𝐑𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞𝐬
Hainan Expo : La vitrine mondiale et levier stratégique de la consommation en Chine
Au cœur de l’île tropicale de Hainan, au sud de la Chine, se tient l’Exposition internationale des produits de consommation de Chine, plus connue sous les noms de HainanExpo ou CICPE. Connue pour ses plages, son climat et son statut de « port de libre-échange », Hainan s’impose aujourd’hui sous une nouvelle identité : celle de l’île de l’expo.
À l’occasion de l’édition 2026, qui débute ce lundi 13 avril et s’achèvera le 18 avril à Haikou, la capitale provinciale, CGTN Français s’est rendu sur place pour aller à la rencontre des acteurs clés de cette vitrine internationale. Lancé en 2021, cet événement joue désormais un rôle clé dans la stratégie économique de Beijing, à la croisée de la consommation intérieure, de l’ouverture internationale et du soft power.
Un pivot stratégique pour le libre-échange et l’ouverture
Organisée conjointement par le ministère chinois du Commerce et le gouvernement provincial, cette foire est entièrement dédiée aux biens de consommation. Elle se distingue des autres grands salons chinois par son positionnement unique : mettre en relation marques internationales et consommateurs chinois dans un contexte de transformation rapide des modes de consommation.
Selon Sheng Qiuping, le vice-ministre chinois du Commerce, les produits internationaux représentent cette année 65 % du total des exposants, soit une hausse de 20 points de pourcentage par rapport à l’année dernière.
Le choix de ce territoire n’est pas anodin ; Hainan est au cœur d’un ambitieux projet de port de libre-échange destiné à faire de l’île une plateforme ouverte sur le monde avec des avantages fiscaux et douaniers attractifs. L’exposition s’inscrit pleinement dans cette dynamique, servant de catalyseur aux politiques d’ouverture économique de la Chine.
Une montée en gamme portée par l’innovation mondiale
Au fil des éditions, la Hainan Expo a connu une croissance fulgurante. Elle attire cette année plus de 60 pays et régions, ainsi que plus de 3 400 marques issues de secteurs variés tels que le luxe, la technologie, l’alimentation ou encore le lifestyle. Cette diversité témoigne de l’attrait du marché chinois, devenu l’un des plus vastes et dynamiques au monde. Au-delà de sa dimension commerciale, l’exposition vise à stimuler la consommation intérieure, un pilier central pour réduire la dépendance aux exportations.
En accueillant des marques prestigieuses, Hainan se positionne progressivement comme un hub du commerce duty-free en Asie. Cette ambition est soutenue par des politiques fiscales avantageuses qui encouragent les consommateurs chinois à dépenser sur place plutôt qu’à l’étranger, tout en découvrant les dernières innovations en intelligence artificielle, robotique ou mobilité intelligente.
Un baromètre des tendances et un outil d’influence
En 2026, des événements parallèles viennent enrichir cette offre, notamment un salon du yachting à Sanya et une exposition dédiée à la santé à Bo’ao, confirmant la diversification croissante de l’événement.
Les chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène : lors des cinq éditions précédentes de la CICPE, plus de 3 800 entreprises provenant de 92 pays et régions ont participé à l’exposition, avec plus de 12 000 marques exposantes.
Au-delà de l’économie, l’événement participe à la stratégie de soft power de la Chine en projetant une image d’ouverture et de modernité. La Hainan Expo incarne ainsi une vision stratégique fondée sur l’intégration au commerce mondial et la valorisation de nouveaux pôles régionaux, s’imposant comme le rendez-vous incontournable pour comprendre les mutations de la consommation à l’échelle mondiale.
Synthèse de Nadège YAMEOGO
Source : CGTN Français
Mortalité maternelle : Une veille citoyenne voit le jour pour contribuer à réduire les décès pendant l’accouchement
Afin de renforcer la contribution communautaire à la réduction de la mortalité maternelle liée à l’hémorragie du post-partum, principale cause de mortalité maternelle au Burkina Faso, la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB) a réuni les 8 et 9 avril 2026, à Ouagadougou, des acteurs de la société civile et des professionnels des médias. Deux jours durant, la trentaine de participants a procédé à la mise en place d’une cellule de veille citoyenne et à l’élaboration d’une feuille de route pour l’animation du dispositif.
