Cameroun : de père en fils ?

Au Cameroun, le débat sur la succession du Président, Paul Biya, a refait surface, avec l’adoption au Parlement, samedi 4 avril 2026, d’une révision constitutionnelle incluant la création d’un poste de vice-président. Le vote est passé comme une lettre à la poste, avec 205 voix pour et 16 contre, puisque le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) domine l’Assemblée nationale.

L’instauration du poste de vice-président vise à priori à garantir la continuité de l’Etat en cas de vacance du pouvoir, mais l’opposition et des responsables de la société civile y voient une manœuvre pour passer la main, au sommet du pouvoir. « Coup d’Etat constitutionnel », « dérive monarchique », « atteinte au principe de l’élection du président au suffrage universel », « processus précipité et sans débat », les qualificatifs pleuvent au sujet de cette réforme constitutionnelle, dans le camp des opposants au régime Biya.

Si le poste de vice-président n’est pas nouveau, car ayant déjà existé entre 1960 et 1972 à l’époque du Cameroun fédéral, sa réactivation interroge, par ces temps qui courent. Il a tout l’air, que le chef de l’Etat camerounais, 93 ans, qui a brigué un 8e mandat l’année 2025, est décidé à régler maintenant la question de sa succession, source d’intrigues et de convoitises dans son entourage. Au pouvoir depuis 1982, le « Sphinx d’Etoudi », dont la santé est devenue précaire avec le poids de l’âge, a-t-il enfin intégré le fait qu’il n‘a plus le physique de l’emploi et qu’il va devoir s’effacer ?

On est en droit de le penser, avec cette réforme qui alimente la controverse, mais encore faut-il savoir qui va être hissé à ce poste, pour être définitivement situé sur la suite. Dans le lot des personnalités à même d’être nommé vice-président, celui du fils du chef de l’Etat, l’homme d’affaires, Franck Emmanuel Biya, revient avec insistance. La rumeur avait follement couru, qu’il allait être candidat à la récente présidentielle, en lieu et place de son père, mais il n’en a rien été. L’intéressé est resté dans l’ombre comme à son habitude, sans être pour autant un novice des arcanes du pouvoir.

Un faux décret, attribué au président camerounais et daté du même jour que le vote de la réforme constitutionnelle, nomme d’ailleurs son fils vice-président et responsable des forces armées. Ce document, passé à la loupe du Fact checking par certains médias, est-il un ballon d’essai lancé par le clan présidentiel, pour tester l’opinion publique camerounaise ? A voir la polémique qui entoure la réintroduction du poste de vice-président, la nomination de Franck Emmanuel Biya, si elle venait d’être effective, fera encore monter le mercure politique sur le « continent ».

Au-delà des remous qu’elle aura à produire au cas échéant, cette décision pourra donner une clé de lecture assez claire sur les ambitions politiques du chef de l’Etat. Promouvoir l’héritier supposé au poste de vice-président sera perçu comme une volonté de confiscation du pouvoir par les Biya, comme le soupçonnent les pourfendeurs du régime. Auquel cas, les accusations de dérive monarchique pourront se justifier amplement, au grand dam des Camerounais qui appellent de tous leurs vœux à l’alternance, à en perdre les cordes vocales. Tout est possible dans cet environnement politico-sécuritaire noyauté, mais le dernier mot revient au peuple camerounais à qui est censé appartenir le pouvoir.

Kader Patrick KARANTAO

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne : « En période de canicule, l’alimentation constitue un levier thérapeutique majeur pour prévenir la déshydratation chez la personne âgée »

« En période de canicule, l’alimentation constitue un levier thérapeutique majeur pour prévenir la déshydratation chez la personne âgée »Avril et mai sont réputés êtres les mois de forte chaleur au Burkina. Si cette période est éprouvante pour les populations de manière générale, elle l’est plus pour les personnes âgées. Pour supporter ces moments difficiles, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, alias Yas’Mine Diet, diététicienne comportementaliste nous donne dans cette interview, quelques consignes à ces personnes du troisième âge à suivre.

