Procès du putsch Faïsal Nanéma reste constant dans son récit

L’interrogatoire de l’accusé Faïsal Nanéma, suspendu le 8 octobre dernier pour des raisons de conflits d’intérêt avec son coaccusé, le Caporal Da Sami, a repris ce vendredi 23 novembre 2018. Il est poursuivi pour des faits de complicité de dégradation de biens aggravés et de recel de matériels. 

 A la reprise de son procès, le vendredi 23 novembre 2018, l’accusé Faïsal Nanéma s’est présenté avec l’avocat choisi, Me Zaliatou Aouba. La raison de la suspension était qu’il y avait un conflit d’intérêt entre lui et le caporal Da Sami. Ils avaient, tous deux, le même avocat, pourtant le coaccusé estime l’avoir vu, avec son groupe de jeunes, lyncher le garde-corps de l’actuel Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, Nicolas Kaboré, à l’hôtel Laïco. Le tribunal était donc dans l’obligation de suspendre son audition, le temps de lui trouver un avocat.

A la barre, Faïsal Nanéma a expliqué n’avoir jamais lynché M. Kaboré. « Le 19 septembre 2015, je suis venu à l’hôtel Laïco avec des jeunes. Assis dans le bar de l’hôtel, Nicolas Kaboré est venu, tout ensanglanté, me dire qu’il a été frappé par des jeunes. Alors, je l’ai conseillé d’aller se rincer et revenir pour qu’on en discute », a souligné Faïsal Nanéma.

Selon lui, le caporal l’accuse parce qu’ils ne s’entendent pas. « Sinon, Da sami m’a fait des confidences que je pourrais dire à la barre et  l’incriminer davantage. A ce propos, il m’a informé que l’ex-Premier ministre, Yacouba Isaac Zida et le ministre Auguste Barry, pendant la Transition, préparait un coup d’Etat. C’est grâce à lui et au sergent-chef, Roger Koussoubé, que le coup a été déjoué. Il a même reçu 6 000 000 francs CFA comme récompense, dont 2 millions pour lui et 4 millions pour  le sergent-chef», a-t-il indiqué, avant de préciser qu’il n’est d’ailleurs pas poursuivi pour des faits de coups et blessures volontaires. Alors, le parquet militaire était dans l’obligation de revenir sur les charges à lui reprochées. A ce sujet, il est accusé d’avoir incendié le domicile de feu Salifou Diallo et celui de Safiatou Lopez.

L’accusé a informé que le 17 septembre 2015 au rond-point des Martyrs, il aurait appris que des manifestants se dirigeaient vers le domicile de feu Diallo pour l’incendier. Il a alerté des militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) de passage. « Ils m’ont embarqué afin que je puisse leur montrer la maison. Ce jour, j’ai pu empêcher des affrontements entre deux groupes, ceux qui voulaient incendier la maison et le camp opposé. Cela a permis d’éviter l’incendie du domicile ainsi que le lynchage de l’agent de police, Manli Yacouba. Ce n’est que le lendemain 18 septembre que la maison a été brûlée. Alors, pourquoi s’attarder sur cette question, d’autant plus que je n’étais pas en ces lieux ce jour ?», a demandé l’accusé au parquet.

Pour ce qui est du domicile de Dame Lopez, le prévenu a affirmé ne pas la connaître. « C’est grâce à la Transition que j’ai connu Mme Lopez à travers les médias », a soutenu M. Nanéma. Pourtant, le parquet a relevé qu’elle l’a formellement identifié comme étant un des auteurs de l’incendie de son domicile. Et l’avocat de l’accusé, Me Aouba de préciser qu’à aucun moment, Safiatou Lopez n’a jamais identifié formellement son client. « Pendant son audition à la gendarmerie, elle a indiqué que des informations font cas de la présence de Nanéma Faïsal et d’autres personnes à son domicile. D’où vient cette affirmation formelle de sa part ? Pour la suite de l’enquête, elle ne s’est plus jamais présentée devant le juge de l’instruction. Ce qui n’a pas permis d’investiguer sur ce dossier », a-t-elle renchéri.  

