Responsabilité sociétale d’entreprises: un symposium de réflexion sur des stratégies de développement endogène

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a présidé la cérémonie d’ouverture du symposium sur la Responsabilité sociétale d’entreprises (RSE), mardi 14 avril 2026, à Ouagadougou.

Sous l’ère de la Révolution progressiste et populaire, la quête de souveraineté nationale s’articule autour de l’autonomie économique et du développement durable. La contribution des entreprises est d’une importance capitale. Dans le but d’engager davantage le secteur privé, le Centre d’analyse des politiques économiques et sociales (CAPES) a organisé un symposium national sur la Responsabilité sociétale d’entreprises. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a présidé la cérémonie d’ouverture, le mardi 14 avril 2026, à Ouagadougou.

« Institutionnalisation de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives », a été le thème retenu pour ce symposium. Il a réuni des patrons d’entreprises publiques et privées, des opérateurs économiques, la société civile, les administrations compétentes, des étudiants de plusieurs universités, des entrepreneurs et commerciaux.

Le directeur exécutif du CAPES, Alain Siri, a mentionné que le symposium a été lancé dans le but de renforcer la mobilisation des entreprises dans le cadre de l’expression de leur responsabilité sociétale. Il a expliqué que le défi d’une mobilisation des acteurs dans la RSE réside dans la formation des entreprises. « Chaque entreprise a sa politique RSE et l’exerce comme elle l’entend », a-t-il signifié. Alain Siri a salué les différents acteurs qui ont facilité la tenue du symposium. Il a adressé sa gratitude aux membres du gouvernement et traduit ses remerciements aux différents partenaires et institutions. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a indiqué que l’objectif recherché à travers le symposium est clair. « Faire du Burkina Faso, une nation qui produit ce qu’elle consomme et qui transforme ce qu’elle produit », a-t-il déclaré.

Un levier stratégique

Les participants ont échangé sur des stratégies de développement endogène dans la RSE.

Il a soutenu qu’une entreprise responsable est une entreprise qui participe activement à la consolidation de la souveraineté nationale, en renforçant la résilience et le bien-être de son peuple. « Nous voulons une transformation industrielle de notre économie mais une industrialisation responsable », a-t-il confié. Emile Zerbo a précisé que ce symposium vient jeter les bases d’un cadre national d’institutionnalisation de la RSE. « L’Etat burkinabè ne fera pas la RSE à la place des entreprises. En revanche il est prêt à jouer son rôle de régulateur, de facilitateur et de catalyseur », a-t-il affirmé. Il a souhaité que les échanges permettent de répondre à quelques questions. A savoir quels sont les piliers d’une RSE à la Burkinabè, adaptée au contexte actuel ? Comment relier la RSE avec les objectifs de souveraineté ? Quel cadre légal, règlementaire et incitatif devons-nous construire ensemble ?

Le président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), Idrissa Nassa, a affirmé que dans le contexte actuel du Burkina Faso, la RSE doit être pensée comme un levier stratégique permettant au secteur privé de répondre aux enjeux nationaux en matière de souveraineté économique. Il a noté qu’une entreprise ne peut prospérer dans un environnement fragilisé sans s’exposer elle-même. C’est pourquoi, selon lui, quatre orientations doivent guider les actions. « Renforcer l’ancrage local à travers des chaines de valeurs solides, contribuer à la cohésion sociale par des relations de confiance, intégrer les impératifs environnementaux dans un contexte de vulnérabilité économique et accélérer la transformation économique en promouvant le made in Burkina Faso », a-t-il souligné. Il a soutenu que la COGEF est favorable à l’institutionnalisation de la RSE, à condition qu’elle repose sur un cadre clair et stable.

                                                          Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                          (Collaborateur)

Le capitalisme se nourrit de la crise

S’il ne fait plus de doute que la crise au Moyen-Orient influe négativement sur l’économie mondiale avec l’envolée des cours du pétrole et ses effets induits, l’on s’interroge face au jusqu’au boutisme de Trump qui persévère dans son option belliciste tout en s’en prenant par ailleurs au pape Léon XIV accusé de mollesse dans ses prises de position. Une attitude qui paupérise les classes moyennes et populaires et qui traduit la finalité du capitalisme qui ne se porte jamais assez bien qu’en temps de crise pour ne pas dire de conflit ouvert.

