Caisse populaire de Dafra : une croissance soutenue en 2025

La Caisse populaire de Dafra a tenu son assemblée générale Extraordinaire et sa 15e assemblée générale ordinaire de l’année, le samedi 11 avril 2026 à Bobo-Dioulasso. Présidée par Wilfried Gautier Parcouda représentant la directrice générale de de la faîtière des caisses populaires du Burkina, cette rencontre entend renforcer la gouvernance et consolider les acquis.

Chaque année, le Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB) tient une assemblée générale ordinaire pour rendre compte à ses acteurs devenus aujourd’hui coopérateurs et
coopératrices. C’est dans cette optique que la Caisse populaire de Dafra a tenu une assemblée générale extraordinaire et la 15e assemblée générale ordinaire, le samedi 11 avril 2026 à Bobo-Dioulasso.

Cette rencontre a permis la relecture minutieuse des textes statutaires et
réglementaires, et l’adoption d’une démarche participative. Selon le
représentant de la directrice générale de de la faîtière du RCPB, Wilfried
Gautier Parcouda, l’année 2025 a été marquée par des avancées significatives
dans le secteur de la microfinance et au sein du RCPB. Au plan national,
les changements comme l’adoption de la loi n°001- 2025 ALT du 13 février
2025, portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso sont mis
à jour.

Pour lui, cette loi vise le renforcement de la gouvernance dont les
principales portent sur la suppression des ordres de paiement, qui représente une étape cruciale de l’évolution technologique et réglementaire.
« A cela s’ajoute le changement d’appellation de nos membres, désormais
désignés comme coopérateurs/coopératrices », a-t-il indiqué. Cette évolution vient renforcer l’esprit coopératif, fondé sur la responsabilité et la solidarité.

A l’entendre, on note également des changements au plan institutionnel, notamment la mise en œuvre du programme de bourses scolaires du RCPB. Celui-ci est destiné aux orphelins de coopérateurs décédés.

« Le bilan de 2025 est positif »

Il y a également la mise en œuvre du programme de construction de salles de classe, qui s’inscrit dans l’engagement sociétal du RCPB. Et en dernière position le changement du Système intégré de gestion (SIG). Ces innovations, a-t-il expliqué, vise à réduire les files d’attente en agence et à permettre des transactions en temps réel depuis un téléphone mobile quel que soit le lieu où on se trouve. M. Parcouda a rassuré les coopérateurs et coopératrices que le réseau des Caisses populaires du Burkina affiche des performances reconnues et demeure une institution où l’épargne est
sacrée.

Selon le directeur de la Caisse populaire de Dafra, Eric Dramane Conombo, au cours de
l’année 2025, l’institution est en croissance mais elle nécessite un renforcement au niveau de la rentabilité et l’amélioration du portefeuille. « En termes de membre, nous
avons un taux de 97%, soit une progression de 6%. Pour ce qui concernel’épargne, nous sommes à 11 milliards 17 millions de francs CFA pour une progression par rapport à l’année de 19%.

Nous notons une progression à tous les niveaux, et en termes de résultats », a-t-il fait
savoir. Il a annoncé aussi une nouvelle méthode, dénommée : « Nong sagnan », un projet initié pour aider les vendeurs et vendeuses afin de pouvoir souscrire sur place. En effet, certains agents seront déployés vers ceux qui ont des comptes à la caisse,
afin qu’ils puissent le faire en toute sécurité.

A l’entendre, la Caisse populaire de Dafra compte intensifier la formation des personnels. « La formation des personnels est une marque que nous entendons considérer pour
une bonne collaboration envers vous les membres actifs. Car derrière une institution forte se cache toujours des employés compétents », a-t-il souligné. Le président du conseil d’administration, Isidore Millogo, a profité de l’occasion pour lancer un appel à l’endroit des membres, d’avoir confiance à l’institution et de se conformer aux règlements et exhorter les employés à plus d’abnégation dans le travail. « Nous demandons aux coopérateurs et coopératrices d’avoir de la confiance car nous allons tâcher de toujours les satisfaire.

Qu’ils travaillent à rembourser les crédits pour que la caisse soit fiable. Aux personnels,
je les félicite pour tout, et je les exhorte à redoubler d’effort pour engranger plus de bons résultats », a-t-il martelé.

