L’Air du Temps: « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux »

0

(Nouveau Testament I Timothée, VI)

« L’appétit vient en mangeant »(dicton populaire). Débrouiller (africanisme) n’est pas voler, dit encore avec humour, une boutade bien connue. 

Les ennuis d’un grand patron de véhicules automobiles ces jours-ci au pays des samouraï confirment bien à nous autres pays aux chefs d’Etat inamovibles que l’humain, toutes races confondues, a la boulimie du pouvoir et de l’argent, vert-dollar ou …. blanc-cauris !

On savait depuis Vespasien que l’argent n’a pas d’odeur ; aujourd’hui, il n’a pas de couleur et même quand on le dit…sale, il n’en circule pas moins allègrement et ne souille pas beaucoup de mains. En Afrique on dit : « manger l’argent » ; ici comme ailleurs, ça se digère bien, sans bicarbonate !

 

Puisse notre fabricant de chars à moteur ne pas attraper la jaunisse et encore moins, être tenté par le …harakiri ! Ce serait un peu fort de « saké », car ces gens-là (magnats) aiment la vie et ses bonnes choses !

Mounir

PS : A propos, voilà un métier à créer : laveur d’argent sale !…

Union des parlementaires africains: Alassane Bala Sakandé investi président

Le Président de l’Assemblée nationale (PAN) du Burkina, Alassane Bala Sakandé, a pris les commandes du Comité exécutif de l’Union des parlementaires africains (UPA), le lundi 26 novembre 2018 à Abidjan (Côte d’Ivoire), siège de l’institution. Cette passation des charges s’est déroulée en présence du président sortant, Cypriano Cassama, président de l’Assemblée nationale de la Guinée-Bissau.

Dans un discours prononcé au cours de la cérémonie, le président sortant a fait le bilan de ses deux ans passés à la tête de l’UPA. Un bilan que son successeur, Alassane Bala Sakandé a jugé riche au regard du parcours réalisé et des résultats acquis dans des conditions difficiles. Alassane Bala Sakandé a réitéré ses félicitations à son prédécesseur pour le travail abattu. En ce qui le concerne à la présidence de l’UPA, Alassane Bala Sakandé dit placer son mandat sous le signe de l’action. Il s’agit de l’action de consolidation des acquis capitalisés, mais aussi, la poursuite des réformes nécessaires au renforcement de l’UPA.

En d’autres termes, il s’agira de poursuivre le renforcement de la représentation et du rayonnement de l’UPA sur l’échiquier international. Quant aux réformes envisagées, Alassane Bala Sakandé indique qu’il est urgent pour l’UPA de disposer d’un plan stratégique et d’ajuster ses textes à de nouveaux besoins et à de nouvelles exigences qui sont entre autres, le besoin de prendre en compte le principe de la présidence tournante, le besoin de renforcer le développement du partenariat et la mobilisation des ressources, et enfin, le besoin de renforcer la prise en compte de la problématique des jeunes et des femmes au niveau institutionnel de l’UPA.

En somme, les chantiers sont immenses et c’est pourquoi, Alassane Bala Sakandé aura besoin de mobiliser toutes les énergies pour atteindre les résultats escomptés. Alassane Bala Sakandé a rendu un hommage appuyé à la Côte d’Ivoire qui abrite le siège de l’UPA depuis sa création en février 1976. Il a indiqué : « Au-delà du fait d’être le pays hôte de l’UPA, la Côte d’Ivoire est aussi pour moi une seconde Patrie au regard des liens historiques, séculaires et particulièrement solides qu’elle entretient avec le Burkina Faso. C’est vous dire le plaisir qui est le mien de me retrouver parmi mes frères et sœurs ici en Côte d’Ivoire, terre d’hospitalité et de fraternité ».

Aussitôt, la cérémonie finie, Alassane Bala Sakandé et Cypriano Cassama se sont rendus à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire où ils ont eu une séance de travail avec leur homologue ivoirien, Guillaume K. Soro.

