Passage du Burkina à l’examen périodique universel : Les recommandations présentées à Bobo-Dioulasso

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Le Burkina Faso s’est soumis, le 7 mai 2018 à Genève en Suisse, au 3e passage au mécanisme de l’examen périodique universel où des recommandations lui ont été faites afin d’améliorer les questions de respect des droits de l’homme. Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a organisé, le 12 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, un atelier pour porter à la connaissance de la population le contenu de ces différentes recommandations.
Le Burkina Faso est passé devant l’instance de l’Examen périodique universel (EPU), le 7 mai 2018 à Genève en Suisse. A cette occasion, 204 recommandations lui ont été formulées dans le but  d’améliorer l’état des droits de l’homme. Le Burkina Faso a accepté 163 des recommandations et en a rejetées 8. Il ne s’est pas clairement prononcé sur les 33 autres. Les recommandations acceptées par le Burkina Faso parce qu’en cohérence avec le contexte socio culturel et économique et les politiques publiques sont, entre autres, l’adoption d’une nouvelle constitution afin de mieux préserver les droits de l’homme, le renforcement de la commission nationale des droits de l’homme, l’application des mesures  pour une répartition équitable des avantages de la croissance, le respect des droits de l’homme par les forces de défense et de sécurité dans leur lutte contre les groupes terroristes. Les recommandations rejetées pour mauvaise formulation et pour usage d’expression équivoque sont notamment les questions de l’orientation sexuelle, l’interdiction des châtiments corporels envers les enfants dans  tous les milieux notamment au foyer, le recrutement et l’emploi de personnes de moins  de 18 ans dans les forces armées nationales.

Le Burkina Faso, félicité

C’est le directeur général de la défense des droits humains, Jean de Dieu Bambara et le directeur du suivi des accords internationaux, Dramane Sanou, qui ont présenté les résultats du troisième passage du Burkina Faso à l’examen périodique universel.
A l’ouverture de la rencontre, le directeur de cabinet du ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Issa Fayama, a souligné que
«  les droits humains sont de nos jours au cœur de toutes les politiques économiques et sociales et constituent un des indicateurs important de la bonne gouvernance. Le respect des droits humains constitue un des socles de la coexistence pacifique entre les acteurs de la scène nationale et internationale et les individus de la cité et au sein de la famille ». C’est pour cela que le Burkina Faso, a-t-il dit, a consenti de nombreux efforts pour la promotion des droits de l’homme à travers la mise en place de structures de promotion et la coopération avec des mécanismes internationaux comme l’EPU. C’est dans cette optique de promotion des droits humains, a indiqué M Fayama, que le Burkina Faso s’est soumis à l’examen de l’instance. L’EPU, à en croire  M. Fayama, a félicité le Burkina Faso après son passage et l’a exhorté à mettre en œuvre les recommandations formulées à son endroit. Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a initié la rencontre pour non seulement partager les recommandations  avec l’ensemble de la population mais aussi pour prendre en compte leurs remarques pour le prochain passage  du Burkina à Genève. L’Examen périodique universel (EPU) créé en 2006 a pour but d’examiner et de promouvoir le suivi des engagements de tous les Etats membres des Nations unies en matière  de respect  et de promotion effective des droits humains.

Adaman DRABO

Ministère de l’Agriculture : Le département analyse les vulnérabilités alimentaires

