Dialogue Etat/secteur privé : Le Premier ministre remercie les acteurs

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En prélude du dialogue Etat/secteur privé, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, a accordé dans la soirée du dimanche 25 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, une audience aux acteurs du secteur privé.

 Le dialogue Etat/secteur privé se tient les 26 et 27 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, sous le thème «Secteur privé et défis de la transformation industrielle et artisanale». La veille de cette rencontre, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a accordé dans la soirée du dimanche 25 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, une audience aux

acteurs du secteur privé.

A l’issue de la rencontre, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a laissé entendre que le Premier ministre a souhaité remercier l’ensemble des opérateurs économiques pour leur contribution dans les préparatifs

de cette rencontre.

Cette rencontre, a-t-il poursuivi, se veut l’entrée en matière pour voir si l’ensemble des idées au cours de la préparation de l’évènement ont été prises en compte afin qu’il se déroule bien. «C’est une réunion technique pour nous rassurer que les choses vont bon train afin que le dialogue Etat/secteur privé soit une réussite », a-t-il fait savoir. Et de conclure que « désormais le dialogue sera plus permanent durant l’année ». 

Boudayinga J-M THIENON

Administration publique: Les GRH s’approprient les outils numériques

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Le ministère de la Fonction publique, du Travail, et de la Protection sociale, a organisé un atelier de formation à l’approche qualité des services, du 19 au 22 novembre 2018 à Ouagadougou. 

Dans le cadre du renforcement de la capacité des agents de la Fonction publique conformément au processus de modernisation de l’administration, le ministère de la Fonction publique, du Travail, et de la Protection sociale, a tenu un atelier de formation, du 19 au 22 novembre 2018 à Ouagadougou, au profit des acteurs en charge des ressources humaines. Placé sous le thème : «Innovation et transformation numérique du secteur public », la rencontre a permis de rénover les pratiques et d’intégrer la nouvelle technologie dans la gestion numérique du secteur public afin de répondre aux besoins des citoyens, d’après le conseiller technique, Joseph Sandouidi, représentant le ministre de la Fonction publique. « Nous ne doutons pas un instant de la pertinence de ce thème qui a été développé au profit des participants », a-t-il dit.

Selon M. Sandouidi, vu la modicité des moyens financiers, les autorités du département de la Fonction publique ont décidé de délocaliser un certain nombre de formations, au bénéfice des premiers responsables des services. Un processus qui au regard des explications de M. Sandouidi, va se poursuivre jusqu’en fin janvier 2019. Et d’ajouter que le programme va favoriser la formation d’un plus grand nombre de participants, afin que ces derniers puissent à leur tour, former d’autres agents.

Pour les participants, l’atelier a permis d’inculquer aux directeurs des ressources humaines qu’ils sont, les outils nécessaires à la conception et la mise en œuvre des politiques publiques innovantes. Toute chose qui développera en eux de nouvelles connaissances axées sur la pratique administrative et allégeront la procédure administrative au bénéfice des usagers. L’un des formateurs, Nicolas Vogtenberger, a signifié que l’atelier de 5 jours a consisté à outiller les participants sur plusieurs aspects, à travers différents sous-thèmes afin qu’ils puissent proposer dans les jours à venir, des solutions innovantes à même de révolutionner l’administration publique burkinabè.

Delphine SIDBEGA

(Stagiaire)

 

Administration publique : Miser sur la bonne gouvernance pour un service de qualité

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Le comité de pilotage de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, a tenu sa 2e session ordinaire de l’année, le 23 novembre 2018, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Pr Séni Ouédraogo.

L’Etat burkinabè s’est engagé dans un processus de réformes de l’administration publique à l’effet de parvenir à la modernisation des services administratifs et à une gestion vertueuse des affaires publiques. Le comité de pilotage de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance joue un grand rôle dans l’atteinte de ses objectifs.

Dans cette optique, cette instance a tenu sa deuxième session ordinaire, le 23 novembre 2018, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Pr Séni Ouédraogo.

Au cours de cette rencontre statutaire, les membres passeront en revue l’état d’avancement des résultats obtenus des actions engagées en 2018 dans le cadre du programme de modernisation de l’administration et de bonne gouvernance, a indiqué le ministre. Elle est aussi une occasion pour donner de nouvelles directives pour plus de performance de l’administration publique, a-t-il ajouté.