Sidwaya (S) : Les mois d’avril et mai sont réputés être une période de canicule au Burkina, quels effets la forte chaleur peut avoir sur la santé des personnes ? Coura Yasmine

Sandrine Zerbo (C.Y.S.Z) : Au Burkina Faso, les températures élevées pendant la saison chaude peuvent rapidement fatiguer l’organisme et provoquer une déshydratation. En pareille situation, une alimentation adaptée et une bonne consommation de boissons saines sont essentielles pour rester en forme, énergique et en bonne santé. En effet, en période de canicule, l’alimentation constitue un levier thérapeutique majeur pour prévenir la déshydratation chez la personne âgée. L’objectif ne se limite pas à augmenter la consommation d’eau, mais à assurer un apport hydrique continu et adapté à travers l’alimentation, en tenant compte des capacités et de l’état de santé de chaque individu.

S : L’on constate que les personnes âgées subissent plus les effets néfastes de cette canicule ?

C.Y.S.Z : Certaines personnes sont plus exposées aux effets de la chaleur et de la déshydratation. Parmi elles, on peut citer les enfants et nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes malades ou sous traitement médical.

S: Vous parliez tantôt d’une alimentation adaptée. Quel type d’aliments est conseillé aux personnes du troisième âge pendant cette période ?

C.Y.S.Z : Chez la personne âgée, l’hydratation ne repose pas uniquement sur la consommation d’eau. Certains aliments, riches en eau, jouent un rôle déterminant en contribuant à couvrir les besoins hydriques tout en étant généralement bien tolérés et faciles à consommer. Ces personnes peuvent consommer des fruits à forte teneur en eau (80 à 95 %) comme la pastèque, le melon, l’orange, la papaye, l’ananas ou la mangue. Ces fruits apportent non seulement une quantité importante d’eau, mais également des vitamines, des minéraux et participent à la stimulation de l’appétit. En sus, les légumes riches en eau (90 à 95%) tels que les concombres, la tomate, la courgette ou l’aubergine sont également recommandés pour ces personnes. Ces légumes contribuent efficacement à l’hydratation, qu’ils soient consommés crus, cuits ou sous forme mixée. En outre, les personnes du troisième âge peuvent consommer des produits semi-liquides comme le yaourt, le lait et le lait caillé. Ces aliments constituent une alternative intéressante chez les personnes âgées présentant une faible envie de boire ou des difficultés de déglutition.

S : Vous l’avez relevé, il arrive que des personnes âgées aient une faible envie de boire. Existent-ils d’autres types d’aliments pour pallier cette situation ?

C.Y.S.Z : En cas de diminution de la sensation de soif ou de difficultés à boire, certaines préparations permettent d’assurer un apport hydrique adéquat. Il s’agit par exemple de la bouillie du mil, de maïs, du riz ou du sorgho. Les personnes âgées dont l’envie de boire a diminué peuvent prendre la soupe de légumes ou du jus naturel dilué de bissap, baobab, gingembre ou de tamarin. Ces préparations doivent être suffisamment fluides, peu sucrées et faciles à avaler.

S : En période de canicule, quel type d’aliment les personnes âgées doivent elles éviter ?

C.Y.S.Z : Ces personnes doivent éviter les préparations trop grasses ou trop lourdes, susceptibles de diminuer l’appétit et l’apport hydrique. Elles doivent aussi limiter les apports en sucre et en sel car les excès peuvent accentuer le risque de déshydratation. Une attention particulière est requise chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque, rénale ou sous traitement spécifique. Un avis médical et diététique est recommandé pour adapter les apports.

Interview réalisée par Abdoulaye BALBONE

Patrimoine culturel : le Ministre chargé des Arts et de la Culture rend visite aux potières de Korsimoro

 

De retour de Kaya le samedi 4 avril dernier à l’occasion de l’inauguration de Dounia Hôtel, le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a marqué une escale dans la commune de Korsimoro, précisément au village de Goundrin, pour rendre une visite de courtoisie aux potières de la localité dont le savoir-faire force l’admiration.