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Le Comité de prévision sur la situation alimentaire et prévisionnelle (CPSA) a organisé sa deuxième session de l’année les 13 et 14 novembre 2018 à Ouagadougou.
Même si la pluviométrie enregistrée cette année augure de bonnes récoltes, le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques entend poursuivre les efforts pour assurer la sécurité alimentaire. De ce fait, le Comité de prévision sur la situation alimentaire et prévisionnelle (CPSA) a organisé sa deuxième session de l’année 2018, les 13 et 14 novembre, à Ouagadougou.  Il s’est agi pour le comité qui regroupe le gouvernement et ses partenaires de statuer sur les résultats d’analyse de la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle sur tout le territoire national.
Selon le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques,  Jacob Ouédraogo, par ailleurs président du Comité technique du conseil national de sécurité alimentaire, le CPSA, va se  baser sur les résultats prévisionnels ou provisoires. Ainsi, il aura pour tâche principale de statuer sur les résultats d’analyse de la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle sur tout le territoire national notamment ceux de l’Enquête permanente agricole (EPA), les constats qualitatifs issus des missions conjointes de suivi de la campagne agricole et de la situation alimentaire et nutritionnelle.
En outre, le comité s’intéressera aussi aux résultats de l’enquête nutritionnelle nationale « SMART » qui donnent une vision de la situation nutritionnelle au niveau provincial. Par ailleurs, la conclusion de l’atelier de la cellule d’analyse « du cadre harmonisé » consolidera l’ensemble des acquis  engrangés pour dresser une cartographie de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle,  a ajouté le ministre. « Les conclusions de ces travaux  revêtent un caractère stratégique. Le rapport, qui en découlera,  permettra d’élaborer un plan d’appui aux personnes vulnérables ainsi que la cartographie de la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace de la CEDEAO et du CILSS », a-t-il souligné.
En effet, il a relevé que les partenaires au développement sont en pleine période de planification de leurs interventions et les résultats qu’ils obtiendront devront permettre d’orienter lesdites planifications. Cette session a été l’occasion pour les participants d’établir le bilan prévisionnel de la campagne agro- sylvo pastorale 2018 -2019.

Valentin KABORE (Stagiaire)

Dialogue Etat/secteur privé : 4 secteurs ouvrent le bal des discussions

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En prévision du dialogue national Etat/secteur privé   2018, la première rencontre sectorielle  s’est tenue, le mardi 13 novembre 2018, à Ouagadougou. Elle a offert aux acteurs des différents secteurs un  cadre  de discussion des 26 préoccupations  identifiées lors des rencontres régionales.

Les préparatifs pour un dialogue Etat/ secteur privé  2018 réussi vont bon train. En effet, le top de départ des rencontres sectorielles du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé (CODESP)  a été donné par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, le mardi 13 novembre 2018 à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso. Les acteurs du premier groupe, constitué des secteurs commerce, Industrie ; Energie et Mines ; Banque et Assurances et Artisanat, Art, Tourisme et Hôtellerie  ont discuté  des préoccupations issues des rencontres régionales de préparation de la rencontre nationale Etat/ secteur privé, avec les techniciens de leur ministère de tutelle.  Au nombre de 26, en raison de 2 par région,  ces préoccupations sont des questions restées sans réponses lors des rencontres  régionales précédentes tenues du 25 octobre au 5 novembre 2018.

Pour le ministre  en charge du Commerce,  les rencontres sectorielles  constituent une étape  cruciale de la  concertation  entre l’Etat et le secteur privé, en ce sens  qu’elles préparent la  dernière étape des instances du  cadre de concertation  et d’orientation  pour le dialogue Etat/secteur privé.  « La thématique  centrale retenue pour l’édition 2018  des rencontres du CODESP est : secteur privé et défis  de la transformation industrielle et artisanale.» Il a invité les participants à des échanges  afin que des propositions  d’actions concrètes  soient formulées  pour endiguer les difficultés auxquelles  les entreprises sont  confrontées en matière de transformation industrielle et artisanale.
Au Burkina Faso, il existe un nouveau  dispositif  du dialogue entre  le gouvernement et le monde des affaires  depuis l’adoption en Conseil des ministres,  le 26 septembre 2018, du décret  sur le dispositif  du dialogue Etat/secteur privé dénommé cadre de concertation  et d’orientation  pour le dialogue  Etat/secteur privé. Ce dispositif prévoit plusieurs instances que sont les rencontres régionales, les rencontres sectorielles et la rencontre nationale. La rencontre nationale  2018,  est prévue pour se tenir les 26 et 27 novembre  prochains à Bobo-Dioulasso.