Pour Séni Ouédraogo, la quête permanente d’une gouvernance publique vertueuse est au cœur de la vision du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Elle constitue même la raison d’être du gouvernement qui est de répondre le plus efficacement possible à la demande citoyenne d’une bonne gouvernance et d’un bien-être social des Burkinabè. «Nous devons donc œuvrer à rendre notre administration plus moderne, porteuse de développement et orientée vers la délivrance d’un service public de qualité à l’endroit des citoyens», a lancé le ministre Ouédraogo aux participants à la session.

 57% de dossiers traités dans un délai de 28 jours

Faisant le bilan à mi-parcours de 2018, le secrétaire permanent de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, Jacques Sosthène Dingara, a laissé entendre qu’il est globalement satisfaisant. «Au niveau du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, le rapport de l’année écoulée montre que le programme a permis une amélioration considérable de la cible attendue, malgré le contexte sécuritaire difficile. D’une cible de référence de 0% de présence des enseignants, on est passé à un temps de présence d’environ 34% du volume horaire dans les classes, pour une cible de 40%», a-t-il avancé.

Les indicateurs semblent également au vert au niveau du ministère en charge de la fonction publique où 57% des dossiers  d’intégration, de reclassement et de mise à la retraite des agents publics ont été traités conformément à la cible retenue de 28 jours calendaires maximum de traitement, a fait savoir M. Dingara. Et d’ajouter que le ministère de la Justice s’est également engagé dans la réduction des délais de traitement des dossiers au niveau des tribunaux administratifs et départementaux.

Le programme de la modernisation de l’administration publique appuie trois ministères-pilotes : les ministères de l’Education nationale, de la Justice et de la Fonction publique. Pour sa mise en œuvre, le gouvernement burkinabè bénéficie du financement de la Banque mondiale.

Mahamadi SEBOGO

msebogo@yahoo.fr

 

Mort de Amadou Koufa: « Une perte cinglante pour le milieu terroriste », Laurent Kibora

Au lendemain de l’annonce de la mort du chef terroriste malien, Amadou Koufa, à la suite d’une opération de la force Barkhane, le spécialiste des questions terroristes, Laurent Kibora, a accordé le dimanche 25 novembre 2018 à Sidwaya une interview. Pour lui, cette disparition est une victoire dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Sidwaya(S.) : Nous avons appris que Amadou Koufa a trouvé la mort à l’issue d’une opération conjointement menée par Barkhane et l’armée malienne. Est-ce que vous croyez à la mort de ce terroriste malien?

Laurent KIBORA(L.K.) : Amadou Koufa serait mort à la suite d’une attaque de la force Barkhane et de l’armée malienne dans la nuit du 23 au 24 novembre 2018 dans la forêt de Wagadou, au centre du Mali. Mais il faudra prendre ces informations au conditionnel car à plusieurs reprises, des chefs terroristes donnés pour mort, ont été aperçus vivants. Par exemple Ben Moctar a été donné pour mort plusieurs fois mais on l’a revu par la suite. Nous avons également en mémoire la prétendue mort de Abubakar Sekhau, le chef actuel de Boko Haram, avec à la clé, des photos de son décès circulant sur les réseaux sociaux, mais qui se sont révélées fausses.  C’est pour cela qu’il faut garder une certaine réserve et prendre cette information au conditionnel.

Toutefois si la mort de Koufa est avérée, ce serait une grande victoire, un grand pas en avant dans la lutte contre le terrorisme, car il a été l’un des cofondateurs du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM). Il a dirigé une Katiba très importante qui est le Front de libération du Macina, Anshardine-Macina. Il a eu une grande renommée, beaucoup d’influence dans les sphères terroristes notamment auprès des populations peulhes qui subissent souvent les exactions des Touaregs et des Dogons. Koufa est donc une figure emblématique de la nébuleuse djihadiste  dont la mort ne sera qu’une grande victoire dans la lutte contre le terrorisme.

S: Beaucoup de gens entendent parler de Amadou Koufa mais ne le connaissent pas. Qui était-il ?