Pendant la période sèche, l’activité principale des  des femmes de ce village est la poterie. Elles fabriquent et vendent localement des ustensiles de cuisine, des objets utilisés dans le cadre de la  médecine traditionnelle, les cérémonies de funérailles et dans plusieurs aspects de la vie humaine.

Sur les lieux, le Ministre Pingdwendé et son équipe ont assisté aux différentes étapes de la chaîne opératoire notamment l’approvisionnement de la matière première, le façonnement des objets, le polissage et la cuisson.

Le Ministre Pingdwendé a apporté ces vifs encouragements aux femmes et a salué leur contribution à la sauvegarde du savoir-faire local et à la préservation du patrimoine culturel. Il a lancé l’appel aux burkinabè de prendre d’assaut les sites patrimoniaux dans le cadre du Mois du Patrimoine Burkinabè dont la 2e édition se tiendra dans la période du 18 avril au 18 mai 2026.

DCRP-MCCAT

 

Réduction de la mortalité maternelle: La SOGOB fait le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers

La Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé, le vendredi 03 avril 2026, une réunion de travail avec les partenaires techniques et financiers (PTF) engagés dans la santé maternelle au Burkina Faso. Objectif, renforcer la coordination et l’engagement des partenaires, pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle liée à l’hémorragie du post-partum au Burkina Faso.

 

L’hémorragie du post-partum (HPP) demeure l’une des principales causes de mortalité maternelle au Burkina Faso. Elle y représente environ 30% des causes de décès maternels. Le contexte de défi sécuritaire auquel fait face le pays avec ses corollaires de fermeture des formations sanitaires et de déplacement forcé des populations menacent les acquis dans le domaine de la santé maternelle. Le gouvernement burkinabè fait preuve depuis des années d’un engagement constant en faveur de l’amélioration de la santé maternelle, par une diversification des stratégies.

Le vice-président de la SOGOB, Dr Issa Ouédraogo, situe le contexte de la réunion de travail avec les Partenaires techniques et financiers, à Ouagadougou, le 03 avril 2026.

Il s’agit notamment de l’adoption et la mise en œuvre de la gratuité des soins de santé maternelle et de la planification familiale, l’activation récente du Centre des Opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), élevant ainsi les décès maternels au rang d’incidents de santé et en améliorant la surveillance et la riposte.

Le vice-président de la SOGOB, Dr Issa Ouédraogo, a présenté à Ouagadougou la situation actuelle de l’hémorragie du post-partum au Burkina Faso.

Cependant, malgré une baisse d’environ 32% au cours des deux dernières décennies, la mortalité maternelle reste très élevée, estimée à cent quatre-vingt-dix-huit ((198) pour cent mille (100 000) naissances vivantes. Ce qui est loin des Objectifs pour le Développement Durable (ODD) évalués à moins de soixante-dix (70) pour cent mille (100 000) naissances vivantes. L’accélération de la réduction de la mortalité maternelle est donc un impératif, si le Burkina Faso souhaite maintenir ses chances d’être au rendez-vous des ODD, à l’horizon 2030.

 

Renforcer la coordination entre acteurs nationaux et PTF

Les acteurs institutionnels ainsi que les partenaires techniques et financiers ont accordé leurs violons à Ouagadougou sur les opportunités de collaboration et de financement.

Dans son discours inaugural, le vice-président de la SOGOB, Dr Issa Ouédraogo, a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers. « Chaque jour, des femmes perdent la vie en donnant la vie. Derrière ces chiffres, il y a des visages, des familles brisées, des enfants privés de leur mère. Et parmi les causes, l’hémorragie de la délivrance demeure l’une des plus meurtrières, alors même qu’elle est, dans bien des cas, évitable », a-t-il indiqué.