« Au Burkina Faso, l’hémorragie du post-partum occupe la première place des causes de décès maternels depuis plus de 30 à 40 ans », alerte le Pr Charlemagne Ouédraogo, président de la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB). Pour renforcer la mobilisation autour de la prévention de l’hémorragie du post-partum, la SOGOB multiplie les initiatives pour fédérer l’ensemble des acteurs engagés dans la santé maternelle au Burkina Faso. Après un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers (PTF), la SOGOB et les représentants d’associations engagées dans la lutte contre l’hémorragie du post-partum ainsi que les professionnels des médias, ont échangé sur la nécessité d’intensifier les actions pour aider à épargner des vies perdues au moment de l’accouchement.
Selon le président de la SOGOB, le Pr Charlemagne Ouédraogo, cette initiative vise à renforcer le plaidoyer auprès des pouvoirs publics et de la société civile pour parvenir à une action concertée, avec en ligne de mire les Objectifs de Développement durable à l’horizon 2030.
« La SOGOB a engagé une démarche de plaidoyer envers les pouvoirs publics et la société civique afin que nous puissions agir ensemble et de façon synergique, pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et être au rendez-vous de 2030. Pour examiner les progrès qui ont été accomplis, le seuil fixé est de moins de 70 pour 100 000 naissances vivantes. Nous avons donc entrepris une démarche pour accompagner le ministère de la Santé et le gouvernement afin qu’au soir de 2030, nous puissions dire qu’au Burkina, on ne meurt plus en voulant donné la vie », indique le président de la SOGOB.

Au cours des travaux, les capacités des participants ont été renforcées sur l’hémorragie du post-partum et ses conséquences. Ils ont également pris connaissance des initiatives existantes en matière de participation communautaire dans le domaine de la santé maternelle et identifié les rôles et responsabilités des différents acteurs impliqués dans la veille citoyenne. Les échanges ont également porté sur la consolidation des acquis et les innovations. Parmi ces innovations, figure l’introduction de nouveaux produits, notamment la carbétocine thermostable.
« La carbétocine thermostable est un médicament stratégique qui permettra de réduire l’incidence des hémorragies du post-partum. Car celui que nous utilisons jusque-là, l’ocytocine, est un produit qui a atteint presque le niveau supérieur au maximal de ses capacités. Et c’est un produit qui est thermosensible et qui ne résiste pas à la chaleur. Et l’innovation nous permettra d’amener une nouvelle molécule qui résiste à la chaleur, qui peut être redéployée sur l’ensemble du territoire et surtout dans les zones d’adversité là où la chaîne de froid n’est pas possible régulièrement », précise Pr Ouédraogo.
À l’issue des travaux, des mécanismes de collecte et de diffusion des informations ont été définis par les participants. Ils ont également élaboré une feuille de route pour la mise en place et l’animation du dispositif de veille citoyenne.
Pour l’un des participants, Etienne Koula, responsable de SOS jeunesse et défis : « en tant que société civile, c’est la veille citoyenne. Mais il faut d’abord informer, sensibiliser pour que les gens comprennent d’abord la thématique. Nous avons des réseaux de travail qui pourront être mis à contribution pour mobiliser d’autres partenaires locaux qui soutiennent la thématique et qui pourront sans doute apporter un accompagnement pour la lutte contre les hémorragies du post-partum », a laissé entendre M. Koula.

La SOGOB prévoit élargir ces cadres de renforcement de compétences à d’autres acteurs, parmi lesquels l’Association des Sage-Femmes et Maïeuticiens du Burkina (ABSFM), dont l’implication est plus qu’importante pour une bonne synergie d’actions.
Karim DIANDA
Cadre de concertation public-privé: les acteurs en quête de plus d’efficacité
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé la session ordinaire du comité de pilotage du dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires et du Cadre de concertation public-privé (CC-PP), vendredi 10 avril 2026, à Ouagadougou.
Le Burkina Faso entend franchir un nouveau cap dans l’amélioration du climat des affaires. Pour ce faire, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a organisé la session ordinaire du comité de pilotage du dispositif de suivi de l’amélioration du climat des affaires et du Cadre de concertation Public-Privé (CC-PP), vendredi 10 avril 2026, à Ouagadougou. Placée sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la rencontre a permis aux parties prenantes d’examiner plusieurs documents stratégiques. Il s’agit notamment le rapport de mise en œuvre du plan de réformes 2025, le plan de reformes 2026, ainsi que les plans d’action issus des recommandations des rencontres gouvernement-secteur privé.