K. : Amadou Koufa était un grand prêcheur islamique, de son vrai nom Amadou Diallo. Il est né autour des années 1960, 1965. C’est un prêcheur virulent qui appelle les peulhs au djihad, à prendre les armes. C’est d’ailleurs à travers ses prêches qu’il y a eu un rapprochement entre lui et Iyad Ag Ali. Dans sa sphère de Macina, Amadou Koufa est un chef incontesté qui bénéficie des relations notamment avec les patrons de GSIM, Iyad Ag Ali, et Ben Moctar qu’il a côtoyé mais avec aussi Adnane Al Saraoui qui est actuellement le chef du groupe islamique au grand Sahara. Il constitue une personnalité incontournable dans la sphère terroriste. Sa perte ne peut qu’être un coup cinglant à cette nébuleuse.

S: N’y aura-t-il pas une guerre de succession au sein de la confrérie dont il était le patron ?

K. : Sa mort va forcément créer une guerre de leadership, parce que dans le milieu djihadiste et terroriste, les mouvements sèment la guerre et la lutte entre eux pour la suprématie. La question qui mérite d’être posée est celle de l’identité de celui qui va le remplacer. Son successeur aura-t-il la carrure de Koufa ? Aura-t-il les mêmes relations? Pour ce qui me concerne, je pense qu’il sera très difficile pour son successeur d’avoir les mêmes relations que Koufa. Il sera pénible pour lui d’avoir l’expérience que son prédécesseur a eue parce qu’il a combattu sur plusieurs fronts. La mort de Koufa est vraiment une perte cinglante pour le milieu terroriste, mais aussi une bénédiction pour le Mali et le Burkina Faso. Quoique la mort d’une personne ne soit jamais une bénédiction pour quelqu’un d’autre, celle de Koufa pourrait apporter une certaine accalmie de façade au Burkina Faso parce que c’est souvent des groupes qui font des représailles. Il faudrait que nous restions sur nos gardes et ne pas crier très vite victoire.

S: Justement faut-il craindre des représailles ?

K. : Il faut craindre le pire car, le GSIM qui est le groupe terroriste le plus important au Sahel a perdu ses grands lieutenants en cette année 2018. Et la mort de Amadou Koufa pourrait grossir leur nombre. Déjà le 14 février 2018, les terroristes ont perdu Mohamed Ould Nouini, la tête pensante de toutes les opérations terroristes dans le Sahel. Ould Nouini est mort à la suite des frappes aériennes de la force Barkhane. Ensuite, le 6 avril 2018, ils ont perdu deux lieutenants, le mauritanien Aymen Alchitingui et Saïd Al Maghribi et un troisième autre mauritanien. La perte de ces trois hommes a beaucoup secoué le monde des groupes terroristes. Cela les a amenés à organiser, quelques huit jours plus tard, des représailles contre le camp des forces Barkhane et celui de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation au Mali(MINUSMA) dans la zone de Tombouctou. Les terrosites ont pratiquement assiégé les deux camps pendant quatre heures. Ils y ont fait exploser un camion bourré d’explosifs. Il y a même un de nos compatriotes casque bleu qui y est resté.

Amadou Koufa n’est pas mort seul. Il est mort avec deux de ses lieutenants : l’un était chargé de l’organisation de la base et l’autre des opérations. Face à la mort de ces trois figures emblématiques, il faut rester sur ses gardes et se préparer à une riposte à tout moment. Car, la perte des trois figures en début d’année a amené le GSIM, à organiser une attaque spectaculaire. Après la mort de Koufa et de ses deux lieutenants, nous devons aussi nous préparer à des représailles. Ces représailles seront dirigées contre la France, le Mali et ses alliés. Et nous aussi nous n’échapperons pas car les poulains de Koufa comme Malam Dicko, que l’on dit mort et remplacé par son frère cadet, vont s’organiser pour perpétrer des représailles. C’est à nous de rester sur nos gardes.

S: Peut-on s’attendre une accalmie au Burkina après la mort de chef terroriste ?

K. : Il y aura forcément une accalmie parce que la mort de Koufa fragilise la sphère terroriste. L’épicentre des attaques du Burkina vient du Mali.

La mort de Amadou Koufa peut influencer indirectement ce qui se passe au Burkina du moment que le groupe Anshardine Islam a comme arrière base, le Mali. Parce qu’il y a des informations qui sont revenues et qui ont montré que Ibrahim Malam Dicko a formé ses hommes auprès de Amadou Koufa, mentor de Ibrahim Dicko. Même si Malam Dicko n’est plus vivant, il y a son successeur. Ce qui est sûr, son successeur va poursuivre ce qu’il faisait, c’est-à-dire entretenir des relations avec Koufa. Avec la mort de celui-ci, ce n’est pas sûr que ces personnes qui s’appuyaient sur lui puissent bénéficier du même soutien de son successeur.

