Commémoration du centenaire de l’Armistice: le président du Faso à Paris

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Communiqué de presse

(Ouagadougou, 9 novembre 2018). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est arrivé cet après-midi à Paris où il va participer aux côtés du président de la République française, Emmanuel Macron, à la commémoration du centenaire de l’Armistice ce 11 novembre à Paris.

Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement vont, au cours de cette cérémonie, rendre hommage à aux soldats tombés en France lors de la première guerre mondiale (1914-1918).

Dans l’après-midi, Roch Marc Christian Kaboré prendra part au forum de Paris pour la paix.

Direction de la communication de la présidence du Faso.

Le Burkinabè Yacouba Sawadogo reçoit son Prix Nobel Alternatif

Burkina Faso-Environnement-Récompense

Le Burkinabè Yacouba Sawadogo reçoit son ‘’Prix Nobel Alternatif’’

Ouagadougou, 23 nov. 2018 (AIB) – Le Burkinabè Yacouba Sawadogo, lauréat du Prix Right Livelihood ou Prix Nobel Alternatif 2018, a reçu, ce vendredi, son trophée à Stockholm, en Suède, a suivi l’AIB à travers un média en ligne.

La cérémonie de remise du prix a été retransmise en direct, ce vendredi à 18 h 30 mn (Local et Gmt) par le site d’information Burkina24.com.

Présenté par les organisateurs comme «l’homme qui a arrêté le désert «le septuagénaire burkinabè a été primé pour   avoir «converti en forêts des terres infertiles», dans sa province natale, le Yatenga.

L’homme a mis au point la technique du «zaï», qui consiste à creuser des trous en saison sèche pour les remplir de fumier et à construire de petites murailles pour retenir l’eau des pluies, tout en plantant des arbres.

Moqué par certaines populations de son village qui le traitaient de fou,  M. Sawadogo a réussi à  constituer une forêt d’environ 40 hectares sur des terres jusqu’alors infertiles et abandonnées.

De nos jours, cette forêt abrite plus de 60 espèces d’arbres et d’arbustes différents, se distinguant comme étant l’une des «sylves plantées et gérées par un paysan les plus diversifiées du Sahel».

Le nom du Burkinabè a été cité parmi les lauréats du Prix Right Livelihood ou Prix Nobel Alternatif 2018, le 24 septembre dernier.

Yacouba Sawadogo est le 167e lauréat de ce prix depuis sa création. Il est le 3eBurkinabè à l’avoir eu, après Bernard Lédéa Ouédraogo (en 1990) et le Pr Joseph KI-Zerbo (en 1997).

Agence d’information du Burkina

Le monde en bref du lundi 26 novembre

BRUXELLES – L’Union européenne et le Royaume-Uni ont scellé dimanche un divorce historique, après un mariage houleux de plus de 40 ans, mettant en garde les députés britanniques qu’il n’était plus question de modifier cet accord négocié dans la douleur.

LONDRES – Elle touche presque au but mais un obstacle formidable se dresse encore devant elle : la Première ministre britannique Theresa May doit convaincre avant Noël son pays et le Parlement qu’elle a trouvé avec l’UE le « meilleur accord possible » pour le Brexit.

KIEV – L’Ukraine a fait un pas important vers la déclaration d’une loi martiale après la capture manu militari par la Russie de trois navires de la marine ukrainienne qui a fait des blessés dans le détroit de Kertch marquant l’accès à la mer d’Azov, qui a provoqué une escalade sans précédent dans cette zone sensible.

TIJUANA(Mexique) – Désespérés, des centaines de migrants venant d’Amérique centrale ont tenté dimanche de franchir illégalement la frontière américaine à Tijuana, dans le nord-ouest du Mexique, poussant les Etats-Unis à fermer brièvement leur frontière au sud de la ville californienne de San Diego.

PARIS – Après l’acte II des « gilets jaunes » émaillé de violences, Emmanuel Macron est attendu mardi pour des annonces d’accompagnement de la transition écologique, face à un mouvement inédit contre les taxes qui faiblit dans la rue mais reste soutenu par une majorité de Français.