Pour Dr Ouédraogo, la carbétocine thermostable peut révolutionner la lutte contre l’HPP : « Nous disposons des protocoles, des compétences, et des outils essentiels. Pourtant, les défis persistent : insuffisance d’équipements, ruptures de produits sanguins, manque de formation continue, faiblesse du système de référence et de contre-référence, et accès inégal aux soins de qualité, notamment en zones à haut défi sécuritaire. C’est pourquoi nous sollicitons auprès des PTF l’acquisition et la mise à disposition des praticiens, la carbétocine thermostable, qui est une molécule qui va nous permettre de révolutionner la lutte contre l’hémorragie du post-partum ».

Les PTF sensibles aux sollicitations de la SOGOB

En plus des appuis dans divers domaines, des efforts seront encore consentis par les partenaires techniques et financiers, pour sauver des vies et préserver l’avenir de nos communautés.

 

 

 

 

« Le Fonds des Nations-Unies pour la Population lutte contre la mortalité maternelle, depuis longtemps, apporte un appui au niveau du ministère de la Santé pour la réduction de la mortalité maternelle, en termes de renforcement des capacités des acteurs, des prestataires, en termes de dotation en matériels médico-techniques et en médicaments pour lutter contre la mortalité maternelle. Donc nous allons nous inscrire dans cette dynamique pour appuyer le ministère de la Santé. Mais aussi, apporter un appui stratégique, durable et orienté vers des résultats concrets. Car aucune femme ne doit mourir en donnant la vie », rassure le chargé de programme santé maternelle du Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA), Michel Nassa Sawadogo.

Aux cours des échanges, les acteurs nationaux et les partenaires techniques et financiers ont ensemble partagé les données et les interventions en cours dans la prévention et la prise en charge de l’HPP, identifié les principaux défis opérationnels, financiers et logistiques dans la lutte contre l’HPP ; mais aussi identifié les opportunités de collaboration, de financement et d’innovation pour améliorer la prévention et la prise en charge de l’HPP.

La SOGOB prévoit élargir ces cadres de renforcement de compétences à d’autres acteurs, parmi lesquels l’Association des Sage-Femmes et Maïeuticiens du Burkina (ABSFM), dont l’implication est plus qu’importante pour une bonne synergie d’actions.

Karim DIANDA

𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 : 𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐞𝐧 𝐢𝐦𝐦𝐞𝐫𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 

Le personnel de la Primature a entamé, ce dimanche 05 avril 2026, une immersion patriotique au Centre de formation et de production du Service national pour le développement (SND) à Loumbila.  Cette initiative vise à renforcer la discipline, le civisme et l’esprit patriotique des agents, afin de consolider leur engagement dans l’accomplissement de leurs missions de service public.

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‎Au total, 508 agents, issus des structures centrales, rattachées et de mission de la Primature prennent part à cette immersion qui s’achèvera le 24 avril prochain.‎Les participants sont répartis en trois groupes, en vue de permettre la continuité du service.‎‎Durant leur séjour, les immergés  seront soumis à un programme alliant activités physiques et formation civique.‎Plusieurs catégories d’agents sont concernées par cette immersion. Les agents physiquement aptes prennent part à l’ensemble des activités prévues dans le programme d’immersion, notamment les activités physiques, les exercices pratiques et les formations théoriques. Ils seront casernés durant toute la durée de l’immersion.

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‎Les agents présentant un handicap ou une inaptitude physique participeront uniquement aux cours théoriques prévus dans le programme, tout en restant également casernés durant l’immersion.‎Quant aux mères allaitantes, aux personnes de plus de 55 ans, ainsi qu’à celles ayant déjà eu une immersion de plus d’un mois, elles auront un traitement particulier, tout en restant aussi casernés durant l’immersion.‎Au lancement de cette activité, la Directrice des ressources humaines de la Primature, Mariam Nacanabo/Kalandjibo, a souligné que cette immersion s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités de l’institution de  renforcer les valeurs patriotiques du personnel.‎ »La finalité c’est d’améliorer la contribution des citoyens que nous sommes pour relever les défis actuels de notre pays », a-t-elle affirmé.‎Abondant dans le même sens, le Directeur général du SND, le Colonel Haïdara Moctar Taboré, a ajouté que cette immersion s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités de notre pays de bâtir une administration exemplaire, fondée sur la discipline, la rigueur et le sens du devoir.

