Précis et M. M Adanvo Isaac Houngnigbe remporte le 2e prix en blog.
Les lauréats des premiers prix de chaque catégorie recevront un ordinateur portable et un appareil photo et les seconds une tablette et une caméra.
Les prix seront décernés lors d’une cérémonie officielle le 14 décembre 2018 lors de la 7e Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou à Dakar au Sénégal.
Le 4ème concours d’excellence en production médiatique sur la planification familiale était ouvert aux journalistes des neuf (9) pays membres du Partenariat de Ouagadougou. Il a été lancé le 10 septembre 2018. Les productions en compétition devaient être publiées entre le 10 septembre et le 26 octobre 2018. 56 journalistes de tous les neuf pays du Partenariat de Ouagadougou ont participé au concours. Ils ont soumis un total de 56 productions, dont 19 en radio, 25 en presse écrite (support papier et presse en ligne) et 12 en blog.
Le jury international du concours était composé de représentants des institutions organisatrices du concours, de deux présidentes de la coalition des organisations PF de la société civile sur la planification familiale (COSCPF) de la Guinée et du Sénégal et de trois journalistes originaires du Burkina Faso, du Benin et du Sénégal.
Les coalitions se sont engagées à participer à faire une large diffusion de l’annonce du concours pour les prochaines éditions afin d’améliorer le taux de participation.
Au cours de leurs délibérations, les membres du jury ont, entre autres, salué l’organisation du concours qui contribue à la valorisation de l’information sur la PF et du travail des journalistes. Ils se sont également félicités de la qualité de la grande majorité des productions et de la diversité des thèmes abordés. Ils ont également noté les efforts déployés par des candidats pour mettre en lumière les liens entre la santé de la reproduction et d’autres problématiques comme le changement climatique et les droits humains.
L’objectif général du concours est de stimuler la production journalistique pour accompagner la dynamique mise en marche en informant le public sur les bénéfices de la PF et en responsabilisant les décideurs politiques et les responsables de programmes pour une prise de décision adéquate afin de faire avancer les objectifs des plans nationaux de planification familiale.
Prix Presse écrite et en ligne
Premier Prix : M. Abdoul Aziz Nabaloum, journaliste au quotidien « Sidwaya » (Burkina Faso) pour son article « Avortement clandestin au Burkina : la contraception pour éviter la mort» ;
Deuxième Prix : Mme Nobime Flore (Benin) auteur de l’article intitulé : « Droits sexuels et reproductifs : le non-respect des engagements du Benin pénalise sa jeunesse »
Prix Radio :
Premier Prix exæquo : Mme Evéline Akpédjé Ayodélé Sagbohan journaliste à la radio Bénin pour son émission « Au nom de la santé de la reproduction» ;
Premier prix exæquo : Romain Kossi, journaliste à Radio Tokpa pour son émission « Adaptation aux effets du changement climatique, la planification familiale, la solution oubliée ? ».
Prix Blogs
Premier Prix : Mme Agbazahou Styline Alexine Sèmévo du Bénin pour le texte paru dans son blog et intitulé : « contraception : info ou intox ? »
Deuxième Prix : M Adanvo Isaac Houngnigbe pour le texte de son blog avec le titre suivant : « La planification familiale rend-elle vraiment stérile ? »,
Le Population Council s’attelle aux questions cruciales de la santé et du développement – qu’il s’agisse d’endiguer la progression du VIH, d’améliorer la santé reproductive et d’offrir aux jeunes la promesse d’une vie satisfaisante et productive. Par ses travaux de recherche en biomédecine, en sciences sociales et en santé publique dans 50 pays, il s’efforce d’apporter avec ses partenaires des solutions qui conduisent à des politiques, des programmes et des technologies plus efficaces, pour améliorer la vie partout dans le monde. Fondé en 1952, le Population Council est une organisation non gouvernementale à but non lucratif. Il siège à New York sous la conduite d’un conseil d’administration international.
Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé en février 2011, lors de la Conférence Régionale sur la Population, le Développement et la Planification Familiale qui s’était tenue dans la capitale du Burkina Faso. Il mise sur l’engagement des gouvernements, une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays, une accélération de la mise en œuvre des interventions à haut impact et également sur une collaboration et coopération aux plans national et régional pour remédier au taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Le Partenariat de Ouagadougou compte neuf pays membres : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.
Débuté le vendredi 16 novembre dernier, le festival «Yinimbaayi» a refermé ses portes le dimanche 25 novembre 2018 à Tenkodogo.
Placée sous le thème : «A travers le développement culturel local, luttons contre la migration irrégulière», la 3e édition du festival «Yinimbaayi» de Tenkodogo a connu son apothéose le dimanche 25 novembre 2018, après 10 jours d’activités. La remise du prix Jean-Pierre-Guingané à des personnalités, une foire commerciale, des prestations d’artistes modernes et traditionnels, des jeux, une campagne de dépistage gratuit du VIH-SIDA, une rue marchande ont constitué les moments forts de cette manifestation culturelle, organisée par l’Association pour la promotion culturelle de la région du Centre-Est (APCRCE).
Le coordonnateur, Idrissa Tarnagda
Le festival Yinimbaayi, selon son coordonnateur, Idrissa Tarnagda, se veut un cadre de promotion, de valorisation et de sauvegarde des identités culturelles, d’expression, d’émulation et d’échanges. Il a, en outre, ajouté que l’un de ses objectifs est de créer une vitrine de promotion pour les artistes locaux, faire valoir leur savoir-faire, et valoriser la culture traditionnelle qui est en perte de vitesse du fait de la modernisation. «Des artistes de la région ont du mal à se faire connaître par manque de cadre d’expression. Nous avons donc pensé utile de leur donner une possibilité de s’exprimeret montrer aux yeux du monde leurs talents artistiques, en créant le festival Yinimbaayi», a-t-il précisé.
Le parrain dudit festival, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA (SP/CNLS), Dr Didier Romual Bakouan a soutenu, pour sa part, que toute approche culturelle constitue une noble initiative à saluer. «Dans la lutte contre la pandémie du SIDA, il est encourageant de voir des structures culturelles puiser dans la culture locale pour choisir les valeurs culturelles qui permettront à notre jeunesse d’avoir un comportement sexuel responsable. Nous pensons que lutter contre toutes les migrations, surtout celles qui sont irrégulières, comme l’indique le thème de ce festival, amoindrira les risques exposés au Sida», a-t-il déclaré.
Dr Didier Romual Bakouan
Et de s’adresser à la jeunesse burkinabè, et tenkodogolaise en particulier en ces termes : «Soyez responsables de vos actes, allez faire votre test, connaissez votre statut sérologique et vous allez assurer votre avenir». Quant au Directeur régional de la culture, des arts et du tourisme (DRCAT) du Centre-Est, Roland Zéssiba Massimbo, il a souligné, qu’au-delà des activités culturelles, le thème du festival Yinimbaayi a permis de tirer la sonnette d’alarme sur un phénomène (VIH/SIDA) qui décime la jeunesse.
Il paraît que la vie est chère au Faso mais il suffit de jeter un coup d’œil au bord des rues ou sous les manguiers pour se rendre compte que le compte est bon. Il paraît que la conjoncture a atteint son summum chez nous, mais le constat quotidien détrompe le plus naïf des crédules. Parfois on a l’impression que certains Burkinabè ne passent pas une minute chez eux, avec leur femme et leurs enfants. Quand je vois tous ces barbus joncher nos espaces vides à la recherche d’air pur, je perds mes mots face à leurs maux.
Chaque jour, les bars et les buvettes s’emplissent ; on lève le coude ; on dévore les poulets flambés en compagnie de « femmes en divagation ». Pendant ce temps, madame et les enfants attendent à la maison le père irrécupérable qui se dévoie. Pendant ce temps les enfants font ce qu’ils veulent entre les buissons et une classe sans avenir.