DAMAS – Le pouvoir syrien a accusé des groupes « terroristes » d’avoir mené une attaque chimique dans la ville d’Alep, un drame qui a provoqué une centaine de cas de suffocation et entraîné des raids de représailles dimanche de l’allié russe.

TEHERAN – Un puissant séisme de magnitude 6,4 a frappé dimanche la province de Kermanshah dans l’ouest de l’Iran, a annoncé l’Institut de géophysique iranien, et 260 personnes ont été blessées, selon les autorités locales.

LOS ANGELES (Etats-Unis) – Après plus de deux semaines de lutte, les pompiers américains ont réussi à maîtriser « à 100% » le « Camp fire », l’incendie le plus meurtrier de l’histoire de la Californie qui a tué au moins 87 personnes.

PARIS – A l’approche d’une réunion de l’alliance, le constructeur Renault a lancé, selon le gouvernement français, un audit pour vérifier les rémunérations de son PDG Carlos Ghosn, toujours en détention au Japon et qui nie catégoriquement toute malversation au sein du groupe Nissan.

MUTIMA(Ouganda) – Une trentaine de personnes sont mortes et plus de 60 autres se sont sans doute noyées en Ouganda dans le naufrage d’un bateau où était organisée une fête sur le lac Victoria, a annoncé dimanche la police.

MAPUTO – Douze villageois, dont des femmes et des enfants, ont été tués dans une localité isolée de l’extrême nord du Mozambique, lors du dernier épisode de terreur attribué à des islamistes présumés selon la police, une attaque qui a provoqué la fuite de milliers de personnes vers la Tanzanie voisine.

TAIPEI – Les défenseurs de la cause gay à Taïwan s’inquiétaient dimanche du devenir du mariage pour tous, au lendemain de scrutins en guise de gifle infligée à la présidente progressiste Tsai Ing-wen.

VIENNE – Plus de la moitié des femmes assassinées dans le monde en 2017 ont été tuées par leur compagnon ou des membres de leur famille, ce qui fait du domicile « l’endroit le plus dangereux pour une femme », selon une étude de l’ONU publiée dimanche.

WASHINGTON – Le leader mondial des technologies médicales, l’américain Medtronic, est potentiellement lié à 9.300 décès et 292.000 blessures entre 2008 et 2017 aux Etats-Unis, selon des rapports sur les incidents liés aux implants médicaux analysés dans le cadre d’une enquête journalistique internationale publiée dimanche.

MOSCOU – L’agence spatiale russe Roskosmos, à la réputation entachée par plusieurs échecs dont la défaillance d’une fusée Soyouz en octobre, a été épinglée dimanche par la cour des comptes russe pour des irrégularités financières de grande ampleur et plusieurs milliards « volés ».

PARIS – Des enchères consacrées à la bande dessinée à Paris ont enregistré dimanche des ventes pour près de 1,3 million d’euros, mais la pièce phare, une planche originale de « L’Étoile mystérieuse » d’Hergé, n’a pas trouvé acquéreur, a indiqué la maison Artcurial.

SRINAGAR(Inde) – Huit personnes ont été tuées dimanche dans le Cachemire indien dans des affrontements entre forces indiennes et militants séparatistes présumés, portant à 22 le nombre de personnes tuées dans des violences en une semaine dans la région, selon la police.

ISTANBUL – La police turque a fait usage de gaz lacrymogène dimanche pour empêcher une marche non autorisée à Istanbul à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ont constaté des correspondants de l’AFP. Après plusieurs sommations, des policiers en tenue anti-émeute ont repoussé à l’aide de gaz lacrymogène et de boucliers environ un millier de personnes, en majorité des femmes, qui s’étaient rassemblées pour défiler sur l’avenue Istiklal, l’une des artères les plus fréquentées d’Istanbul.

GENEVE(Suisse) – Les Suisses ont choisi de dire non dimanche au référendum d’initiative populaire baptisé « vaches à cornes », qui visait à accorder des subventions aux éleveurs décidant de préserver les cornes de leur bétail.