A l’issue des travaux, le chef du gouvernement s’est félicité « du climat convivial » ayant prévalu et des résultats appréciables enregistrés. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a assuré que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour garantir un environnement sécurisé et propice aux affaires. Pour lui, l’implication de tous est indispensable pour stimuler les investissements productifs et assurer le développement économique et social. « Dans cette dynamique, plusieurs priorités ont été dégagées, notamment la finalisation du dispositif institutionnel unifié, la rationalisation des licences d’affaires, la digitalisation des procédures administratives et l’opérationnalisation de la plateforme de dialogue public-privé », a-t-il poursuivi. Le Premier ministre Ouédraogo a invité les parties prenantes à exécuter diligemment les actions retenues et à assurer un suivi régulier à travers des rapports trimestriels.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, a dressé un bilan encourageant de la mise en œuvre des réformes.
Des reformes mises en œuvre à près de 60%

« Le taux de mise en œuvre des réformes avoisine les 60% à la date du 31 décembre 2025 », s’est-il réjoui. Le ministre Poda a mis en avant plusieurs avancées, dont la facilitation de l’accès aux licences d’affaires grâce à la digitalisation, la simplification des procédures de création d’entreprises, ainsi que le renforcement de l’accompagnement des Petites et moyennes entreprises. A cet effet, il a salué les efforts de sécurisation du territoire, qui contribuent à restaurer la confiance des investisseurs. De son avis, cette évolution se traduit par « une croissance des demandes d’investissements et l’ouverture de nouvelles unités industrielles et commerciales », preuve que le climat des affaires connaît une amélioration notable.
Quant au représentant du secteur privé, Zanga Seydou Sessouma, il a souligné l’importance du cadre de concertation, puisque c’est le lieu où les préoccupations sont posées pour l’amélioration du climat des affaires. Il a relevé que plusieurs recommandations ont été mises en œuvre tandis que d’autres sont en cours d’exécution. « A l’issue de la session, 51 recommandations ont été retenues, couvrant des secteurs clés tels que l’énergie, l’eau, l’agriculture, le commerce et l’industrie », a expliqué M. Sessouma. Tout en saluant les efforts du gouvernement, Zanga Seydou Sessouma a exprimé la reconnaissance du secteur privé pour les actions entreprises en faveur de l’amélioration continue de l’environnement des affaires.
Boukary BONKOUNGOU
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)
Caisse populaire de Koudougou: le bilan de l’exercice 2025 satisfaisant
La 15e assemblée générale ordinaire de la caisse populaire de Koudougou s’est tenue, le samedi 11 avril 2026. Cette instance de redevabilité a été mise à profit pour présenter les réformes apportées par la nouvelle loi sur la microfinance.
Autrefois système financier décentralisé, la caisse populaire change de statut et devient une institution de microfinance. C’est l’une des principales informations données aux membres, désormais appelés coopérateurs ou coopératrices, lors de l’Assemblée générale (AG) de la caisse populaire de Koudougou tenue, le samedi 11 avril 2026, dans la cité du Cavalier rouge. Selon le directeur de la caisse populaire de Koudougou, Sidbewendin Franck Tondé, l’AG est une rencontre statutaire pour rendre compte de la gestion aux membres de la caisse. Les états financiers de la caisse populaire de Koudougou, au 31 décembre 2025, se présentent comme suit : un total bilan de 10 553 380 383 F CFA, un résultat bénéficiaire de 224 983 173 F CFA et des fonds propres nets de 3 421 606 862 F CFA. Au cours de l’exercice 2025, sur un total de 2 871 dossiers de crédits, ont été examinés par la caisse populaire de Koudougou pour un montant global de plus de 5 milliards F CFA.
Au nombre des difficultés rencontrées, M. Tondé a cité, le non-respect des engagements pris par certains débiteurs défaillants, la situation sécuritaire du pays qui a impacté négativement la vie et les activités de certains membres, le faible taux d’ouverture de comptes, le détournement de but de crédit, les garanties proposées insuffisantes, inadaptées ou peu fiables. De l’avis du directeur de la caisse populaire de Koudougou, des défis se présentent pour l’année 2026. Ce sont : l’assainissement du portefeuille de crédits, l’amélioration de la rentabilité de la caisse et l’amélioration de la conformité par rapport aux exigences réglementaires. Les travaux de l’AG se sont déroulés sous la conduite de la Présidente du conseil d’administration (PCA) de la caisse populaire de Koudougou, Roseline Tingueri. Elle a salué les efforts consentis à tous les niveaux et qui ont permis d’atteindre ces performances en 2025.