S: Avec ce succès, Barkhane ne va-t-il pas faire ombrage à la force naissante du G5 Sahel ?

K. : On pourrait dire que face aux performances de la force Barkhane et de l’armée malienne, que le G5 Sahel est une force morte née, mais ce n’est pas le cas. Le G5 Sahel n’a pas encore eu l’occasion de faire ses preuves. C’est une force qui vient de naître. Il faudrait attendre un peu plus pour pouvoir évaluer la force du G5 Sahel. Et il faut aussi le reconnaître, ces deux forces ne s’excluent pas, elles doivent se soutenir mutuellement parce qu’elles ont les mêmes objectifs.

 

Interview réalisée Anselme KAMBIRE

Mise en œuvre du PNDES : Les investissements des opérateurs économiques burkinabè du Togo attendus

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En marge de la 15e édition de la Foire internationale de Lomé(FIL), le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a eu le vendredi 23 novembre 2018 dans la capitale togolaise, un déjeuner de travail avec les opérateurs économiques burkinabè résidant au Togo.

En vue  d’améliorer substantiellement le niveau des investissements directs dans le  cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), le gouvernement burkinabè entend mettre à contribution la diaspora. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a rencontré de ce fait, le vendredi 23 novembre 2018, dans la capitale togolaise, des opérateurs économiques burkinabè vivant au Togo. C’était à l’occasion de la 15e édition de la Foire internationale de Lomé (FIL). Il s’est agi, selon le ministre Kaboré, de lever d’une part, les appréhensions afin de faciliter l’orientation des  investissements vers le Burkina Faso et d’autre part, de présenter les opportunités et potentialités d’investissements dans divers secteurs (agriculture, élevage, mines, industrie, transport, immobilier, énergie, etc.).

Les potentialités d’investissements au « pays des Hommes intègres » ont été, ainsi, présentées aux hommes et femmes d’affaires présents à travers une vidéo-projection. En ce qui concerne le climat des affaires, il est aujourd’hui possible de créer son entreprise avec 5000 francs CFA dans un délai compris entre 24 heures et 72 heures. Il est également possible de bénéficier des avantages préférentiels du Code des investissements dans un délai maximum de 60 jours.

La possibilité de posséder une terre est offerte aussi bien aux nationaux qu’aux entrepreneurs étrangers. Des réformes, dont l’adoption d’un nouveau code des investissements plus incitatif que le précédent, d’un nouveau dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires, d’une loi d’orientation de promotion des petites et moyennes entreprises, d’une loi d’orientation des investissements, etc. ont été aussi évoquées dans le film. Pour les structures d’appui au secteur privé, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF), la Maison de l’entreprise, l’Agence burkinabè des investissements   (ABI), l’Agence pour la promotion des exportations  (APEX), le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) ont été également présentées à l’assistance.

La TVA sur les denrées alimentaires

Par  ailleurs, les mesures incitatives qui existent au niveau du nouveau Code des investissements ont été dévoilées. Pour le régime A, pour les investissements de 100 à 500 millions FCFA, il faut juste créer 20 emplois ; pour le régime B, les investissements vont de 500 millions à 2 milliards francs CFA avec un minimum de 30 emplois créés ; pour le régime C, les investissements vont de plus de 2 à 25 milliards francs CFA avec au moins 40 emplois créés, etc. La présentation a été suivie d’une séance de questions-réponses. Le prix du tonnage Lomé-Ouagadougou est plus cher que celui de l’axe Abidjan-Ouagadougou. Qu’est-ce qui est fait pour résoudre ce problème incompréhensible ? Pour remédier à la vie chère, les autorités togolaises ont réduit la TVA sur les produits alimentaires. N’est-il pas judicieux d’en  faire de même au Burkina Faso ?