(afp)

Iron Biby, de souffre-douleur à homme fort du Burkina

Dans la rue, les enfants n’hésitent pas à venir tâter les bras d’Iron Biby. Patient, ce colosse burkinabè d’1,90 mètre pour 180 kg et… 63 cm de tour de bras, star internationale des sports de force, laisse faire avec bienveillance.

Jeune, Cheick Ahmed Al-Hassan Sanou était la risée des enfants dans la cour d’école en raison de son poids.

Aujourd’hui, le gabarit de cet homme de 26 ans est un atout qu’il a travaillé et veut mettre au service de son pays, parmi les plus pauvres du monde, pour y ouvrir des centres sportifs çà et là.

« J’ai toujours été de forte corpulence comparé à mes amis et à mes frères. Ici c’est rare, donc les gens se moquaient de moi. Je n’avais pas confiance en moi », se souvient Biby.

Son père Lacina Sanou confirme, tout en soulignant la gentillesse de son fils: « Il était plus grand et plus fort qu’eux (…) mais très gentil, très doux. Souvent, les enfants en profitaient pour se moquer » de lui, confie-t-il à l’AFP.

« J’essayais tous les sports mais on me décourageait à chaque fois », raconte Iron Biby, qui pesait 4,750 kg à la naissance.

Parce qu’il rêvait de devenir « un grand athlète », il a « persévéré ».

  • Il découvre la muscu à 17 ans –

A 17 ans, il découvre la musculation alors qu’il vient de s’installer au Canada pour y rejoindre son grand frère et terminer ses années de lycée. C’était en 2009.

« J’avais le complexe » d’être très corpulent, « je voulais transformer mon corps, alors j’ai commencé à m’entrainer doucement », raconte-t-il.

En 2013, sa force impressionne des gens du milieu, surpris qu’un amateur soulève de telles charges. On l’invite à participer au championnat provincial de dynamophilie, le nom canadien de la Force athlétique. Différente de l’haltérophilie, cette discipline consiste à soulever des charges très lourdes de toutes les formes et parfois à les déplacer.

Il honore l’invitation avec une victoire puis gravit rapidement les échelons pour figurer parmi les 10 meilleurs athlètes de force dans le monde. Iron Biby cumule les titres, il est notamment champion du monde 2018 de « Log lift » (qui consiste à lever des troncs de bois) ou d’Axle press (soulever des charges de fer avec la force des épaules).

« Je suis reconnu comme l’un des plus forts quand il s’agit de la force des épaules, c’est dur pour quelqu’un de m’arrêter dans cette épreuve ! », s’exclame Iron Biby à l’entraînement à Bobo-Dioulasso, sa ville natale, entre des poids en béton armé et des affiches publicitaires à son nom.

– Huit poulets par jour –

Sa plus grande fierté ? Avoir inscrit en septembre son nom et celui du Burkina dans le livre Guinness des records, une première.

« L’épreuve consistait à soulever un maximum de fois pendant une minute une personne d’environ 60 kg. L’ancien record était de 45 répétitions. J’ai pu +l’éclater+ avec 69 répétitions », jubile l’athlète de force.

Pour maintenir sa forme, Biby fait au moins quatre repas par jour avec des protéines et peut manger « jusqu’à huit poulets » quotidiennement.

Côté vêtements, rien ne lui va. Un couturier spécial lui fait du sur-mesure avec – petite coquetterie – son logo, qui représente son nom avec des ailes.

Iron Biby s’entraîne en moyenne quatre à cinq heures par jour. Le Burkina ne disposant pas d’installations adéquates, il importe du matériel ou le fait fabriquer. Dans sa cour à Bobo-Dioulasso, il a fait réaliser une piste de goudron de 46 mètres, pour s’exercer à la traction de camions…

Aujourd’hui, lorsqu’il rentre de compétitions internationales à Bobo-Dioulasso, la 2e ville du Burkina Faso, Biby est accueilli en héros, des fans et curieux de tous âges se pressent pour lui réclamer un selfie ou toucher ses bras.