« Améliorer les conditions de vie »
Elle a remercié les coopérateurs et coopératrices venus de Kokologho, Réo, Kindi, Nanoro, Siglé, Poa, Didyr et bien d’autres localités pour prendre part à cette AG. A l’ordre du jour, il y avait l’examen et l’adoption des rapports d’activités du Conseil d’administration, y compris le rapport d’activités de la direction de la caisse, du rapport du conseil de surveillance, du rapport du comité de crédit ainsi que le rapport du vérificateur et des états financiers. A cette occasion, les responsables ont présenté les réformes occasionnées par l’adoption de la nouvelle loi sur la microfinance au Burkina. A écouter M. Tondé, avec la nouvelle loi, la part sociale à la caisse de Koudougou passe de 3 000 à 5 000 F CFA.
Selon la PCA, la caisse de Koudougou a pour mission de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des coopérateurs et coopératrices ainsi que celle de la communauté tout entière dans un esprit de solidarité et de responsabilité individuelle et collective. Cela passe, entre autres, par la mobilisation de l’épargne locale, le développement des entreprises coopératives d’épargne et de crédit fiables et rentables et la promotion des services financiers accessibles et adaptés. Au cours de l’année 2025, la caisse de Koudougou a évolué dans un environnement social et économique marqué par la crise sécuritaire, la concurrence des banques de la place et des institutions de microfinance dont le nombre ne cesse de s’accroître.
Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com
Pascal Boniface, géopolitologue français : « La démocratie n’est pas un produit d’exportation ni d’importation »
Le géopolitologue français, Pascal Boniface a livré, jeudi 9 avril 2026, à Dakar au Sénégal, une critique acerbe des interventions militaires occidentales menées sous couvert de promotion démocratique, estimant que la démocratie « n’est ni un produit d’exportation ni d’importation ».
« La démocratie est un processus strictement national qui ne peut être ni importé, ni exporté. Chaque nation possédant son propre ADN et ses racines profondes. Toute tentative extérieure de dicter une conduite politique n’est qu’un retour au concept de mission civilisatrice », a soutenu Pascal Boniface géopolitologue français, fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il s’exprimait à Dakar, le jeudi 9 avril 2026, lors d’une conférence en présence du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko.
La rencontre est axée sur le thème : « Autonomie, patriotisme et monde multipolaire : l’Afrique à la conquête de la souveraineté ». « Le fait de prôner la démocratie par la force est un leurre. C’est un piège qui vient déguiser les intentions profondes qui sont en fait un pouvoir de domination et un pouvoir d’asservissement des autres nations contre lesquelles il faut lutter », a martelé Pascal Boniface. S’appuyant sur les « échecs flagrants » du début du siècle, M. Boniface a rappelé les « conséquences désastreuses » des guerres en Afghanistan (2001-2021) avec 2 000 milliards de dollars dépensés pour voir les talibans revenir au pouvoir, les « libérateurs » ayant été perçus comme des « occupants ».
Le fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) est revenu aussi sur la guerre « parfaitement illégale » lancée par les Etats-Unis d’Amérique en Irak en 2003. « Cette guerre a favorisé le terrorisme et fracturé les relations entre l’Islam et l’Occident », a-t-il analysé. Au cours de cette conférence organisée au Musée des civilisations noires à Dakar, le chercheur français a beaucoup évoqué le cas Donald Trump, décrivant la politique du « Make America Great Again » prônée par le chef d’Etat américain comme « l’aveu d’une perte de puissance ». « M. Trump a tenté d’imposer ses vues par la contrainte économique ou militaire, notamment contre l’Iran », a-t-il soutenu.
Toutefois, pour le géopolitologue, ces démonstrations de force sont des « échecs patents » ; estimant que s’appuyer uniquement sur un « gros bâton sans agenda politique ne mène qu’à l’impasse ». A l’en croire, le respect de la souveraineté est l’unique rempart contre la guerre. « Et si chacun est effectivement souverain, il peut s’autodéterminer, et il peut trouver des solutions sur une base égalitaire, pas sur des bases où on impose une solution à un pays parce qu’on pense qu’il est plus faible », a ajouté Pascal Boniface. « Le fait que le Sénégal veuille réclamer sa souveraineté de façon plus affirmée qu’autrefois, je pense que c’est un atout pour la France (…) parce que cela débouchera sur une relation plus harmonieuse, plus équilibrée, pour que chacun y trouve son compte (…) il ne faut pas vivre sur les fantasmes du passé qui sont révolus », a-t-il dit.