Noufou NEBIE
Amadou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Association Lawako des tisseuses et transformatrices du textile burkinabè: les tisserandes honorées à l’occasion de la Journée de la femme

Dans le cadre de la célébration en différé du 8 mars 2026, l’association Lawako des tisseuses et transformatrices du textile burkinabè a organisé une activité du savoir-faire local féminin et de promotion du pagne tissé traditionnel, samedi 11 avril 2026, à Karpala, à Ouagadougou.

L’association Lawako des tisseuses et transformatrices du textile burkinabè se souvient de l’hommage à rendre à la femme, dans le cadre de la Journée internationale de la femme, célébrée chaque 8 -Mars. Elle a organisé une activité du savoir-faire local féminin et de promotion du pagne tissé traditionnel, samedi 11 avril 2026, au centre Lawako pour la transformation et la valorisation du textile, à Ouagadougou. Des femmes tisseuses et transformatrices du centre, des femmes du quartier, des partenaires, en l’occurrence Oryx Energies Burkina et des invités de marque ont honoré de leur présence la cérémonie.

Selon la présidente du centre Lawako, Ivette Ky, par ailleurs, présidente de l’Association Lawako des tisseuses et transformatrices du textile burkinabè, cette commémoration du 8 mars 2026, en différé, revêt un sens profond. « Nous avons pu former 25 femmes au tissage et à la teinture que nous avons voulu honorer à travers cette cérémonie. Nous voulons profiter donner un message aux autres femmes de s’engager dans le tissage pour leur autonomisation, afin d’aider leurs familles », a-t-elle déclaré. Les bénéficiaires de la formation qui sont des femmes très vulnérables ou déplacées internes vont également   avoir droit à un stage de perfectionnement de deux mois, afin de renforcer davantage leurs capacités, a poursuivi Mme Ky.

L’occasion pour les femmes d’être rémunérées

« Après cela, celles qui seront assidues et vont bien maîtriser le tissage auront l’occasion de travailler dans ce centre, tout en bénéficiant d’une rémunération. Les femmes qui vont décider d’aller s’implanter chez elles, vont être accompagnées, notamment par Oryx Energies, l’un de nos partenaires », a indiqué la promotrice du centre Lawako. La marraine de la cérémonie et du centre, Germaine Compaoré, a remercié la promotrice du centre Lawako pour cette belle initiative. « C’est certainement notre accompagnement depuis le début jusqu’à maintenant qui me donne cette belle opportunité d’être la marraine de cette cérémonie. Cela me permet d’apporter ma touche pour toujours contribuer un tant soit peu à l’avancée des activités », s’est-elle réjouie. Germaine Compaoré a ajouté que, le fait de magnifier la Journée internationale des droits de la femme, en différé, apporte une réponse à l’appel des autorités de faire en sorte que le tissage soit un gage de l’autonomisation des femmes qui s’engagent dans ce secteur d’activité. « A travers leur autonomisation, les femmes participent aux charges du ménage et la construction de la Nation. C’est pourquoi, il faut mettre l’accent sur les panels et d’autres canaux de sensibilisation », a estimé la marraine de la cérémonie.

Quant à la représentante de Oryx Energies, Catherine Drabo, elle a relevé que le soutien du partenaire s’inscrit dans le cadre de ses initiatives sociales en faveur des populations locales. « Aujourd’hui, nous avons le devoir d’accompagner les femmes dans leur épanouissement et leur autonomisation », a-t-elle souligné. Séance tenante, des échanges ont eu lieu avec les femmes sur leur autonomisation par le biais d’apprentissage des métiers. Celles-ci ont révélé que le tissage leur permet de venir en aide à leurs familles et de prendre en charge précisément la scolarité de leurs enfants. Elles ont été sensibilisées à lutter pour leur autonomisation financière. Les tisseuses les plus fidèles du centre, créé en 2023, ont reçu des attestations et des gadgets.

