Journée internationale des personnes âgées: Concertation entre papys et mamies

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La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, a présidé, le lundi 26 novembre 2018 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les membres des organisations de personnes âgées.   

 Les personnes âgées représentent 5,1% de la population burkinabè, selon l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD). Conscient des nombreuses difficultés auxquelles elles sont confrontées, le gouvernement burkinabè, à travers le ministère en charge de la solidarité nationale, a pris en compte cette catégorie « spécifique » dans les politiques gouvernementales. A cet effet, le premier responsable du département en charge des personnes âgées, Laurence Ilboudo, les a rencontrées, le lundi 26 novembre 2018 à Ouagadougou. « Il est bon que nous puissions discuter avec eux, pour voir les acquis dans le domaine de leur protection et promotion, et redéfinir leur cadre de dialogue pour un environnement épanouissant et agréable.

Le cadre national des personnes âgées a déjà un cadre certes, mais nous voulons mieux l’institutionnaliser », a précisé la ministre. Selon elle, la loi n°024 votée en 2016, incluant la protection et la promotion des personnes âgées, des décrets d’application de cette loi sont en lecture. Et, il est de leur ressort de suivre et d’accélérer le processus. Pour le président du Conseil national des personnes âgées (CNPA), Vitalien Poda, le bureau compte travailler avec le ministère en charge de la solidarité nationale, pour le bien de tous.

Emilienne COMPAORE

(Stagiaire)

 

 

Flash: vaste campagne de contrôle des engins

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La Police nationale et la Police municipale ont entamé une vaste campagne de contrôle des engins à deux, trois et quatre roues dans la capitale burkinabè. Cette opération permettra aux populations d’être en règle vis-à-vis de la loi pour tous les usagers de la route, qui ne disposent pas de documents de leurs engins. En outre, elle permettra à certaines personnes de retrouver leurs biens volés. Si l’opération est à saluer, il convient aussi de relever les frustrations qu’elle créée. Car, des propriétaires de nouvelles motos sans plaque d’immatriculation, qui   disposent tout de même de documents en bonne et due forme, ont vu leurs engins retirés. Pis, ceux-ci ont payé une contravention pour entrer en possession de leurs motos.  Il faudrait donc que la hiérarchie policière veille à ce que cette opération ne soit pas une porte ouverte au racket injustifié et injustifiable.

Abdel Aziz NABALOUM

Festival artistique et culturel de Imasgo : La renaissance culturelle de la «cité des éphémères frais »

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La commune de Imasgo, située à 25 km de Koudougou (province du Boulkiemdé), a abrité, du 23 au 25 novembre 2018, la 1re édition du Festival artistique et culturel de Imasgo (FACI). Elle a réuni les ressortissants de la localité autour du thème : « La culture, socle de tout développement ». 

Après quatorze années d’absence, le festival Wuiré renaît de ses cendres, sous l’appellation Festival artistique et culturel de Imasgo (FACI). La trouvaille est de l’artiste musicien Martin N’terry, fils de la localité, résidant aux Etats-Unis d’Amérique. Organisée par l’actuel conseil municipal de Imasgo, dirigé par Tanga Ramdé, la première édition du FACI a eu lieu, du 23 au 25 novembre 2018, dans «la cité des éphémères frais ». Pendant 72 heures, celle-ci a ainsi vibré au rythme des danses et musiques traditionnelles du terroir.  Venues des huit villages de la commune et des localités environnantes, dix-huit troupes de danse se sont exprimées en Warba, Wuiré, Boongo et autres sonorités à la Maison des jeunes de   Imasgo, site de l’ancien festival Wuiré.  Pour ce premier rendez-vous, huit troupes étaient en compétition. La première place a été remportée par la troupe warba du village de Pinou. Elle a été secondée par celle du village de Bissiguin. Les cinq premiers ont été primés avec respectivement 45 000 FCFA, 35 000 FCFA, 30 000FCA, 25 000FCFA et 20 000 F CFA.  Quant aux trois derniers, ils ont tous reçu des primes de participation de 15 000FCFA chacune. Le FACI 2018 a été également marqué par une brochette d’artistes-musiciens modernes, tous natifs de la localité (Ramdess, Kenzo Faso, David et Sylvestre). Aussi, pour mieux susciter l’intérêt du public et générer des ressources financières, il y a eu sur le site, une rue marchande  et des animations podium. Au regard de la mobilisation de la population et surtout celle des troupes de danse, l’objectif du conseil municipal a été largement   atteint, de l’avis de Tanga Ramdé.