 Manque  de preuves concrètes

Pour ce qui est des faits de recel, l’accusé a soutenu que le 18 septembre 2015, de l’hôtel Laïco, il est revenu au rond-point des Martyrs où il dit avoir vu des objets, « France au revoir » en vente. « J’ai donc acheté une statuette à 20 000 F CFA, un fer à repasser à 12 500 F et un sac à 5000 F. C’est dans la soirée à travers les réseaux sociaux que j’ai  appris que la maison de M. Diallo a finalement été incendiée et qu’avant  la maison avait été pillée. C’est en ce moment, que j’ai compris que les objets achetés venaient de là », a expliqué l’accusé au parquet militaire. Et celui-ci de faire remarquer qu’il savait que ce matériel avait été volé, car le rond-point des Martyrs n’a jamais été un marché.

En plus, Mohamed Rachid Ilboudo aurait confirmé que l’accusé lui a donné de l’argent pour qu’il accepte être le vendeur de ces objets. Une version que Faïsal Nanéma a battu en brèche, car il dit n’avoir jamais fait cela. « J’ai au contraire aidé la gendarmerie à mettre la main sur lui car elle était à sa recherche », a-t-il laissé entendre. Et son avocat de poursuivre que selon l’article 473 du Code pénal, on parle de recel lorsqu’on s’engage à acquérir les biens, tout en sachant l’origine frauduleuses de ceux-ci. « Dans le cas de mon client, le parquet n’a apporté aucune preuve pour démontrer cela. En somme, aucune preuve n’atteste la culpabilité de mon client. Alors on ne peut lui imputer ces faits à lui reprochés », a-t-elle conclu.

Pendant son audition, l’accusé avait pour la 3e fois, déposé une demande de liberté provisoire. Lequel délibéré a été renvoyé au mardi 27 novembre 2018. A sa suite, c’était au tour du sergent Lamoussa Badoun de passer à la barre. Son interrogatoire avait été suspendu le 28 août 2018 pour complément de la pièce I 227 dans son dossier. « C’est le procès-verbal qui contient les éléments qui l’inculpe dans le coup d’Etat », a attesté l’avocat Stéphane Ouédraogo. Il a affirmé n’avoir jamais reçu cette pièce qui manquait au dossier de son client. Pourtant, le parquet militaire a confirmé avec une correspondance à l’appui, avoir remis la pièce manquante.

Face à ce débat de sourd, le président du tribunal, Saïdou Ouédraogo, a décidé de la poursuite de l’audience. Alors, l’avocat s’est déporté, car selon lui, il est dans l’impossibilité de poursuivre la défense de M. Badoun sans ce document. L’audience a donc été suspendue et un nouvel avocat sera commis à l’accusé. Elle reprend ce lundi à 9h.

Fleur BIRBA

fleurbirba@gmail.com

 

APP/Burkindi Un nouveau-né de l’opposition politique burkinabè

L’Alternative patriotique panafricaine (APP/Burkindi) a effectué sa première rentrée politique, le samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou. Il s’est agi de présenter le parti et son président, Adama Coulibaly, au peuple burkinabè.

 « Victoire par le peuple, pour le peuple ». Telle est la devise de l’Alternative patriotique panafricaine (APP/Burkindi), qui s’est lancé dans la course au pouvoir de l’élection présidentielle de 2020, dans la soirée du samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou. Aux dires du président de l’APP/Burkindi, Adama Coulibaly, le parti est né à la suite de l’insurrection populaire de 2014 et  à la résistance du putsch manqué de septembre 2015. La nécessité de sa création s’est imposée comme un devoir patriotique, après un long processus de réflexions et de concertation avec un groupe de patriotes, de démocrates, de progressistes, de révolutionnaires et de panafricanistes du pays, a-t-il soutenu. « Voilà qui fonde le sens de notre devise : par le peuple, pour le peuple ! », a-t-il justifié.

Le président de l’APP/Burkindi a dit être au service de la population burkinabè pour sa libération et son progrès dans le concert des nations libres et prospères. « Servir et non se servir », telle doit être la nouvelle donne politique au Burkina Faso et en Afrique, a poursuivi M. Coulibaly. « Nous nous plaçons sans réserve dans l’opposition, sans faille face aux anciennes pratiques politiques désastreuses développées par le pouvoir actuel et par les anciens serviteurs du régime Compaoré, aujourd’hui actifs dans l’opposition à travers le CFOP », a-t-il soutenu.

L’APP/Burkindi dénonce ainsi « la mal gouvernance du régime actuel » qui bâtit, à son sens, une « oligarchie financière » autour de quelques groupes d’individus, faisant ainsi de la politique, le « plus court chemin pour s’enrichir » en oubliant le peuple. Adama Coulibaly a expliqué que pour son parti, l’intérêt de la patrie prime, d’où le fait que leur vision politique se forge autour du « Lawol Burkindi », c’est-à-dire le chemin de la dignité et du « Horo ya », l’honneur.