La digne mère, malgré ses efforts verra ses rejetons, entrer en brousse au grand dam de l’espoir et du grand rêve. Ces enfants ne seront rien dans ce pays, parce qu’ils ont eu la malchance d’avoir un père sans repère. Ces enfants feront partie de cette racaille qui sèmera la pagaille demain au sein de la communauté. Nous les enverrons en prison sans être à l’abri de leurs méfaits.
Il y a des parents qui s’endettent pour sauver l’avenir de leurs enfants. Il y en a qui s’endettent pour faire la fête des bêtes et en faire à leur tête. Comment peut-on prendre un prêt scolaire pour acheter la moto de la capricieuse « deuxième bureau » et renvoyer les frais de scolarité de son fils aux calendes grecs ? Quel bon père peut-il sacrifier tant l’avenir de sa progéniture au profit d’aventures éphémères et sans issue ? Comment peut-on avoir une bonne érection dehors quand chez soi à la maison, sa femme et ses enfants meurent de faim ? Quel plaisir peut-on tirer de ses turpitudes pendant que la douleur frappe au cœur de sa famille ? C’est parfois incroyable, mais un père peut laisser son fils de neuf ans avec sa mère malade à l’hôpital et aller faire le show et revenir au petit matin. Pendant que sa femme se bat contre son cancer, lui, il se débat dans les bras d’un amour d’enfer sur la « pelouse conjugale ». Carton rouge !
C’est renversant, mais un bon père peut-il se perdre au point de déménager chez la maîtresse insolente qui a battu et dénudé la titulaire sous le regard imbibé de ses enfants ? Il y a trop de mauvais exemples à donner ; trop de brebis galeuses à écarter de l’enclos, mais on ne peut balayer que chez soi. Rien ne sert donc de s’en prendre aux enfants de la rue sans remonter la pente et voir ce qui a fait germer le mal. Rien ne sert de croire en l’avenir de ce pays si les parents ne sont pas à la hauteur du b-a-ba de la responsabilité. C’est dommage que cette chronique passe comme une ritournelle ; mais elle aura au moins le mérite d’être écrite pour la conscience collective.
On peut se targuer d’être un géniteur et se vanter d’être papa ; on peut se bomber le torse dehors et jouer au roi de la basse-cour des harems de « haram » ; on peut même se faire affectueusement et ridiculement appeler dehors « guichet automatique » ou « donneur universel » ; sans un brin de bon sens, un homme aussi gaillard soit-il est un gâchis à déplorer. Et rien ne sert d’éduquer un enfant dont le père n’a rien reçu de ses parents à lui. Rien ne sert de condamner le petit voyou malfaiteur si ses méfaits sont les fruits d’un héritage familial sur fond de démission sociétale.
La relève est en panne ; demain s’éloignera de nous si nous ne prenons pas en main aujourd’hui. Il serait donc difficile, voire périlleux de céder le gouvernail de ce pays à des enfants drogués aux parents extravertis et divertis. Ce serait un coup d’épée dans l’eau que d’espérer en une génération au contrôle parental défaillant. La question est sérieuse pour ceux qui essaient de voir au-dessus de leur propre épaule ; mais la préoccupation n’est pas suffisamment prise en compte par tous les chefs de famille que nous sommes.
Et c’est dommage que nous soyons toujours dans la semoule en train de patiner en nous chatouillant du bon côté pour rire de notre propre laideur. Et depuis que l’enfant n’est plus un produit social, sa vie est une pourriture entretenue par un père sans autorité. Ça sent mauvais mais comme c’est le fils ou la fille de l’autre tant pis pour lui, dommage pour elle ! Il ne suffit pas de savoir semer si l’on ne sait pas cultiver sans couper les semis. Il ne suffit pas de savoir ou de pouvoir ensemencer sa « pondeuse » si l’on ne sait pas faire la couveuse ; il faut surtout savoir régenter les fruits de sa bavure. Et ça, très peu de pères savent le faire !