Issouf ZABSONRE

Attaché de presse

Ambassade du Burkina Abidjan

 

Sécurité dans la région sahélo-saharienne : Un coup d’accélérateur au Processus de Nouakchott

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération en collaboration avec la commission de l’Union africaine (UA) organise, les 26 et 27 novembre 2018 à Ouagadougou, une réunion ministérielle de relance du Processus de Nouakchott pour la promotion de la paix et de la sécurité dans la région sahélo-saharienne.

 La réponse aux défis de la paix et de la sécurité dans l’espace sahélo-saharien nécessite une approche régionale concertée. C’est fort de cette conviction, que la commission de l’Union africaine (UA) a lancé, le 17 mars 2013 en Mauritanie, le Processus de Nouakchott pour la promotion de la paix et de la sécurité dans la région sahélo-saharienne. Pour réactiver ce processus, les acteurs des pays membres se réunissent à Ouagadougou, les 26 et 27 novembre 2018. Il s’agit pour eux d’examiner, à nouveau, la situation sécuritaire et politique de la région et d’identifier les vecteurs pertinents de revitalisation du Processus de Nouakchott, afin de stimuler la coopération et la coordination des Etats membres. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, la bande sahélo-saharienne s’est muée insidieusement en une zone d’incubation de l’extrémisme religieux, du terrorisme et de trafic illicite de drogue et d’armes. Toute chose, à son avis, qui constitue une menace réelle de déstabilisation de l’ensemble de la région du Sahel. D’où la raison d’être pour lui, de l’initiative du Processus de Nouakchott qui traduit la volonté de venir au chevet d’une zone qui s’est retrouvée dans la tourmente du terrorisme.

C’est moins la multiplicité des acteurs sur le terrain, a soutenu le ministre Barry, que la synergie d’actions et la mutualisation des efforts qui concourront à garantir la paix et la stabilité de la zone. «Au regard de la complexité de la lutte contre le terrorisme et des difficultés économiques auxquelles nos pays sont confrontés, la synergie d’actions reste l’une des meilleures alternatives pour endiguer le phénomène», a-t-il ajouté. Il a donc formulé le vœu que cette rencontre puisse donner un coup d’accélérateur aux initiatives de paix et de sécurité dans la zone sahélo-saharienne.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, Smaïl Chergui, a souligné que cette rencontre qui est la 5e du genre se déroule dans un contexte de persistance de la menace terroriste conjuguée à d’autres maux, tels l’extrémisme violent, la criminalité organisée, et les affrontements communautaires. Cette réalité, a-t-il mentionné, est particulièrement préoccupante dans la bande sahélo-saharienne, car aucun Etat de cet espace n’est actuellement épargné. Depuis le lancement du processus, a-t-il fait savoir, des progrès réels dans le domaine de la coopération sécuritaire sont enregistrés.

La nécessité d’une approche collective

Cependant, a signalé M. Chergui, une implication collective et constante des Etats est nécessaire afin que les résultats soient durables. Il a relevé quelques pistes de réflexion de la rencontre. Ce sont, entre autres, instaurer une présidence tournante, renforcer l’implication et l’appropriation par les Etats membres, s’accorder sur un format unique du cadre des échanges pour assurer la  continuité et la cohérence des futures réunions tant au niveau technique que politique et instituer une réunion annuelle de coordination entre différentes parties prenantes africaines et internationales, intervenant dans la bande. « Le renforcement de notre coopération via le partage d’informations, la synergie  de nos actions respectives ainsi que la mise en commun de nos ressources sont les seules garanties du succès afin de répondre aux attentes légitimes de nos populations en matière sécurité et de paix », a affirmé M. Chergui. Il a fondé l’espoir que la rencontre de Ouagadougou puisse « accoucher » une feuille de route pratique et ambitieuse pour redonner corps au Processus de Nouakchott.