Delphine SIDBEGA

(Stagiaire)

Autonomisation financière Les femmes invitées à s’approprier les TIC pour se développer

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La Fondation femmes et TIC a, dans le cadre de la célébration de la Semaine nationale de l’internet (SNI), organisé le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou, le panel «Femme numérique et développement (FENUD) ».

L’autre moitié du ciel doit s’approprier les innovations technologiques pour assurer son autonomisation financière. Tel est le souhait de la Fondation femmes et TIC. De ce fait, elle a organisé en marge de la Semaine nationale de l’Internet (SNI), la deuxième édition du panel Femme numérique et développement (FENUD), le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou. Placé sous le thème : « Impulser la dynamique entrepreneuriale en faveur d’une meilleure inclusion numérique des femmes », le panel a été présidé par la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara/ Sanon.

Cette 2e édition de FENUD, selon la présidente du comité d’organisation, Rasmata Compaoré, vise à valoriser l’entrepreneuriat dans le numérique en vue de favoriser une autonomisation économique des femmes dans les différents pays. A l’entendre, cela participera à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).  Lors du panel, les femmes venues des pays voisins, à savoir la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo ont été invitées par la ministre Hadja Fatimata Ouattara, à saisir les opportunités qu’offrent de nos jours les Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Pour elle, les TIC se féminisent, et il serait plus judicieux que les femmes s’en approprient. Toute chose qui a-t-elle dit, concourra à leur mieux-être financier. « Avec un ordinateur et une connexion internet, on peut devenir milliardaire »a-t-elle précisé.

Hadofini Clotilde BICABA

Stagiaire

15e édition de la Foire internationale de Lomé: Les remerciements du Burkina au président Faure Gnassingbé

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En déplacement au Togo à l’occasion de la 15e édition de la Foire internationale de Lomé, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a été reçu en audience, le vendredi 23 novembre 2018, par le président de la République togolaise, Faure Gnassingbé Eyadéma. 

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est reconnaissant à son homologue et « frère » Faure Gnassingbé Eyadéma et au peuple togolais pour le choix du Burkina Faso comme pays invité d’honneur de la 15e édition de la Foire internationale de Lomé (FIL). L’information a été donnée, le vendredi 23 novembre 2018 dans la capitale togolaise, par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, à l’issue d’une audience avec le chef de l’Etat du Togo. «Le président Kaboré nous a chargé de remercier les  autorités togolaises pour cette marque de considération en nous choisissant comme pays invité d’honneur à la FIL 2018 et pour le chaleureux accueil qui nous a été réservé », a indiqué le ministre Kaboré. De son côté, le président Faure Gnassingbé Eyadéma a, à ses dires, souhaité un bon déroulement de dudit évènement et un séjour agréable à la délégation burkinabè et aux participants.

Interrogé sur l’apport du « pays des Hommes intègres » à cette 15e FIL, le ministre en charge du commerce a répondu que le Burkina Faso entend au cours de cette exposition présenter les potentialités du pays et le savoir-faire de ses filles et fils issus du secteur privé. «Nous comptons également faire connaître nos différentes structures d’appui qui existent et qui mettent tout en œuvre pour accompagner le secteur privé dans le développement de ses activités », a-t-il ajouté. Pour lui, ce salon représente par ailleurs une opportunité de créer des opportunités d’affaires, faire éclore des possibilités de rencontres et de partenariats entre les secteurs public et privé des deux pays.

A terme, a-t-il expliqué, l’objectif est de parvenir à promouvoir ce que nous produisons et consommons. En outre, celui-ci a salué l’appui dont bénéficient les structures burkinabè implantées à Lomé telle la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF). «En plus de mener sereinement ses activités en terre togolaise, la représentation de la CCI-BF est parvenue à obtenir un terrain pour la construction de son siège », s’est-il réjoui.

Aubin W. NANA

A Lomé (Togo)

Conseil régional du Centre: 254 tonnes de vivres pour 5 structures

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Une délégation du conseil régional du Centre a mené une opération de distribution de vivres à cinq structures publiques et privées, le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou.