Une grande opportunité

Selon lui, il a pu rassembler les filles et fils autour du thème « La culture, socle de tout développement ».  « Ce thème mérite que nous menions la réflexion sur les stratégies de mobilisation des ressources afin d’institutionnaliser ce festival. Car,  nous avons le devoir d’accompagner le bébé qui vient de naître, pour qu’il puisse grandir », a-t-il soutenu. Le directeur régional de la culture du Centre-Ouest, Kadré Sawadogo, a rappelé pour sa part,  que  la culture  est inscrite en bonne place dans les référentiels comme étant un levier de la croissance et du développement économique du Burkina Faso. «Par conséquent,  ce festival   est une  grande opportunité offerte à la jeunesse de Imasgo, de découvrir  des pans de la culture de tout le Konkistenga  que nous avons tendance à occulter »,  s’est-il réjoui. Quant au patron de la cérémonie, le directeur de cabinet du président du Faso, Seydou Zagré, il a indiqué que la commune de Imasgo est bien connu pour son potentiel culturel.  Pour lui, ce festival   va donner davantage l’occasion à la localité, de mieux valoriser ses potentialités à travers l’implication de toutes les communautés. Satisfait de ce coup d’essai, le conseil municipal a pris l’engagement d’institutionnaliser le FACI. La 2e édition se tiendra donc du 21 au 23 novembre 2019 à Imasgo. «Ce n’est pas un festival du maire, ni de son conseil. C’est notre festival à tous. J’exhorte donc tous les acteurs à se soutenir», a lancé le directeur régional de la culture du Centre-Ouest. Il a, de ce fait, promis l’accompagnement de son ministère de tutelle lors des prochaines éditions du FACI.

Mariam OUEDRAOGO

Mesmira14@gmail.com

Finances publiques: La loi de règlement du budget de l’Etat, gestion 2015, adoptée

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L’Assemblée nationale a adopté la loi de règlement au titre du budget de l’Etat, gestion 2015, le 27 novembre 2018, à Ouagadougou. Au terme du débat général, sur les 116 députés présents, 75 ont voté pour, 40 contre. Une abstention a été enregistrée.

La gestion du budget de l’Etat, exercice 2015, a été passée à la loupe de la Représentation nationale, le 27 novembre 2018, à Ouagadougou. En effet, au cours d’une plénière consacrée à l’adoption du projet de loi portant loi de règlement au titre du budget de l’Etat, les 116 députés présents ont procédé au vote de ladite loi par 75 voix pour, 40 voix contre et une abstention. De l’exécution des lois de finances, gestion 2015, les recettes du budget général se sont établies 1 436 526 478 081 FCFA, contre des dépenses de 1 475 810 289 551) FCFA, soit un déficit de trente-neuf milliards deux cent quatre-vingt-trois millions huit cent onze mille quatre cent soixante-dix (39 283 811 470) FCFA, a indiqué le rapporteur général de la commission finance et budget de l’Assemblée nationale, Karmadji Bassirou Ly. Si son élaboration a été faite dans un contexte économique et financier mondial marqué par la poursuite de la reprise de la croissance économique, l’exécution du budget 2015 s’est déroulée dans un environnement national peu favorable, caractérisé, entre autres, par une situation sociopolitique tendue et accentuée par le coup d’Etat manqué de septembre 2015, une campagne agricole difficile, les difficultés dans le secteur minier, la montée de l’insécurité et de la menace terroriste, a précisé M. Ly.