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali, Mahamat Saleh, a renchéri que l’espace sahélo-saharienne est devenu un arsenal d’armes à ciel ouvert se transformant peu à peu en un sanctuaire de terrorisme.  La lutte contre ce phénomène, a-t-il suggéré, mérite d’abord que l’on ait de meilleurs renseignements. C’est en cela que M. Saleh trouve la pertinence du Processus du Nouakchott, qui a été fondé sur l’échange de renseignements. Cette initiative vise à faciliter le renforcement de la coopération en matière de sécurité entre les pays du Sahel et à contribuer à la mise en œuvre opérationnelle de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région. Il est dirigé par l’UA à travers la Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) et regroupe 11 pays, à savoir l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad.

Kowoma Marc DOH

kowomadoh@gmail.com

 

Salon de l’élevage : Les productions animales pour booster l’économie

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a donné le top de départ de la première édition du Salon de l’élevage du Burkina Faso (SABEL) hier, mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou, en présence du ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani.

Des centaines d’éleveurs, producteurs, transformateurs et commerçants de produits animaliers et halieutiques et des partenaires techniques et financiers du pays des Hommes intègres  sont réunis, depuis hier mardi 27 novembre 2018 sur le site du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), pour la première édition du Salon de l’élevage du Burkina Faso (SABEL). L’évènement, dont le top de départ a été donné par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, leur permettra de réfléchir à la «Place des productions animales et halieutiques dans le développement des bases productives et de compétitivité de l’économie nationale ». Ainsi, il est prévu des colloques, des conférences et des panels sur le thème et des sous-thèmes au nombre desquels, le « Développement des chaînes de valeur dans les filières animales et opportunité de création d’emplois », « Le contrôle qualité des médicaments vétérinaires » et « Le rôle et la place des ânes dans les moyens d’existence des populations »…

En outre, sur le site du SIAO, il y a plusieurs stands où sont exposés des animaux, des produits animaliers, des aliments et médicaments pour l’élevage. Pour le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, le SABEL vise, d’une part, à capitaliser les avancées  enregistrées par le pays dans le sous-secteur des productions animales et halieutiques et, d’autre  part, à restaurer un espace international de concertations, d’échanges d’expériences et de savoir-faire entre acteurs des chaînes des valeurs. Ce, a-t-il dit, afin de booster davantage les productions et rendre plus compétitifs les différents produits de ce sous-secteur porteur de croissance. «Je suis convaincu que cette initiative sera non seulement d’un apport considérable à l’élevage et à la pêche, mais aussi aux industries animales », a-t-il soutenu. Sa certitude a été partagée par son homologue de la Côte d’Ivoire, Kobenan Kouassi Adjoumani, par ailleurs parrain de la première édition du SABEL.

Augmenter le budget alloué à l’élevage

A ses dires, le salon tracera les sillons d’un développement harmonieux de l’élevage en vue de l’atteinte des objectifs de développement durable. «Il offre de nombreuses opportunités d’investissements et d’emplois et surtout de renforcement de l’intégration régionale », a-t-il indiqué.  Sur le dernier point, il s’est réjoui du choix de sa personne comme parrain. Un fait qui démontre selon lui, l’excellence des relations entre son pays et le Burkina Faso.

A ce sujet, il a relevé qu’outre la frontière commune, les deux pays sont liés par des relations économiques privilégiées qui leur permettent de satisfaire des besoins vitaux en matière de produits alimentaires. « En 2017, ce sont plus de 86 000 bovins et 166 000 petits ruminants qui sont partis du Burkina Faso vers la Côte d’Ivoire contre des milliers de tonnes de produits halieutiques dans le sens inverse »,  a-t-il étayé. De ce fait, il a certifié que le SABEL permettra aux deux pays de renforcer leurs échanges, de partager leurs expériences, afin de rendre plus dynamique ce secteur d’activité dans l’intérêt de leurs économies. Dans ce sens, la Côte d’Ivoire dispose d’un stand où elle expose son savoir-faire en matière d’élevage. En attendant les partages d’expériences, le représentant des acteurs de toutes les filières des ressources animales et halieutiques, Sié Seydou Coulibaly, s’est réjoui de la tenue du SABEL.