Boukary BONKOUNGOU

Commerce des produits du tabac: la BMCRF veut bannir les cigarettes sans marquage du marché

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, à travers la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé une conférence de presse sur le contrôle des produits de tabac et nouveaux produits de tabac fabriqués au Burkina ou importés, lundi 13 avril 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina veut intensifier la lutte contre le commerce illicite du tabac. A cet effet, le ministère en charge du commerce, à travers la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), a organisé une conférence de presse, le lundi 13 avril 2026 à Ouagadougou pour faire le point de la mise en œuvre du Système de marquage, d’authentification, de suivi et de traçabilité (SMAT) des produits du tabac fabriqués localement ou importés.

Selon le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, cette mesure vise à protéger la santé publique et à assainir le marché, conformément aux engagements internationaux du pays. Entré en vigueur le 5 juillet 2025, le système impose l’apposition de stickers sécurisés sur les paquets, cartouches et cartons de cigarettes. Toutefois, il a relevé que sa mise en œuvre reste insuffisante. « Malgré un délai initial fixé au 10 janvier, puis prorogé au 28 février 2026 pour tenir compte des contraintes techniques et logistiques, plusieurs acteurs ne sont toujours pas en conformité », a-t-il expliqué.

A l’en croire, des missions d’inspection menées à Ziniaré, Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou ont permis de constater ces manquements. Une vaste opération de contrôle réalisée les 31 mars et 1er avril 2026 a confirmé la tendance. Sur 115 acteurs contrôlés, a-t-il indiqué, seuls 6 étaient en règle contre 109 en infraction.

En outre, M. Faho a poursuivi que 18 595 cartons de cigarettes ont été inspectés, dont 12 812 sans stickers. Sur 8 526 cartouches contrôlées, 3 349 ne comportaient aucun marquage. Quant aux paquets, 372 sur 521 étaient dépourvus de stickers, ce qui traduit, selon lui, l’ampleur des irrégularités sur le marché. Face à ces résultats, les produits non conformes ont été saisis en vue de leur destruction, conformément à la réglementation en vigueur. « Les opérations de contrôle vont se poursuivre et tout contrevenant s’expose à des sanctions », a-t-il averti.

A la question des journalistes de savoir, s’il y a un dispositif concret pour empêcher que ces paquets sans stickers ne se retrouvent sur le marché, le coordonnateur a expliqué que le système de traçabilité repose sur deux piliers. D’une part, les producteurs locaux ont l’obligation de déployer le dispositif dans leurs unités afin que, a-t-il précisé, « aucun paquet ne quitte l’usine sans stickers ». D’autre part, les importateurs doivent, a son avis, faire déployer le système chez leurs fournisseurs à l’étranger, afin que les produits destinés au Burkina soient marqués dès la production.

Par ailleurs, il a reconnu que ce processus nécessite des équipements spécifiques et un accompagnement technique, ce qui explique certains retards. A cet effet, M. Faho a ajouté qu’une unité de production nationale a déjà achevé le déploiement du système, tandis que d’autres sont en phase d’achèvement.

Mahamadi SEBOGO

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

22e édition de la Semaine nationale de la culture: le ministre Gilbert Ouédraogo sur les sites d’hébergement des artistes et des officiels

Le ministre de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité, le lundi 13 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, les différents sites devant abriter les activités de la Semaine nationale de la culture (SNC). La 22e édition de la biennale de la culture se déroulera du 25 avril au 2 mai 2026.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, veut s’assurer que les sites retenus pour abriter les activités de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) seront prêts d’ici le Jour-J. Il s’est, pour cela, rendu le lundi 13 avril 2026, sur le site de la foire et du village des communautés et a visité des sites d’hébergement des artistes et des officiels. Sur le site de la foire de la SNC au secteur 22 de Bobo-Dioulasso, le représentant de l’entreprise en charge des aménagements et de l’installation des hangars a rassuré le ministre que le chantier pourrait être livré d’ici le dimanche 16 avril 2026.

Le canal d’évacuation des eaux de pluie qui traverse le site est presque terminé. Sur les quatre blocs de stands dans la zone d’exposition, trois sont déjà achevés et plus de 500 hangars sur les 1 000 attendus sont déjà dressés. Le parking, les aires de jeu pour enfants, l’espace virtuel sont presque achevés. Le village des communautés sis au village artisanal de Bindougousso est aussi pratiquement prêt. L’Agence Faso Mêbo qui occupe les lieux a déplacé certains de ses engins.