C’est avec 524 tonnes de vivres (maïs, riz, petit mil, haricot et huile) d’une valeur d’environ 9 millions F CFA que le conseil régional du Centre a manifesté sa solidarité et sa compassion envers les pensionnaires de SOS Village d’enfants, du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, du Centre hospitalier universitaire de Tingandogo, de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou et celle des armées. C’était le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou.

A SOS Village d’enfants, les responsables étaient heureux de compter une structure nationale parmi les bienfaiteurs du centre financé presqu’entièrement par des institutions étrangères. Le directeur par intérim du centre, Hamadé Guiro, et ses collaborateurs ont reçu, au profit des 104 enfants internés, 20 sacs de maïs de 100 kg, 10 sacs de petit mil de 100 kg, 35 sacs de riz de 50 kg, un sac de haricot et 1750 litres d’huile. A ses dires, les vivres viennent à point nommé et contribueront à l’amélioration de l’alimentation des pensionnaires. Saluant le don comme un «élan de solidarité agissante» à l’égard de ses protégés, il a souhaité qu’un tel geste soit pérennisé à travers une ligne budgétaire au niveau du conseil régional et par d’autres personnes physiques ou morales.

A cette doléance, le président dudit conseil, Eric Tiemtoré, sans prendre d’engagements, a répondu que dans la limite de ses moyens, l’institution pourrait encore apporter son aide. Après SOS Village d’enfants situé à la périphérie Centre-Nord de Ouagadougou, la délégation conduite par Eric Tiemtoré a marqué un arrêt au service social du CHU Yalgado-Ouédraogo qui a reçu pratiquement les mêmes quantités de vivres. «Ceux-ci nous aideront dans la prise en charge, notamment dans l’amélioration de l’alimentation des 3000 malades indigents enregistrés chaque année dans nos services», a indiqué le directeur général, Constant Dahourou. Et de remercier les donateurs. Il a ajouté que l’hôpital attend de prochains gestes du même type.  Comme l’orphelinat dirigé par Hamadé Guiro, le Centre hospitalier universitaire de Tingandogo (CHU-T), a aussi été visité par la délégation du conseil régional. Cette fois-ci avec quatre sacs de haricot de 100 kg, 20 sacs de maïs de 100 kg, 10 sacs de petit mil de 100 kg, 35 sacs de riz de 50 kg, et 1750 litres d’huile.

Le DG du CHU-T a accueilli les vivres comme un appui en complément des 22 millions de F CFA que l’hôpital mobilise chaque année pour aider les patients qui sont dans les conditions financières difficiles. Les deux dernières structures qui ont bénéficié du soutien alimentaire du conseil régional du Centre sont les Maisons d’arrêt et de correction de Ouagadougou et des armées. A la fin de la tournée de remise des céréales, du niébé et de l’huile, le président du conseil, Eric Tiemtoré, a expliqué que son institution entend manifester un « élan de solidarité et de compassion qui doit être récurrent à l’égard des personnes vulnérables».

Jean Philibert SOME

 

 

 

 

Lassané Zongo décroche plus de 131 millions de francs CFA

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La Loterie nationale burkinabè (LONAB) a encore fait un heureux gagnant.  Elle a remis un chèque de plus de 131 millions F CFA à   Lassané Zongo, le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou.

Lassané Zongo est désormais millionnaire grâce à la Loterie nationale burkinabè (LONAB). Il a reçu une somme de 131 081 000 francs CFA, le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou. L’heureux gagnant du plus gros lot 2018 de la LONAB, a exprimé sa gratitude à la nationale des jeux de hasard pour son chèque. «Je remercie la LONAB, je remercie Dieu de m’avoir donné cette chance et je  compte investir au Burkina Faso. J’exhorte les autres parieurs à faire comme moi en jouant, car on finit par gagner un jour. J’ai déboursé moins de 10 000 francs CFA et me voilà multimillionnaire aujourd’hui», s’est-il réjoui.Selon le chef du département-support de la LONAB, représentant le directeur  général, Naza Patrice, Il s’agit du plus gros lot de l’année.

Il a notamment lancé un appel aux parieurs : «je demande aux parieurs de persévérer car ce lot a été certainement décroché après plusieurs tentatives.  La chance est au bout de l’effort, nous souhaitons à tous une bonne chance ». A l’endroit du gagnant, M. Naza a prodigué des conseils : « nous souhaitons que vous puissiez en faire bon usage.  Que les retombées de l’investissement que vous allez certainement effectuer puissent vous être bénéfiques, ainsi qu’à votre famille et à l’ensemble du pays. Nous souhaitons que l’argent puisse être réinvesti dans des secteurs productifs pour que toute la nation puisse en bénéficier». 