Nadège YE

Lutte contre l’insécurité:les partenaires aux cotés du Burkina

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Une troïka des Partenaires techniques et financiers (PTF), à savoir les Nations unies, l’Union européenne et le Royaume de Belgique ont apporté, le lundi 12 novembre 2018 à Ouagadougou, un message de soutien et de solidarité au gouvernement et au peuple du Burkina Faso. 
La rencontre entre la troïka des PTF et les membres du gouvernement a duré environ deux heures. Un temps nécessaire pour Metsi Makhetha, présidente de la troïka par ailleurs coordonnatrice du système des Nations unies au Burkina et son équipe d’échanger sur des sujets d’actualité et présenter la nouvelle équipe de trois partenaires sur la période 2018-2019 à son hôte. Les visiteurs ont réaffirmé au Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, leur solidarité au peuple burkinabè qui fait l’objet d’attaques terroristes répétées. « Nous avons, en tant que partenaires, confirmé et rassuré le gouvernement de notre accompagnement », a confié Metsi Makhetha.
Un accompagnement  qui, selon elle, se traduit par des appuis budgétaires et des projets et programmes en cours, financés par la troïka. Conscients que la situation actuelle a un impact sur les populations, les PTF, aux dires de la présidente, accompagnent les actions sur le terrain pour être auprès des populations. Ils sont également engagés dans la vision globale du gouvernement portée sur le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) et le PADEB. « Nous avons cette vision comme une réponse appropriée à une situation d’urgence, de développement qui nécessite un cadre sécuritaire pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble », poursuit-elle.
Cependant, Metsi Makhetha a rappelé qu’il est très important de garder l’élan de mise en œuvre des recommandations issues de la conférence de juillet autour de la transformation agro-sylvo-pastorale. Pour elle, les détails de toutes ces discussions vont être abordés dans des Cadres du dialogue sectoriel (CSD) entre certains membres des PTF et la partie nationale.
Pour finir, Mme Makhetha a, au nom de la troïka, traduit sa solidarité au peuple burkinabè, aux familles qui ont perdu des êtres chers et aux blessés. Aussi, elle a promis que les partenaires resteront aux côtés du gouvernement burkinabè pour intensifier les efforts de développement sur le terrain.
Tielmè Innocent 
KAMBIRE

