Ouagadougou : les maraichers invités à libérer les abords des barrages

Dans un communiqué signé du Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou et dont Kantigui a obtenu copie, il est porté à l’attention des maraîchers, des horticulteurs et autres occupants des berges du barrage de Boulmiougou, des barrages n°1, 2, 3 et des zones environnantes qu’il est strictement interdit d’occuper ou d’exploiter les berges et les cuvettes des plans d’eau. Le communiqué précise que ces (…)

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Kantigui

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Invité de la Rédaction: le Coordonnateur national de lutte contre la fraude (CNLF), l’inspecteur principal des douanes, Dr Mohamadi COMPAORÉ

Au Burkina de nombreuses institutions de l’État ont pour mission de lutter contre la fraude sous toutes ses formes, notamment la Douane et la Brigade mobile de contrôle économique, de la répression des fraudes (BMCRF) et de la Brigade nationale anti-fraude de l’or.

La rédaction des Editions Sidwaya a reçu comme invité le mardi 31 mars 2026, le Coordonnateur national de lutte contre la fraude (CNLF), l’inspecteur principal des douanes, Dr Mohamadi COMPAORÉ.

Dans cette séquence, monsieur COMPAORÉ explique les actions menées par la CNLF, contre les produits alimentaires impropres à la consommation comme le riz, la farine, les poulets, les huiles, les cubes et les boites de conserves qui inondent les marchés du Burkina Faso.

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Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne : l’ALP s’approprie le message du chef de l’Etat

Le président de l’Assemblée législative du peuple (ALP) a présidé la traditionnelle montée de couleurs des premiers lundis du mois, le lundi 6 avril 2026, au sein du parlement à Ouagadougou.

Le personnel de l’Assemblée législative du peuple (ALP) a marqué la montée des couleurs du mois d’avril par un cérémonial militaire et une exécution publique de l’hymne national. Une occasion saisie par le Président de l’ALP, Ousmane Bougouma pour livrer aux parlementaires et au personnel de soutien, le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Message rendu publique lors du lancement officiel de la première phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Un message qui invite solennellement les populations burkinabè à consommer local. « Consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons », est-il ressorti dans ledit discours. Aussi, le message invite les Burkinabè à se départir de l’impérialisme et à rester intègres, car l’impérialisme c’est également dans les assiettes et la mentalité. « L’ennemi est partout, il est ce commerçant véreux qui importe des produits frauduleux pour commercialiser au Burkina », insiste-t-il. Accentuant la sensibilisation, le mot du chef de l’Etat prononcé par le président de l’ALP, indique que les plaines aménagées au Burkina (pole de croissance de Bagré, Sanmendeni, vallée du Sourou) produisent du riz de qualité et toutes autres spéculations.

Nos usines de transformation de tomates mettent sur le marché, de la pâte de qualité. Puis, la question de savoir « qu’avons-nous à aller chercher loin des produits pourtant disponibles sur place » ? Si ce n’est que l’impérialisme a façonné les mentalités en faisant croire que seul ce qui vient de loin est de qualité ? « Soyons des Burkinabè fiers et prospères.

Le Burkinabè nouveau que nous attendons, c’est celui qui choisit de transformer ses habitudes avec conscience, c’est celui qui transmet à ses enfants cette valeur cardinale : le devoir sacré de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons », rappelle le chef de l’Etat. Et l’engagement du consommons burkinabè sonne comme un cri de ralliement pour mettre fin a la domination économique pour aller vers une indépendance vraie. « Il sera un combat de tous les jours, et restera le fer de lance de l’organisation d’une vie, d’un peuple désormais », conseille le message du chef de l’Etat.

Wanlé Gérard COULIBALY

Réforme du championnat national ligue 3: la FBF et les ligues harmonisent leurs visions

La salle de réunion de la Fédération burkinabè de football (FBF) a abrité, les 3 et 4 avril 2026, à Ouagadougou, un atelier d’appréciation consacré à la mise en œuvre du nouveau format du championnat de la Ligue 3 (L3). Cette rencontre qui a réuni les représentants des différentes ligues régionales, s’inscrit dans la dynamique de réforme engagée par l’instance dirigeante du football burkinabè en vue de renforcer la compétitivité et l’attractivité des compétitions nationales.