Don de matériel informatique

Comme le dit son slogan, les lots aux gagnants, les bénéfices au Faso, la LONAB a redistribué une partie de ses gains à l’occasion de la Semaine nationale de l’internet (SNI). En effet, en compagnie d’autres bonnes volontés, elle a fait un don d’ordinateurs, d’une valeur de plus de 9 millions de francs CFA, au ministère du Développement numérique et des Postes, jeudi 22 novembre 2018.

Pour le représentant du directeur général, la LONAB a voulu associer son image à la célébration de la Semaine nationale de l’internet (SNI). « Nous avons remis un lot de 20 ordinateurs au ministère du Développement numérique et des Postes pour appuyer ses actions, à travers la vulgarisation de l’outil informatique. La responsabilité sociétale de la LONAB n’est plus à démontrer, et ce don intervient dans le cadre du renforcement de l’acte 6 de notre plan stratégique», a-t-il expliqué.

Emilienne COMPAORE

(Stagiaire)

Recouvrement de la taxe de résidence: Le syndicat des impôts dénonce une « procédure illégale »

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Le Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID), a animé une conférence de presse, le samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou, sur les mesures fiscales prises par le gouvernement. 

Le Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) a jugé illégale la procédure engagée par le gouvernement pour recouvrer la taxe de résidence due par les agents publics de l’Etat, lors d’une conférence de presse animée, le samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou. En effet, le secrétaire général du SNAID, Nongo Grégoire Traoré, a signifié que la taxation d’office devrait être notifiée individuellement à tout contribuable (salarié) n’ayant pas souscrit la déclaration et qui disposerait d’un délai de trente jours à compter de la date de réception pour formuler ses observations. De son avis, avant toute retenue à la source, phase ultime de l’encaissement forcé, le contribuable devrait avoir reçu successivement un « avis de mis en recouvrement », puis un « avis de mise en demeure de payer » dans des délais très précis. « N’étant pas en mesure de mettre en œuvre cette procédure bien claire contre tous les contribuables défaillants, l’administration de la direction générale des impôts cède à la facilité en optant pour son non-respect », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, il a fait savoir que le SNAID exige du gouvernement, le remboursement sans condition des retenues injustes et illégales opérées sur les salaires des travailleurs. « Le Trésor public a retenu 5 000 francs CFA chez les agents censés résider à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et 4000 francs CFA pour ceux des autres localités au titre des taxes de 2017», a rappelé M. Traoré. Il a aussi indiqué que tous les citoyens doivent être soumis en fonction de leur faculté contributive à des bases d’impositions justes et équitables.

A la question de savoir ce qui sera fait face au silence de l’Etat, le secrétaire général a souligné que le but du syndicat est d’interpeller les travailleurs sur la « démarche irrégulière » du gouvernement. «Chaque travailleur devrait adresser une correspondance à l’administration pour décrier la retenue de son salaire », a-t-il répondu.

Mariam SOMDA

Semaine nationale de la citoyenneté: Un cross pour réchauffer les acteurs

Le ministère en charge des droits humains et de la promotion civique, a lancé la Semaine national de la citoyenneté (SENAC) par du sport, le jeudi 22 novembre 2018. A travers un cross populaire, les sportifs du jour ont sillonné des artères de la ville de Ouagadougou pour donner le top de départ des différentes activités de l’évènement.

La 15e édition de la Semaine nationale de la citoyenneté (SENAC) a débuté, le jeudi 22 novembre 2018 par un cross populaire. L’activité sportive a été conduite par le premier responsable du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, René Bagoro. En compagnie des agents de son département, des agents de la sécurité, des élèves des écoles primaires, secondaires et de formation professionnelle, le ministre a bouclé un circuit total de 4km 700, allant du rondpoint des Droits humains à l’échangeur de Ouaga 2000 en passant devant la gare routière. Sous une animation musicale, ils ont mis moins de 30 minutes pour rejoindre le point de départ.