Cette conférence a été organisée pour revenir sur le livre « Les Maîtres du monde : Fédérer, gouverner, soumettre », publié en octobre 2025 aux éditions Eyrolles. Cet ouvrage collectif dirigé par Pascal Boniface dresse 20 portraits de personnalités influentes, chefs d’Etat, magnats de la tech, militants dont Ousmane Sonko. Parlant du chef du gouvernement sénégalais dans cet ouvrage, M. Boniface, a expliqué l’importance d’avoir « une voix forte qui représente sa population et qui puisse s’opposer à la force et aux volontés de domination ». « Vous avez été une voix importante (…) vous avez été le représentant d’une jeunesse qui veut être souveraine chez elle (…) et c’est pour cela que j’ai trouvé judicieux et indispensable de consacrer un chapitre à votre personnalité », a lancé le directeur de l’IRIS à l’endroit de M. Sonko.
Agence d’information du Burkina
Source : Agence de Presse Sénégalaise
Assainissement urbain: l’opération coup de poing contre les décharges sauvages lancée
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé l’opération coup de poing contre les décharges sauvages, vendredi 10 avril 2026, à Bonam, à Ouagadougou.
A quelques semaines de l’installation de l’hivernage, propice à la prolifération de maladies liées à l’insalubrité, les autorités burkinabè ont décidé de passer à l’offensive. Le vendredi 10 avril 2026, à Bonam, à Ouagadougou, le gouvernement, en effet, a lancé l’opération coup de poing contre les décharges sauvages, en vue d’assainir les grandes villes du Burkina Faso et préserver la santé des populations. Cette opération d’envergure, initiée par le ministre d’Etat, de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, devrait s’étendre d’avril à mai 2026.
Selon les techniciens du ministère d’Etat en charge de l’agriculture, elle consiste principalement à enlever les dépôts d’ordures accumulés parfois depuis plusieurs années dans certains quartiers, afin de les acheminer vers le centre de tri et de traitement des déchets de la capitale. Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, cette action répond à une urgence sanitaire. « Nous avons lancé cette opération pour éliminer les décharges sauvages qui constituent un risque pour les populations, notamment avec la recrudescence de maladies comme le paludisme et les diarrhées », a-t-il indiqué.

Il a souligné la nécessité de doter les communes, notamment celle de Ouagadougou, des moyens adéquats pour assurer efficacement la gestion des déchets. « Il faut renforcer les capacités de la municipalité afin qu’elle puisse assurer pleinement sa mission d’assainissement », a-t-il insisté. Le commandant Ismaël Sombié a exhorté les populations à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement, notamment en s’attachant les services de collecteurs d’ordures pour l’enlèvement des déchets ménagers.
Le chef de canton de Cissin, Naaba Sigri, a exprimé sa reconnaissance aux autorités pour cette initiative, tout en s’engageant à veiller à ce que le site ne soit plus à nouveau envahi par les ordures. Le site de Bonam, qui a servi de point de départ de l’opération, est une réserve administrative transformée en décharge depuis plus de vingt ans. L’opération coup de poing devrait se poursuivre dans plusieurs localités du Burkina Faso. Une visite du centre de tri et de traitement des déchets de Ouagadougou a été effectuée afin d’identifier les difficultés de fonctionnement et d’envisager des solutions adaptées.
Gustave KONATE
(Collaborateur)
Délégation spéciale régionale: le Guiriko présente un bilan de plus de 2,2 milliards F CFA d’investissements
La Délégation spéciale du Conseil régional du Guiriko a tenu sa journée de redevabilité, le vendredi 10 avril 2026, à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre, placée sous le signe de la transparence et du dialogue citoyen, a permis à la présidente de l’institution, Mariama Konaté, de présenter le bilan des actions menées entre juin 2022 et décembre 2025, ainsi que les perspectives pour l’année 2026.