Au regard des difficultés que rencontre le championnat national Ligue (L3), la Fédération burkinabè de football (FBF) entend engager des réformes majeures. C’est dans ce sens qu’elle a organisé les 3 et 4 avril 2026, à Ouagadougou, un atelier d’appréciation consacré à la mise en œuvre du nouveau format du championnat de la L3. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution du président de la FBF, Oumarou Sawadogo. Dans son discours, il a exhorté les participants à privilégier des échanges constructifs et francs, indispensables pour poser les bases d’une réforme efficace.

Il a également présenté la vision de la fédération concernant le nouveau format de la Ligue 3, qu’il considère comme une étape essentielle dans la structuration du football à la base. Durant les 48 heures de travaux, les participants, répartis en groupes, ont examiné en profondeur les réalités du championnat actuel. Plusieurs préoccupations majeures ont été soulevées. Parmi celles-ci figurent l’absence de membres de la Ligue de football amateur (LFA) dans certaines zones, une insuffisance notable d’équipements sportifs tels que les terrains homologués, les tableaux d’affichage ou encore les poteaux de corner.

A cela s’ajoutent des difficultés dans la programmation des commissaires de match ainsi qu’un manque criard de financement, caractérisé par l’absence de subventions, de primes et de sponsoring. Au-delà du constat, les représentants des ligues ont formulé diverses propositions visant à améliorer le fonctionnement de la Ligue 3. Ces suggestions portent notamment sur une meilleure organisation administrative et logistique, un renforcement des moyens matériels et humains, ainsi que la mise en place de mécanismes de financement adaptés.

Pour le président de la FBF, la Ligue 3 constitue un véritable vivier pour les Ligues 1 et 2. Elle joue un rôle crucial dans la formation et l’expression des jeunes talents issus des clubs affiliés et des académies. C’est pourquoi il a insisté sur la nécessité d’une réforme en profondeur, incluant la réduction du nombre d’équipes et une structuration plus rigoureuse du championnat afin de le rendre plus attractif et compétitif. A l’issue des travaux, Oumarou Sawadogo a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants. Il a souligné que les contributions recueillies permettront d’orienter les décisions futures.

De son côté, le Secrétaire exécutif de la LFA, Laurent Béré, a exprimé sa reconnaissance aux autorités de la FBF pour l’organisation de cet atelier. Il s’est félicité de la convergence des points de vue, estimant que cette rencontre a permis aux différentes ligues et à la LFA de parler d’une même voix. Il a enfin invité l’ensemble des acteurs à s’impliquer davantage dans l’organisation du championnat de la Ligue 3, condition essentielle pour assurer son développement durable et son rayonnement.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Colloque international sur la lutte contre la fraude : les pays de l’AES en croisade contre le phénomène

Le ministère de l’Economie et des Finances, à travers la Coordination nationale de lutte contre la fraude, organise le premier colloque international sur la lutte contre la fraude, du 6 au 8 avril 2026, à Ouagadougou, sur le thème : « La lutte contre la fraude dans le contexte de défi sécuritaire dans l’espace AES : enjeux, Résilience des systèmes et perspectives d’action ».

Déjà unis sur le front sécuritaire, les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) veulent, dans une synergie d’actions, aller en croisade contre la fraude, qui constitue un obstacle à la marche vers leur souveraineté économique et financière.

Conformément à cet objectif, le ministère de l’Economie et des Finances, à travers la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), organise du 6 au 8 avril 2026, à Ouagadougou, le premier colloque international sur la lutte contre la fraude, sur le thème : « La lutte contre la fraude dans le contexte de défi sécuritaire dans l’espace AES : enjeux, Résilience des systèmes et perspectives d’action ».

Placé sous le haut patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la Présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo et sous le parrainage du ministre conseiller spécial du président du Faso, chargé de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance, Isidore Tiemtoré, cette rencontre réunit experts, décideurs, praticiens et partenaires venus des pays de l’AES.