A l’arrivée, les sportifs du jour ont eu également droit à une séance d’aérobic dirigée par des moniteurs du ministère des Sports et des Loisirs. Pour le ministre en charge des droits de l’homme, le sport est d’abord un droit. «Au niveau des Nations unies, il est question aujourd’hui de voir comment promouvoir les droits humains par le sport. Mais avant tout, nous avons voulu démarrer cette activité intense par le sport pour nous mettre en jambe, mais c’est aussi pour mobiliser et sensibiliser », laissera-il entendre. En effet, cette année, la SENAC est organisée sous le thème : «Préservation des valeurs sociales : rôle et responsabilité des citoyens pour le renforcement de la paix et de la cohésion sociale». L’objectif du choix de ce thème selon le ministre, est d’engager chacun et chacune en faveur de la promotion des valeurs sociales comme socle de notre identité.

Ainsi, pour diffuser largement le message de cette 15e édition, plusieurs activités seront organisées tout au long de la semaine allant du 22 au 30 novembre. Outre le présent cross qui a servi de lancement des activités, il est prévu au programme, des activités telles que, la nuit du citoyen, une journée de salubrité, une journée du drapeau, des sensibilisations et des conférences en milieu scolaire, des jeux radiophoniques.

L’édition 2018 est placée sous le très haut patronage du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et sous le parrainage de Sa Majesté le Naaba Panamtougri, chef de Manéga, Maître Titinga Frédéric Passéré. Dans son discours, le ministre a informé que la SENAC est devenue une expression nationale dans la mesure où le gouvernent a adopté un décret l’institutionnalisant. « Depuis 2004, la Semaine nationale de la citoyenneté s’est imposée au fil des années comme un cadre par excellence de mobilisation des populations sur les enjeux et les défis liés à la culture des valeurs et de citoyenneté responsable comme facteur de paix et de cohésion sociale. Elle donne ainsi l’occasion de mener de façon intense, des activités de sensibilisation et d’information sur les valeurs républicaines, sur les droits et les devoirs du citoyen ainsi que sur les différents textes régissant la vie socioéconomique de notre cher pays », explique-t-il.

René Bagoro a saisi l’occasion pour réitérer ses remerciements à l’endroit des ministères et institutions pour leur franche collaboration à la réussite de la semaine. Il a félicité et encouragé tous les acteurs locaux de promotion du civisme notamment, aux organisations de la société civile et à toutes les personnes privées, autorités coutumières et religieuses qui s’évertuent à restaurer les valeurs physiques et morales au Burkina Faso.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

Crise humanitaire : Marche de soutien aux réfugiés

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Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a organisé, le samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou, une marche dénommée : «Un pas pour la sécurité ».

  L’éclatement et l’intensification des conflits ont contraint plus de 68 millions de personnes à abandonner leurs foyers, selon le rapport statistique de « tendances mondiales ». Le Burkina Faso accueille près de 25 000 réfugiés, d’après le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés(HCR). Une marche a été organisée, le samedi 24 novembre 2018 à Ouagadougou, pour une levée de fonds destinée aux réfugiés. Aussi, le mouvement social créé par le HCR «luquluqu» veut mieux faire connaître et soutenir les réfugiés africains.

De l’avis de la représentante du HCR au Burkina Faso, Loli Kimyaci, le but du «luquluqu», est de faire prendre conscience, des trajets périlleux que les personnes forcées de fuir leurs foyers, prennent à la recherche de la sécurité. Une marche de 6,3 kilomètres au centre de Ouagadougou a été effectuée pour illustrer le sort des réfugiés et sensibiliser la population burkinabè sur l’arrivée des déplacés au Burkina Faso.

Les marcheurs, vêtus de tee-shirt jaunes griffés «Un pas pour la sécurité», sont partis de la place de la Nation, en passant par la Maison du peuple, le rond-point des Nations unies, puis la rue des Ecoles, pour aboutir à la cité AN III, Larlé, le Rond- point du 2 Octobre et ralier le point de départ. Durant le trajet, l’ambiance a été assurée par la fanfare militaire. A entendre Loli Kimyaci, deux camps de réfugiés maliens existent au Burkina Faso, sans compter ceux qui vivent à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.

De l’initiation du mouvement

Pour elle, le mouvement « luquluqu » a commencé au Kenya avec une marche à Nairobi, ensuite à Accra au Ghana, et c’est le tour de Ouagadougou au Burkina, et la prochaine marche se tiendra à Pretoria en Afrique du Sud. La marche est la simulation de ce que les déplacés endurent à la recherche de la sécurité.