Centenaire de l’armistice :hommage aux soldats de la liberté

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a participé ce dimanche 11 novembre 2018 à la cérémonie commémorative du centenaire de l’armistice aux côtés de nombreux autres chefs d’Etat et de gouvernement à l’Arc de Triomphe. Le président français, Emmanuel Macron, a fustigé le nationalisme avant d’inviter à placer la paix plus haut que tout.
Plus de 72 chefs d’Etat et de gouvernement  sont venus à Paris rendre hommage aux soldats tombés lors de la première guerre mondiale (1914-1918), le 11 novembre 2018, marquant le centenaire de l’armistice, l’accord de paix qui a mis fin à la guerre. Peu avant,  le président français Emmanuel Macron a reçu au palais de l’Elysée dans la matinée, les chefs d’Etat et de gouvernement dont celui du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré.
Les chefs d’Etat ont été ensuite conduits en bus à l’Arc de Triomphe pour la célébration de l’armistice. Une cérémonie ponctuée par des honneurs militaires, de lecture de témoignage par des élèves, le ravivage de la flamme, mais surtout le discours du président français Emmanuel Macron.
En effet, le président français a rappelé les affres occasionnées par cette guerre. Quatre longues et terribles années de guerre «funeste», qui a fait 10 millions de morts, 6 millions d’orphelins, 6 millions de blessés, des millions de blessés civils et un milliard d’obus tirés sur le sol français a  fait savoir Emmanuel Macron. «L’humanité s’était enfoncée dans le labyrinthe hideux d’affrontements sans merci, dans un enfer qui engloutit tous les combattants, de quelque côté qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient», a fait comprendre Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron a évoqué la participation d’autres contingents à la bataille, dont des soldats africains qui ont contribué à reconquérir la liberté. En effet, plus de 200 mille soldats venus d’Afrique de l’Ouest ont combattu pour la France pendant cette période et 30 000 d’entre eux ont perdu la vie. «Des étrangers venus du monde entier parce que la France représentait pour eux tout ce qu’il y avait de beau dans ce monde», dit-il
Pour le président Macron, la commémoration du centenaire doit être un moment de souvenir des actes glorieux des devanciers qui se sont sacrifiés pour la liberté. «Souvenons- nous, n’oublions pas, car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour que nous puissions être libres», a déclaré Emmanuel Macron avant d’ajouter : «Souvenons-nous : ne retranchons rien de ce qu’il y avait de pureté, d’idéal, de principes supérieurs dans le patriotisme de nos aînés».
Dans l’après-midi du 11 novembre, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part au forum de Paris pour la paix. Le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, depuis son arrivée à Paris, le vendredi 9 novembre, a visité le lendemain, 10 novembre, le musée d’Orsey dans l’après-midi en présence de nombreux autres chefs d’Etat.  «Picasso, bleu et rose», une exposition du peintre impressionniste et chantre du cubisme, Pablo Picasso, qui évoque en «bleu» les périodes sombres et «en rose» avec la découverte de son idylle, l’espérance et la joie.  A l’issue de cette visite muséale, le président Roch Marc Christian Kaboré a pris part à un dîner offert par son homologue Français aux chefs d’Etat, de gouvernement et d’organisations internationales.

Direction de la communication
de la présidence du Faso

Le printemps du made in Burkina

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Depuis l’augmentation récente du prix du carburant, une partie de l’opinion publique ne cesse de relever les prétendues « incohérences » d’un pouvoir qui aurait promis des solutions aux Burkinabé et qui se trouve aujourd’hui être le « bourreau » des  populations.
Si ces récriminations peuvent être humainement et socialement, individuellement et collectivement compréhensibles, il y a fort à parier que le gouvernement, dans ce cas d’espèce, a été contraint d’agir, sous la « férule » du marché capitalistique et monopoliste international qui n’a que faire des états d’âme et des sentiments et autres émotions, au demeurant subjectifs, le profit étant sa seule boussole. Il est clair que cette augmentation n’est pas la meilleure nouvelle de cette fin d’année. Elle ne plaît d’ailleurs à personne, rien que pour les conséquences prévisibles ou non qu’elle peut avoir sur le pouvoir d’achat et le panier de la ménagère. Mais le gouvernement semble avoir anticipé, en engageant des concertations tout azimut avec les acteurs économiques, en vue de prévenir une valse déraisonnable des étiquettes. Faut-il le rappeler, la diminution du prix des hydrocarbures au Burkina en 2015, par exemple, est intervenue au moment où le cours du pétrole était au plus bas. En effet, les cours avaient connu une baisse rarement égalée entre 2015 et 2016, provoquant de l’urticaire aux pays producteurs dont certains avaient du mal à équilibrer leurs comptes.
Cela aura néanmoins permis aux Burkinabè de bénéficier d’une succession de baisse des prix à la pompe dont le cumul est de 130 CFA par rapport au niveau des prix en fin 2014, selon les données fournies par le Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures (CIDPH). Seulement, voilà que depuis novembre 2016, les prix des produits pétroliers ont amorcé une hausse tendancielle, deux années durant, sans qu’il n’y ait eu d’ajustement à la hausse des prix à la pompe au Burkina Faso. Ce qui a amené le gouvernement à consentir d’énormes sacrifices (14 milliards de subventions par mois) pour supporter la différence entre les prix réels du marché et les prix fixés à la pompe. La plus belle femme du monde ne pouvant offrir que ce qu’elle a, l’équipe gouvernementale ne pouvait que revoir sa copie pour assurer la continuité du ravitaillement régulier du pays en « jus ». Par ailleurs, et c’est ce qui nous semble le plus important, cette décision se justifie par la nécessité de ne pas hypothéquer les efforts de développement consentis dans d’autres domaines, notamment les secteurs sociaux et de soutien à l’économie nationale. Il s’agit donc d’une mesure économiquement juste et justifiée, même si elle peut être socialement porteuse de germes « crisogènes » et d’incompréhensions. En tout état de cause, ces réajustements visent l’intérêt général. Et cette seule raison suffirait à mettre les différents acteurs d’accord autour d’une même démarche : le dialogue social car, le pays ne peut pas se payer le luxe d’une autre crise du pouvoir d’achat.
Le plus fondamental dans cette « affaire » reste, pour le gouvernement et pas seulement, de donner des gages de bonne gouvernance aux populations. En poursuivant notamment les efforts de réduction du train de vie de l’État et en intensifiant la lutte contre l’insécurité, la corruption et d’autres mesures d’accompagnement. Les efforts en cours en matière d’implémentation des énergies renouvelables doivent aussi se poursuivre car, tant que le pétrole restera notre principale source d’énergie, nous sommes presque condamnés à subir de plein fouet, les fluctuations des cours mondiaux et la loi du marché pétrolier.
C’est dire que la gouvernance vertueuse doit être plus que jamais de mise pour ne pas ouvrir la porte aux prophètes de malheur qui ne cessent de jurer la perte d’un régime dont les faits d’armes dans divers domaines sont pourtant très palpables.
C’est à ce prix que l’équilibre social sera maintenu et que nous gagnerons le combat contre le sous-développement.