Depuis le moyen-âge européen, les banques principalement italiennes (les Medecis à Florence, les De Conti à Milan …) ont toujours tenu les pauvres à la gorge au sortir des crises ou des grandes épidémies par le biais de crédits à des taux d’usuriers les amenant à gager leurs terres qu’elles rachetaient à bas prix se taillant des domaines et renforçant leur statut de bourgeois. Dans le domaine, la palme revient aux Rothschild qui contrôlent le système financier et bancaire international.

Du reste, derrière l’actuel conflit, se pose en filigrane le démantèlement de ce système vieux comme le monde avec la Chine et la Russie dans le rôle de « contestataires » principaux. L’Iran a ainsi commencé à vendre son pétrole en yuans ou en roubles mettant à mal la toute puissance du « dieu » dollar.

Dans un passé plus récent, la crise du logement aux USA et le COVID-19 ont permis aux banques et aux assurances de réaliser des profits monstres pendant que des familles entières étaient jetées à la rue. Tant que le système tourne et que la tension sociale n’est pas trop forte, on laisse faire le marché avec tous ses effets pervers. Autrement, tout le monde sait que les buts de la guerre américano-israélien seront difficilement atteignables face à la puissance de feu iranienne. Sous couvert de démocratie et de défense du droit international à géométrie variable, c’est le fric qui dicte sa loi.

Un système détricoté et mis à nu par le Président du Faso Ibrahim Traoré lors de son dernier grand oral face à la presse. Une ligne de conduite juste et responsable qui doit faire école en dépit de l’arriération mentale des masses et des difficultés de tous ordres. Avec l’initiative Jeunesse révolutionnaire en marche (JeRM), le Burkina Faso poursuit son ancrage idéologique au niveau de la fraction la plus importante du processus qui avait été laissée en marge par des politiciens plus occupés à « cultiver leur jardin », qu’à s’occuper du bien collectif. Une démission qui nous vaut cette jeunesse « accro aux futilités » et aux paradis artificiels et peu encline à jouer son rôle de moteur de la Révolution. Il ne faut surtout pas désespérer devant l’immensité de la tâche car, rien de grand ne se fait sans sacrifice. Alors oui, le Burkina Faso forgera son destin dans les échecs, les succès, la sueur et le sang.

Boubakar SY

Economie informelle: le secteur informel au cœur de l’investissement économique national

Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) organise du 14 au 16 avril 2026 à Ouagadougou, 72 heures du secteur informel sur le thème : « Défis sécuritaires et contributions fiscales dans un contexte de crise : quel apport du secteur informel ? » L’objectif est de contribuer à la promotion et à la formalisation du secteur au Burkina Faso.

Dans le rapport 2023 de l’Institut national des statistiques et de la démographie, l’économie burkinabè est dominée par le secteur informel avec 90 % des unités économiques et plus de 90 % des travailleurs. Cependant, la contribution de ces unités économiques aux recettes fiscales représente moins de 2% et moins de 50% du produit intérieur brut (PIB).

Dans un contexte de souveraineté économique que prône la Révolution progressiste populaire (RPP), comment amener l’économie informelle à atteindre son potentiel de développement. C’est dans ce sens que le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) organise du 14 au 16 avril 2026 à Ouagadougou, les 72 heures du secteur informel. Placée sur le thème : « Défis sécuritaires et contributions fiscales dans un contexte de crise : quel apport du secteur informel ».

Ce thème, selon le représentant du Premier ministre, par ailleurs le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, répond à l’appel de la journée de l’exemplarité fiscale au Burkina Faso, laquelle   revêt un sens à la fois civique, économique et patriotique. « Payer l’impôt, c’est un acte de patriotisme. C’est ce qui permet de construire nos routes, d’équiper nos hôpitaux, de sécuriser notre territoire et de préparer l’avenir de nos enfants. Ensemble, dans la confiance et l’équité, faisons du civisme fiscal une force pour bâtir un Burkina Faso souverain, solidaire et prospère », a souligné le ministre, Mathias Traoré.