Le député Marie Rose Sawadogo/Ouédraogo, a voulu savoir pourquoi c’est trois ans après l’exécution du budget 2015 que la loi de règlement y relative arrive à l’Hémicycle, contrairement aux lois en vigueur. La ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, chargée du budget,  Edith Clémence Yaka, a soutenu que le gouvernement a bien déposé ses rapports à bonne date. Par conséquent, la responsabilité de ce retard pourrait être recherchée au niveau de l’institution parlementaire et de la Cour des Comptes. Répondant à la préoccupation du député Yahaya Zoungrana de savoir si l’adoption de cette loi de règlement efface les soupçons de mauvaises gestions qui auraient été commises sous la Transition, la ministre déléguée a répondu par la négative. Le vote de cette loi n’absout aucunement pas la responsabilité de ceux qui se seraient rendus coupables de gestion mafieuse des deniers publics, a-t-elle conclu.

La loi de règlement est l’un des trois types de lois de finances avec les lois de finances initiale et rectificative. A la fin de chaque exercice, elle arrête le montant définitif des dépenses et des recettes de l’État et le résultat financier qui en découle.

Mahamadi SEBOGO

msebogo@yahoo.fr

Enregistrement des naissances au Burkina: 25% des enfants sans acte

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Le Ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation  (MATD) a fait, le mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou, le bilan à mi-parcours du projet : « Vers l’enregistrement universel des naissances en Afrique » dans la région du Sahel. 

Le Burkina Faso, le Cameroun, l’Ouganda et la Zambie sont les quatre pays sélectionnés pour la mise en œuvre du projet : « Vers l’enregistrement universel des naissances en Afrique » dans la région du Sahel, sur la base de leurs faibles taux d’enregistrement des naissances. Les acteurs se sont rencontrés, le mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou, pour faire le bilan à mi-parcours, identifier les difficultés rencontrées et dégager des perspectives pour la période restante. Car, de l’avis du secrétaire général du Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), Pierre Bicaba, le programme a une durée de trois ans. Il a débuté en 2017 et est aux termes de la première moitié de délai de mise en œuvre. Il a signifié qu’au Burkina Faso, le taux d’enregistrement des naissances varie en fonction du lieu de résidence, soit 93% en zone urbaine contre 74% en zone rurale.

Pour lui, ce taux dépasse 93% dans la région du Centre contre 40% dans le Sahel. « Au moins 25% des enfants ayant été enregistrés ne disposent pas de leur acte de naissance, soit parce qu’il a été perdu, soit parce qu’il ne leur a jamais été délivré. Mais à la lumière de ces données, le projet couvrira la plupart des zones mal desservies, pour combler le fossé de l’enregistrement », a-t-il rassuré. Et d’ajouter que ce projet, financé par l’Union européenne en partenariat avec l’UNICEF est une réponse apportée à cette problématique de l’enregistrement des naissances en Afrique. Le projet va contribuer à accroître l’enregistrement des enfants dès leur naissance dans les pays ciblés. « L’action renforcera les structures et les capacités des autorités locales, afin d’améliorer la performance des services et de faciliter l’accès des ménages aux services d’enregistrement des naissances », a fait savoir M. Bicaba. Il a tout de même jugé le bilan à mi-parcours satisfaisant, qui permet de booster le taux d’enregistrement des naissances, notamment dans la région du Sahel.

Le chef de protection de l’enfant/UNICEF Burkina Faso, Guirlène Chéry Fréderic, a justifié que l’enregistrement des naissances est l’une des priorités de son institution et il est essentiel à l’entendre, qu’elle appuie le pays des   Hommes intègres pour que ce défi soit relevé. Mme Frédéric a indiqué que des acquis ont été engrangés au nombre desquels, la construction de 29 centres d’état civil secondaires au niveau de la région du Sahel. Une opportunité qui va permettre aux parents comme elle l’a affirmé, de faire enregistrer leurs enfants après la naissance.