La deuxième édition du salon du e-commerce, qui se déroule à Ouagadougou du 29 novembre au 1er décembre 2018, a ouvert ses portes hier dans la capitale burkinabè, au palais des sports de Ouaga 2000. Placé sous le thème : « Contribution du commerce électronique pour l’émergence des économies africaines », cette manifestation a pour pays invité modèle le Rwanda.
« Contribution du commerce électronique pour l’émergence des économies africaines ». C’est sous ce thème que la deuxième édition du salon du e-commerce a ouvert ses portes, à Ouagadougou, au palais des sports de Ouaga 2000, le 29 novembre 2018, qui se refermeront, le 1er décembre prochain.
Selon le directeur du salon, Abraham Mano, l’objectif est de réunir en un seul endroit l’ensemble des professionnels du domaine et de montrer aux différents acteurs de l’activité économique qu’au Burkina Faso il y a tous les outils nécessaires pour faire du e-commerce. « Le numérique a la capacité de donner un souffle nouveau à l’Afrique afin qu’elle puisse participer à la 4e révolution industrielle », a-t-il avancé pour justifier le choix du thème de ce rendez-vous du commerce en ligne. L’innovation majeure de cette édition, a-t-il souligné, est la demi-journée de partage d’expériences et de networking avec le pays invité modèle, le Rwanda, le 30 novembre 2018. « On est venu ici pour partager les expériences sur notre marche vers l’adoption du digital, du e-commerce, de l’informatique. On est là pour parler de ce que le numérique a fait pour le tourisme, l’agriculture, la communication, les autres secteurs au Rwanda », a laissé entendre la vice-présidente de la chambre des TIC de Rwanda et chef de délégation, Emma M. Ndoringoma.
Et d’ajouter que le pays de Paul Kagamé est honoré d’être à cette rencontre en tant que pays invité modèle. A ses dires, la tendance au Rwanda est le tout numérique. « Il y a par exemple un service gouvernemental où l’on paye en ligne tous les services d’Etat tels la carte d’identité, le casier judiciaire, le permis de conduire pour ne citer que les trois. Tout se fait en ligne. Un citoyen n’a pas à se déplacer partout pour faire signer un papier. Il fait une demande en ligne, paye en ligne et reçoit son document en ligne », a confié Mme Ndoringoma.
Un business forum prévu
1. Pour le promoteur, Abraham Mano, l’objectif du salon est de montrer aux différents acteurs de l’activité économique, qu’il y a tous les outils nécessaires au Burkina Faso pour faire du e-commerce.
En plus de cet espace dédié au pays invité, au cours des 72 heures consacrées au commerce virtuel, la quarantaine d’exposants (dont 8 venus du Rwanda) et les visiteurs auront droit à des panels, un business forum, un e-campus, des rencontres B to B, à la soirée des e-commerce awards, a indiqué M. Mano. Pour le président de la cérémonie d’ouverture du salon, Tontama Charles Millogo, par ailleurs président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), l’avenir de l’économie burkinabè est dans le numérique. Et c’est pour cette raison que son institution s’est engagée dans la promotion des transactions électroniques à travers la mise en place du processus d’accréditation des acteurs de confiance, la formation et la sensibilisation.
Le représentant du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Joseph Zerbo, a, pour sa part, fait savoir que le développement rapide des TIC a bouleversé l’ordre des échanges commerciaux, faisant du numérique un passage obligé pour la survie des entreprises dans un marché mondial où la concurrence est rude. Et c’est conscient de ses enjeux que son département a créé une direction du e-commerce et s’est engagé dans les réformes nécessaires pour accompagner le développement de ce secteur.
Le ministre de l’Economie numérique et des Postes, patron de la cérémonie, a, par la voix de son représentant, Kondé Abdoulaye, salué cette initiative qui met en valeur le numérique, indispensable pour le développement de toute nation. C’est pourquoi il a invité les différents acteurs à exploiter judicieusement les TIC pour la promotion de leurs activités.