L’économie informelle contribue à moins de 50 % du PIB

Au menu des échanges, des communications vont porter, entre autres, sur le défi sécuritaire et la restauration du territoire national : quelle contribution du secteur informel ; la mobilisation des recettes fiscales dans le secteur informel : états des lieux, enjeux et perspectives ; et les opérations stratégiques pour la facilitation du commerce et de l’investissement. Par ces journées, le président du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF), Salif Nikiéma, a invité les acteurs à prôner la cohésion sociale car le pays en a besoin. « Nous avons réuni tous les acteurs de l’économie informelle du Burkina pour travailler au profit de tous. Ils font la promotion de leurs produits à travers les stands d’exposition », a -t-il renchéri.

Pour M. Traoré, les présentes journées sont également une école pour renforcer les capacités dans la conduite des affaires et tisser des réseaux stratégiques tout en recherchant des financements adéquats. C’est le lieu pour lui d’exhorter les acteurs de l’économie informelle à se formaliser car l’histoire économique du pays enseigne que beaucoup d’entreprises formelles ont émergé du secteur informel. « Cela montre que l’informel n’est pas une fatalité mais un point de départ », a-t-il indiqué.

A entendre le parrain de l’activité, Achille Roland Sow, la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso est disponible pour la mise en œuvre d’un véritable plan d’action d’accompagnement à la formalisation des acteurs de l’économie informelle. « Elle contribuera au déploiement d’actions concrètes qui renforcent la motivation, la capitalisation, l’implication, la transparence et la confiance avec toutes les franges de l’économie informelle pour une collaboration durable des activités à conduire », a-t-il ajouté.

La cérémonie d’ouverture a pris fin par la visite des stands à la place de la Nation. Bien avant l’ouverture des travaux, ce 14 avril 2026, les acteurs ont fait un don de sang dans la matinée en vue de soutenir les forces combattantes. Dans la soirée du 15 avril 2026, il est prévu un match de gala entre les acteurs du secteur informel et les agents de la brigade Laabal.

Fleur BIRBA

fleurbirba@gmail.com

Axe Ouagadougou-Pékin: la coopération se consolide

L’ambassadeur de la République populaire de Chine, Deyong Zhao, a été reçu en audience par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, dans la matinée du 14 avril 2026.

Des sujets relatifs au renforcement de la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine ont été abordés pendant les échanges entre les deux hommes. A ce titre, l’ambassadeur chinois et le chef de la diplomatie burkinabè ont relevé la nécessité d’augmenter le volume des échanges de délégations entre les deux pays, au regard des potentialités et des opportunités qui existent de part et d’autre. En attendant, ils ont fait un tour d’horizon sur certains dossiers de coopération qui évoluent bien dans des domaines tels que la santé, l’agriculture, l’eau potable, l’énergie et la formation des ressources humaines. Tout en saluant l’ambassadeur chinois pour son engagement personnel à faire avancer les dossiers de coopération entre les deux pays, Karamoko Jean Marie Traoré l’a rassuré de la disponibilité du département des Affaires étrangères, pour faciliter l’aboutissement des différents projets et programmes portés par la République populaire de Chine au Burkina Faso.

DCRP/MAE

Camp CRS de Manga : le commissaire Ousséni Kalmogo prend le commandement

Le nouveau commandant du groupement des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) de Manga, le commissaire de police Ousséni Kalmogo, a été installé dans ses fonctions, mardi 14 février 2026.

Nommé le 20 février 2026, le commissaire de police Ousséni Kalmogo a désormais les pleins pouvoirs pour exercer ses fonctions de commandant du groupement des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) de Manga. Il remplace à ce poste, le commissaire de police Abdoulaye Traoré, appelé à d’autres fonctions. La passation de charge a eu lieu, mardi 14 février 2026, dans la cité de l’Epervier, au cours d’une cérémonie solennelle, présidée par le directeur des unités d’intervention de la Police nationale, le commissaire principal de police Somnobgna Ouédraogo. Le commandant entrant du groupement des CRS a, dès sa prise de parole, rendu un vibrant hommage et présenter ses admirations à son prédécesseur.

« Vous êtes très accessibles et ouverts. Je n’hésiterai pas un seul instant à chaque fois que besoin sera à m’abreuver dans votre main de savoir, notamment votre savoir-faire et savoir-être », a adressé le nouveau commandant à son prédécesseur. Pour le commissaire Kalmogo, assumer le commandement d’une telle unité dans un tel contexte ne constitue ni un privilège, ni une simple étape de carrière. « C’est une lourde responsabilité », a-t-il dit, avant de poursuivre qu’il a parfaitement conscience des attentes de sa hiérarchie face aux défis du moment. Le commandant entrant a dit mesurer pleinement la responsabilité qui est désormais la sienne.