Afsétou SAWADOGO

Abandon des mariages précoces et d’enfants : Des groupements féminins s’engagement aux côtés de l’ARF

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L’Association pour la réadaptation fonctionnelle (ARF), a sollicité, le samedi 24 novembre 2018 à Tenkodogo à son siège, l’engagement des leaders d’opinion et des responsables des groupements et d’associations féminines des villages, dans la lutte contre les mariages précoces et d’enfants.

Pour réussir la lutte contre les mariages précoces et d’enfants, les responsables de l’Association pour la réadaptation fonctionnelle (ARF) de Tenkodogo, ont échangé, au siège de l’association avec des leaders d’opinion et des responsables d’associations et groupements féminins, qui ont une influence dans leurs milieux, à une prise de conscience. Ils ont en outre sollicité l’engagement ferme de ces derniers et à s’impliquer davantage aux côtés de l’ARF dans la lutte contre ce phénomène aux conséquences néfastes sur la santé de la femme et de la jeune fille et surtout de leur déscolarisation.

Le Président du conseil d’administration (PCA) de l’ARF, Hado Tampougo, a rassuré que si ces leaders d’opinion, chefs religieux et coutumiers et des familles, qui ont une certaine influence au sein de leurs communautés, adhèrent à cette idée, ils peuvent contribuer de façon valable à lutter contre ce phénomène. «Nous avons voulu à travers le théâtre, attirer l’attention des leaders d’opinion, chefs coutumiers et religieux, que ce phénomène est interdit. Car, donner la jeune fille en mariage avant l’âge légal, comporte d’énormes conséquences telles que la déscolarisation et de bien d’autres maux qui gravitent autour de ce phénomène à savoir les fistules obstétricales, le VIH/SIDA et les IST, etc.», a expliqué le directeur de la troupe théâtrale Eveil du Boulgou, Lucien Bila, qui a joué le rôle de chef du village dans la pièce. Il a aussi déploré qu’on ne dise pas aux gens ce qu’il y a dans le mariage précoce d’enfants et pourquoi il est interdit car, les conséquences dans ce type de mariage dépassent les bienfaits qu’on peut en tirer. Lucien Bila a invité les leaders d’opinion à une prise de conscience et à s’impliquer davantage aux côtés de l’ARF dans la lutte contre les mariages précoces et d’enfants. «La preuve est que ce phénomène est une réalité au niveau de la province du Boulgou. Car, les services de l’action sociale ne peuvent pas faire un mois, sans enregistrer un cas de plainte de mariage précoce et d’enfants», a-t-il ajouté.

Une pratique réprimée

 Le représentant de la Direction régionale en charge des droits humains et la promotion civique (DRHPC) du Centre-Est, Metuor  Woubar Somda, a également précisé que le mariage précoce qui est une forme de donner la jeune fille en mariage avant l’âge légal constitue une violation des droits de la femme et de la jeune fille et est réprimé par la loi contenue dans le code pénal adopté le 31 mai 2018. Il a invité les leaders d’opinion et les associations de la société civile à s’engager davantage aux côtés de l’ARF dans les activités de sensibilisation, à l’abandon des mariages précoces et d’enfants. Les groupements féminins «Ratamalgré» de Lagdwenda et «Dakouhan» de Sasséma, qui se sont illustrés dans la lutte contre les mariages précoces et d’enfants dans leurs activités, ont été récompensés par l’ARF à travers des dons de matériel composé entre autres de charrettes, des fûts de 120 litres, des brouettes, des charrues, des grillages et un âne, afin de mener des Activités génératrices de revenus (AGR) au profit de leurs membres. Le thème dénonçant les mariages précoces et d’enfants, joué par les comédiens talentueux de la troupe de théâtre «Eveil» du Boulgou, a été très bien apprécié par l’assistance fortement mobilisée pour l’occasion.