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‎Selon lui, le personnel de la Primature doit incarner ces valeurs et servir de modèle à l’ensemble des serviteurs du peuple.

‎‎ « Qui mieux que le personnel de la Primature pour montrer l’exemple. Vous allez comprendre ce qu’est la discipline militaire, la sécurité nationale et la défense pour qu’ensemble nous puissions renforcer davantage le lien Armée-Nation. Vous allez comprendre l’institution militaire et ce que les militaires font sur le terrain », a-t-il expliqué.‎Cette immersion s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation des institutions autour de la Révolution Progressiste Populaire. Elle traduit la volonté du Gouvernement de faire de chaque agent public un acteur clé dans la construction d’une administration publique plus engagée, disciplinée et résiliente au service du développement national.

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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Sommet « One Health » à Lyon : l’Afrique veut parler d’une seule voix

Galien Africa et le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement ont organisé, à trois jours du sommet mondial « One Health », prévu le 7 avril à Lyon, un forum stratégique en ligne, le vendredi 3 avril 2026, afin de permettre aux acteurs africains de la santé de définir une position commune.

La rencontre a été ouverte par  le Pr Awa Marie Coll Seck, présidente de Galien Africa, et présidée par Dr Mogda Roballo. Elle a réuni des experts, des chercheurs, des décideurs publics et des représentants de la société civile.

« Nous savons que l’Afrique peut jouer un rôle important. L’Afrique est le continent le plus touché par les épidémies et, pour cela, il faut que notre voix soit entendue à Lyon. Nous devons davantage miser sur l’innovation, car le temps est à l’action », a souligné le Pr Awa Marie Coll Seck.

Les différents panélistes ont développé des thèmes tels que « innovation et souveraineté », « santé, environnement et climat » et « inclusion sociale dans les politiques One Health ».

L’ensemble des participants a insisté sur le fait que l’Afrique doit être un espace de création et non de simple consommation. Pour y parvenir, elle doit être capable de produire les médicaments dont elle a besoin. Ils ont également appelé à la souveraineté sanitaire, tout en soulignant que celle-ci ne se décrète pas, mais se construit.

À l’issue de la rencontre, quatre axes prioritaires ont été dégagés : le renforcement de la gouvernance sanitaire, la souveraineté des données, le développement de l’innovation locale et une approche inclusive des politiques publiques.

Ces recommandations seront portées par la délégation africaine au sommet de Lyon, avec l’ambition d’influencer les décisions internationales en matière de santé globale.

B.S.

42e anniversaire de Sidwaya: Message de la Directrice générale au personnel

Chères collaboratrices, Chers collaborateurs, 5 avril 1984-5 avril 2026, En ce dimanche 5 avril 2026, Sidwaya célèbre avec fierté et solennité le 42e anniversaire de sa création. Fondé le 5 avril 1984, en pleine Révolution démocratique et populaire (RDP), Sidwaya s’est affirmé au fil des décennies comme un pilier incontour-nable du paysage médiatique national et un instrument stratégique au service de l’information, de la conscientisation et de la mobilisation du peuple burki-nabè. Aujourd’hui, dans un contexte marqué par la marche résolue de notre pays vers l’affirmation de sa souveraineté totale à travers la Révolution progressiste populaire (RPP), je voudrais saluer avec force et admiration les résultats remarquables que vous avez su atteindre.

L’année écoulée, couronnée par l’atteinte de 100% de nos objectifs, témoigne de votre professionna-lisme, de votre engagement sans faille et de votre sens élevé du devoir. Ces performances sont le fruit d’un effort collectif, soutenu par l’accompa-gnement constant des plus hautes autorités du pays, l’orientation avisé de notre Conseil d’administration, ainsi que par un leadership managérial résolument tourné vers l’excellence et l’innovation. Mais au-delà de ces facteurs institutionnels, elles traduisent avant tout votre détermination, votre résilience et votre attachement profond à la noble mission qui est la nôtre. En ce jour mémorable, j’ai également une pensée pieuse et reconnaissante pour les pionniers de Sidwaya, ainsi que pour tous ceux qui, à travers les âges, ont contribué à bâtir et à consolider cet édifice. Leur vision, leur courage et leur sens du sacrifice constituent pour nous une source inépuisable d’inspiration.