Ce site va abriter les différentes communautés et va accueillir la IIe édition de la semaine de la fraternité de l’AES. Des stands pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger vont y être installés, ainsi que des stands gastronomiques pour promouvoir les valeurs et le patrimoine culinaire local. Outre ces sites, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo s’est rendu dans des centres d’hébergement des artistes afin de s’assurer que ceux-ci soient logés dans des conditions acceptables. Pour ce faire, il a exhorté les promoteurs à mettre l’accent sur la qualité, l’hygiène et la sécurité dans ces sites d’accueil. Le Comité national d’organisation a pour sa part prévu des services de santé et d’hygiène sur chaque site.

Pingdwendé Gilbert Ouédraogo s’est enfin rendu dans des hôtels des invités de marque, et a insisté sur le professionnalisme et l’hygiène. Il a invité tous les acteurs au professionnalisme et à montrer l’hospitalité du Burkina Faso, rassurant que le climat sécuritaire se soit nettement amélioré par rapport à 2024 et que le pays a retrouvé sa sérénité. « Le Burkina Faso a retrouvé la sérénité et la quiétude. La sécurité est de retour et nous travaillons à la consolider sur l’ensemble du territoire. L’enjeu est de montrer notre capacité à accueillir les autres dans les meilleures conditions. Soyez sereins, tout est prêt, nous vous attendons », a lancé le ministre de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme.

Adaman DRABO

Ziniaré: La police se déploie dans les quartiers

La gouverneure de l’Oubri, Sy Assetou Barry a lancé, vendredi 10 avril 2026, à Ziniaré, le nouvel concept « Police Yaka », une initiative de police de proximité portée par la direction régionale de la Police nationale de l’Oubri.

La Police nationale s’installe dans les quartiers de Ziniaré, pour partager le quotidien des habitants. A travers le concept « Police Yaka », lancé vendredi 10 avril 2026, la Police nationale veut apporter aux problèmes de sécurité, une réponse résolument ancrée dans la proximité, l’écoute et l’anticipation. La « Police Yaka », comme son nom l’indique, est rattachée à la notion de voisinage, a expliqué la directrice régionale de la Police nationale de l’Oubri, commissaire divisionnaire Natacha Zoungrana.

Elle est présentée comme une police vivant avec la population. « C’est une police qui va aller dans les quartiers, recueillir les préoccupations, sensibiliser les populations, identifier avec elles les solutions à leurs problèmes. Elle ne trouvera pas à elle seule les réponses. Elle se veut participative », a expliqué la commissaire divisionnaire Natacha Zoungrana. Concrètement, elle a indiqué que les agents, autrefois cantonnés dans les commissariats, seront désormais déployés au cœur des quartiers et des villages.

Pour soutenir ce déploiement, 85 motos ont été remises à la Police nationale, afin de faciliter les patrouilles de proximité. Signe de l’adhésion populaire à l’initiative, les populations présentes ont spontanément contribué à hauteur d’environ 150 000 F CFA pour l’achat de carburant.

La gouverneure Sy Assetou Barry a salué cette traduction concrète d’une vision longtemps attendue. « Dorénavant, la police s’installe dans nos quartiers, dans nos secteurs, auprès de nos concessions. Ensemble, dans un esprit de bon voisinage, nous travaillerons main dans la main à relever les défis sécuritaires de notre environnement immédiat », a-t-elle déclaré, appelant les populations à s’approprier pleinement le concept et à s’y engager sans réserve.

Les chefs religieux, coutumiers et traditionnels ont, pour leur part, exprimé leur soutien à l’initiative, voyant en elle un levier précieux pour le retour de la paix dans la région et au-delà.

Paul Ousmane COMPAORE

(Collaborateur)

Bénin : une élection pliée

Au Bénin, la Commission électorale nationale autonome (CENA) qui finalise le dépouillement des bulletins de vote de la présidentielle du dimanche du 12 avril 2025, devra proclamer incessamment les résultats provisoires. Deux candidats étaient sur le ring comme on le dit dans le milieu de la boxe, à savoir le dauphin du président sortant et ex-ministre des Finances, Romuald Wadagni et l’opposant et porte-étendard du parti, Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Paul Hounkpè. Ultra favori, Wadagni, 49 ans, qui a bénéficié du soutien des partis de la majorité et a mené une campagne sans égal, devrait l’emporter en toute logique. Son mentor, Patrice Talon, qui a achevé deux mandats constitutionnels, a emménagé un boulevard vers la présidence pour lui, face à une opposition en perte de vitesse et loin de parler d’une seule voix.