La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) a organisé une marche sur toute l’étendue du territoire national, le jeudi 29 novembre 2018, pour protester contre la récente augmentation du prix du carburant. A Ouagadougou, les marcheurs ont transmis leur plateforme revendicative au gouvernement, par le biais du ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré.
Plusieurs personnes sont sorties dans les rues de Ouagadougou, le jeudi 29 novembre 2018. Ce, à l’appel de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC). La foule composée, entre autres, de membres de la CCVC, de syndicats, de partis politiques d’opposition, d’élèves et d’étudiants manifestaient ainsi son mécontentement suite à la hausse de 75 francs CFA, des prix des hydrocarbures décidée en Conseil des ministres du 8 novembre 2018 et mise en œuvre le lendemain.
Outre cette revendication, les marcheurs exigent la relecture de la structure des prix des hydrocarbures, conformément aux conclusions de l’atelier du comité interministériel tenu en juillet 2009, l’audit de la SONABHY et de la SONABEL, l’identification et la saisie des biens et fonds détournés par les dignitaires du régime Compaoré, le recouvrement effectif et exhaustif des créances de l’Etat dues par tous dignitaires et opérateurs économiques, l’audit du secteur minier et la relecture des conventions passées avec les sociétés d’exploitation et surtout l’arrêt des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales. Ainsi, partis de la Bourse du travail à 9h15mn, munis de vuvuzelas, de sifflets, de pancartes et de banderoles, les marcheurs sont passés par le rond-point des Cinéastes, puis celui des Nations- unies pour rejoindre le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.
A ce niveau, les responsables de la CCVC ont transmis leur plateforme revendicative au ministre Harouna Kaboré après avoir chanté l’hymne national. Un ministre accompagné de quelques collaborateurs et sous escorte de deux gardes cagoulés. Dans la foule, les coups de sifflets et de vuvuzelas retentissent à ne point finir. « Je puis vous assurer que vos doléances seront transmises à qui de droit. J’ai bon espoir que vos légitimes revendications seront analysées. Car, nous menons un combat commun : l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè», lance le ministre Kaboré aux responsables syndicaux qu’il accompagne quelques mètres avant de prendre congé d’eux.
« Un contexte extrêmement difficile »
Il est 9h53 mn. Après une brève pause (5 minutes), les marcheurs rebroussent chemin en passant par le rond-point des Nations- unies, empruntent l’avenue Kwame- Nkrumah pour rallier le point de départ en passant en face de la cathédrale de Ouagadougou. Il est 10h42mn. Tous en sueur, la Bourse du travail grouille de monde.
2- Après avoir reçu la plateforme revendicative de la CCVC, le ministre Harouna Kaboré (droite), a promis la transmettre, le jour-même, au Premier ministre.
Les marcheurs attendent incessamment le message du 1er vice-président de la CCVC. Lorsque son nom est annoncé au pupitre, Chrysogone Zougmoré est accueilli en grande pompe. Des cris de guerre par-ci, des applaudissements par-là. Vêtu d’un tee-shirt fleuri et portant des lunettes claires, il avance au parloir. Le poing levé, il s’exclame : « Oui camarades, à l’appel de la CCVC, nous voilà debout sur l’ensemble du territoire pour dire non à la hausse des prix du carburant. Une mesure brusque, injustifiée, prise dans un contexte extrêmement difficile. Une mesure inique, cynique, prise sans état d’âme par un gouvernement exécutant au quart de tour les injonctions du FMI et de la Banque mondiale. Mais sourd et muet face aux cris de détresse des Burkinabè ».
Un tonnerre d’applaudissements et des cris de joie s’ensuivent dans l’assistance. Chrysogone Zougmoré dit à haute voix attendre un effort de guerre de la part des membres du gouvernement. Lequel effort, poursuit-il, passe par la réduction des salaires des ministres, l’annulation des privilèges dont l’eau, l’électricité, les véhicules…accordés à certaines personnalités et l’arrestation de tous les pilleurs de deniers publics. « Trop, c’est trop. Nous disons non à cette augmentation qui aura des conséquences terriblement dommageables sur nos populations, surtout les couches vulnérables. Et notre détermination à nous battre est sans faille», hurle-t-il, les poings levés.