Selon le nouveau Code des collectivités territoriales adopté, le 30 décembre dernier, par l’Assemblée législative de transition (ALT) , chaque Délégation spéciale régionale a obligation de rendre compte de sa gestion à la population. C’est dans cette optique que celle du Guiriko a tenu sa journée de redevabilité, le vendredi 10 avril 2026, afin de s’acquitter de cette obligation. Modéré par le président de la Délégation régionale du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, elle a connu la participation du ministre Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara et des représentants de plusieurs ministres. Dès l’entame de la cérémonie, les participants ont suivi un film documentaire retraçant les principales réalisations de la Délégation spéciale mise en œuvre entre juin 2022 et décembre 2025.
A travers images et témoignages, ce support audiovisuel a permis de voir les efforts consentis dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, l’eau potable, les infrastructures, la sécurité et le développement économique local. Selon la présidente de la Délégation spéciale régionale du Guiriko, Mariama Konaté, il ne s’agit pas d’un simple exercice de communication, mais d’un impératif de bonne gouvernance. « Cette journée traduit notre volonté de rendre compte en toute responsabilité de la gestion des affaires publiques de notre région », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que cette initiative répond aux exigences du cadre légal burkinabè, qui impose aux exécutifs locaux d’informer les citoyens sur les actions conduites en leur nom. Mais au-delà de cette obligation, la présidente a insisté sur la dimension participative de la redevabilité, perçue comme un espace de dialogue constructif entre gouvernants et gouvernés. Abordant le bilan des réalisations, la présidente a indiqué que la Délégation spéciale régionale a investi, en trois ans et demi, un montant global de 2 283 818 501 francs CFA dans divers secteurs de développement. Un chiffre qui, selon Mariama Konaté, témoigne de l’engagement de l’institution à améliorer les conditions de vie des populations des Hauts-Bassins.
Plus d’un milliard de francs CFA consacrés aux infrastructures routières
Dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, 27 salles de classe ont été construites et équipées dans plusieurs localités de la région, avec un investissement de plus de 258 millions F CFA. A cela s’ajoutent 16 autres salles en cours de réalisation. L’enseignement supérieur n’a pas été en reste, avec un appui significatif à l’Université Nazi-Boni, notamment la réalisation de forages et l’acquisition d’équipements de laboratoire. Le secteur de l’eau potable a également bénéficié d’investissements importants, avec la réalisation de 19 forages et de postes d’eau autonomes, contribuant à améliorer l’accès à l’eau et à réduire la corvée d’eau pour les femmes. Dans le domaine de la santé, plusieurs infrastructures ont été construites ou réhabilitées. Parmi les réalisations figurent une unité d’imagerie médicale à Orodara, une maternité, ainsi que des travaux de réhabilitation dans plusieurs Centres de santé et de promotion sociale (CSPS). Ces actions ont été complétées par l’acquisition d’équipements médico-techniques et le renforcement des capacités des structures sanitaires.
Les infrastructures routières et d’assainissement ont mobilisé une part importante des investissements, avec plus d’un milliard de francs CFA consacrés notamment à la réalisation de caniveaux et au bitumage de voies dans la ville de Bobo-Dioulasso. Sur le plan sécuritaire, la Délégation spéciale régionale a contribué au renforcement du dispositif local à travers la construction d’un commissariat de police à Kiri, l’acquisition de moyens logistiques et un appui aux Forces de défense et de sécurité. Elle a également participé au Fonds de soutien patriotique, traduisant son engagement dans le contexte sécuritaire national. Par ailleurs, des ressources ont été mobilisées pour soutenir la culture, le sport, l’artisanat et les initiatives économiques locales.
La région a ainsi accompagné des acteurs lors de grandes manifestations comme le SIAO, le SARA, le SITHO ou encore la Semaine nationale de la culture. Après son exposé, la cérémonie s’est poursuivie par une phase d’échanges, marquée par la prise de parole des représentants des différentes couches sociales de la région. Organisations de la société civile, autorités coutumières, jeunes, femmes et acteurs économiques ont, tour à tour, exprimé leurs préoccupations, formulé des questions et proposé des recommandations. Ces interventions ont porté sur divers aspects, notamment l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, le renforcement de la sécurité, l’emploi des jeunes, ainsi que la nécessité d’une meilleure répartition des investissements sur l’ensemble du territoire régional.
Noufou NEBIE
Nouvelles du front: le DG de la Police félicite les hommes sur des théâtres d’opérations
Le 1er avril, le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a été prendre langue avec des policiers et Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) en mission de lutte contre le terrorisme et de reconquête du territoire national dans la localité de Tibga. Il a aussi rendu visite aux autorités coutumières et à une unité militaire.