Par Mahamadi TIEGNA

Santé sexuelle et reproductive des jeunes: une campagne mass média lancée

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Planned parenthood  Global  a  officiellement lancé, sa campagne mass médias sur la thématique : «  La santé des jeunes d’abord », le lundi 29 octobre 2018 à Ouagadougou.

Planned parenthood Global (PP Global) à travers le programme Billi Now Now (reflet du milliard de jeunes de la planète et l’urgence de leurs besoins )   veut amener les jeunes à prendre en main leur avenir et à gérer de manière responsable leur santé sexuelle et reproductive. Pour ce faire, l’ONG a organisé une compagne de communication dénommée  :  «  mass médias » dont l’objectif est d’aller à la rencontre des jeunes afin de les sensibiliser en mettant à leur disposition des services sanitaires adaptés à leur épanouissement. La campagne « mass médias » a débuté, le lundi 29 octobre 2018 à Ouagadougou avec pour maître-mot : « La santé des jeunes d’abord ». PP Global entend mettre au centre de ses actions au Burkina Faso, le bien-être des jeunes en œuvrant pour une meilleure effectivité des services en santé de la reproduction à leurs besoins.  Cette campagne, selon la cheffe d’équipe pays de PP Global Burkina Faso, Aminata Rabo vient renforcer les activités de plaidoyer qui ont pour but d’impacter l’opinion publique favorablement sur les questions de la santé sexuelle et reproductive des jeunes. Ceci, afin d’éviter les avortements clandestins dus aux grossesses non désirées. La santé de la reproduction des jeunes étant une lutte de longue haleine que mène le gouvernement burkinabè, cette campagne de PP Global est en droite ligne avec les actions entreprises par le  ministère de la Santé à travers le plan national de planification familiale, a-t-elle dit. Pour la directrice exécutive de PP Global sur le plan international, Latanya Mapp Frett,  cette campagne est une invite aux jeunes à être maîtres de leur corps, leur culture et leur destin. Le représentant du ministre de la Santé, Narcisse Naré a salué l’initiative.