Pour le coordonnateur national du CNLF, Mohamadi Compaoré, dans ce contexte où la fraude ne se contente plus d’affaiblir les finances publiques, mais alimente et entretient les menaces qui pèsent sur la stabilité des Etats, ce rendez-vous se veut un cadre de réflexion stratégique, d’échanges d’expériences et de construction de réponses. Durant ces 72 heures, les échanges vont s’articuler autour des manifestations et effets de la fraude, des défis et stratégies de résilience, l’appréciation des instruments de lutte, les expériences étrangères et les perspectives d’amélioration de la lutte contre la fraude. « Cette organisation vise à favoriser un dialogue approfondi et constructif, permettant de tirer des enseignements concrets et de dégager des recommandations adaptées au contexte sécuritaire et institutionnel de l’espace AES », a-t-il indiqué.

Réponse holistique à un phénomène systémique

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a salué la pertinence de ce colloque, au regard des effets dévastateurs de la fraude sur les l’économie mondiale, les pays en développement et le Sahel en particulier. « La fraude, fléau mondial, affecte gravement les économies, fragilise les systèmes fiscaux et douaniers, érode la confiance des citoyens envers les institutions et prive les Etats de ressources essentielles à la mise en œuvre de leurs politiques publiques », a-t-il souligné.

Preuve de l’ampleur du phénomène, les pertes annuelles liées à la fraude représenteraient environ 5 % du produit intérieur brut mondial, les flux financiers illicites drainent annuellement près de 1 000 milliards de dollars hors des économies en développement ; au Burkina Faso, les flux financiers dans le secteur minier sont estimés à plus de 3000 milliards F CFA, au cours de la dernière décennie, soit l’équivalent d’une année de recettes fiscales, a-t-il relevé. « Ces ressources détournées ou éludées représentent autant de manques à gagner pour financer la sécurité, l’éducation, la santé et les infrastructures. Dans un contexte où chaque franc compte, la fraude devient ainsi un défi économique, mais aussi un défi de souveraineté », a souligné le ministre Nacanabo. Face à ce phénomène multidimensionnel (fraude fiscale, douanière, contrebande, corruption) et systémique, la réponse doit être holistique, et aller au-delà de l’opérationnel, pour s’ancrer dans la réflexion stratégique, pour une efficacité dans la durée, a-t-il fait savoir. « Dans un contexte où les défis sécuritaires imposent une mobilisation accrue des ressources internes, il est impératif de renforcer l’efficacité de nos dispositifs de lutte contre la fraude, d’améliorer la coopération entre Etats de l’AES et de tirer parti des outils technologiques et des meilleures pratiques internationales », a-t-il insisté

Et d’ajouter que le gouvernement burkinabè attend beaucoup du colloque qui est en phase avec le nouveau Plan national de développement (PND 2026-2030), RELANCE. « Les conclusions de vos travaux devront déboucher sur un document scientifique de référence, capable d’éclairer et d’orienter l’action gouvernementale dans la lutte contre la fraude. (..) Ensemble, faisons-en sorte que ce colloque marque un tournant décisif dans notre combat contre la fraude, au service de la souveraineté économique, de la justice fiscale et de la stabilité de notre espace commun », a lancé le ministre Nacanabo.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne: le ministre Mikaïlou Sidibé invite à consommer local

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a présidé la montée des couleurs au sein de la Direction générale des infrastructures de transport (DGIT), suivie d’une dégustation de mets locaux, lundi 6 avril 2026, à Ouagadougou.

La montée des couleurs incarne le patriotisme qui est un engagement quotidien, sincère et concret au service de la nation. C’est fort de cette conviction que le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a présidé la montée des couleurs au sein de la Direction générale des infrastructures de transport (DGIT), suivie d’une dégustation de mets locaux, lundi 6 avril 2026 à Ouagadougou. Il a rappelé que la montée des couleurs n’est pas un simple rituel, mais une manifestation vivante de l’attachement profond à la patrie et de la volonté de la servir avec loyauté et détermination.

Selon lui, cette cérémonie se déroule dans un contexte particulier, celui de la deuxième semaine des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), qui rappellent que le patriotisme est une responsabi-lité quotidienne et partagée. Le ministre Sidibé a évoqué le message « fort » du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui invite à consommer local sous le slogan « Mon assiette ma fierté ». Ce message pour lui engage à soutenir les producteurs locaux, valoriser les richesses nationales et affirmer la souveraineté économique du Burkina Faso. Par ailleurs, il a insisté que le petit déjeuner dégusté, composé exclusivement de produits locaux, illustre concrètement la volonté de faire du consommer local une habitude quotidienne.