Le 8 avril, le Directeur général de la Police nationale (DGPN) a effectué successivement un déplacement à Fada N’Gourma et à Tenkodogo pour rencontrer les unités combattantes de la police et des VDP, ainsi que les autorités administratives et le GFSE pour renforcer la coordination des opérations. Ces deux sorties- terrain du DGPN ont été marquées par d’intenses interactions entre des acteurs de la sécurité de ces zones, à savoir les responsables administratifs, les personnels policiers, les militaires et les VDP, avec pour objectif de toucher du doigt les réalités actuelles des opérations dans un esprit de proximité constante. Le message du DGPN pour les responsables administratifs en l’occurrence les gouverneurs des régions du Goulmou et du Nakambe a été de témoigner sa reconnaissance envers eux pour leurs soutiens indéfectibles envers les policiers et également de soulever des préoccupations résiduelles à cette étape de la lutte où les hommes ont plus que jamais besoin de réconfort.

Cette visite qui intervient consécutivement aux contacts survenus entre les unités policières combattantes et l’ennemi, a eu entre autres objectifs de les encourager et les féliciter pour le fait qu’elles aient consenti d’énormes sacrifices dans leur mission de protection des populations et de reconquête de ces parties du territoire national, mission menée avec patriotisme. Signalons qu’à la faveur de cette visite de proximité du patron de la Police nationale burkinabè aux braves guerriers, un retour d’expériences desdits contacts avec les groupes terroristes a été possible à travers des récits émouvants car emprunts d’actes de bravoure ayant permis de dérouter les assaillants. Des interactions, il ressort que le DGPN doit mettre les bouchées doubles pour accroitre la puissance de feu et de riposte des policiers en plus d’autres actions tactiques et stratégiques à prendre en compte pour gagner davantage de batailles. La Police nationale, une force publique au service des citoyens !
Police nationale
Présidentielle béninoise: près de 8 millions d’électeurs aux urnes
Hier dimanche 12 avril 2026, près de 8 millions d’électeurs béninois étaient appelés aux urnes pour le vote du président de la République. Ce dernier scrutin marque la fin d’un long processus électoral démarré le 11 janvier 2026.
Organisée dans la foulée des élections législatives et communales de janvier 2026, la présidentielle béninoise s’est tenue hier dimanche 12 avril 2026. Pour la première fois depuis dix ans, les électeurs béninois s’apprêtent, à travers ce vote, à choisir un président sans Patrice Talon sur la ligne de départ. Le chef de l’Etat sortant, élu en 2016 puis réélu en 2021, achève ses deux mandats et quitte le pouvoir conformément à la Constitution béninoise. Entre héritage économique revendiqué par le pouvoir, critiques sur le rétrécissement de l’espace politique et attentes sociales croissantes, le scrutin apparaît comme un moment charnière pour la démocratie béninoise et un signal observé bien au-delà de ses frontières. Le successeur de Patrice Talon aura sur son bureau dix ans de réformes menées à marche forcée par son prédécesseur. Entre craintes de forte abstention et opposition fragilisée, l’enjeu dépasse le simple duel entre candidats ayant le vent en poupe. De nombreux observateurs de l’Union européenne (UE), de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)sont actuellement déployés en mission d’observation. Leur rôle vise à surveiller, afin de garantir la transparence, la crédibilité et la conformité des scrutins aux normes démocratiques. Ces missions d’observations évaluent également tout le processus (pré-électoral, vote, dépouillement) pour prévenir les conflits, assurer la paix et fournir des recommandations pour améliorer les futurs processus électoraux.
Soutenu par les deux principaux partis de la majorité et adoubé par le Président sortant Patrice Talon, le ministre des Finances, Romuald Wadagni, affronte dans ce duel Paul Hounkpè, un opposant dont la campagne a été très discrète et qui a eu besoin de l’aide d’élus de la majorité pour obtenir les parrainages requis pour se présenter. Le principal parti d’opposition, « Les Démocrates », n’a pas réussi à obtenir le nombre de parrainages nécessaires. Les dernières semaines précédant le scrutin, plusieurs cadres des Démocrates ont rejoint la campagne du candidat favori Romuald Wadagni. Le nouveau président de la République du Bénin aura un mandat de sept ans et non cinq, comme le consacre la réforme constitutionnelle adoptée en 2025.
Wanlé Gérard COULIBALY