 L’adhésion des jeunes

Pour lui, cette campagne  influencera positivement  sur la santé de la reproduction des jeunes. Il a réaffirmé l’engagement de son département à PP Global dans l’atteinte de leurs résultats. Installé au Burkina Faso depuis 2015 avec pour objectif de créer un environnement favorable pour les jeunes, PP Global ne aménage aucun effort  pour accroître leur accès aux services de santé de la reproduction. PP Global a invité les jeunes à s’engager dans cette campagne afin d’assurer un avenir radieux aux jeunes du Burkina. Dans l’attente de meilleurs résultats, les responsables de PP Global ont dit compter sur les médias qui seront des relais pour la diffusion des différents messages qui vont  impacter « fortement » sur la population. Pour ce faire, plusieurs médias et sites internet vont lui servir de canal : Sidwaya, L’Observateur Paalga, Ouaga Fm, RTB-télé et radio, BF1, Burkina24, lefaso.net, Instagram, Facebook,  dont l’adresse est :  VFHBurkina  et twitter.

Hdofini Clotilde BICABA (Stagiaire)            

Mutilations génitales féminines

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Le bureau exécutif du comité interafricain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants, se réunit en séance de travail, les 24 et 25 octobre 2018 à Ouagadougou, afin de faire le diagnostic des acquis depuis 2016 et envisager les perspectives pour une meilleure protection du genre.

Les Mutilations génitales féminines (MGF) ont la peau très dure, mais les actrices de la lutte anti MGF ne démordent pas. Le mercredi 24 octobre 2018, les membres du bureau exécutif du Comité interafricain (CI-AF) sur les MGF ont ouvert à Ouagadougou, une session de capitalisation des acquis engrangés depuis 2016. Une rencontre qui devrait permettre de déceler des imperfections, faire le point des activités et proposer des recommandations pour ratisser large. En termes de bilan, l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, ambassadrice de bonne volonté, a indiqué que des efforts sont faits certes, mais le bout du tunnel est encore loin. «Notre rencontre se tient dans un contexte marqué par une persistance de la pratique des MGF dans plusieurs pays-membres de l’organisation», a fait savoir Mme Kaboré.

Elle a expliqué en outre, que selon des enquêtes multisectorielles, les prévalences en matière des MGF sont encore élevées chez les femmes de 15 à 49 ans. Ainsi, dans les pays comme la Guinée, le taux de prévalence est estimé à 95,6%, contre 89% au Mali, 88,3% en Sierra Léone et 67,3% au Burkina Faso. Des chiffres, qui font dire aux «combattantes» que l’objectif poursuivi qui est «la tolérance zéro» est encore loin d’être atteint. Cependant, les actrices se réjouissent tout de même de la baisse sensible du taux de prévalence chez les plus jeunes, à savoir, les enfants de 0 à 14 ans dans bien de pays. A ce niveau, les données des enquêtes révèlent que la prévalence dans cette tranche est de 13,3% au Burkina Faso. La première Dame du Faso a dit compter sur l’engagement du CI-AF et le soutien d’institutions nationales, internationales et intergouvernementales dans la lutte contre les MGF afin d’éliminer toutes sortes de pratiques traditionnelles néfastes véhiculées comme normes sociales dans la société. «Nous devons poursuivre contre vents et marées, le chemin que notre organisation a tracé depuis sa naissance», a galvanisé l’ambassadrice de bonne volonté.

La faible mobilisation des ressources financières est préjudiciable, selon elle, à la survie de l’organisation du fait de l’irrégularité que cela crée dans les tenues des rencontres statutaires. Toutefois, l’épouse de Roch Kaboré a invité le bureau exécutif à formuler au cours de ses travaux, des propositions pertinentes, stratégiques et constructives au sortir de sa conférence afin de permettre au comité d’être plus performante. Pour la présidente du comité interafricain, Mariam Lamizana, la concertation permet a priori de mutualiser les expériences et de renforcer les capacités pour mieux conduire les opérations de sensibilisation sur le terrain. A en croire Mme Lamizana, les actions menées par la structure en 2016 et 2017 seront passées à la loupe afin de mieux envisager les perspectives. Elle a encouragé l’engagement de chacune des participantes et les a invités à demeurer motivées dans l’atteinte des objectifs du comité. A ce jour, le CI-AF compte 29 pays africains via ses comités nationaux et 17 autres pays sympathisants en dehors de l’Afrique.