Pour lui, il était temps de créer le salon, vu que l’élevage occupe plus de 80% des Burkinabè actifs et contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 18% et 26% pour les recettes d’exportation. « Nous remercions le gouvernement pour l’initiative. Nous souhaitons que l’évènement soit pérennisé et qu’il ait son propre site », a-t-il sollicité. M. Coulibaly a, au nom des éleveurs du Burkina Faso, demandé au Président du Faso d’augmenter la part du budget national alloué à l’élevage qui est en ce moment de 1%.

                                                                              Eliane SOME

                                               elianesome4@gmail.com


Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré : « Nous devons travailler à avoir un label »

Après avoir fait le tour des stands où sont exposés des animaux et le savoir-faire des acteurs des différentes filières des ressources animales et halieutiques dans le domaine de l’élevage, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a soutenu que le SABEL est une occasion d’encourager les producteurs et de rendre visible l’action des Burkinabè dans le domaine de l’élevage. Pour lui, le salon est également une belle opportunité qui est donnée à l’ensemble des acteurs du Burkina Faso et d’autres pays d’échanger  sur les chemins à emprunter pour que l’élevage qui joue déjà un rôle majeur se développe davantage. « Pour cela, nous devons améliorer la quantité et la qualité de la production. Nous devons travailler aussi pour avoir un label, de manière à pouvoir vendre en dehors de nos frontières », a-t-il expliqué. A l’écouter, l’élevage est un domaine important qui emploie beaucoup de personnes et dans lequel l’autonomisation économique de la femme peut être atteinte. De ce fait, il a annoncé que son gouvernement analysera la doléance des acteurs du domaine, qui souhaite une augmentation du budget national alloué au secteur. En outre, il a remercié le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques de la Côte d’Ivoire, Kobenan Kouassi Adjoumani, pour avoir accepté de  parrainer le SABEL. Cela témoigne selon lui, de la qualité des relations entre les deux pays.

E.S

Promotion de la paix en Afrique : Le commissaire de l’UA, Smaïl Chergui, fait Officier de l’Ordre national burkinabè

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a remis au nom du Président du Faso, les insignes d’Officier de l’Ordre national burkinabè, au commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité, Smaïl Chergui, pour ses efforts en faveur de la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso et dans la sous-région.

Présent au Burkina Faso dans le cadre d’une réunion du Processus de Nouakchott, le commissaire de l’Union africaine (UA) pour la paix et la sécurité, Smaïl Chergui, a été fait Officier de l’ordre national burkinabè. C’était le lundi 26 novembre 2018, lors d’un dîner offert par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, à sa résidence à Ouagadougou. A entendre le chef de la diplomatie burkinabè, le président du Faso a bien voulu distinguer le commissaire Chergui pour tous ses efforts en faveur de la paix en Afrique et surtout au Burkina Faso. «Tout le monde se souvient de l’engagement pris par l’Union africaine en 2015 notamment lorsqu’elle accompagnait le Burkina Faso lors du coup d’Etat avec des déclarations fortes et vigoureuses pour faire échouer le putsch qui venait d’être perpétré », a-t-il rappelé.

Smaïl Chergui, a poursuivi le ministre Barry, est l’un des acteurs de cette position de l’Union africaine qui a également accompagné le processus de la Transition et surtout la relance économique du Burkina Faso. « Après la mise en place du gouvernement en 2016, l’UA a accompagné le Burkina Faso pour la table ronde des partenaires à Paris sur le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES)», a-t-il justifié. Alpha Barry a ajouté l’engagement « soutenu et inlassable » actuel du commissaire Chergui et de l’UA pour aider le Burkina Faso à relever les défis sécuritaires auxquels il fait face. « C’est pour tous ses efforts, que le président du Faso a bien voulu décerner cette distinction au commissaire Chergui qui était l’homme-orchestre de cette situation et qui l’est toujours », a-t-il fait savoir. Après sa décoration, Smaïl Chergui dit être animé par des sentiments d’humilité et de fierté. « J’ai un très grand respect pour le peuple du pays des Hommes intègres et j’ai également une très grande reconnaissance et une gratitude absolue pour le président du Faso qui m’a honoré aujourd’hui de ce geste combien distinctif et important pour moi, ma famille et ma carrière », a-t-il confié d’emblée. Le récipiendaire a précisé que les mêmes sentiments de respect, d’attachement et de détermination à travailler avec le Burkina Faso animent aussi le président de la commission de l’UA et son président, Moussa Faki Mahamat. D’ores et déjà, le commissaire de l’UA en charge de la paix et de la sécurité a promis l’engagement de l’organisation à soutenir le Burkina Faso dans la difficile situation sécuritaire qu’il vit. «C’est d’ailleurs le sens de l’organisation de la conférence sur le Processus de Nouakchot à Ouagadougou pour dire au Burkina Faso et à son peuple qu’ils ne peuvent pas être seuls dans cette lutte contre une menace globale », a-t-il soutenu. Smaïl Chergui a annoncé que « les prochains jours, l’UA livrera des équipements sensibles » au Burkina Faso pour l’aider dans sa lutte contre le terrorisme.