Il fait même des émules comme Abdoul Razak, un jeune de 12 ans surnommé « Jumeau » car il a la même corpulence qu’Iron Biby au même âge.

  • Revenir au pays, toujours –

Très attaché à son pays, Biby a décidé d’y retourner après ses études au Canada alors qu’il aurait pu rester en Amérique.

Son père explique avoir toujours recommandé à ses enfants « de chaque fois revenir au pays », une fois qu’ils ont réalisé « des exploits sur le plan international ». « Car le pays a besoin d’eux pour son développement ». Et ainsi, « les enfants (du Burkina) peuvent prendre exemple sur eux. »

Iron Biby a plusieurs projets au Burkina. Ses revenus issus des compétitions et sponsors sont suffisamment conséquents pour lui permettre de les réaliser.

Il veut ouvrir partout des centres sportifs. « Pour tous les athlètes, pas juste dans mon domaine », dit-il.

Il compte aussi lancer « des compléments alimentaires, parce qu’il y a une carence de protéines ici ».

Et créer « une fédération pour les +strongmen+ (hommes forts) et aider ainsi mes autres frères à représenter le Burkina Faso sur le plan international. »

En attendant, il s’entraine pour son prochain objectif: battre un nouveau record du monde en « Log lift ».

(afp)

Salon de l’élevage du Burkina : Trois cents exposants attendus la semaine prochaine à Ouagadougou

Ouagadougou, 20 nov. 2018, (AIB)-Le ministre en charge des Ressources animales Sommanogo Koutou a annoncé mardi, que près de trois cents exposants sont attendus au premier Salon de l’élevage du Burkina Faso(SABEL) qui se tient du 27 novembre au 1er décembre 2018 sur le site du SIAO à Ouagadougou.

Le Salon de l’élevage du Burkina Faso(SABEL) connaitra deux types d’exposants à savoir les présélectionnés qui viendront des treize régions du Burkina Faso et ceux dits libres qui vont faire découvrir leurs spécificités en lien avec le secteur de l’élevage, a indiqué Sommanogo Koutou, mardi lors d’un point de presse.

«A ce stade, 182 exposants ont été retenus, soient 126 pour les animaux et 56 pour les transformateurs et innovateurs», a ajouté M. Koutou, par ailleurs président du comité national d’organisation (CNO) de l’évènement.

Le ministre en charge des Ressources animales a dit que lesautres exposants peuvent toujours s’inscrire au secrétariat du SABEL.

«Pendant cinq jours, les personnalités issues du monde politique et de la société civile vont donner leurs positions et leur visions sur notre secteur qui constitue le moteur de développement de notre économie nationale», a-t-il expliqué.

En rappel, l’élevage fournit les produits les plus exportés après l’or et le coton. Le secteur occupe 80% de la population et 90% des ménages au Burkina Faso.

Selon Sommanogo Koutou, le salon de l’élevage qui va coûter 472 millions de FCFA, a pour thème: «Place des productions animales et halieutiques dans le développement des bases productives et de compétitivité de l’économie nationale».

L’évènement va s’articuler autour de plusieurs activités qui sont entre autres, des expositions, des communications et des dégustations de mets.

D’après Sommanogo Koutou, le CNO est composé de 10 commissions qui travaillent d’arrache-pied pour le succès du tout premier salon entièrement consacré à l’élevage.

M. Koutou, a également expliqué dans sa déclaration liminaire, que l’accompagnement des plus hautes autorités au SABEL traduit toute la place qu’elles accordent au secteur de l’élevage et à ses acteurs.

Agence d’Information du Burkina

no/ata

Air Burkina La reconquête du ciel

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Mal en point depuis le retrait du Prince Agha Khan, la compagnie aérienne du pays des Hommes intègres est en passe de reprendre du tonus sous l’impulsion du gouvernement burkinabè qui, par le biais du ministère des Transports a élaboré un plan stratégique pour qu’elle continue de déployer ses ailes dans la sous-région et au-delà, cela sous les orientations du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Revue de détail d’un programme qui va faire du transporteur aérien burkinabè, un géant du ciel africain.