« Je vous rassure que je suis prêt à l’assumer et ce, avec vos conseils avisés, votre accompagnement et vos orientations », a-t-il souligné. Il a laissé entendre que son commandement sera placé sous le signe de la consolidation des acquis avec une vision pour la CRS de Manga qui sera celle d’une unité solidaire, exemplaire, professionnelle où chaque agent se sent respecté, valorisé et responsabilisé. Ousseni Kalmogo a rappelé que dans le contexte actuel du pays marqué par des menaces multiformes qui mettent à mal la résilience des institutions, des populations ainsi que la cohésion sociale, la CRS occupe une place déterminante dans le dispositif sécuritaire national. Outre ses missions traditionnelles de maintien et d’établissement de l’ordre, de la protection des institutions et des hautes personnalités, la lutte contre le grand banditisme, a-t-il confié, est fortement engagée sur les théâtres des opérations dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la reconquête du territoire national.

                                                                                                   Noufou SAWADOGO

Paix et développement dans le Goulmou: les forces vives en quête de stratégies endogènes

Les forces vives du Goulmou ont organisé, les 11 et 12 avril 2026, à Fada N’Gourma, un forum régional. Objectif : réfléchir à des solutions endogènes et susciter un engagement réel des filles et fils de la région dans le processus de développement de la région et la reconstruction de la paix et la cohésion sociale.

En quête de stratégies endogènes pour faire du Goulmou un havre de paix, mais aussi pour le positionner sur l’échiquier national, les forces vives de la région ont organisé, les 11 et 12 avril 2026, à Fada N’Gourma, un forum sur le thème : « Renforcement de la paix, de la cohésion sociale et du développement dans la région du Goulmou : Stratégies pour une participation accrue des filles et fils ». Une rencontre d’envergure pour aborder les enjeux régionaux liés au développement, à la paix et la cohésion sociale.

Dans une salle comble, jeunes et anciens, venus des quatre coins de la région, se sont parlé sans filtre, 48 h durant, en présence du premier vice-président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), David Lompo, patron de l’évènement. Ils se sont remobilisés et surtout, se sont engagés à jouer, chacun, sa partition pour faire rayonner davantage le Goulmou.

Pour ainsi illustrer les motivations de cet engagement pour la cause de la région, des communications ont été animées sur diverses thématiques : « Espace territorial commun et diversité culturelle : comment construire un vivre-ensemble harmonieux ? », « Crise sécuritaire : quelles stratégies endogènes pour faire front ?», « Le grand Goulmou : nouveau souffle pour un avenir commun » et « Stratégies et mécanismes à mettre en place pour assurer une coordination et un suivi-évaluation des engagements ».

Selon le représentant des parrains, Victor Dahani, ce forum s’est imposé comme un moment de vérité, indispensable pour poser les bases d’un développement sincère et durable. Abordant la question sécuritaire, il s’est montré optimiste : « Le Goulmou restera debout et fort. Unis, nous viendrons à bout des défis », a-t-il affirmé. Dans la même dynamique, le patron de la cérémonie, David Lompo, a exhorté les filles et fils de la région à parler d’une même voix. « Cette union sacrée constitue le ciment de notre survie », a-t-il insisté.

Pour le président du comité d’organisation, Etienne Lompo, au soir du forum, c’est un satisfécit général qui se dégage, vu la forte mobilisation des acteurs de toutes les composantes sociales. Le gouverneur de la région du Goulmou, Ram Joseph Kafando, président de la cérémonie, a, pour sa part, félicité les initiateurs du forum pour leur engagement à fédérer les énergies autour des enjeux cruciaux de la région. Il a également rendu un vibrant hommage aux forces combattantes engagées sur les différents théâtres d’opérations, pour leurs sacrifices en faveur de la paix et de la sécurité.

Joanny SOW

Présidentielle béninoise: une écrasante victoire pour Romuald Wadagni au premier tour

Ex-ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, candidat de la majorité et grand favori du scrutin, a été élu à la tête du Bénin, avec 94,05% des voix, selon des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENA) dans la nuit de lundi à mardi 14 avril 2026.