Jean-Marie TOE

Protection sociale: Des acteurs partagent les résultats de la déclaration d’Abidjan

0

Le Réseau multi-acteurs de protection sociale du Burkina Faso partage, les 26 et 27 novembre 2018 à Ouagadougou, avec les mouvements sociaux et les cadres gouvernementaux, les résultats de l’atelier sur les stratégies d’extension de la protection sociale en Afrique, tenu en novembre dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire.

 Promouvoir des actions en synergie avec les mouvements sociaux, les organisations syndicales, le patronat, pour étendre la protection sociale aux groupes vulnérables ou marginalisés, encourager toutes les initiatives financées par la communauté internationale et les partenaires au développement. Telles sont, entre autres, les conclusions des travaux de l’atelier continental de formation et d’échanges sur les stratégies d’extension de la protection sociale en Afrique. Cet atelier a été organisé, du 23 au 25 novembre 2017, à Abidjan en Côte d’Ivoire, en marge du sommet Union européenne (UE)/Union africaine (UA). C’est la restitution de ces résultats qui réunit les cadres techniques gouvernementaux, les institutions régionales continentales, ainsi que les mouvements sociaux, les 26 et 27 novembre 2018 à Ouagadougou. Selon l’Organisation internationale de travail (OIT), plus de 73% de la population mondiale n’a pas accès à la protection sociale et dans certains pays africains, les populations qui ne jouissent pas de leurs droits à la protection sociale avoisineraient même 90%. C’est la raison pour laquelle, le Coordinateur continental solidarité mondiale (WSM), Uzziel Twagilimana, a noté qu’il est opportun que tous les acteurs se donnent la main, pour que tous les travailleurs, y compris ceux vivant dans des conditions difficiles en milieu rural et dans l’économie informelle, puissent jouir de leurs droits à la protection sociale. « Nous voulons élargir la formation à une trentaine de personnes du Burkina Faso et nous souhaitons que les mouvements sociaux, les cadres gouvernementaux et les syndicats travaillent de concert, afin que la protection sociale soit une réalité au pays des Hommes intègres », a fait savoir  M. Twagilimana. Le représentant de l’ambassadeur du royaume de Belgique, Olivier Savadogo, a, pour sa part, indiqué que la protection sociale est un droit humain fondamental et un des instruments les plus efficaces pour combattre la pauvreté. A son avis, elle est aussi nécessaire pour instaurer un développement durable, équitable, solidaire et inclusif. « La Belgique possède un des systèmes de sécurité sociale les plus développés du monde et fort de sa propre histoire et expérience, elle a toujours veillé à soutenir la mise en place et l’extension de système de protection sociale dans le monde », a-t-il soutenu. Et de poursuivre que les conclusions d’Abidjan qui seront partagées avec les acteurs, permettront de faire des avancées significatives sur la promotion de la protection sociale au Burkina Faso.

Afsétou SAWADOGO

Programme emplois-jeunes pour l’éducation nationale: Les professeurs, recrutés, broient du noir

0

Le bureau de la coordination des professeurs du programme emplois-jeunes pour l’éducation nationale, a animé une conférence de presse, le mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou. La structure a exposé aux journalistes, les difficultés auxquelles ses membres sont confrontés.