Les forces de l’opposition en présence ne sont pas en odeur de sainteté. Les divergences au sein de FCBE, créé en 2003 par l’ex-chef de l’Etat, Boni Yayi, ont conduit à la démission de celui-ci et à la création en 2019 d’un nouveau parti d’opposition, Les Démocrates. Si le climat au sein de l’opposition n’était pas glacial, l’ancien ministre de la Culture, Paul Hounkpè, aurait eu le soutien de Yayi Boni et d’autres opposants. Absents au scrutin présidentiel, Les Démocrates n’ont pas donné de consignes de vote en sa faveur ni à celle du dauphin présidentiel. Le prétendant à la magistrature suprême du FCBE s’est battu seul, promettant de faire de la santé et de l’éducation nationale des secteurs prioritaires et de libérer les opposants en prison, mais ces arguments ont-ils suffi à convaincre les électeurs à faire de lui le futur chef de l’Etat béninois. Ce n’est pas une évidence.

En réalité, la présidentielle du 12 avril qui a connu une affluence relativement faible (20 et 40 % dans certains bureaux de vote), est une élection jouée d’avance. Face à une opposition que le régime Talon a contribué à affaiblir par des manœuvres, Wadagni, devra sortir maitre des urnes. Sauf cas de force majeure, le dauphin présidentiel devra s’installer avec tambour et trompette au Palais de la Marina et inscrire son action comme promis dans la continuité de son prédécesseur. Une chose est de prendre le pouvoir, une autre est de le gérer conformément aux attentes des Béninois. Si d’après les experts, le Bénin affiche une croissance soutenue, il reste confronté à de nombreux défis.

Wadagni, qui s’apprête à porter la charge présidentielle, aura fort à faire pour transformer qualitativement le pays, à la hauteur des attentes de ses compatriotes, dont le vécu n’est pas rose. Malgré les discours qui vendent un Bénin émergent, on note la persistance du chômage des jeunes, de la pauvreté et un recul des libertés publiques. Ces dernières années, des opposants ou des acteurs de la société civile critiques envers le pouvoir Talon ont été inquiétés, dans un pays considéré comme un modèle de démocratie. Mais le plus gros souci pour le  successeur de Talon sera l’insécurité, avec les attaques  terroristes constatées depuis  fin 2021 dans le Nord du pays.  Les groupes armés y sévissent, s’en prenant régulièrement à des cibles civiles ou militaires. La tâche présidentielle s’annonce difficile au Bénin…

Kader Patrick KARANTAO

Nouvelle architecture financière africaine pour le développement: le continent sur la voie de sa souveraineté financière

Le Dialogue consultatif sur la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), organisé sous l’égide du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le jeudi 9 avril 2026, dans la capitale ivoirienne, a été sanctionné par l’adoption du « Consensus d’Abidjan », qui marque un pas de franchi vers l’opérationnalisation de ce nouvel instrument au service de la souveraineté financière du continent. 

L’Afrique est plus que jamais engagée pour la conquête de sa souveraineté financière. L’adoption du « Consensus d’Abidjan », à l’issue du premier Dialogue consultatif sur la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), tenue le 9 avril 2026, dans la capitale ivoirienne, à l’initiative du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), s’inscrit dans cette dynamique.

Pour le président de la BAD, Dr Sidi Ould Tah, il est temps pour le continent de sortir des modèles, qui, jusque-là ne lui ont pas permis de mobiliser les ressources nécessaires pour assurer le financement optimal de son développement, et de se doter de ses propres instruments financiers en cohérence avec ses réalités. Il est donc impératif de mettre fin au paradoxe d’une Afrique riche et pauvre.