Au Bénin, les résultats provisoires de la présidentielle donnent le candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, vainqueur du scrutin du dimanche 12 avril 2026. Selon la Commission électorale nationale indépendante (CENA), les premiers résultats provisoires proclamés sur 90% des bulletins dépouillés, le protégé de Patrick Talon est en tête avec 94,05% tandis que son unique rival, issu de l’opposant modéré Paul Hounkpè a obtenu 5,95%. Il arrive ainsi, loin devant son adversaire de l’opposition, Paul Hounkpè.

Ce dernier, seul candidat de l’opposition encore en lice, a lui-même déclaré que les premiers résultats laissaient présager une victoire de son challenger. Une victoire qui était largement attendue après que le principal parti d’opposition, « Les Démocrates », n’ait pas réussi à rassembler suffisamment de députés pour soutenir son propre candidat. Le taux de participation, selon la CENA à l’élection présidentielle, s’élève à 58,75%. En attendant la certification et la validation du processus par les grands juges, on peut affirmer que Romuald Wadagni succède à Patrice Talon, après deux quinquennats accomplis, conformément à la Constitution.

Un scrutin joué d’avance

Les résultats définitifs seront proclamés par la Cour constitutionnelle. « L’issue du scrutin est mathématiquement irréversible », comme l’a déclaré le président du CENA, Sacca Lafia, lors de l’annonce des résultats. « Le droit de vote a pu s’exercer en toute sérénité sur chaque centimètre carré de notre territoire », a-t-il estimé, au sujet du scrutin qui s’est tenu dimanche. Selon les observateurs, le taux de participation a vraisemblablement été plus important en zone rurale que dans les deux principales villes du pays, Cotonou et Porto-Novo, où la plupart des bureaux connaissaient une faible affluence. Aussi, la majeure partie des observateurs estimaient que le scrutin était joué d’avance, tant Paul Hounkpè apparaissait comme un opposant de faible envergure face au rouleau compresseur Wadagni, adoubé par le chef de l’Etat sortant et soutenu par les deux partis de la majorité.

Paul Hounkpè avait par ailleurs eu besoin des parrainages d’élus de la majorité pour participer au scrutin. Et le principal parti d’opposition. Dans un communiqué rendu public, la mission électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), déployée au Bénin, a salué « un climat de paix » et une « bonne organisation du scrutin. Si la CENA de son coté s’est félicitée d’un vote dans le calme, la plateforme de surveillance électorale mise en place par la société civile rapportait dimanche des incidents avec des bureaux de vote ayant ouvert en avance et des urnes parfois déjà remplies avant l’ouverture.

Wanlé Gérard COULIBALY


Qui est Romuald Wadagni ?

Le président élu du Bénin a construit sa légitimité dans les chiffres avant de l’obtenir dans les urnes, après 10 ans passé en tant que ministre de l’Economie et des Finances où il a été l’architecte des profondes réformes économiques dans son pays. Très discret, Romuald Wadagn,i Natif de Lokossa (au Sud-Ouest du Bénin), âgé de 49 ans, ce diplômé de Harvard Business School et de l’université de Grenoble en France est un habitué des institutions de Bretton Woods et un technocrate moderne. Il est un expert-comptable qui a également suivi une formation spécialisée en capital investissement et capital-risque. On dit de lui qu’il est l’artisan de l’assainissement des finances publiques et qu’il apprécie peu les caméras. En 1998 il a rejoint le cabinet Deloitte, l’un des cabinets d’audit en France, puis aux Etats-Unis en 2003. Romuald Wadagni a acquis une expérience internationale particulière en développant des expertises dans plusieurs domaines, notamment les mines, le secteur financier, le secteur public et divers gouvernements et bailleurs de fonds. Son expertise, sa maîtrise des enjeux économiques français, américains et africains et la qualité de son réseau international ont été d’un grand atout à son ascension politique.

SNC Bobo 2026: les ambassadeurs de Yaadga au four et au moulin

A quelques jours de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2026, les troupes artistiques de la région de Yaadga intensifient les répétitions. Entre discipline, engagement et créativité, les encadreurs et les autorités culturelles ont affiché leur optimisme quant à une participation de haut niveau de la région. Constat.