Dès son avènement à la tête du ministère des Transports, Vincent T. Dabilgou a mis en œuvre une politique volontariste qui, dans ses grandes lignes, visait à redonner dynamisme et vigueur au secteur du transport burkinabè. C’est dans cette optique qu’un plan de relance de la compagnie de transport aérien Air Burkina a été élaboré pour lui faire quitter l’état difficile dans lequel il se trouvait après le retrait du groupe Agha Khan (en rappel, le richissime Prince ismaélite qui avait racheté Air Burkina a rétrocédé ses parts à l’Etat burkinabè). Une nouvelle « philosophie » politique et économique donc qui se met progressivement en place avec, entre autres, l’achat d’aéronefs pour redonner des ailes à Air Burkina. Le ministre Dabilgou était ainsi à Varsovie du 10 au 16 novembre 2018 en compagnie du directeur général de Air Burkina, Blaise Sanou, pour mettre en œuvre cette politique par la finalisation d’un contrat de leasing avec option d’achat de trois appareils (Embraer 175 et 195) qui vont « permettre de maîtriser et de stabiliser le potentiel clientèle de la compagnie dans un premier temps, et ensuite de pérenniser la relance de Air Burkina dans sa capacité à être présent dans la sous-région et aller au-delà du continent, en particulier en Europe », selon ses propres termes.
Desserte quotidienne de Bobo-Dioulasso
Il a, de ce fait, souligné que ces trois avions seront livrés à Ouagadougou, dont le premier est arrivé depuis le 16 novembre 2018  et les deux autres courant décembre 2018 et janvier 2019. Un véritable plan de relance de la compagnie qui va se « concrétiser avec la mise en place d’une société d’économie mixte avec des partenaires burkinabè et étrangers ainsi qu’un nouveau Conseil d’administration pour nous projeter vers l’avenir avec beaucoup plus d’ambition », selon toujours le ministre Dabilgou. D’où son appel à l’ensemble des investisseurs burkinabè et à l’actionnariat populaire à participer à cette œuvre salvatrice. Une œuvre rendue possible grâce à l’engagement des plus hautes autorités du pays pour lesquelles, le rayonnement international du Burkina Faso n’est pas seulement un vœu pieux, mais une volonté chevillée au corps. On comprend dès lors la satisfaction « pleine et entière » du directeur général de la compagnie, Blaise Sanou, qui a indiqué que la capitale économique, Bobo-Dioulasso, sera bientôt desservie quotidiennement par Air Burkina non sans avoir au préalable remercié le ministre et le gouvernement pour cet « engagement fort et résolu ». Pour le ministre donc, l’engagement et l’investissement de l’ensemble des acteurs sans a priori est un préalable pour que les victoires du passé aient du sens et motivent celles du futur. Et Vincent T. Dabilgou de préciser que la démarche va se poursuivre avec clairvoyance et pragmatisme dans la mise en œuvre de ce programme de reconquête. Bientôt donc, Air Burkina  pourra déployer ses ailes partout dans le monde. Plus qu’un défi, une volonté!
Boubakar SY (De retour de Varsovie)

Air Burkina La reconquête du ciel

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Mal en point depuis le retrait du Prince Agha Khan, la compagnie aérienne du pays des Hommes intègres est en passe de reprendre du tonus sous l’impulsion du gouvernement burkinabè qui, par le biais du ministère des Transports a élaboré un plan stratégique pour qu’elle continue de déployer ses ailes dans la sous-région et au-delà, cela sous les orientations du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Revue de détail d’un programme qui va faire du transporteur aérien burkinabè, un géant du ciel africain.