Répondant à la première préoccupation, le ministre Harouna Kaboré a assuré que le ministère en charge des Transports planche sur cette question avec le concours du comité mis en place lors de la récente crise des transporteurs routiers. Toutefois, il a invité les opérateurs économiques burkinabè du Togo, à échanger régulièrement avec la CCI-BF et le CBC sur ce type de sujets. « Nous importons la plupart de nos produits de consommation. Ils nous reviennent donc plus chers. D’où la nécessité de renforcer notre politique de transformation sur place de nos produits locaux. Si nous parvenons à régler la question de l’énergie, des facteurs de production, nous serons à même de proposer aux populations, des denrées alimentaires abordables. Ce qui règlera par la même occasion la question des coûts élevés », a-t-il affirmé en ce qui concerne la seconde doléance.

Aubin W. NANA

A Lomé (Togo)

Diplomatie parlementaire: Développer l’amitié entre la Russie et le Burkina Faso

Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu en audience l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Vladimir Baykov et le bureau de Publicitaires associés, le vendredi 23 novembre 2018.

Le nouvel ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso Vladimir Baykov, poursuit sa  tournée de prise de contact avec les autorités burkinabè. Le vendredi 23 novembre 2018, il a eu une audience avec le président du Parlement, Alassane Bala Sakandé.

« Nous comptons beaucoup sur le développement des relations entre les parlements. Heureusement, il y a à l’Assemblée nationale, un groupe de parlementaires pour l’amitié avec la Russie qui est très dynamique. Nous avons discuté avec le président, de la possibilité d’effectuer des échanges  de parlementaires », (Alassane Bala Sakandé)

Selon Vladimir Baykov,  avec la diplomatie parlementaire, il est possible de développer les relations entre les peuples russe et burkinabè pour le bien-être social, économique et assurer la sécurité dans la sous-régions. Avant  le diplomate russe, Alassane Bala Sakandé s’est entretenu avec le bureau de Publicitaires associés. Selon la présidente cette organisation, Cécile Gouba, la rencontre leur a permis de remercier le président de l’Assemblée pour avoir accepté de parrainer la rentrée des Publicitaires prévue du 28 au 30 novembre 2018.

« A travers la rentrée publicitaire,  nous voulons valoriser notre métier, organiser des conférences publiques sur différents thèmes notamment sur la contribution des publicitaires au développement économique et social du Burkina Faso, la publicité mensongère et la santé, la communication et la sécurité … », a-t-elle dit. Cécile Gouba s’est réjouie des conseils du président du Parlement. « Le président de l’Assemblée nationale nous a prodigué des conseils notamment la nécessité de mieux organiser la profession et d’évoluer vers un ordre. Ce qui nous conforte dans nos actions  », a-t-elle ajouté.

 Nadège YE

Semaine nationale de l’internet: Une vingtaine de promoteurs du numérique récompensés

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La clôture de la 14e Semaine nationale de l’internet (SNI) est intervenue dans la nuit du vendredi 23 novembre 2018, à Ouagadougou. Ce fut l’occasion de récompenser les promoteurs des technologies de l’information et de la communication.

 Le bilan de la 14e Semaine nationale de l’internet (SNI) et des TIC a été un franc succès. C’est la conclusion faite par la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara lors de la clôture de cet évènement, le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou. Une édition placée sous le thème : « Innovation numérique pour la transformation structurelle de l’économie et de la société ». Au cours de cette nuit des TIC, une vingtaine de prix ont été décernés dans les catégories Génie TIC, Génie Logiciel, Hackathon, meilleur site web, et meilleur stand.

Dans la catégorie Génie TIC, les lauréats ont reçu chacun, un trophée, une médaille, une attestation et une enveloppe de 3 000 000 francs CFA. Les deuxièmes de chaque catégorie ont reçu chacun une enveloppe de 2 000 000 F CFA et 1 000 000 F CFA pour les troisièmes au classement. Pour la catégorie meilleure stand au Salon international des technologies de l’information et de la communication de Ouagadougou (SITICO), les lauréats ont reçu chacun un Gambré d’or, une médaille et une attestation. Au niveau du concours Hackathon, chacun des trois lauréats a eu un Gambré d’or, une médaille, une attestation et respectivement, 750 000 F CFA, 150 000 F CFA et 100 000 F CFA. Pour le Concours Génie logiciel, le jury a décerné un Gambré d’or, une médaille, une attestation et la somme de 200 000 francs CFA au lauréat.