« Notre continent dispose de capitaux, de liquidités, et d’opportunités bancables ; mais trop souvent, les capitaux ne sont pas acheminés là où ils sont les plus attendus et les plus utiles, ni avec l’ampleur, ni avec la rapidité, ni avec l’accessibilité requises. Nous sommes donc confrontés à un paradoxe ; l’Afrique fait face à un besoin de financement estimé à 400 milliards de dollars par an. Et pourtant, notre continent détient également près de 4 000 milliards de dollars d’épargne intérieure », a souligné Dr Sidi Ould Tah.

Le Consensus d’Abidjan qui se veut un cadre continental partagé destiné à réorganiser la manière dont le capital et le risque sont mobilisés, structurés et déployés dans l’écosystème financier africain, vise à apporter une réponse structurelle et durable à déficit de financement de l’Afrique. Pour souligner que ce nouveau dispositif est intimement lié au développement du continent, les participants à ce Dialogue de haut niveau ont acté le passage de la NAFA à la NAFAD (Nouvelle architecture financière africaine pour le développement).

C’est pourquoi, l’engagement a été pris d’inscrire la création d’emplois, l’entrepreneuriat des jeunes et l’autonomisation économique des femmes, des priorités stratégiques transformatrices du continent comme les systèmes alimentaires et les chaînes de valeurs agricoles, l’accès à l’énergie et la transition énergétique, les infrastructures régionales et la connectivité, le développement industriel et la création de valeur ajoutée, la santé, l’éducation et la transformation numérique, au cœur de cette architecture financière.

Intégrer et approfondir les marchés financiers africains

Les participants à ce Dialogue ont adopté le « Consensus d’Abidjan », ouvrant la voie au processus d’opérationnalisation de la NAFAD.

La nécessité de libérer l’importante épargne intérieure africaine et de l’orienter systématiquement vers des investissements productifs sur le continent, grâce à des instruments coordonnés, des mécanismes de rehaussement du crédit et des infrastructures de marché, ainsi que l’approfondissement et l’intégration des marchés de capitaux africains, à travers l’harmonisation des cadres réglementaires, l’admission transfrontalière aux marchés, des instruments en monnaie locale et des plateformes de titrisation, afin d’optimiser la mobilisation de l’épargne endogène, font partie des engagements de cette rencontre. Les participants ont également souligné l’intérêt pour l’Afrique de se doter d’« une architecture continentale robuste de partage des risques et de garantie qui abaisse le coût du capital pour les emprunteurs africains, attire des investissements privés et institutionnels à grande échelle, et réduit la dépendance structurelle de l’Afrique à l’égard de la perception extérieure du risque ».

Tirant leçons des modèles fragmentés de mobilisation des ressources sur le continent, il est également convenu de mettre en place une architecture de coordination permanente qui maintienne la dynamique au-delà de ce Dialogue, en impliquant gouvernements, banques centrales et régulateurs en tant que partenaires actifs de la NAFAD, et en clarifiant les rôles institutionnels. Dans le même élan, les partenaires internationaux, institutions multilatérales et investisseurs internationaux sont appelés à jouer leur partition, en soutenant la NAFAD, pour ainsi contribuer à renforcer la souveraineté du continent et à bâtir un système financier mondial plus équitable.

Dans le processus d’opérationnalisation de ce Consensus, il est demandé à la BAD, en concertation avec les parties prenantes, de faciliter le suivi, en convoquant des revues périodiques et en rendant compte des progrès accomplis.  Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a salué la tenue de ce Dialogue qui offre l’opportunité d’approfondir la réflexion collective sur les réformes nécessaires pour un système financier international plus juste et plus adapté aux réalités du monde contemporain.

Synthèse de Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Colloque international sur la fraude: 30 recommandations pour freiner la pratique

Le Colloque international sur la lutte contre la fraude au Burkina Faso a pris fin, le mercredi 8 avril 2026, à Ouagadougou, pour une trentaine de recommandations pour une réponse collective et holistique au phénomène

Débuté le 6 avril dernier, le premier Colloque international sur la lutte contre la fraude a pris fin dans l’après-midi, du 8 avril 2026, à Ouagadougou. Il a été présidé par le conseiller technique du ministre de l’Economie et des Finances, Souleymane Nabolé, représentant le chef du département. Initiée par la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLCF), cette rencontre a réuni des participants venus des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ainsi que du Bénin et du Togo. Elle a permis de faire de nombreuses recommandations pour freiner la pratique de la fraude qui gangrène les économies de la région et alimente les groupes armés terroristes, et d’assurer la souveraineté économique et financière des Etats.