Valeureux personnel, Notre responsabilité est aujourd’hui plus grande que jamais. Dans cette phase décisive de la vie de notre Nation, Sidwaya doit continuer à assumer pleinement son rôle de média public engagé : informer avec rigueur, éduquer avec responsabi-lité, défendre les idéaux de souveraineté, de dignité et de progrès, et accompa-gner les actions de développement entreprises pour le bien-être des populations. Nous avons également le devoir de répondre aux attentes de nos lecteurs et partenaires qui, depuis 42 ans maintenant, cheminent à nos côtés. Je vous exhorte donc à redoubler d’ardeur, à cultiver davantage l’esprit d’équipe, à innover sans cesse et à demeurer fidèles aux valeurs d’éthique, de vérité et de patriotisme qui fondent notre crédibilité et notre légitimité. Ensemble, poursuivons avec détermination notre marche vers de nouveaux succès pour un Sidwaya toujours plus performant, et pour un Burkina Faso libre, souverain et prospère. Bonne célébration à toutes et à tous, et que les années à venir soient encore plus fécondes en réalisations et en victoires collectives.

La Directrice Générale

Coris Bank international: le Premier ministre inaugure le nouveau siège

Coris Bank International a officiellement inauguré son nouveau siège situé à la Zone d’activités commerciales et administratives (ZACA) à Ouagadougou, le vendredi 3 avril 2026.

« Le siège que nous inaugurons aujourd’hui incarne notre volonté de bâtir une institution encore plus performante, plus innovante et plus engagée au service des Burkinabè ». Le Président du conseil d’administration (PCA) de Coris Bank International (CBI SA), Emmanuel Sawadogo, a décliné ainsi le sens qu’il faut donner à l’inauguration du nouveau siège de cette institution financière, intervenue le vendredi 3 avril 2026, à la Zone d’activités commerciales et administratives (ZACA) à Ouagadougou.

Moment historique pour la banque et le secteur financier burkinabè, l’évène-ment a été placé sous le haut patronage du chef du gouvernement burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et le parrainage du ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, en présence du Président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma, du Fondateur de CBI S.A, Idrissa Nassa, de l’équipe managériale, des collaborateurs, partenaires et clients, et des acteurs publics et privés du monde économique et financier. Bâtie sur une parcelle de 3.177m², cette ouvre architecture de type R+14 avec sous-sol, d’un coût de 19,06 milliards F CFA, se veut le point de départ d’une nouvelle vision, d’une nouvelle ambition d’un établissement bancaire qui, en l’espace de 18 ans, s’est imposé comme première banque du Burkina et 2e groupe bancaire de la zone UEMOA. Pour la directrice générale de CBI SA, Gisèle Gumedzoe, cette inauguration, marque une étape majeure dans la trajectoire de l’institution. « En effet, elle est bien plus qu’un événement institutionnel.

C’est un signal fort. Un message adressé à nos concitoyens, à nos clients, à nos partenaires. Celui d’une banque qui avance, qui s’organise, qui construit son avenir avec détermination et confiance », a-t-elle indiqué. Autrement dit, ce joyau est plus qu’une bâtisse imposante. « Cette infrastructure n’est pas simplement un édifice. Elle est le reflet d’une ambition. Elle témoigne de la solidité de notre système bancaire, de la crédibilité de notre économie et de notre capacité collective à bâtir des institutions fortes », a-t-elle ajouté. Mme Gumedzoe a réaffirmé l’engagement de la banque d’être cette institution financière solide d’une nécessité stratégique dont les Etats ont besoin, dans un monde incertain, pour financer notre dévelop-pement, soutenir leurs entreprises, renforcer leur souveraineté économique. Une banque de référence Et si CBI SA a pu construire cette réputation de banque de référence au fil des années c’est grâce au pays qui l’a vu naitre, a laissé entendre le PCA, Emmanuel Sawadogo.