Une étape historique franchie Mikaïlou Sidibé a annoncé également que le ministère de la Construction de la Patrie a franchi une étape historique avec l’adoption de son organigramme, lui donnant une structure solide pour mieux coordonner ses actions, renforcer son efficacité et répondre aux attentes des citoyens. Il a précisé que cette structuration est un outil au service de la nation, un cadre pour porter haut les ambitions de la construction de la patrie. Le ministre a lancé un appel à ses collaborateurs pour qu’ils s’engagent activement, avec discipline et détermination, afin de relever les défis immenses qui attendent le Burkina Faso.

Il a insisté sur le fait que la construction de la patrie exige un esprit de service, une solidarité sans faille et la volonté de surmonter tous les obstacles. « Chaque projet et chaque action doivent contribuer à l’édifice national », a-t-il mentionné. Dans le contexte d’une Révolution progressiste populaire (RPP), M. Sidibé a mentionné que le ministère de la Construction de la Patrie doit être un pilier de l’action publique, incarnant les valeurs de progrès, de justice sociale et de développement durable. Mikaïlou Sidibé a invité à faire du ministère un modèle de rigueur, de transparence et de patriotisme renouvelé. Le ministre de la Construction de la Patrie a appelé à ce que les couleurs nationales représentent un rappel constant du devoir et de la fierté, et que chaque effort soit une contribution à la grandeur du Burkina Faso.

Boukary BONKOUNGOU Astride OUEDRAOGO (Stagiaire)

Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne: le ministère de la Sécurité assainit la Maison du peuple

Le ministère de la Sécurité a organisé une journée de salubrité, samedi 4 avril 2026, à la Maison du peuple, à Ouagadougou, dans le cadre de la première phase de la IIIe édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Le ministère de la Sécurité réaffirme son engagement à promouvoir les valeurs patriotiques et à contribuer activement à l’amélioration du cadre de vie des citoyens. C’est dans cette optique qu’il a organisé une journée de salubrité, samedi 4 avril 2026, à la maison du Peuple, à Ouagadougou, dans le cadre de la première phase de la IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). L’initiative a mobilisé des agents des forces de sécurité, l’asso-ciation des commerçants, des partenaires et des acteurs locaux autour d’un objectif commun : promouvoir le civisme et l’entretien des espaces publics.

Représentant le ministre de la Sécurité, le secrétaire général, le commandant Ahmed Ouédraogo, a salué la forte mobilisation des participants. Il a rappelé que cette activité s’inscrit dans la continuité des JEPPC de l’édition 2025, dont le succès a encouragé la reconduction et le renforcement des actions citoyennes. Selon lui, ces journées constituent un cadre privilégié pour promouvoir les valeurs de discipline, d’ordre et de responsabilité collective.

Donner l’exemple

« En tant que serviteurs du peuple, il est de notre devoir de donner l’exemple », a-t-il indiqué, soulignant que la maison du Peuple, en tant qu’espace symbolique, mérite une attention particulière. Il a ajouté que cette opération de salubrité vise ainsi à offrir un cadre propre et sain aux usagers, tout en suscitant une prise de conscience durable sur l’importance de l’entretien des biens publics. Le commandant Ouédraogo a également mis en avant les autres activités inscrites au programme de ces journées, notamment la montée des couleurs et les messages de sensibilisation, qui rythment chaque édition. Il a insisté sur la nécessité de traduire les discours patriotiques en actions concrètes, telles que la promotion du consommer local et la préservation du cadre de vie.

L’activité a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires, venus prêter main forte aux équipes du ministère de la Sécurité. Cette synergie d’actions, selon le secrétaire général, témoigne d’un engagement collectif en faveur d’un environnement sain et d’une citoyenneté active. Au-delà de l’action ponctuelle, les autorités entendent inscrire cette dynamique dans la durée. Elles ont invité ainsi les populations et les usagers de la maison du Peuple à maintenir les lieux propres, afin de préserver les acquis de cette journée de salubrité.