Ces lauréats ont témoigné de leur satisfaction. Car pour eux, le fait de reconnaître leur mérite est une invite à continuer dans la quête de création permanente. « J’ai été lauréat dans la catégorie administration avec un projet Line up qui est une application mobile qui permet aux populations de pouvoir prendre un ticket de banque à distance à l’aide de leur téléphone mobile. Je suis fier de cette innovation qui a retenu l’attention du jury», a déclaré Vladimir Sawadogo, lauréat Génie tic dans la catégorie administration. « Nous avons proposé une solution qui s’appelle Srabey. C’est un système intelligent qui permet le suivi et la vérification des tickets de péage. Ce projet facilite le travail des acteurs-terrain et permet un contrôle permanent », a soutenu le lauréat Florentin Congo. Selon la ministre, si ces candidats ont été primés, c’est que leurs œuvres sortent de l’ordinaire par leur qualité, leur originalité et leur corrélation avec le thème. Elle a fait comprendre que les innovations vont se poursuivre dans l’organisation. Dans ce sens, elle a annoncé que dès l’année prochaine, la Semaine nationale de l’internet deviendra la Semaine du numérique.

Gaspard BAYALA


Palmarès de la Nuit des TIC 2018

Catégorie Meilleur stand

  • Société civile : Centre burkinabè pour l’économie numérique
  • Secteur privé : Ouaga Lab
  • Secteur public : Musée des TIC

Concours Génie logiciel

  • Applications desktop

Concours Hackathon

  • Srabey
  • Yoolsgo
  • Swipay

Concours meilleurs sites web

  • Entreprise : Fasopro.bf
  • Société civile : Afrikeveil.org
  • Administration publique : Onea-cemeau.com
  • Site Web portail : Santeactu.bf
  • Services en ligne : bon-biz.com
  • Innovation :Woroworocar.com

Concours Génie TIC,

  • Education: Braka
  • Secteur rural: Electro-Culture
  • Santé : MRS (Mode de référence sanitaire)
  • Protection de l’environnement : Dream Team Electronic
  • Commerce : Equi Terroir
  • Administration : Line Up

Autonomisation financière: Les femmes invitées à s’approprier les TIC pour se développer

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La Fondation femmes et TIC a, dans le cadre de la célébration de la Semaine nationale de l’internet (SNI), organisé le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou, le panel «Femme numérique et développement (FENUD) ».

L’autre moitié du ciel doit s’approprier les innovations technologiques pour assurer son autonomisation financière. Tel est le souhait de la Fondation femmes et TIC. De ce fait, elle a organisé en marge de la Semaine nationale de l’Internet (SNI), la deuxième édition du panel Femme numérique et développement (FENUD), le vendredi 23 novembre 2018 à Ouagadougou.

Placé sous le thème : « Impulser la dynamique entrepreneuriale en faveur d’une meilleure inclusion numérique des femmes », le panel a été présidé par la ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara/ Sanon. Cette 2e édition de FENUD, selon la présidente du comité d’organisation, Rasmata Compaoré, vise à valoriser l’entrepreneuriat dans le numérique en vue de favoriser une autonomisation économique des femmes dans les différents pays. A l’entendre, cela participera à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

Lors du panel, les femmes venues des pays voisins, à savoir la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo ont été invitées par la ministre Hadja Fatimata Ouattara, à saisir les opportunités qu’offrent de nos jours les Technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour elle, les TIC se féminisent, et il serait plus judicieux que les femmes s’en approprient. Toute chose qui a-t-elle dit, concourra à leur mieux-être financier. « Avec un ordinateur et une connexion internet, on peut devenir milliardaire »a-t-elle précisé.

Hadofini Clotilde BICABA

Stagiaire

Sécurité dans la ville de Ouagadougou: Un récalcitrant « neutralisé » devant le camp Sangoulé Lamizana

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Un individu non encore identifié, a trouvé la mort dans la soirée du samedi 24 novembre 2018 à l’entrée principale du camp Sangoulé Lamizana après avoir violé les consignes sécuritaires.