Ces recommandations, ont porté, entre autres, sur le renforcement de la coopération policière internationale pour cibler et réprimer la cybercriminalité, l’intensification des opérations conjointes pour créer un dysfonctionnement dans le réseau des fraudeurs et contrebandiers, le croisement des données inter-agences en vue de la fiabilisation des informations sur la fraude. Le renforcement de la coopération inter institutionnelle à travers la mise en place d’une plateforme d’échanges de données, l’intégration de la lutte contre la contrefaçon dans la stratégie de lutte contre la fraude, le renforcement de la coopération internationale pour une interaction plus fluide contre la fraude, l’acquisition des moyens stratégiques pour une lutte adaptée contre la fraude, la sensibilisation sur le civisme fiscal pour inciter au paiement des impôts font également partie des conclusions de ce colloque.

Remise en cause de l’impôt minimum de 15% de l’OCDE

Il ya aussi la formation continue des agents des structures de contrôle, le renforcement des capacités opérationnelles des structures de contrôle, la modernisation du contrôle du système de distribution par l’utilisation de cartes pour les produits subventionnés, la remise en cause de l’impôt minimum de 15% de l’OCDE, au regard de la spécificité des économies africaines, la mise en place d’une équipe pour élaborer la stratégie globale de lutte contre la fraude.

Le conseiller technique du ministre de l’Economie et des Finances, Souleymane Nabolé, a salué la contribution de l’ensemble des participants et félicité la CNLCF pour la réussite de l’événement.  Pour lui, la fraude n’est pas une fatalité, elle est un système et comme tout système, elle peut être comprise, déconstruite et vaincue. « A travers ce colloque, vous avez démontré que face à l’ingéniosité des fraudeurs, nos Etats doivent opposer une intelligence collective, structurée et résolument tournée vers l’action », a-t-il indiqué.

Outre la lecture du rapport général, la cérémonie de clôture a été marquée par une remise d’attestations de reconnaissance aux panelistes et anciens directeurs généraux des douanes et des impôts et aux anciens coordonnateurs du CNLCF.  Une distinction spéciale a été décernée au directeur général de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB), Barthélémy Dabré, en reconnaissance de son engagement pour la réussite du colloque.

 Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                         

Carnet santé : Eruption cutanée, Les causes sont multiples

Une éruption cutanée ou rash est une apparition généralement transitoire de lésions sur la peau. Il peut s’agir de rougeurs, de plaques ou encore de boutons.  Elle peut survenir au cours d’une maladie d’origine infectieuse ou parasitaire, ou encore au cours d’une intoxication médicamenteuse. Les causes étant nombreuses, il convient de porter un diagnostic précis, afin de proposer un traitement adapté.

Le rash, éruption cutanée en français, désigne l’apparition soudaine et passagère de boutons ou de plaques rouges. Le rash apparait souvent pendant la manifestation des premiers symptômes d’une maladie et s’accompagne parfois d’une augmentation de la température, de nausées, de diarrhées et de douleurs articulaires. Un rash peut durer de quelques heures à une semaine selon la cause.

Les éruptions cutanées peuvent être liées à plusieurs facteurs : un problème de peau ; une affection plus étendue de l’organisme ; des effets secondaires d’un traitement ; des symptômes de maladies bénignes ou graves. Lorsque votre peau entre en contact avec une substance irritative ou que vous tolérez mal, elle peut réagir par des rougeurs ou des boutons sur la zone concernée.  Une éruption cutanée peut provenir d’une réaction allergique à un aliment, un produit cosmétique, un médicament, une piqure d’insecte ou un animal. La pathologie peut également être due à une infection. C’est le cas par exemple de la varicelle, la rougeole et la rubéole où le virus provoque des éruptions cutanées. On note aussi des infections bactériennes comme le SIDAs, provoqué par le VIH (Virus de l’immunodéficience humaine). L’infection à la Covid-19 peut en outre provoquer des éruptions cutanées.