Dans le cadre du «Programme emplois-jeunes pour l’éducation nationale (PEJEN)», 9450 jeunes ont été recrutés de 2016 à 2018, pour appuyer les professeurs titulaires sur le terrain. Trois années après le premier recrutement, les professeurs du PEJEN appellent le gouvernement au respect des engagements des clauses du contrat qui les lie. A cet effet, le bureau de la coordination du PEJEN a rencontré les journalistes, le mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou, pour exposer ses préoccupations. Selon le Secrétaire général (SG) de ladite coordination, Larba Pierre Tindano, recrutés avec un niveau BAC + 2, le gouvernement leur avait promis l’intégration à la Fonction publique, pour ceux qui désirent faire carrière dans  l’enseignement après les trois années  passées sur le terrain. Il y avait également, a-t-il ajouté, la promesse des logements proches des établissements où, ils enseignent et des encadrements pédagogiques appropriés.

Du respect des clauses du contrat

Selon M. Tindano, les clauses du contrat n’ont pas été respectées. Car, a-t-il dit, «au terme des trois années sur le terrain, le gouvernement ne s’est toujours pas prononcé sur l’intégration promise de ces professeurs dans la fonction publique.  Aussi, face à l’augmentation du prix du carburant, et vu la distance que nous parcourons pour dispenser les cours, il y a lieu de revoir la prise en charge qui est de 100 000 F CFA, le mois». Pour son adjoint, Assane Zoromé, après trois mois de formation initiale et trois mois de stage, ils ont été mis sur le terrain avec pour promesse, la formation continue, ce qui n’est pas effectif dans la plupart des cas. «Nous, professeurs du PEJEN, manquons de formations continues et de matériel didactique. Sous prétexte que nous ne sommes pas des professeurs titulaires, lors des corrections des sujets des examens du BEPC, nous sommes exclus », a-t-il laissé entendre. Las d’attendre, les bénéficiaires de ce programme, a rappelé le SG Tindano, ont décidé d’agir en interpellant le gouvernement à travers des manifestations publiques le 1er octobre, et le 6 novembre 2018. « Au regard des énormes sacrifices faits sur le terrain, le bureau prend l’opinion publique à témoin, et demande au gouvernement burkinabè leur intégration dans un bref délai », a-t-il interpellé.

Emilienne COMPAORE

(Stagiaire)

 

 

Mod’Afrik 2018 : La mode pour lutter contre les grossesses non désirées

0

Une soirée caritative et un défilé de mode ont été organisés, le samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou. C’était à l’occasion de la 5e édition de Mod’Afrik, placée sous le thème : « VIH/SIDA et grossesses non désirées chez les adolescentes« .

Les jeunes filles, selon des études, sont de plus en plus exposées aux grossesses non désirées et aux Infections sexuellement transmissibles (IST). Forts de ce constat, les initiateurs de Mod’Afrik ont organisé, à cet effet, les 24 et 25 novembre 2018 à Ouagadougou, la 5e édition de ladite manifestation culturelle sous le thème : « VIH/SIDA et grossesses non désirées chez les adolescentes« . Dans le cadre des activités prévues, une soirée caritative et un défilé de mode ont eu lieu, le samedi 24 novembre 2018, à la salle des fêtes de Ouaga 2000. Le public a ainsi eu droit à la présentation de modèles créés par dix-sept stylistes venus d’horizon divers. Quant au gala de bienfaisance, il a permis de récolter la somme de 300 000 F CFA. La promotrice de l’événement, Korotimi Derchef alias Koro D.K. a dit s’être engagée à mettre son travail au service de la cause humanitaire, et ce, depuis des années. «Ces fonds levés à l’occasion de cette soirée-gala et la vente aux enchères des tenues serviront à venir en aide aux adolescentes », a-t-elle confié. Une initiative saluée par les autorités présentes à la cérémonie. En effet, pour le professeur gynécologue obstétricien, Charlemagne Ouédraogo, les jeunes et les adolescents occupent 44 % de la population burkinabè. A l’entendre, celle-ci est influencée par la prévalence élevée des grossesses non désirées, des avortements clandestins, et qui entraînent des complications obstétricales et même la mort. Le Pr Ouédraogo a, en outre, expliqué que le taux du VIH est plus élevé dans la tranche d’âge des 10 à 24 ans. Selon lui, ce phénomène est la conséquence de la sexualité précoce et mal organisée. « Malgré, les nombreux efforts du gouvernement burkinabè, le taux de prévalence s’élève encore à 1% », a-t-il soutenu.  De l’avis du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Hélène Marie Marchal Ilboudo, ce chiffre pourrait être revu à la hausse, si l’on prend en compte les personnes vivant avec un handicap, chez qui, le taux de VIH/SIDA est à plus de 4%. « Il ne faut donc pas oublier cette couche qui peut jouer sur les chiffres », a-t-elle déclaré. Mod’Afrik se veut un rendez-vous biennal des grands créateurs de mode africaine et dont le principal objectif est de s’en servir pour «mener des actions de bienfaisance».