Bougnan NAON

Coopération USA – Burkina Faso :29 millions francs CFA pour le Programme d’auto-assistance

L’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso a procédé à la signature d’un accord de financement de huit projets d’associations dans le cadre de son Programme d’auto-assistance (self-help program), le lundi 26 novembre 2018 à Ouagadougou.

Les projets de huit organisations de la société civile (OSC) burkinabè ont bénéficié d’un montant total d’environ 29 millions francs CFA du Programme d’auto-assistance (self-help programme) de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique (USA) au Burkina Faso. Ce financement a été scellé par la signature d’une convention, le lundi 26 novembre 2018 dans la capitale burkinabè.

Pour l’ambassadeur des USA, Andrew Young, ces huit projets sont vraiment importants parce qu’ils ont été choisis parmi une centaine. Les projets portent, entre autres, sur la fabrication de savon, les moulins à grains et la création de verger. Le programme, a affirmé le diplomate américain, vise à soutenir les initiatives locales de développement dans les milieux ruraux. En effet, a-t-il expliqué, il s’agit de faire en sorte que les communautés ayant bénéficié de l’aide, puissent se développer dans un futur proche par leurs propres efforts. « Ce projet est très important pour nous, car il nous aide à renforcer les liens entre les Etats-Unis et le Burkina Faso. C’est pourquoi nous avons tenu à le reprendre malgré l’année d’interruption que nous avons connue à la suite de l’arrivée du nouveau gouvernement américain au pouvoir », a précisé Andrew Young.

 L’ambassadeur américain a relevé que le programme procède à un suivi rigoureux des projets, d’où les résultats «probants» de ceux financés les années antérieures. Pour le coordinateur du fonds d’auto-assistance, Abdoulaye Zoromé, le projet vise vraiment à autonomiser les bénéficiaires. « Pour la bonne marche du projet, nous avons un comité chargé de l’étude et de la sélection. Les bénéficiaires reçoivent 80% des financements pour commencer le projet et après les visites de terrain, nous leur remettons les 20% restants », a-t-il signifié.

Aminata Cheick TALL

(Stagiaire)

 

Exploitation de carrière au Burkina Faso : « Afric Carrière » ouvre une nouvelle unité de production à Sogossagasso

La société « Afric Carrière », filiale du groupe COGEB, a ouvert sa troisième carrière de granit au Burkina Faso. L’exploitation de ce nouveau site a été officiellement lancé, le samedi 24 novembre 2018, dans le village de Sogossagasso, en présence du ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani.

 La société « Afric Carrière », filiale du groupe COGEB, compte désormais trois carrières de granit au Burkina Faso dont une à Ziniaré et une autre à Yimdi dans la commune rurale de Tanghin-Dassouri. La dernière-née est située  dans le village de Sogossagasso, village situé à une trentaine de kilomètres (km) de la ville de Bobo-Dioulasso et rattaché à l’arrondissement n* 4 de la commune. Les travaux d’exploitation de cette nouvelle unité d’exploitation ont été officiellement lancés, le samedi 25 novembre 2018, en présence du ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani. Fidèle Toro est le responsable de production de « Afric Carrière ». Les installations de la nouvelle unité, selon ses explications sont principalement composées d’un concasseur et de deux broyeurs. L’ensemble servant à transformer les blocs de granit  en divers types de granulats selon la commande ou le besoin. Les différentes machines ont une capacité de production de 250 tonnes/heure pour le concasseur et 150 tonnes pour les broyeurs.