Boukary BONKOUNGOU

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE (Stagiaire)

Diaspora burkinabè au Ghana : le ministre d’Etat Emile Zerbo échange avec ses compatriotes à Tema

En visite de travail au Ghana, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a rencontré, le 1er avril 2026 à Tema, la communauté burkinabè. Une rencontre empreinte de fraternité, de reconnaissance et d’engagement pour un Burkina Faso uni, sécurisé et prospère.

C’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale que le ministre d’Etat, Emile Zerbo, accompagné de l’ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, David Kabré, et d’une importante délégation, a échangé avec la diaspora burkinabè vivant à Tema. Porteur des salutations fraternelles du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, le ministre d’Etat, Emile Zerbo, a partagé avec ses compatriotes les efforts soutenus et engagés pour la pacification du territoire national, ainsi que les grands chantiers de développement en cours au Burkina Faso.

Il a salué avec fierté l’engagement et le sens du travail des Burkinabè établis au Ghana, véritables ambassadeurs de leur pays d’origine. Dans un langage direct et mobilisateur, Emile Zerbo a expliqué les motivations de sa mission, à savoir, renforcer la coopération avec les autorités ghanéennes en vue d’assurer la sécurisation des corridors, la fluidité des échanges commerciaux et la sécurité des usagers. Autant d’enjeux stratégiques pour les économies des deux pays et pour le bien-être des populations. Très réceptifs, les représentants des différentes couches socio-professionnelles de la diaspora ont unanimement salué cette visite qu’ils considèrent comme une marque d’attention et de reconnaissance. A tour de rôle, ils ont réaffirmé leur attachement indéfectible au Burkina Faso et leur engagement à adopter des comportements exemplaires dans leur pays d’accueil, tout en contribuant activement au développement de la mère Patrie. – Agence d’Information du Burkina

SOURCE : DCRP/MATM

Retrait des permis de conduire: 25 dossiers en examen

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a organisé la première session de la commission technique spéciale de retrait des permis de conduire, de l’année, vendredi 3 avril 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement a engagé des actions, face aux accidents de la circulation routière au Burkina Faso qui causent des pertes en vie humaine, des blessés graves et des dommages matériels considérables. C’est dans cette dynamique que la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a organisé la première session de la commission technique spéciale de retrait des permis de conduire, de l’année, vendredi 3 avril 2026, à Ouagadougou.

Selon le représentant du directeur général des transports terrestres et maritimes Baonwendemanégré Zoungrana, cette rencontre marque une étape importante dans la mise en œuvre des réformes à implémenter par le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Des pertes en vie humaine « Le transport routier occupe une place stratégique dans le développement économique et social de notre pays », a-t-il indiqué. M. Zoungrana a relevé que le secteur du transport est confronté à un défi majeur, celui de la sécurité routière.

« Notre pays enregistre plusieurs milliers d’accidents de la circulation, occasionnant de nombreuses pertes en vie humaine, des blessés graves et d’importants dégâts matériels », a-t-il rappelé. Le représentant du directeur général des transports terrestres et maritimes a relevé que des analyses réalisées montrent que ces accidents sont principalement dus à la méconnaissance ou non expérience du contrôle de la route et des règles en matière de circulation routière. Sur cette liste de facteurs favorisant les accidents, a-t-il poursuivi, figurent également l’imprudence de certains conducteurs, les insuffisances liées aux infrastructures et à l’état des véhicules.

« Des articles ont montré que plus de 90% des accidents de la circulation sont liés aux comportements des usagers », a déploré M. Baonwendemanégré Zoungrana, par ailleurs directeur de la circulation routière et de la normalisation. Il a, en outre, confié que la loi n°20.10.05-AN portant fixation des conditions d’établissement, de délivrance et de validité des permis de conduire obligatoires stipule la mise en place de cette commission pour renforcer la discipline sur la route et responsabiliser davantage les conducteurs. « Pour cette première session, la commission doit statuer sur 25 dossiers », a laissé entendre le directeur de la circulation routière et de la normalisation.

Il a également noté que l’installation de cette commission joue un rôle essentiel à la fois technique, consultatif et pédagogique. « La commission est chargée notamment d’examiner les dossiers relatifs aux accidents de la circulation et aux infractions graves, d’analyser les procès-verbaux établis par les services compétents, d’entendre les conducteurs impliqués, d’apprécier les responsabilités et proposer des mesures administratives appropriées », a détaillé Baonwendemanégré Zoungrana.