Wanlé Gérard COULIBALY

Mohamed OUEDRAOGO (Stagiaire)

Mutilations génitales féminines

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Le bureau exécutif du comité interafricain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants, se réunit en séance de travail, les 24 et 25 octobre 2018 à Ouagadougou, afin de faire le diagnostic des acquis depuis 2016 et envisager les perspectives pour une meilleure protection du genre.

Les Mutilations génitales féminines (MGF) ont la peau très dure, mais les actrices de la lutte anti MGF ne démordent pas. Le mercredi 24 octobre 2018, les membres du bureau exécutif du Comité interafricain (CI-AF) sur les MGF ont ouvert à Ouagadougou, une session de capitalisation des acquis engrangés depuis 2016. Une rencontre qui devrait permettre de déceler des imperfections, faire le point des activités et proposer des recommandations pour ratisser large.

En termes de bilan, l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, ambassadrice de bonne volonté, a indiqué que des efforts sont faits certes, mais le bout du tunnel est encore loin. «Notre rencontre se tient dans un contexte marqué par une persistance de la pratique des MGF dans plusieurs pays-membres de l’organisation», a fait savoir Mme Kaboré. Elle a expliqué en outre, que selon des enquêtes multisectorielles, les prévalences en matière des MGF sont encore élevées chez les femmes de 15 à 49 ans. Ainsi, dans les pays comme la Guinée, le taux de prévalence est estimé à 95,6%, contre 89% au Mali, 88,3% en Sierra Léone et 67,3% au Burkina Faso. Des chiffres, qui font dire aux «combattantes» que l’objectif poursuivi qui est «la tolérance zéro» est encore loin d’être atteint. Cependant, les actrices se réjouissent tout de même de la baisse sensible du taux de prévalence chez les plus jeunes, à savoir, les enfants de 0 à 14 ans dans bien de pays.

A ce niveau, les données des enquêtes révèlent que la prévalence dans cette tranche est de 13,3% au Burkina Faso. La première Dame du Faso a dit compter sur l’engagement du CI-AF et le soutien d’institutions nationales, internationales et intergouvernementales dans la lutte contre les MGF afin d’éliminer toutes sortes de pratiques traditionnelles néfastes véhiculées comme normes sociales dans la société. «Nous devons poursuivre contre vents et marées, le chemin que notre organisation a tracé depuis sa naissance», a galvanisé l’ambassadrice de bonne volonté. La faible mobilisation des ressources financières est préjudiciable, selon elle, à la survie de l’organisation du fait de l’irrégularité que cela crée dans les tenues des rencontres statutaires.

Toutefois, l’épouse de Roch Kaboré a invité le bureau exécutif à formuler au cours de ses travaux, des propositions pertinentes, stratégiques et constructives au sortir de sa conférence afin de permettre au comité d’être plus performante. Pour la présidente du comité interafricain, Mariam Lamizana, la concertation permet a priori de mutualiser les expériences et de renforcer les capacités pour mieux conduire les opérations de sensibilisation sur le terrain. A en croire Mme Lamizana, les actions menées par la structure en 2016 et 2017 seront passées à la loupe afin de mieux envisager les perspectives. Elle a encouragé l’engagement de chacune des participantes et les a invités à demeurer motivées dans l’atteinte des objectifs du comité. A ce jour, le CI-AF compte 29 pays africains via ses comités nationaux et 17 autres pays sympathisants en dehors de l’Afrique.