80 emplois directs et 100 indirects

 Le gérant de « Afric Carrière » et par ailleurs président du directoire du groupe COGEB, Moctar Mando, a précisé que la carrière de Sogossagasso est le résultat d’un investissement d’environ 10 milliards de FCFA. Elle répond, a-t-il poursuivi, aux normes environnementales, d’hygiène et de sécurité en matière d’exploitation de carrière. Outre le paiement des taxes et redevances à l’Etat, la présente carrière est une source potentielle d’emplois pour la jeunesse burkinabè en général, et celle de la région des Hauts-Bassins, en particulier. Elle génèrera environ 80 emplois directs et 100 indirects. Le ministre Idani s’est réjoui de l’ouverture de cette carrière qui aura une contribution annuelle d’environ 80 millions de FCFA au budget de l’Etat.  Ladite carrière vient porter à 23, le nombre de carrières au Burkina Faso, dont 16 de granit, 5 de calcaire dolomitique, une de colin, et une d’argile. Pour Oumarou Idani, la diversification de l’exploitation des ressources minérales vient renforcer la performance économique du secteur des mines et des carrières. Même si à l’écouter, il est bien vrai que le secteur se repose essentiellement sur l’or qui contribue de 95% aux recettes directes du secteur minier. « Il est reconnu que notre pays regorge d’un potentiel de substance de carrière assez important et diversifié », a affirmé le ministre des mines et des carrières. Dans la dynamique de promotion des carrières le département, a insisté le ministre, son département a même créé une direction générale des carrières. Une instance qui a pour missions essentielles d’assurer la promotion et l’organisation du secteur des carrières. Comme autre information concernant le domaine des carrières, le ministre a fait savoir qu’une quinzaine de sociétés sont en phase d’installation, et une dizaine de nouvelles demandes sont en cours d’instruction. Le secteur minier, à entendre M. Idani, a connu une croissance remarquable ces dernières années. « La contribution de notre secteur au PIB a été de 11,4% en 2017 contre 8,4% en 2016 »,  a indiqué Oumarou Idani.

Alpha Sékou BARRY

Port Jebel Ali de Dubaï : Une opportunité pour les opérateurs économiques burkinabè

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Les commodités et le paquet technologique du port Jebel Ali de Dubaï aux Emirats arabes attirent les commerçants burkinabè. Figurant parmi les ports concurrentiels du monde, l’infrastructure est gérée par la société DP World (Dubaï port international) avec un système informatique de pointe. Cette société aux grandes ambitions envisage une plateforme de port sec à Ouagadougou au Burkina Faso.

Il est 11h 05 mn, heure locale, ce mardi 6 novembre 2018, au  port Jebel Ali de Dubaï aux Emirats arabes unis, quand nous y faisons notre entrée. Le ciel est parsemé de nuages et l’horizon plus ou moins brumé réduit la visibilité. Des camions, les uns chargés et les autres vides en quête de chargement dans un terminal, sont engagés dans un défilé incessant. Devant ce spectacle impressionnant, le directeur du Business et du développement de la région Afrique du port de Dubaï, Tarik El Farouki, explique que le port Jebel Ali de Dubaï est constitué d’une zone franche, une zone industrielle, une autre administrative et quatre terminaux.

Il est le 9e port dans le monde employant plus de 10 000 personnes et traversé par au moins 250 lignes maritimes, précise-t-il. Il manipule, ajoute-t-il, 20 millions de containers par an et le premier terminal a été ouvert dans les années 1980. Après une visite d’une quinzaine de minutes à l’intérieur du port, nous sommes au terminal 2 sur lequel, 32 portiques de grues sur rails automatiques et manuelles tournent visiblement à plein régime. Les grues sur rails automatiques sont manipulées à partir d’un champ de contrôle dirigé par des opérateurs. Aussi, une grue peut manœuvrer simultanément quatre containers, lesquels sont généralement classés par compagnie maritime. Le superviseur du terminal 2, Mohammad Farooq, indique qu’il y a des containers 20 pieds et 40 pieds avec une durée de livraison de 20 minutes pour un camion.

Au sein de la DP World (Dubaï port international), le système informatique permet une rapidité de réponse à la clientèle. Des caméras y sont installées un peu partout. De même, si un camion enregistré et disposant d’une carte à puce se présente à la porte du port,  le conducteur reçoit l’information sur la place exacte où il doit récupérer son container et le même renseignement est donné à la machine (portique automatique). S’agissant des containers de transports, ils sont généralement stockés à proximité du guet, parce qu’en perpétuel mouvement d’arrivée et de départ.