Dès son avènement à la tête du ministère des Transports, Vincent T. Dabilgou a mis en œuvre une politique volontariste qui, dans ses grandes lignes, visait à redonner dynamisme et vigueur au secteur du transport burkinabè. C’est dans cette optique qu’un plan de relance de la compagnie de transport aérien Air Burkina a été élaboré pour lui faire quitter l’état difficile dans lequel il se trouvait après le retrait du groupe Agha Khan (en rappel, le richissime Prince ismaélite qui avait racheté Air Burkina a rétrocédé ses parts à l’Etat burkinabè). Une nouvelle « philosophie » politique et économique donc qui se met progressivement en place avec, entre autres, l’achat d’aéronefs pour redonner des ailes à Air Burkina. Le ministre Dabilgou était ainsi à Varsovie du 10 au 16 novembre 2018 en compagnie du directeur général de Air Burkina, Blaise Sanou, pour mettre en œuvre cette politique par la finalisation d’un contrat de leasing avec option d’achat de trois appareils (Embraer 175 et 195) qui vont « permettre de maîtriser et de stabiliser le potentiel clientèle de la compagnie dans un premier temps, et ensuite de pérenniser la relance de Air Burkina dans sa capacité à être présent dans la sous-région et aller au-delà du continent, en particulier en Europe », selon ses propres termes.

Desserte quotidienne de Bobo-Dioulasso

Il a, de ce fait, souligné que ces trois avions seront livrés à Ouagadougou, dont le premier est arrivé depuis le 16 novembre 2018  et les deux autres courant décembre 2018 et janvier 2019. Un véritable plan de relance de la compagnie qui va se « concrétiser avec la mise en place d’une société d’économie mixte avec des partenaires burkinabè et étrangers ainsi qu’un nouveau Conseil d’administration pour nous projeter vers l’avenir avec beaucoup plus d’ambition », selon toujours le ministre Dabilgou. D’où son appel à l’ensemble des investisseurs burkinabè et à l’actionnariat populaire à participer à cette œuvre salvatrice. Une œuvre rendue possible grâce à l’engagement des plus hautes autorités du pays pour lesquelles, le rayonnement international du Burkina Faso n’est pas seulement un vœu pieux, mais une volonté chevillée au corps. On comprend dès lors la satisfaction « pleine et entière » du directeur général de la compagnie, Blaise Sanou, qui a indiqué que la capitale économique, Bobo-Dioulasso, sera bientôt desservie quotidiennement par Air Burkina non sans avoir au préalable remercié le ministre et le gouvernement pour cet « engagement fort et résolu ». Pour le ministre donc, l’engagement et l’investissement de l’ensemble des acteurs sans a priori est un préalable pour que les victoires du passé aient du sens et motivent celles du futur. Et Vincent T. Dabilgou de préciser que la démarche va se poursuivre avec clairvoyance et pragmatisme dans la mise en œuvre de ce programme de reconquête. Bientôt donc, Air Burkina  pourra déployer ses ailes partout dans le monde. Plus qu’un défi, une volonté!
Boubakar SY (De retour de Varsovie)

Journées de la commune burkinabè

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La 15e édition des Journées de la commune burkinabè, tenue  sous le  thème « Place et rôle des collectivités territoriales  dans la gouvernance foncière au Burkina Faso », a pris fin le samedi 17 novembre 2018 à Kaya par un échange direct avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.
Sur 351 maires, ce sont 345 maires qui ont  pris part à la 15e édition des Journées de la commune burkinabè (JCB). Tenues sous le  thème « place et rôle des collectivités territoriales  dans la gouvernance foncière au Burkina Faso », elles ont pris  fin le samedi 17 novembre 2018 par un échange direct avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Face au chef du gouvernement, les élus locaux  ont égrené plusieurs préoccupations. Il s’agit, entre autres, de  l’implication des collectivités territoriales dans la gestion de la sécurité, la lenteur dans le transfert des ressources et des compétences et celle de la mise en place du fonds minier de développement local, la revalorisation du statut du maire, l’apurement du passif foncier et l’accaparement de certaines taxes et impôts par l’Etat central.
Selon le Premier ministre, sur la question du transfert des ressources et des compétences, le gouvernement a pris l’engagement de transférer 15% du budget de l’Etat d’ici à 2020, aux communes et plus de 4 milliards F CFA pour la réalisation des pistes rurales. En ce qui concerne l’assouplissement des procédures de passation des marchés, il s’agit de revoir le cadre légal et cela va se faire progressivement, a-t-il laissé entendre. En sus « conformément aux engagements du président du Faso, tous les centres de santé (CSPS, CM, CMA, CHR et CHU)  seront dotés d’ambulances. Déjà, le gouvernement a  lancé la commande d’acquisition de 300 ambulances », a souligné M. Thiéba. Pour lui, ce fut une occasion unique de savoir ce qui se passe dans  les communes et le thème retenu a  permis aux élus locaux de s’approprier la gestion du foncier et toutes les bonnes pratiques.
Ce qui va  permettre d’assainir les opérations futures de lotissement. A l’issue des  travaux, des recommandations ont été faites. Il s’agit de la nécessité d’apporter des appuis techniques et financiers aux communes, de poursuivre la réflexion du barème des taxes de jouissance et sur le foncier  afin d’accroître les ressources des collectivités et d’accélérer l’opérationnalisation du fonds minier au développement local.
Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Air Burkina La reconquête du ciel