Dans les différentes communes de la région de Yaadga, l’heure est aux derniers réglages. Dans des cours, des maisons des jeunes et des espaces culturels, les troupes artistiques de la région peaufinent leurs prestations en vue de la 22e Semaine nationale de la culture (SNC) du 25 avril au 2 mai 2026. Entre danses traditionnelles, ballets, musiques, art culinaire et lutte, rien n’est laissé au hasard dans cette phase décisive de leur préparation. Au cours d’une tournée effectuée dans plusieurs localités, on note une détermination sans faille des acteurs culturels. A Ouahigouya, chef-lieu de la région, les répétitions battent leur plein et les tambours résonnent.

Selon les acteurs (encadreurs, artistes et autorités culturelles) rencontrés, les troupes sont dans une dynamique rassurante. Pour Saydou Konaté, responsable de la troupe « Ensemble instrumental Buuduu », dans la catégorie musique traditionnelle instrumentale, Poule adulte, tout est fin prêt pour cette biennale de la culture « Les répétitions se déroulent quotidiennement. Les artistes sont mobilisés et donnent le meilleur d’eux-mêmes. Nous avons des talents exceptionnels qui n’attendent que de s’exprimer sur scène » a-t-il soutenu.

Au niveau de la Maison des jeunes et de la culture de Ouahigouya (MJCO), la troupe Naaba Yaadga Junior, en ballet, Poule jeune est en pleine séance de réglages des pas de danse. Les encadreurs, Idrissa Ouédraogo et Tidiane Sawadogo, insistent sur la dimension de la valorisation identitaire de la compétition. Pour eux, la SNC constitue une vitrine de valorisation du patrimoine culturel. « Chaque geste, chaque rythme traduit notre identité culturelle du Yaadga au reste du Burkina Faso », affirme Idrissa Ouédraogo, maitre de danse de la troupe Naaba Yaadga Junior.

La détermination

Du côté des artistes, la motivation est visible et affiche leur ambition de hisser la région parmi les meilleures. « Nous sommes prêts. Nous répétons sans relâche pour donner le meilleur de nous-mêmes et nous avons la conviction que les choses vont bien se passer à Bobo », a confié Stella Inès Ouédraogo, membre de la troupe Naaba Yaadga Junior en catégorie ballet.

En art culinaire, plus précisément dans la catégorie boisson, Marie Pierre Yampa, candidate de la province du Loroum (Titao) avec « le Guekou Taga » dont la recette valorise les produits locaux prendra part à cette grand-messe de la culture burkinabè. Avec de la farine du petit mil, le pain de singe et du miel, elle entend proposer le « Guekou Taga ». Confiante, la candidate affiche une sérénité. « Je suis prête pour la grande compétition à Bobo-Dioulasso qui va se dérouler dans quelques jours. Nous avons travaillé avec sérieux pour proposer le Guekou Taga, une boisson de qualité issue du mil et de nos produits forestiers ligneux », a-t-elle laissé entendre.

Du côté de l’administration, les autorités chargées de la culture disent être rassurées de la mobilisation et de l’engagement des représentants de la région à la SNC. A en croire le directeur provincial chargé de la culture du Yatenga, Souleymane Ouédraogo, les troupes sont à un état de préparation avancé et affichent un engagement exemplaire. « Nous avons des troupes bien préparées, engagées et déterminées et nous sommes confiants quant à leur prestation à Bobo-Dioulasso », a-t-il rassuré. Il souligne que des dispositions ont été prises pour accompagner les troupes dans cette phase finale. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les encadreurs pour assurer un encadrement technique de qualité. L’objectif est de permettre à nos représentants de compétir dans les meilleures conditions et nous ramener des trophées », a-t-il précisé.

                                                                 Bassirou BADINI

bassirouba264@gmail.com

Filières agropastorale et halieutique : alerte d’escroquerie

C’est avec étonnement que Kantigui a appris que des individus mal intentionnés cherchent à escroquer des acteurs du secteur agrosylvopastoral et halieutique. En effet, une source proche du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) a fait savoir à Kantigui que des tentatives d’escroquerie des acteurs du domaine, en particulier des commerçants et exportateurs, ont été signalées. Kantigui a appris que ces tentatives de duperie se présentent sous forme de messages, d’appels ou de correspondances frauduleuses (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

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