Delphine SIDBEGA

(Stagiaire)

Numérisation de l’administration publique: Les services informatiques s’approprient les systèmes d’information

0

 La direction générale des technologies de l’information et de la communication organise, du 27 au 30 novembre 2018 à Ouagadougou, un séminaire de formation sur les systèmes d’information au profit des directions en charge des services informatiques.

Le ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes, s’inscrit dans l’élan gouvernemental de digitaliser l’administration publique. A cet effet, du 27 au 30 novembre 2018, la Direction générale des technologies de l’information et de la communication (DGTIC) organise un séminaire de formation sur la question. Pendant quatre jours, une cinquantaine de participants issus des Directions en charge des services informatiques (DSI) vont s’approprier les méthodes et techniques d’élaboration des Schémas directeurs des systèmes d’information (SDSI). Selon le formateur, par ailleurs directeur général du cabinet NeXT’s, Stéphane Sanou, ces schémas directeurs sont à la base de l’informatisation des différentes institutions. « Dans le cadre du présent séminaire, il s’agit de dérouler le principe de conception des schémas directeurs allant de la collecte des besoins à l’appel d’offres, c’est-à-dire au choix du prestataire et à la conduite du projet de conception de ces schémas », a-t-il précisé. Les participants vont également se familiariser avec de nouveaux métiers à l’image de la fonction de ‘’Content manager’’ (ceux qui sont chargés par exemple, des contenus des pages web et réseaux sociaux des ministères), a indiqué Stéphane Sanou. Car, a-t-il dit, les métiers des DSI ne se limitent pas seulement aux systèmes d’information, aux réseaux, aux logiciels, etc. Pour le représentant de la ministre en charge de l’économie numérique, Kisito Traoré, l’objectif principal de cet apprentissage est d’outiller les acteurs du numérique pour bien planifier le processus de digitalisation de l’administration publique. La formation vise également à renforcer les capacités techniques des DSI en vue de l’accélération de cette numérisation des structures publiques, a-t-il ajouté. Il a rappelé l’importance des SDSI qui constituent un dispositif de planification indispensable pour garantir la cohérence des actions de transformation numérique. C’est aussi, a-t-il expliqué, un puissant outil de mobilisation de financement par le biais d’un pilotage opérationnel et stratégique efficace des systèmes d’information.

Mieux maîtriser la transformation numérique

« Accroître la capacité des DSI dans la planification pour le développement des systèmes d’information va contribuer à mieux maîtriser la transformation numérique des secteurs de développement socioéconomique du Burkina Faso », a rapporté Kisito Traoré. Il a traduit la reconnaissance de la ministre en charge de l’économie numérique à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) pour son appui à l’organisation du séminaire. De l’avis du directeur général des technologies de l’information et de la communication, Izaï Toé, la tenue de ce séminaire traduit la volonté du gouvernement de prioriser le capital humain pour édifier une administration électronique efficace. Le séminaire de formation se déroule en partenariat avec le cabinet tunisien PROWAY Consulting, leader de l’établissement des schémas directeurs des systèmes d’information.