Les containers vides, par contre, sont stockés un peu plus loin du guet et ceux à frigo sont aménagés de façon spécifique. « Nous avons un département qui s’occupe de la sécurité des employés. Ici, c’est la tolérance zéro par rapport aux restrictions qui doivent être faites concernant la protection de l’humain à l’intérieur du port », souligne M. Farooq.

Un système informatique haut de gamme

Et le directeur du Business et du développement de la région Afrique du port de Dubaï, Tarik El Farouki, de renchérir : « Dubaï Trade est une plateforme informatique lancée en 2006, qui permet de traiter, de valider les documents et de faciliter les opérations de manutention, de transit et de dédouanement. Cela réduit également le temps d’attente au port et à l’aéroport». Cet outil, soutient-il,  a généré plus de 40 milliards de dollars au bout de dix ans.

Pour le directeur général de la région Afrique du port de Dubaï, Suhail Albanna, la société DP World, créée en 2005 en remplacement de Dubaï port Autority, opère sur 77 terminaux  portuaires au niveau mondial  et  est présente dans 40 pays. Il précise que DP World est une société ayant pour vocation la facilitation du commerce international. «Avec notre expertise dans différents domaines, nous facilitons le commerce pour diminuer le coût logistique du transport aussi bien pour les pays littoraux que ceux enclavés », signifie-t-il. Pour ce faire, ajoute-t-il, DP World développe sa stratégie autour des ports et les terminaux dans les pays à façade maritime, des zones franches, zones industrielles et zones logistiques dédiées principalement aux pays enclavés.Ceux-ci ayant, de son avis, besoin d’une plateforme logistique capable de donner un service de bout en bout au client avec pour objectif principal de réduire le coût. DP World s’occupe aussi des ports secs et a une plateforme informatique de dernière génération, afin de communiquer avec les différents terminaux, relève-t-il. « Il y a beaucoup de commerçants burkinabè qui viennent faire leurs affaires à Dubaï, parce qu’ici les gens sont accessibles et disponibles et l’environnement est vraiment propice au business. En plus, la présence de beaucoup de nationalités à Dubaï permet à chacun de se sentir chez lui », mentionne Suhail Albanna. Il reconnaît que concernant l’import ou l’export, le coût de transport terrestre et ferroviaire ainsi que de l’exportation des produits du Burkina Faso est plus élevé par rapport à un pays littoral. Qu’à cela ne tienne, soutient-il, beaucoup d’opportunités s’offrent au Burkina Faso qui peut se tirer d’affaires, pour peu que ses produits exportés soient compétitifs sur le marché international.

Un port sec, bientôt à Ouagadougou

En effet, la société envisage mettre en place une plateforme de port sec à Ouagadougou. « Nous avons déjà mis en place ce modèle de port à Kigali au Rwanda et nous sommes en train de le mettre en place à Bamako au Mali. Tout cela connecté à un système d’information qui permet de traquer le cargo, au moment de son départ du port jusqu’à la plateforme logistique dans des centres de consommation au Burkina Faso et les clients burkinabè peuvent avoir leurs produits sur place au lieu de se déplacer à Dubaï », renchérit M. Suhail Albanna. L’objectif de cette vision de développement, convainc-t-il, c’est de rendre accessibles les produits sur le marché burkinabè à des prix nettement inférieurs à ceux habituels. L’exportateur burkinabè va avoir la possibilité de profiter d’autres opportunités de marché, parce qu’il aurait réduit sa facture logistique et être plus compétitif sur l’échiquier économique international, assure-t-il. Il dit avoir entamé des démarches auprès des autorités burkinabè pour que ce projet soit une réalité. « Nous avons eu une rencontre d’échanges avec le ministre burkinabè en charge du commerce sur la vision et les ambitions du Burkina Faso de développer cette logistique. Nous avons compris qu’il y a une étude de faisabilité qui est en cours d’élaboration et nous allons attendre les résultats de cette étude », souligne-t-il. Au niveau de la société DP World, assure-t-il, une étude de marché du Burkina Faso est menée, qui va nous donner des informations plus concrètes sur les possibilités de développement. « Nous sommes dans l’impatience de voir ce projet se concrétiser dans un futur proche », espère le directeur général de la région Afrique du port de Dubaï.