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Mal en point depuis le retrait du Prince Agha Khan, la compagnie aérienne du pays des Hommes intègres est en passe de reprendre du tonus sous l’impulsion du gouvernement burkinabè qui, par le biais du ministère des Transports a élaboré un plan stratégique pour qu’elle continue de déployer ses ailes dans la sous-région et au-delà, cela sous les orientations du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Revue de détail d’un programme qui va faire du transporteur aérien burkinabè, un géant du ciel africain. 
Dès son avènement à la tête du ministère des Transports, Vincent T. Dabilgou a mis en œuvre une politique volontariste qui, dans ses grandes lignes, visait à redonner dynamisme et vigueur au secteur du transport burkinabè. C’est dans cette optique qu’un plan de relance de la compagnie de transport aérien Air Burkina a été élaboré pour lui faire quitter l’état difficile dans lequel il se trouvait après le retrait du groupe Agha Khan (en rappel, le richissime Prince ismaélite qui avait racheté Air Burkina a rétrocédé ses parts à l’Etat burkinabè). Une nouvelle « philosophie » politique et économique donc qui se met progressivement en place avec, entre autres, l’achat d’aéronefs pour redonner des ailes à Air Burkina.
Le ministre Dabilgou était ainsi à Varsovie du 10 au 16 novembre 2018 en compagnie du directeur général de Air Burkina, Blaise Sanou, pour mettre en œuvre cette politique par la finalisation d’un contrat de leasing avec option d’achat de trois appareils (Embraer 175 et 195) qui vont « permettre de maîtriser et de stabiliser le potentiel clientèle de la compagnie dans un premier temps, et ensuite de pérenniser la relance de Air Burkina dans sa capacité à être présent dans la sous-région et aller au-delà du continent, en particulier en Europe », selon ses propres termes.

Desserte quotidienne de Bobo-Dioulasso

Il a, de ce fait, souligné que ces trois avions seront livrés à Ouagadougou, dont le premier est arrivé depuis le 16 novembre 2018  et les deux autres courant décembre 2018 et janvier 2019. Un véritable plan de relance de la compagnie qui va se « concrétiser avec la mise en place d’une société d’économie mixte avec des partenaires burkinabè et étrangers ainsi qu’un nouveau Conseil d’administration pour nous projeter vers l’avenir avec beaucoup plus d’ambition », selon toujours le ministre Dabilgou. D’où son appel à l’ensemble des investisseurs burkinabè et à l’actionnariat populaire à participer à cette œuvre salvatrice.
Une œuvre rendue possible grâce à l’engagement des plus hautes autorités du pays pour lesquelles, le rayonnement international du Burkina Faso n’est pas seulement un vœu pieux, mais une volonté chevillée au corps. On comprend dès lors la satisfaction « pleine et entière » du directeur général de la compagnie, Blaise Sanou, qui a indiqué que la capitale économique, Bobo-Dioulasso, sera bientôt desservie quotidiennement par Air Burkina non sans avoir au préalable remercié le ministre et le gouvernement pour cet « engagement fort et résolu ». Pour le ministre donc, l’engagement et l’investissement de l’ensemble des acteurs sans a priori est un préalable pour que les victoires du passé aient du sens et motivent celles du futur. Et Vincent T. Dabilgou de préciser que la démarche va se poursuivre avec clairvoyance et pragmatisme dans la mise en œuvre de ce programme de reconquête. Bientôt donc, Air Burkina  pourra déployer ses ailes partout dans le monde. Plus qu’un défi, une volonté!
Boubakar SY
(De retour de Varsovie)