De retour de la marche, une simulation a été faite à savoir l’enregistrement des réfugiés dès leur arrivée. «A chaque activité, nous essayons de collecter des fonds pour venir en aide aux réfugiés en Afrique. Cette fois-ci, nous avons initié des ventes de tee-shirts. Nous tenons à saluer tous nos partenaires qui nous ont soutenus financièrement. Grafidec trading s’est chargé gratuitement de la confection des gadgets», a indiqué Loli Kimyaci.   

 

Emilienne COMPAORE

(Stagiaire)

Phase-pilote du statut de l’entreprenant: Des acquis certes mais des défis importants à relever

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La cérémonie de clôture de la phase-pilote du projet de statut de l’entreprenant est intervenue, le jeudi 22 novembre 2018 à Ouagadougou. Placée sous l’égide du ministère de la Justice, des Droits humains de la Promotion civique, Garde des Sceaux, René Bagoro, la cérémonie de clôture se veut un bilan de l’opérationnalisation du statut de l’entreprenant.

Il y a de cela quinze mois qu’est intervenue la signature du protocole d’accord de subvention entre l’Organisation internationale de la francophonie(OIF) et la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, pour la mise en œuvre de la phase-pilote du statut de l’entreprenant. Adopté le 15 décembre 2018 dans les Etats-membres de l’OHADA, le projet-pilote a permis aux 17 pays-membres de l’OHADA d’accélérer, entre autres, la transformation de leur économie informelle au profit des femmes et des jeunes. D’un coût global de 80 millions F CFA, le projet-pilote a vu la fin de ses activités. Pour ce fait, sous la présidence du ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, René Bagoro, les différentes parties prenantes ont organisé la cérémonie de clôture, le jeudi 22 novembre 2018 à Ouagadougou, où il a été question de faire le bilan de  de la phase-pilote du statut de l’entreprenant au « pays des Hommes intègres ». l’opérationnalisation

Lancée officiellement, le 21 juillet 2018 au Burkina Faso, pour la promotion des petites et moyennes entreprises, le projet-pilote a permis, selon René Bagoro, président de séance, l’enregistrement de 300 promoteurs de microentreprises en qualité d’entreprenants ainsi que le renforcement de leurs capacités.

A l’entendre, la mise en œuvre de ladite phase- pilote a aussi œuvré à l’assistance de 150 entreprenants pour leur faciliter le suivi des activités accomplies, ainsi que la réalisation d’une étude d’évaluation qui a permis de tirer les enseignements de la phase-pilote et de tracer les grandes lignes pour la généralisation réussie dans un court terme.

Nonobstant ces résultats réconfortants, il y a lieu de reconnaître que la mise en œuvre du projet-pilote a été confrontée à des contraintes, «dont l’insuffisance de services financiers et bancaires au profit des microentreprises, l’insuffisance des capacités techniques et humaines des structures d’appui au développement du secteur privé», à entendre le ministre Bagoro. Ainsi, pour pallier les difficultés, il a invité les acteurs chargés du suivi du statut, à définir un paquet de services incitatifs et financiers, à élaborer et soumettre les textes réglementaires indispensables. Aussi, il les a exhortés à organiser des cadres d’information, de formation et de sensibilisation en faveurs des entreprises.

Conjugaison de plusieurs efforts  

Financé à 62,7% par l’OIF et 37,3% par la MEBF, la mise en œuvre réussie de l’opérationnalisation de la phase-pilote du statut de l’entreprenant en faveur des femmes et jeunes a été possible grâce à l’apport des parties concernées. Vu l’impact positif qu’ont ces entreprises sur l’économie des pays, Agossou Honfo, représentant de l’OIF au Burkina Faso, a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir ces entités, afin de faciliter leur développement qui selon lui, accéléreront l’émergence du pays.

Pour lui, « les micros et très petites entreprises contribuent pour une large part à l’économie des pays, tant en terme de création de richesse que de l’emploi pour les femmes et jeunes. Ces entreprises évoluent pour une grande fraction d’entre elles dans le secteur informel et posent de ce fait, un certain nombre de défis pour leur développement et la captation ». Le Directeur général de la MEBF, Lancina Ki a pour sa part remercié les douze bénévoles pour leur disponibilité tout au long du projet. Il a aussi affirmé ses sentiments de reconnaissance à l’endroit des ministres de tutelle, de l’OIF et des Etats-membres de l’OHADA pour les efforts consentis dans la phase opérationnelle du projet.

                                                                           Hadofini Clotilde BICABA

 (Stagiaire)