C’est autour de 19 heures, le samedi 24 novembre 2018, que des coups de feu à l’arme lourde ont été entendus dans l’enceinte du camp situé dans le quartier Gounghin de la capitale, semant la panique dans la périphérie. Contactée, une source sécuritaire informe qu’il s’agit d’un refus d’obtempérer manifesté par un usager à l’entrée dudit camp. « Il a voulu franchir, contre toute attente, la barrière », a expliqué la source. Ainsi, sur les injonctions accentuées de la garde qui sommait l’individu à se plier aux règles de sécurité, l’infortuné n’aurait pas voulu entendre raison. Pire, notre source précise qu’il aurait retiré de sa poche un pistolet automatique, donnant l’occasion à la garde de riposter et d’atteindre mortellement l’individu. Après constat, il s’est avéré que le pistolet n’était qu’un jouet en plastique et la victime présente les caractéristiques d’un malade. Transporté de toute urgence à l’hôpital Yalgado-Ouédraogo, il a succombé à ses blessures quelques temps après. En cette période d’insécurité généralisée, les dispositions sécuritaires devant les garnisons militaires sont inviolables et doivent être scrupuleusement respectées par les populations. Et cela, les citoyens doivent le savoir, car les éléments en faction sont lourdement armés et les consignes et instructions sont claires : riposter à toute menace.

Sidgomdé

Agriculture irriguée au Sahel : Un projet d’appui régional lancé

Les gouvernements des six  Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), la Banque mondiale et le Comité permanent  Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) ont lancé le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS), le jeudi 8 novembre 2018 à Ouagadougou.

Financé à plus de 170 millions de dollars US par la Banque mondiale, le Projet régional sur l’irrigation au Sahel (PARIIS) couvre six pays sahéliens que sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.  Il a été lancé dans la matinée du jeudi 8 novembre 2018, à Ouagadougou.

Pour les organisateurs, le projet entre dans le cadre des objectifs établis dans la réalisation des investissements dans le secteur de l’agriculture irriguée  lors de la déclaration de Dakar de 2013. En effet, malgré les ressources hydriques  de surface et souterraines considérables, près de 39 % des six  pays sahéliens sont encore privés d’accès à l’eau potable et moins de 500 000 ha sont irrigués en maîtrise totale de l’eau.

Pour ce fait, ces Etats, dans un élan commun, ont convenu de combiner leurs efforts pour accroître le rythme et la qualité des investissements  dans l’agriculture irriguée à travers le PARIIS. Il a pour objectif global d’améliorer, selon les termes de référence, la capacité des parties prenantes à développer et gérer l’irrigation et à accroître les superficies irriguées en suivant une approche régionale. Pour parvenir à ce résultat, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a invité tous les acteurs à s’engager pour la réussite du projet. « Nos responsabilités individuelles et collectives sont grandes dans la bonne et effective réalisation de ce projet, tant l’espoir de nos populations autour de l’initiative d’irrigation est immense et tant notre volonté politique et notre détermination à faire de la gestion de l’eau agricole, un intrant majeur à notre processus de développement est forte », a-t-il souligné.

Réussir le pari

Le  représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick F. Kanté, tout en invitant les parties prenantes à mettre « les énergies en synergie » afin de réussir le pari, a félicité tous les acteurs qui ont contribué à l’aboutissement du projet et réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à appuyer les pays et le CILSS, pour la pleine réussite du projet.

Le secrétaire exécutif du CILSS, Dr Djimé Adoum, a pour sa part souhaité que les discussions entamées avec les autres partenaires techniques et financiers (l’UEMOA et la CEDEAO) puissent aboutir afin que le PARIIS atteigne son objectif. « Se fondant sur la conviction que le développement de l’agriculture irriguée n’est plus un choix pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos pays, le PARIIS, visera à renforcer la capacité des parties prenantes à accroître les superficies irriguées selon une approche régionale axée sur les solutions adaptées et un processus participatif de partage de connaissancse. », a martelé Djimdé Adoum.

Réaffirmant la fierté de son pays qui a abrité les réflexions sur la naissance du projet, le représentant du ministre de l’Environnement et du Développement durable du Sénégal, Ali Seck, a souhaité que la mise en œuvre du PARIIS dans les différents Etats soit à la hauteur des ambitions exprimées par tous à Dakar. Pour le cas spécifique du Burkina Faso, le PARIIS va, selon le ministre, Jacob Ouédraogo, s’étendre dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Nord, du Centre et du Centre-Ouest. Pour ce faire, son pays à entendre le ministre en charge de l’agriculture, va travailler avec son partenaire privé en l’occurrence la Société des fibres et textiles(SOFITEX) dans cadre  de Partenariat public privé (PPP).

                                                                   Hadofini Clotilde BICABA

                                                                                (Stagiaire)