Wanlé Gérard COULIBALY

Mohamed OUEDRAOGO (Stagiaire)

SIAO 2018: Dafani donne le « goût du naturel » à la fête de l’artisanat

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La société Dafani était présente à la 15e édition du Salon international et de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), tenue du 26 octobre au 4 novembre 2018. Dans son stand bondé et achalandé, les visiteurs du salon ont pu savourer les délicieux jus naturels de la marque burkinabè.
Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) est un évènement majeur pour le Burkina Faso. Entreprise citoyenne, Dafani n’est pas resté en marge de la biennale. Elle a, en effet,  joué sa partition pour la réussite du salon. A travers un partenariat noué avec la direction du SIAO, elle a ainsi apporté son soutien financier et matériel afin de donner un éclat particulier à la 15e édition de la grande messe de l’artisanat africain. «  Notre société a décidé d’appuyer le SIAO. Car, il contribue à créer des emplois et à distribuer des revenus aux artisans. En outre, l’artisanat est assez développé dans le Kénédougou où est basée la société. Nous apportons notre soutien aux différentes activités qui sont organisées pour que les acteurs aillent de l’avant », a expliqué le directeur commercial et marketing de Dafani,  Souleymane Zemba. Outre ce fait, Dafani s’est surtout faite remarquée au SIAO à travers son stand installé dans le pavillon du Soleil levant. Sur les lieux, les nombreux visiteurs n’ont pas tari d’éloges sur le goût « exquis » des différents jus Dafani (nectar de mangue, nectar d’orange et les  cocktails mangue-ananas-fruit de la passion et mangue-orange).  Un accueil positif qui n’a pas laissé M. Zemba indifférent. Celui-ci a, de ce fait, remercié l’ensemble des consommateurs de Dafani pour la confiance placée en son entreprise. « Nous travaillons au quotidien pour leur servir des jus de qualité », a-t-il rassuré.  Il a révélé  que les jus au « goût du naturel » sont très prisés et demandés au Burkina Faso et dans la sous-région. « Nos  produits transcendent nos frontières. Chaque fois que nous participons à des évènements comme le SIAO ou ailleurs, ou que nous organisons des séances de dégustation,  les gens apprécient nos produits à telle enseigne que nos stands refusent du monde», a-t-il dévoilé.

 Accroissement des capacités de production en début 2019

Toutefois, M. Zemba  a souligné que cet engouement se bute à la faible capacité de production de sa société qui dessert à peine le marché national, et international. Mais ce goulot d’étranglement, foi dudirecteur commercial et marketing, ne sera qu’un lointain souvenir dans peu de temps. «  Nous avons entrepris des travaux d’agrandissement qui sont bien avancés. Dès janvier-février 2019, nous pourrons augmenter nos capacités de production. Nous demandons donc  à la population de continuer à  nous faire confiance et à consommer nos produits. Car derrière Dafani, il y a toute une machine qui fonctionne », a-t-il soutenu. En effet, il a relevé que son unité industrielle agroalimentaire qui emploie en permanence 155 personnes, achète la mangue auprès de 4OO producteurs du Kénédougou, du Houet, de la Léraba et des Cascades et pourvoit annuellement plus de 400 emplois saisonniers d’avril à juillet. «  Cela montre comment l’entreprise distribue des revenus. Dafani est le poumon de l’économie dans le Kénédougou. De plus, nous contribuons au budget de l’Etat à plus de deux milliards de F CFA au titre des impôts et taxes versés.  C’est dire donc que chaque fois qu’un consommateur boit Dafani, les bénéfices reviennent à l’entreprise mais surtout aux producteurs qui se battent nuit et jour pour s’en sortir  et au pays tout entier », a-t-il développé. M. Zemba a en outre annoncé que Dafani qui veut faire la fierté du Burkina Faso travaille en ce moment pour proposer d’autres jus faits à base de produits locaux pour permettre au consommateur d’avoir plusieurs choix possibles et d’être davantage satisfait.