Pour le 7e vice-président national de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina Faso (FUTRB), Antoine Kaboré, les travaux de la commission servent de leçon à tous les chauffeurs, les conducteurs et à tous les usagers, afin de bannir l’incivisme sur la route. De l’avis du représentant des transporteurs routiers de la gare de Tampouy, Madi Sawadogo, les accidents de la route demeurent un défi majeur de nos jours. « La mise en place de cette commission permet de résoudre un tant soit peu les dommages occasionnés par les chauffeurs », a-t-il déclaré. M. Sawadogo a invité les chauffeurs attitrés et les apprentis-chauffeurs à être attentifs aux conseils donnés lors de la session.

Boukary BONKOUNGOU

Viviane Wend-Daabo BOKOUM (Collaboratrice)

Cameroun : de père en fils ?

Au Cameroun, le débat sur la succession du Président, Paul Biya, a refait surface, avec l’adoption au Parlement, samedi 4 avril 2026, d’une révision constitutionnelle incluant la création d’un poste de vice-président. Le vote est passé comme une lettre à la poste, avec 205 voix pour et 16 contre, puisque le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) domine l’Assemblée nationale.

L’instauration du poste de vice-président vise à priori à garantir la continuité de l’Etat en cas de vacance du pouvoir, mais l’opposition et des responsables de la société civile y voient une manœuvre pour passer la main, au sommet du pouvoir. « Coup d’Etat constitutionnel », « dérive monarchique », « atteinte au principe de l’élection du président au suffrage universel », « processus précipité et sans débat », les qualificatifs pleuvent au sujet de cette réforme constitutionnelle, dans le camp des opposants au régime Biya.

Si le poste de vice-président n’est pas nouveau, car ayant déjà existé entre 1960 et 1972 à l’époque du Cameroun fédéral, sa réactivation interroge, par ces temps qui courent. Il a tout l’air, que le chef de l’Etat camerounais, 93 ans, qui a brigué un 8e mandat l’année 2025, est décidé à régler maintenant la question de sa succession, source d’intrigues et de convoitises dans son entourage. Au pouvoir depuis 1982, le « Sphinx d’Etoudi », dont la santé est devenue précaire avec le poids de l’âge, a-t-il enfin intégré le fait qu’il n‘a plus le physique de l’emploi et qu’il va devoir s’effacer ?

On est en droit de le penser, avec cette réforme qui alimente la controverse, mais encore faut-il savoir qui va être hissé à ce poste, pour être définitivement situé sur la suite. Dans le lot des personnalités à même d’être nommé vice-président, celui du fils du chef de l’Etat, l’homme d’affaires, Franck Emmanuel Biya, revient avec insistance. La rumeur avait follement couru, qu’il allait être candidat à la récente présidentielle, en lieu et place de son père, mais il n’en a rien été. L’intéressé est resté dans l’ombre comme à son habitude, sans être pour autant un novice des arcanes du pouvoir.

Un faux décret, attribué au président camerounais et daté du même jour que le vote de la réforme constitutionnelle, nomme d’ailleurs son fils vice-président et responsable des forces armées. Ce document, passé à la loupe du Fact checking par certains médias, est-il un ballon d’essai lancé par le clan présidentiel, pour tester l’opinion publique camerounaise ? A voir la polémique qui entoure la réintroduction du poste de vice-président, la nomination de Franck Emmanuel Biya, si elle venait d’être effective, fera encore monter le mercure politique sur le « continent ».

Au-delà des remous qu’elle aura à produire au cas échéant, cette décision pourra donner une clé de lecture assez claire sur les ambitions politiques du chef de l’Etat. Promouvoir l’héritier supposé au poste de vice-président sera perçu comme une volonté de confiscation du pouvoir par les Biya, comme le soupçonnent les pourfendeurs du régime. Auquel cas, les accusations de dérive monarchique pourront se justifier amplement, au grand dam des Camerounais qui appellent de tous leurs vœux à l’alternance, à en perdre les cordes vocales. Tout est possible dans cet environnement politico-sécuritaire noyauté, mais le dernier mot revient au peuple camerounais à qui est censé appartenir le pouvoir.

Kader Patrick KARANTAO