« L’histoire de Coris Bank International est indissociable de celle du Burkina. C’est ici que cette institution est née et a grandi. Et c’est à partir de ce socle national que nous avons progressivement étendu notre présence dans la sous-région, puis au-delà. Aujourd’hui, le Groupe Coris est présent dans 12 pays et continue de porter haut les couleurs du Burkina dans l’espace financier africain », a-t-il confié. Cette progression repose sur le soutien des hautes autorités du pays, mais aussi des clients et partenaires, a fait savoir le directeur général de Coris Holding, Diakarya Ouattara. C’est pourquoi, il leur a traduit sa gratitude, tout en réaffirmant l’engagement de CBI S.A de continuer à jouer son rôle de banque de proximité et d’acteur majeur du financement de l’économie burkinabè. « Dans la mesure où depuis 2008, nous sommes dans la promotion de l’inclusion financière, de la bancarisation au Burkina, nous travaillons et faisons en sorte que le service financier soit disponible dans toutes les contrées de notre pays », a-t-il rassuré.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué ce parcours et l’engagement de Coris Bank International S.A en faveur des entreprises, des ménages, des acteurs du monde rural et des investisseurs, et qui, en moins de deux décennies, s’est imposée comme l’un des acteurs majeurs du secteur bancaire national et sous-régional, et fait la fierté de toute une nation. L’histoire de Coris Bank International S.A, a-t-il souligné, est un symbole fort d’audace, de vision, de persévérance et de travail acharné. Pour lui, l’érection de ce nouveau siège, qui constitue une étape importante dans l’évolution du paysage financier burkinabè, est en phase avec la vision politique, marquée par une volonté affirmée de refondation, de souveraineté et de reconquête de notre destin économique.

« Ce siège, à l’architecture moderne et futuriste, est bien plus qu’une infrastructure bancaire. Il est l’expression concrète d’une ambition nationale, celle de bâtir au Burkina Faso des institutions financières solides, performantes et durables, capables d’accompagner la transformation structurelle de notre économie », a soutenu le chef du gouvernement. Il a réitéré la volonté de l’exécutif de faire de l’«alliance forte entre la vision de l’Etat et l’audace de ses entrepreneurs », le socle du développement national.

Mahamadi SEBOGO

Trésor public: Lanaya et e-BDT pour simplifier les démarches administratives

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a présidé le lancement officiel des plateformes digitales Lanaya et e-BDT, le vendredi 3 avril 2026, à Ouagadougou.

Dans la dynamique de modernisation et de digitalisation des services publics engagée par le gouvernement, le Trésor public met à la disposition du public les plateformes Lanaya et e-BDT. La cérémonie officielle de lancement des services a eu lieu, le vendredi 3 avril 2026, à Ouagadougou. Cette cérémonie qui a réuni les autorités gouvernementales, notamment le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le ministre de la Transition digitale et des Postes, Aminata Zerbo, les partenaires techniques et financiers…marque une nouvelle ère dans la gestion des services publics par le Trésor public, institution de l’Etat qui intervient dans la gestion des ressources financières. Selon le ministre Nacanabo, cette initiative vise à rendre les services financiers publics plus accessibles, transparents et performants.

Pour lui, la digitalisation des services financiers publics « constitue un levier stratégique pour moderniser l’activité publique et consolider la confiance entre l’Etat et les usagers ». Il a exprimé sa reconnaissance aux différents partenaires qui ont appuyé la mise en œuvre de ces plateformes.  Il s’agit notamment de la banque mondiale à travers le projet d’appui à l’inclusion financière et l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PME). Il a invité les agents publics à s’approprier ces plateformes et à inviter les usagers à les adopter. « J’invite les usagers, entreprises, organisations et citoyens, à adopter ces plateformes, à les utiliser avec confiance », a-t-il lancé.