Le chargé de mission de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) à Dubaï, Saïd Sanogo, confirme que le projet est en cours et il fonde l’espoir de voir cette initiative se concrétiser. Il estime que les relations entre les Emirats arabes unis et le Burkina Faso sont au beau fixe dans plusieurs domaines surtout le commerce. « Nous avons entamé des relations fortes avec le port de Dubaï. En attendant la concrétisation du projet de port sec à Ouagadougou, ils sont environ 250 Burkinabè qui empruntent l’axe Ouagadougou-Dubaï par semaine à cause de la facilitation dans les échanges commerciaux.

 

Kowoma Marc DOH

De retour de Dubaï

mailto:kowomadoh@gmail.com

Rencontre nationale Etat/Secteur privé Bientôt, la labellisation de quatre produits burkinabè

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Les portes de la 1re édition de la rencontre nationale Etat/Secteur privé se sont refermées, dans la matinée du mardi 27 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso. A l’issue des échanges, une vingtaine de recommandations ont été formulées par le monde des affaires. Le gouvernement a aussi pris l’engagement d’apporter des solutions à certaines de leurs préoccupations et de labéliser quatre produits burkinabè.

 Il ne faut plus parler de rencontre gouvernement-secteur privé, mais plutôt de rencontre nationale Etat/Secteur privé du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP). La première édition qui s’est tenue sous le thème : « Secteur privé et défis de la transformation industrielle et artisanale », a refermé ses portes, dans la matinée du mardi 27 novembre 2018 à la Maison de la culture Anselme Titianma-Sanon. Comme de coutume dans ce genre de rendez-vous, des recommandations ont été faites. Ainsi, du rapport de synthèse lu par le secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Boubacar Traoré, vingt-neuf (29) recommandations sont sorties des mallettes des hommes d’affaires burkinabè. Il s’agit de mettre en place un label national des produits artisanaux, développer la chaîne de valeur dans le secteur de l’artisanat afin de permettre à chaque type d’acteur de profiter des retombées.

A cela s’ajoutent, entre autres, la prise des mesures pour soutenir le secteur du tourisme en difficulté, au regard du contexte sécuritaire difficile, l’intensification des contrôles dans les boulangeries afin de faire respecter le poids du pain, la lutte contre la concurrence déloyale à travers la prise et l’application effective des textes. En réponse à certaines préoccupations du monde des affaires, toujours selon le rapport, la loi sur la concurrence a été déjà adoptée et les textes d’application sont en cours d’adoption. Aussi, des réflexions sont en cours au ministère en charge du commerce pour labéliser quatre produits. Il s’agit du beurre de karité Nununa, des cuirs et peaux de Kaya, du chapeau de Saponé et du Faso danfani.

Dans son mot de clôture de la rencontre, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, a exprimé, au nom du gouvernement, sa gratitude aux participants pour la qualité des échanges.

« Je reste convaincu que, c’est à travers la transformation industrielle et artisanale que nous bâtirons une économie forte », a précisé le chef du gouvernement.

Il a aussi félicité la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) pour la prise des mesures concrètes. Elles sont au nombre de cinq (5) selon le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo. Il s’agit, entre autres, de l’organisation d’un évènement pour célébrer l’excellence des meilleures entreprises de transformation industrielle et artisanale. Aussi, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement de la CCI-BF pour leur participation à des foires et salons internationaux ainsi que pour la distribution de leurs produits dans les magasins et les grandes surfaces. Ils bénéficieront et  d’un accompagnement de la CCI-BF pour la protection, la mise aux normes, et la labellisation de leurs produits par l’ABNORM, et l’IRSAT.

Boubié Gérard BAYALA