Accord de facilitation des échanges : le secteur privé se met à niveau

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Le Centre du commerce international (ITC), en collaboration avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), organise un atelier national de renforcement des capacités des  acteurs du secteur privé burkinabè sur l’accord de facilitation des échanges, les 15 et 16 novembre 2018, à Ouagadougou.
L’accord de facilitation des échanges est un important outil de promotion du commerce transfrontalier. Sa mise en œuvre réussie implique son appropriation par les différents acteurs. Pour relever ce défi, le Centre du commerce international (ITC), en collaboration avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), organise, les 15 et 16 novembre 2018, à Ouagadougou, un atelier national de renforcement des capacités du secteur privé burkinabè sur ledit accord. Selon la représentante de ITC, Victoria Tuomisto, cet atelier de 48 heures vise à permettre aux acteurs privés burkinabè de comprendre les mesures contenues dans l’accord  de facilitation des échanges et les bénéfices qu’il leur apporte et à trouver les moyens de tirer les meilleurs avantages de cet instrument.
La session  a également pour objectif d’aider le secteur privé à renforcer ses capacités en matière de plaidoyer auprès des autorités publiques en charge de la mise en œuvre de l’accord de facilitation des échanges, a-t-elle ajouté. Enfin, la formation devrait permettre aux entreprises privées de participer efficacement au dialogue public-privé dans le cadre des discussions avec les autorités et les agences compétentes en matière de procédures administratives liées aux échanges transfrontaliers, a poursuivi la représentante du Centre du commerce international. Elle a défini la facilitation des échanges comme étant la simplification, la modernisation, l’harmonisation des processus d’exportation, d’importation et de transit, et qui sont des questions fondamentales pour s’insérer dans le système commercial régional et mondial.
Pour le vice-président de la CCI-BF en charge des services, Doudou Doumbia, le Burkina Faso, qui a ratifié l’accord  de facilitation des échanges le 21 septembre 2018,  est désormais dans l’obligation de mettre en œuvre les réformes prévues par ladite convention et de créer un environnement favorable aux échanges internationaux. Dès lors, la tenue de toute activité allant dans  ce sens est d’un grand intérêt pour le représentant institutionnel du secteur privé dont l’une des missions est d’œuvrer à l’amélioration des climats des affaires, a indiqué le directeur général adjoint de la CCI-BF, Emmanuel Yoda.  « Cet atelier va nous permettre de relever cet important défi qui consiste à former le plus largement possible les acteurs au contenu des mesures qui ont été prises mais aussi à les informer des bénéfices de cet accord en termes de réduction du coût et des délais  des procédures en matière de commerce transfrontalier », a souligné M. Yoda.
Au regard de l’importance de cet atelier, le vice-président de la CCI-BF a exhorté les participants à saisir l’opportunité de ce renforcement de capacités pour s’approprier au mieux le contenu de l’accord de facilitation des échanges.
Entré en vigueur le 22 février 2017, l’accord de facilitation des échanges se fonde sur trois éléments majeurs. Il s’agit des réformes sur l’accès à l’information sur les procédures administratives et la transparence envers le secteur privé, les réformes sur les procédures en vue de la réduction des coûts et des délais des échanges commerciaux et du renforcement du dialogue privé-public dans le cadre de la mise en œuvre des réformes de facilitation des échanges, a indiqué Victoria Tuomisto.
Pour la réalisation de l’atelier, le Centre du commerce international a bénéficié de l’appui financier de la Coopération danoise au développement, DANIDA.

Mahamadi SEBOGO
msebogo@yahoo.fr