Boukary BONKOUNGOU

Gestion des déchets médicaux : Des experts élaborent une feuille de route

L’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) organise, du 27 au 29 novembre 2018 à Ouagadougou, un atelier régional sur l’opérationnalisation de la gestion des déchets liés aux soins de santé en Afrique de l’Ouest. Les experts vont élaborer une feuille  de route pour une gestion harmonisée durable dans l’espace communautaire.   

 Les déchets médicaux sont des déchets issus des activités de soins prodigués  dans les centres de santé. Ce sont pour la plupart les  emballages, les seringues, les compresses, les objets tranchants et les liquides biologiques (l’urine et le sang)  et  les eaux usées. Ces déchets, mal détruits,  constituent un réservoir de micro-organisme  susceptible  d’infecter les patients, les personnels de santé,  les populations et d’affecter  l’environnement. Et pour preuve, en 2000, l’OMS a estimé que les accidents avec les déchets piquants/tranchants, ont causé 66 000 cas d’infection par le virus de l’hépatite B, 16 000 cas pour l’hépatite C et 200 à 5000 pour l’infection à VIH chez le personnel  de soins. Malgré ces grands risques,  l’existence des politiques en la matière,  comme les directives  sur la prévention et le contrôle des infections, les procédures de gestion des  déchets médicaux, continuent d’être mal gérées dans l’espace CEDEAO. Des actions urgentes s’imposent. C’est pourquoi, l’Organisation ouest- africaine de la santé (OOAS) organise, du 27 au 29 novembre à Ouagadougou, un atelier régional pour   opérationnaliser la gestion des déchets liés aux soins de santé en Afrique de l’Ouest.  Il a réuni les experts de la question de l’espace communautaire dans le but d’identifier une feuille de route pour une gestion harmonieuse et durable  des déchets médicaux au sein  des pays membres.  Le représentant du ministre de la Santé, Dr Isaïe Médah, et directeur général de la  santé publique, a relevé qu’en en 2015, une évaluation conjointe de l’OMS et de l’UNICEF, réalisée sur 52 674 établissements sanitaires dans 24 pays de la zone Afrique dont 10 pays de l’espace CEDEAO, a ressorti qu’à peine plus de la moitié disposait de systèmes adaptés pour éliminer les déchets médicaux en toute sécurité.  La majorité des soins en Afrique de l’Ouest n’assure pas correctement la gestion des déchets médicaux. Pour lui, plusieurs raisons  expliquent cette gestion inappropriée. Ce sont la faiblesse des cadres législatifs et règlementaires, l’insuffisance de communication et de formation pour un changement de comportement. A cela s’ajoute l’absence de ressources financières. « L’atelier qui nous réunit se veut une plateforme de réflexion de tous les acteurs concernés par la gestion des déchets liés aux soins de santé », a déclaré le représentant du directeur général de l’OOAS, Me Ely Noël Diallo.

Le soutien de la Banque mondiale

Une rencontre qui vient à point nommé, selon le représentant du représentant- résident de la Banque mondiale au Burkina, Christophe Rockmore, dans la mesure où, elle contribue à accélérer le processus d’opérationnalisation.  Dans ce sens, il a confié que le groupe de la Banque mondiale s’est engagé à aider les pays à renforcer leurs systèmes de santé en vue du bien-être des individus et des sociétés.  Dans le cadre de la gestion des déchets médicaux, la Banque mondiale a déjà appuyé la CEDEAO dans l’élaboration des plans stratégiques nationaux de gestion des déchets médicaux, de déchets dangereux et leur exécution.  Le représentant de l’OOAS a rappelé que des actions urgentes ont été menées dans le sens d’une amélioration de la gestion des déchets médicaux. Il s’agit d’études pour l’évacuation de la situation en matière de gestion des déchets médicaux, d’élaboration de plans nationaux, guides et autres outils de gestion. Il y a eu également la dotation en incinérateurs et la formation des acteurs.

 Mariam OUEDRAOGO

mesmira14@gmail.com