3- Les leaders de la CCVC appellent leurs militants à rester mobilisés pour la suite de la lutte.
Quand Chrysogone Zougmoré termine son allocution, le maître de cérémonie annonce le ‘’Général’’ au parloir. Une fois ce mot ‘’Général’’ prononcé, les cris de joie des manifestants sont de plus en plus forts. Il s’agit de Bassolma Bazié, le Secrétaire général (SG) de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B). Comme à son accoutumée, il ne passe pas par le dos de la cuillère pour critiquer la réaction du gouvernement vis-à-vis de leur grève. Il estime que les « tentatives d’intimidations », de « menaces » ou de « réquisitions des agents » sont vouées à l’échec. Parce que, de son avis, la marche est un « franc succès ». A l’entendre, les syndicats qui ont refusé de prendre part à la marche ont leurs motivations. « Qu’ils sachent que l’histoire retiendra », a-t-il renchéri.
Gaspard BAYALA
Des marcheurs s’expriment
Siriki Dramé, SG/SYNATIC : « Nous sommes fiers du niveau de mobilisation, parce que les participants sont issus de plusieurs structures. Il faut saluer cet esprit de solidarité. C’est une des rares fois que l’on voit aux côtés de la CCVC, des militants de partis politiques et d’autres organisations de la société civile qui ne sont pas membres de la CCVC. Nous manifestons ensemble notre mécontentement et interpellons encore une fois le gouvernement, afin qu’il revoie ses mesures impopulaires. Il y a le prix des hydrocarbures et d’autres que le gouvernement s’apprête à prendre qui vont impacter négativement le pouvoir d’achat des travailleurs. Il s’agit spécifiquement du projet de loi organique portant fonction qui viendra annuler tous les avantages engrangés dans le cadre de la loi 081. Que ce soit ceux qui ont les statuts autonomes ou ceux qui ont des protocoles d’accords, ce projet de loi organique s’il passe à l’Assemblée nationale aura un impact négatif. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux travailleurs des médias afin qu’ils se joignent aux structures syndicales pour une lutte commune ».
Elie Tarpaga, membre d’OSC : « La marche de ce matin est juste et légitime. L’augmentation du prix du carburant intervient dans une période où le citoyen lambda ne sait plus où mettre de la tête. Il faut penser surtout aux populations pauvres de nos villages et villes. Comment vont-elles faire puisque l’augmentation va se ressentir forcément sur le coût de la vie ? Le gouvernement devrait revoir sa copie ».
Ismaël Traoré, président de l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) : « Notre marche est vraiment populaire, puisqu’elle est organisée sur toute l’étendue du territoire. Il faut que l’on puisse se battre pour la baisse des prix du carburant. Pour un étudiant, cela parait encore plus difficile puisqu’il n’y a pas de moyen de transport à coût social uniquement pour nous. Nous mettons du carburant dans nos engins pour nous rendre aux cours. Imaginez quelqu’un qui avait un budget mensuel de 1 0 000 ou 15 000 francs CFA pour son carburant. Avec cette hausse, où va-t-il avoir le surplus ? C’est vraiment difficile et je crois que les autorités doivent avoir pitié de nous et du peuple en général, parce que le coût de la vie ne fait que se renchérir »
Aristide Ouédraogo, président du Front patriotique pour le renouveau (FPR) : « Si je suis présent à la marche, c’est d’abord parce que je suis citoyen. Et je ne suis pas d’accord avec l’augmentation des prix des hydrocarbures. Je suis également représentant de parti politique. C’est pour cela que l’ensemble des partis politiques sous la houlette du chef de file de l’opposition actuellement en mission et que nous représentons disent leur ras-le-bol. Il n’est pas question que les Burkinabè acceptent cette hausse. C’est une mesure de trop, nous demandons au gouvernement d’avoir pitié du peuple parce qu’il souffre ».