Comment soigner le rash ?

En fonction de la cause, les éruptions cutanées peuvent se présenter sous des formes très différentes. Ce phénomène peut s’étendre à l’ensemble du corps ou rester isolé. La propagation des lésions peut être rapide ou s’effectuer de façon très lente. Il est donc important de les faire examiner afin d’obtenir un traitement approprié. La façon dont votre éruption cutanée peut être traitée dépend donc entièrement du type de maladie dont vous êtes victime. Il peut s’agir d’un traitement anti-inflammatoire, anti-allergique, ou anti-infectieux. Les traitements peuvent être locaux et se présenter sous forme de crèmes, pommades, lotions ou poudres. Ils peuvent être oraux sous forme de comprimés notamment dans certaines causes allergiques ou infectieuses. En cas d’allergie médicamenteuse, le médicament responsable sera stoppé. Des antihistaminiques ou des crèmes à base de corticoïdes pour soulager les démangeaisons seront utilisés en cas de réactions légères. En cas d’allergie cutanée, n’appliquez surtout pas de crème ou pommade en automédication sans l’avis favorable d’un médecin. Vous ne savez pas comment votre peau va réagir. Evitez tout contact avec l’allergène. Vous pouvez utiliser un traitement naturel pour apaiser vos douleurs et démangeaisons en posant une compresse imbibée d’eau froide sur vos lésions cutanées.

Abdoulaye BALBONE

Source : https://www.passeportsante.net/portail/problemes-maladies

Forum régional de l’investissement: le Nazinon présente ses opportunités

La première édition du Forum régional de l’investissement du Nazinon (FINA) s’est tenue, les 10 et 11 avril 2026, à Manga.

Plus de 300 acteurs économiques se sont imprégnés des opportunités d’affaires dans le Nazinon, lors de la première édition du Forum régional de l’investissement, tenue, les 10 et 11 avril 2026, à Manga. Organisée par la Confédération générale des entreprises du Faso, à travers son bureau régional du Nazinon, cette rencontre, a permis, deux jours durant, de présenter les opportunités d’investissement qu’offre la région.

Les différents thèmes développés au cours du panel ont mis  en lumière les opportunités minières et touristiques du Nazinon, la question de la production, de la transformation agroalimentaire et pastorale dans la région ainsi que l’industrialisation. Tout en saluant l’initiative du forum, la gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma, a précisé que cette tribune va permettre aux opérateurs économiques de partager leurs expériences et de nouer des partenariats solides. Elle a aussi rappelé que la promotion de l’indépendance économique à travers le développement d’infrastructures économiques locales et la valorisation des ressources nationales est le cheval de bataille du gouvernement.

Malgré son potentiel inestimable au plan agrosylvopastoral, minier, touristique, commercial, démographique et une situation sécuritaire calme, la région du Nazinon, selon sa première responsable, demeure confrontée à la faiblesse des investissements dans tous les domaines socio-économiques. C’est pourquoi, elle a salué la tenue du présent forum qui s’est tenu autour de la problématique de l’investissement dans la région. Pour le président du patronat régional du Nazinon, Joseph Roamba, l’économie a toujours constitué le socle pour le développement d’une nation. Pour lui, le monde moderne mesure aujourd’hui sa fierté, sa grandeur, sa puissance, son indépendance et sa souveraineté par la force de l’économie. « Les nations les plus fortes sont celles à grandes industries.

Les peuples les plus riches et les plus développés sont ceux les plus entrepreneurs », s’est-il convaincu. M. Roamba a indiqué que sa région regorge de vaillants filles et fils à potentialités énormes en matière de développement. Alors, il les a invités à se tenir débout pour accompagner le développement et le processus révolutionnaire en cours au pays des Hommes intègres. Le président du patronat régional du Nazinon a soutenu qu’en organisant ce forum sur le thème : « L’investissement dans la région, un levier de résilience et de développement économique du Nazinon », le but est de mobiliser les forces vives de la région autour de la question de développement personnel et collectif. Selon lui, le thème vise également à appeler les entrepreneurs à s’unir pour défendre leurs intérêts et à mutualiser leurs efforts pour évoluer en consortium.

                                                                                                   Noufou Sawadogo