Par ailleurs, le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Jean-Yves Belem, a affirmé que Lanaya et e-BDT sont le résultat de la compétence des burkinabè. « Ce qui nous rend plus fière, c’est que Lanaya et e-BDT sont des géants internationaux développés par notre administration », s’est-il réjoui.

Produits de l’expertise nationale

Les plateformes Lanaya et e-BDT répondent à trois objectifs fondamentaux : renforcer l’accessibilité des services pour tous les usagers, permettre un traitement administratif serein et rapide, assurer une gestion transparente des flux financiers. Lanaya est une plateforme de téléprocédures. Elle est simple, rapide et sécurisé. Elle permet, entre autres, de soumettre les demandes de services en temps réel, de bénéficier d’assistance à tout moment. Elle est accessible par téléphone au +226 25-45-22-00 et par le site web www.trésor.gov.bf. Lanaya, selon le ministre Nacanabo, est un outil à travers lequel les usagers ont la possibilité d’effectuer en ligne leurs démarches administratives, soumettre leurs dossiers, suivre l’évolution de leurs demandes de paiement.

« Avec Lanaya, l’administration se rapproche, les distances s’effacent et les délais se réduisent », a laissé entendre le ministre. Quant à la plateforme BDT, elle est une banque en ligne simple, sécurisée et disponible à tout moment. Elle est accessible 24h /24h ,7j/7j avec des avantages. Elle a une interface intuitive et ergonomique et garantie la sécurité et la confidentialité des données. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, e-BDT offre aux organismes publics, associations ONG, Entreprises, projets particuliers, la possibilité d’effectuer les opérations bancaires en sécurité.

« Il s’adapte aux exigences d’un environnement économique en constante évolution et répond aux attentes d’usagers de plus en plus connectés », foi du ministre Nacanabo. Le lancement de ces plateformes traduit la volonté des agents du Trésor public d’améliorer l’efficacité et l’accessibilité de leurs services. Cette initiative, bien plus qu’une simple innovation technologique, est une véritable amélioration des relations entre administration et usagers.

Fleur Birba

Patricia TAONSGO

(Stagiaire)

Lutte contre l’insécurité et le terrorisme: l’Académie de police ouvre une fenêtre scientifique

L’Académie de police a présenté, jeudi 3 avril 2026, le premier numéro de son journal scientifique.

L’Académie de police, en plus de la formation, entend jouer également une partition intellectuelle dans la lutte contre l’insécurité, le banditisme et le terrorisme. Elle a lancé officiellement son tout premier journal scientifique dont le titre est « Apport de la science dans la lutte contre le terrorisme », jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou. Composé de 142 pages, ce journal regroupe dix articles issus des journées scientifiques organisées en mars 2024. Pour la présidente de l’université Norbert-Zongo de Koudougou, Haoua Eugénie Maïga et présidente du Conseil scientifique de l’Académie de police, la création de ce journal constitue un événement majeur, dans la mesure où la recherche ne prend tout son sens que lorsqu’elle est publiée et rendue accessible.

Le secrétaire général de l’Académie de police, le commissaire divisionnaire de police, Emile Kadiogo, a indiqué que ce journal s’inscrit dans une dynamique visant à positionner l’institution comme un centre de production et de diffusion de connaissances stratégiques au service de la sécurité. Il a indiqué que le journal est avant tout un outil d’aide à la décision mais aussi un cadre de dialogue entre chercheurs et praticiens de la sécurité, dans un contexte de défi sécuritaire.

Les contributions selon lui, abordent plusieurs dimensions de la sécurité, notamment les sciences forensiques, avec l’usage de l’ADN dans les enquêtes, la problématique du financement du terrorisme à travers l’orpaillage, ainsi que les politiques publiques, la psychologie et les sciences sociales appliquées à la sécurité. Grâce au soutien du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), le journal est actuellement disponible en version physique à l’Académie de police ainsi qu’en version numérique. Il peut être consulté gratuitement sur le site web de l’Académie de police à l’adresse www.academiedepolice.bf, ainsi que sur la plateforme numérique du CNRST.

Wanlé Gérard COULIBALY